Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours) : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham, Lan Medina & Jim Fern

Édition : Panini Comics (2009) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Maintenant qu’ils connaissent la véritable identité de l’Adversaire, les Fables fourbissent leurs armes pour défendre leur bastion dans le monde des Communs et cherchent à forger de nouvelles alliances avec les Royaumes jusque-là épargnés par l’ennemi.

Mais l’arrivée à Fableville d’une délégation venue d’Arabie démontre à quel point la formation d’une coalition peut s’avérer délicate – surtout quand l’un des deux camps dissimule des armes de destruction magique !

9782365772129_p_6Critique :
Exit mes personnages préférés que sont Le Grand méchant Loup Bigby et Blanche, qui est un peu en retrait…

Même si on a droit à sa présence avec ses 6 rejetons tout poilus sous la surveillance de tante Rose !

Par contre, cet album est l’occasion pour nous découvrir deux sexy baby en les personne de Mowgli et de Sinbad…

Oups, pardon, je me laisse aller !

Je disais donc que ce huitième tome était aussi l’occasion pour nous et les habitants de Fableville de découvrir d’autres Fables, en provenance direct d’Orient.

En effet, la précédente mission de Mowgli, touriste perpétuel, consistait à faire venir une délégation des Fables des terres arabes afin de créer une sorte d’alliance.

Et là, je me pose quelques questions… La délégation arabe est représentée de manière fort caricaturale avec son harem, ses esclaves et sa manie de traiter les Fables de New-York de chiens d’infidèles, de pouilleux ou autres mots doux…

Non, je ne nierai pas que certains dignitaires contemporains se déplaçent avec ce que nous appellerons des esclaves modernes, on n’a rien inventé dans la fiction, la réalité la dépassera toujours.

Certes, on a le côté burlesque d’un Yusuf, bras droit de Sinbad, qui essaie de parler anglais et qui utilise les mauvais mots, on aussi une belle preuve de l’incurie du nouveau Maire, le Prince Charmant, mais même si Sinbad évolue, ça reste malgré tout une caricature assez exagérée.

Maintenant, l’auteur a-t-il caricaturé ce qu’il pense être la manière de vivre des gens du Moyen-Orient ou bien est-ce juste la caricature des personnages de Fables puisque ceux que nous avons en face de nous n’existent que dans les contes !

Je pencherais pour la représentation des personnages fictifs des fables et non d’une grossière représentation des gens existant réellement, même si ce genre d’hurluberlus esclavagistes existent bel et bien (mais ne sont pas la majorité, heureusement).

Malgré ce petit côté caricatural, je reste sur une très bonne impression de cet album, les dessins de Lan Medina étant sublimes tandis que ceux de Jim Fern pour la dernière partie (la balade de Rodney et June) sont fort simplistes avec peu de nuances dans les couleurs des arrières-plans.

Ce tome 8 nous réserve encore quelques belles surprises niveau traitrise et Frau Totenkinder joue un rôle central dans leur lute contre un ennemi introduit sournoisement avec les émissaires des Fables d’Arabie.

Et puis, l’introduction des nouveaux Fables est bien réalisée, on les juge, on les découvre sous un autre jour, on les apprécie, et l’avenir nous dira si nous avons bien fait ou pas, parce que ce n’est pas le premier Fable à qui je donnerais le bon Dieu sans confession et qui est un traitre fini.

D’autres évoluent dans le bon sens, comme Rose-Rouge et Boy Blue qui sont plus matures et plus courageux qu’on aurait pu le croire au départ, quand au Prince Charmant, il est pareil à lui même et à voulu être maire à la place du Roi Cole juste pour lui ravir son titre, son joujou, comme il fait avec les femmes… Après, il se rend compte qu’il n’est pas fait pour le poste.

Vivement les prochains tomes que je les dévore à pleines dents !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : des Archers (1988) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Durango est engagé par M. Steelgrave afin de le protéger ainsi que sa femme lors d’une partie de chasse. Cependant Lucy Steelgrave a d’autres projets : elle souhaite assassiner son mari avec la complicité d’une bande de desperados dont elle connaît bien le chef.

Durango, séduit par Lucy, est assommé et Steelgrave est tué, tout comme ses employés. Un vieux cow-boy, Duncan, aide alors Durango à retrouver la bande de Lucy, qui commet de nombreux meurtres, au désespoir de cette dernière.

Après un braquage conçu et mis en œuvre par Lucy et ses complices, Durango et Duncan anéantissent la bande, Lucy exceptée.

Critique :
Chienne de vie pour Durango, tout de même ! À peine entré dans la rue principale et boueuse d’une petite ville que déjà, on lui tombe sur le râble !

On se calme les mecs ! Laissez-lui au moins le temps d’attacher son cheval avant de lui sortir cette vieille affiche ou le beau visage de notre Blondin s’étalait sous un « Reward ».

Il est amnistié, notre bellâtre qui tire plus vite que l’ombre de Lucky Luke… Mais on ne l’écoute jamais, alors, ben, pour les trois gogos, ce sera « Bardaf, c’est l’embardée » et  » un allez simple pour le terminus des prétentieux ».

Dans ma tête, Whitney Houston est en train de chanter « I will always love you » car notre Durango vient d’être engagé par le riche maire de la ville à servir de garde du corps à son épouse, une top biche qui aimerait aller chasser alors que ce n’est pas vraiment la saison… Bodyguard le retour ?

Intraitable qu’il est notre Durango, avec la jolie blonde qui se rend compte que son mari a engagé un homme qui est incorruptible, dangereux et têtu et qui, ayant passé un contrat avec le mari, ira jusqu’au bout, même si elle surenchérit.

Retour dans les plaines plus chaudes des États-Unis, exit la neige de Loneville, exit la ville sans foi ni loi, mais bien des mystères avec cette épouse qui veut tout d’un coup aller chasser le gros gibier alors que ce n’est pas la saison et que pour cela, il faut aller assez loin.

Une fois de plus, on tire, dans tous les sens, et surtout dans des bandits, on se fait taper dessus, on se fait avoir, on piste des méchants et on finit tout ça avec une nouvelle inattendue et une suite au prochain épisode.

Certes, ça ressemble à du convenu au niveau de certaines situations, mais lorsqu’on est plongée dans un Durango, tout le reste s’efface et il ne reste que l’homme aux mitaines de cuir…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven

Fables – Tome 7 – Les royaumes : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 7 – Les royaumes

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & David Hahn

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Après avoir repoussé la première incursion de l’Adversaire dans leur communauté, les habitants de Fableville fourbissent leurs armes, conscients que la guerre est imminente.

Mais l’un d’eux fait cavalier seul et s’aventure dans les anciens Royaumes, au cœur même du territoire ennemi, où il découvre enfin la véritable identité de l’Adversaire.

9782809406740-14026-large-fables-tome-7-les-royaumesCritique :
Deux histoires s’entremêlent dans ce tome 7 : celle de Jack, parti pour Hollywood et l’incursion de Boy Blue dans les territoires possédés par l’Adversaire.

S’il y a bien une chose que j’apprécie aussi dans cette série, en plus des scénarios maitrisés et des personnages bien travaillés, c’est qu’ils ne restent pas figés !

Lorsque je voyais Boy Blue, je le voyais en pleutre, en couard, juste bon à jouer de la trompette… Il m’avait déjà étonné dans « Le dernier bastion », mais ici, il m’a troué le cul !

Son incursion dans les territoires conquis par l’Adversaire est tout simplement époustouflante, héroïque et au final, c’est lui qui découvre l’identité de l’Adversaire.

— J’ai du mal à croire que tu étais un valeureux guerrier avant notre rencontre à Fableville. Et tous les exploits que tu as accomplis pour arriver jusqu’ici… La vache, mec ! Tu es un méga-super-héros !

Un grand pas en avant, donc, dans ce septième tome : nous avons l’identité de celui qui fit la guerre aux Fables, nous savons comment tout à commencé, qui sont ses complices et nous savons aussi qui est l’Empereur.

L’autre personnage mis à l’honneur dans ce tome, c’est Jack, qui a quitté Fableville pour monter à Hollywood et accéder à plus de puissance.

Si certains de mes favoris sont un petit peu mis en retrait (Blanche, Rose Rouge, Bigby) c’est pour mieux faire avancer les autres personnages qui restaient dans l’ombre jusqu’à présent.

Franchement, l’auteur a du mérite d’arriver à nous présenter tout un panel de personnages, de les faire évoluer en bien ou en mal, de nous les présenter sous un jour et puis de nous étonner en nous les montrant sous un autre éclairage, tout en préservant leur essence même, à savoir leur comportement propre, leurs tics, leurs manies…

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Légendes d’automne : Jim Harrison

Légendes d'automne - Jim Harrison

Titre : Légendes d’automne

Auteur : Jim Harrison
Édition : 10-18 (1985)

Résumé :
* Une Vengeance… :
Dans les années 70, un homme a l’excellente idée de tomber amoureux de la femme d’un magna de la drogue mexicain qui s’avère pas franchement partageur ni très pacifiste d’ailleurs.

* L’homme qui abandonna son nom :
Comment un cadre supérieur largue les amarres pour se trouver et, prenant des chemins de traverse, fait quelques mauvaises rencontres.

* Légendes d’automne :
En 1914, trois frères quittent leur ranch du Montana pour aller s’enrôler dans l’armée. La guerre, la mort du cadet changeront tout. C’est la vengeance du second fils, Tristan qui façonnera le destin de la famille.

legendes-dautomne-affiche-franceCritique :
Aie-je eu affaire à trois grandes nouvelles ou à trois petits romans ? Je n’en sais rien, tout ce que je sais, c’est que j’ai eu affaire à trois récits qui mettent en scène des hommes aux prises avec leur vengeance.

Mais la vengeance vaut-elle toujours le coup ? Ne nous ronge-t-elle pas sans pour autant nous apaiser puisque lorsque l’être cher est perdu, la mort du responsable ne le fera jamais revenir ?

En tout cas, nos trois hommes auront des manières bien particulières de se venger et de répondre à la question sur le fait de l’utilité de la vengeance.

Les hommes qui méritent vraiment de mourir sont finalement assez rares. [en parlant de vengeance]

Dans les trois récits, j’ai grandement apprécie le premier, avec Cochran, un ancien militaire, qui ne trouve rien de mieux que de tomber amoureux de la femme de son ami, magnat de la drogue et mexicain peu commode lorsqu’on lui fait pousser des cornes.

J’ai aimé le début, lorsque Cochran est retrouvé et qu’on ne sait pas qui il est et ce qu’il faisait là, à moitié mort. Son histoire, que l’on nous conte au fil des pages, est intrigante et sa vengeance sera pour le moins assez sanglante… Avant que tous ne se rende compte de l’inutilité de la chose.

Ce que j’ai moins aimé, c’est que sur la fin, il y ait moins de dialogues et que les paroles nous soient présentées en phrase plutôt qu’en véritable dialogues.

« Il appela son neveu et lui ordonna de donner quelques uns de ses vêtements à Cochran puis de veiller sur sa mère et de ne pas la quitter un instant ».

La seconde m’est un peu passé au-dessus je dois dire et j’ai sauté directement à la troisième, celle dont on tira un film émouvant et qui donne son titre au recueil « Légendes d’automne ».

Bon, on oublie le film, la nouvelle n’est pas tout à fait la même, enfin, c’est le film qui ne lui est pas fidèle, mais la puissance de l’écriture de Jim Harrison se trouve dans le récit, dans les personnages, dans les blessures de Tristan Ludlow, dans sa vengeance, qui fut sanctionnée, alors que l’utilisation de gaz moutarde non.

Tristan est un personnage que j’ai aimé, il est blessé dans son âme depuis la mort de son frère cadet à la Première Guerre Mondiale, parce que le père, imbécile, y envoya ses fils pour défendre son Angleterre natale, avant de se rendre compte, un peu tard, que la guerre de 14 n’avait plus rien à voir avec les guerres qu’il avait faite.

Rien n’est plus absurde que la rencontre d’un enfant et d’une balle de fusil.

Dix-neuf ans est l’âge du parfait fantassin qui acceptera de mourir sans un murmure, le coeur brûlant de patriotisme.

Tristan, c’est l’homme qui fuit sa famille pour tenter de trouver la paix et qui ne la trouvera pas et le jour où il se posera enfin sur les terres familiales et semblera trouver un ancrage, la Mort viendra lui reprendre ce qui le faisait se sentir en paix.

Les anciens qui vivent toujours dans la région se demandent encore aujourd’hui si c’est l’alcool, la prison, le désespoir ou simplement l’avidité qui firent basculer Tristan hors des lois.

Trois récits, trois époques différentes, trois hommes que rien ne relie si ce n’est des destinées marquées par la solitude, les trahisons et l’envie de se venger. La violence de leur vies les a brisé, la Vie ne leur a jamais fait de cadeau, reprenant ce qu’elle leur avait donné après qu’ils y ai gouté et pris goût.

Trois hommes qui ont souffert au plus profond d’eux-mêmes, qui ont dû se battre pour vivre ou survivre et qui n’avaient que deux options devant eux : renaître de leurs cendres tels des phénix ou continuer de souffrir jusqu’à en mourir.

Un roman qui met en avant des hommes, où les femmes sont bien souvent l’instrument de leur chute, le tout sans nous jeter la pierre. C’était la fatalité.

Elle était comme l’eau qui gèle dans le rocher et qui le fait éclater. Susannah n’était pas plus fautive que l’eau quand le rocher se brise.

Perdre une femme n’est pas une défaite ; on perd une femme et voilà tout. Ca arrive à tout le monde… J’ai perdu ma femme lorsque j’étais encore jeune mais à cette époque-là, j’étais aussi encore très bête. Elle était moins bête que moi et c’est pour ça qu’elle est partie.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et « Le Mois Américain 2016″ chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

Lucky Luke – Tome 22 – Les Dalton dans le blizzard : Morris & Goscinny

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Titre : Lucky Luke – Tome 22 – Les Dalton dans le blizzard

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (19)

Résumé :
Les Dalton se sont évadés de prison. Ils décident d`aller au Canada, car ils ne sont pas recherchés dans ce pays. Lucky Luke part à leur recherche.

luckyluke_t22Critique : 
Les Dalton se sont – une fois de plus – évadés ! Toujours aussi bêtes, ils ont creusés quatre trous dans la muraille de la prison au lieu d’un…

Oui, ils sont plus bêtes que méchants… Mais les gardiens aussi, car personne n’avait pensé au fait qu’un seul trou suffisait pour s’échapper.

Que feraient-ils sans Lucky Luke, ces gardiens de prisons ? Je vous le demande un peu ! En tout cas, cette évasion ne troublera pas leur petite fête d’anniversaire.

Un garde : — Eh ! Les gars… les Dalton se sont évadés !
Le Directeur du pénitencier : — Bah ! Il n’y a qu’à prévenir Lucky Luke. Il a l’habitude… il les ramène toujours. Ne laissons pas ces voyous nous gâcher notre petite fête !
Tous : — Happy birthday to you !
Rantanplan : — Ça y est, les voilà qui recommencent à se disputer !

Allez, c’est parti pour une nouvelle cavale qui, cette fois-ci, va nous emmener en partie du côté de la Belle Province et du Canada puisque les voisins du Nord ne connaissent pas encore les frères Dalton.

Le côté burlesque est toujours présent, notamment avec Joe Dalton qui menace le forgeron avec un révolver composé de son pouce et de son index, avec le chien le plus stupide de la bédé et de l’Ouest, Rantanplan, qui ne veut pas suivre la piste des Dalton car ils sentent mauvais, avec Averell qui est toujours aussi stupide et Imbécile et lui et Joe auront quelques bagarres !

— Flaire, Rantanplan, flaire !
— Pouah ! que ce haillon sent mauvais !
— Maintenant Rantanplan, nous allons te mettre au début de la piste…
— Quoi encore ?
— Mais non Rantanplan, tu tournes le dos à la piste !…
— Surtout pas par là ! Ça sent comme le haillon !

Averell : — Une fois pour toutes, qui je suis ?…
Joe : — Tu es un imbécile !
Averell : — Bon ! C’est tout ce que je voulais savoir !

Certes, l’album fait la part belle aux clichés, comme cet officier de la police montée, Winston Pendergast, qui fait régner l’ordre juste avec des paroles et demande aux gens d’aller s’enfermer eux-mêmes dans la prison durant quelques jours quand ils ont fauté.

Pourtant, j’adore cet album et ses paysages enneigés, la ruse de Joe qui ne fera pas long feu, ses accrochages avec Averell, et les bêtises de Rantanplan.

Et puis, la neige, ça change de l’aridité du Texas ou des autres états.

Non, rien à redire, c’est encore un album où j’ai beaucoup ri, malgré mes 36.000 relectures.

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Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

Fables – Tome 6 – Cruelles saisons : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 6 – Cruelles saisons

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Il était une fois…

Après avoir réussit à gagner la Bataille sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l’agent de l’Adversaire et en suivant de près l’accouchement de Blanche Neige.

Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur… et la surprise…

Petit Plus : « Fables – Cruelles Saisons » regroupe les épisodes 22 et 28-33 de la légendaire série Vertigo de Bill willingham, illustré par Mark Buckingham, Steve Leialoha, Tony Akins et Jimmy Palmiotti.

fables-tome-6_-plancheCritique :
Chouette, mon Bigby préféré est mis à l’honneur avec une partie de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale, derrière les lignes ennemies, infiltrant l’ennemi SS dans son château !

Et si nous avions perdu, dans les tomes précédents, les annexes avec des informations sur les personnages des contes, nous aurons juste après la fin de la mission de Bigby, quelques notes explicatives sur cette histoire et les libertés prises par l’auteur.

Ensuite, retour dans le présent avec Blanche qui accouche, les élections qui ont lieu et des morts mystérieuses qui donneront lieu à une révélation coup de poing.

Une fois de plus, le scénario et l’univers des Fables sont maitrisés, soignés, remplis de mystères de suspense et de tous les codes qui régissent la vie des Fables à Fableville ou à la Ferme.

Pas le temps de se faire les ongles durant la lecture, les dialogues s’enchainent, pas ou peu de temps mort, de l’humour, des intrigues, des Fables qui se font tuer, d’autres qui mettent les voiles et un nouveau maire qui a promis un peu trop vite que demain, on balancerait des sorts gratis.

Et puis, que de changements dans cet album avec la prise des nouvelles fonctions de la Belle et la Bête qui se rendent compte que le cadeau était empoisonné et que le boulot de Blanche était plus que laborieux (celui de Bigby aussi), mais elle avait eu le temps d’acquérir de l’expérience, elle.

Au final, c’est un tome assez triste car il y a des changements radicaux dans l’univers des Fables et à Fableville et on se doute que rien ne sera plus comme avant…

Pour résumer cette série, je dirais que ses intrigues sont complexes, bien maitrisées, bien menées, que les rebondissements sont présents, pas à toutes les pages mais qu’ils ont l’art de vous surprendre et de relancer l’affaire de plus belle.

Les personnages sont attachants, terriblement humains même en étant immortels, car nos travers se retrouvent chez eux aussi. De plus, ils ne sont pas figés, ils évoluent, on pourrait en aimer un et le découvrir en beau salaud et en détester un autre et voir que tout compte fait, il est fréquentable.

L’ambiance est sombre, loin des licornes ou des Petits Poneys qui bouffent des arcs-en-ciel pour chier des papillons…

Je poursuis donc ma route avec ces contes revisités pour mon plus grand plaisir !

Étoile 4

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CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent : Morris & Goscinny

Les Dalton se rachètent - Lucky Luke

Titre : Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1965)

Résumé :
Le sénateur O’Joyce veut tenter une expérience pour faire diminuer les effectifs de prisonniers dans les pénitenciers des Etats-Unis. Pour que l’expérience fasse l’unanimité, il veut la tenter avec les pires malfrats, en ‘occurrence, les Dalton !

Ainsi, la fratrie rayée jaune et noir va se voir offrir la liberté conditionnelle : si durant un mois leur comportement est exemplaire, ils seront libres. Sinon, retour en prison.

Les Dalton sont partants : Joe compte bien retrouver la liberté pour pouvoir faire ses prochains coups en homme libre !!!.

luckyluke_t26Critique : 
— Mais alors, Joe… nous sommes devenus honnêtes?
— Averell, que tu sois bête, passe, mais je n’admettrai pas que tu sois grossier !!

Les Dalton sont libres ! S’ils restent un mois sans faire de bêtises, d’attaques, de vols ou de tout ce qu’ils font habituellement, ils seront amnistiés totalement !!

Mais heu, on parle bien des Daltons, là, non ?? On oserait les remettre en liberté ? Oui, sous la surveillance de Lucky Luke, pardi !

Voilà encore un album où le talent scénaristique de Goscinny est brillant de par les situations cocasses qu’ils nous concocte ou les running gags, notamment avec Averell qui ouvre le coffre de leur banque à la dynamite.

Oui, les Dalton ont ouvert une banque… Ils sont honnêtes, ma p’tite dame !

Le scénariste croque aussi méchamment les habitants de la petite ville où cette expérience a lieu : au départ, ayant peur des Dalton, ils leur donnent leurs caisses, portefeuille dès qu’un Dalton surgit et ensuite, sachant que les Dalton ne peuvent rien leur faire, alors ils se sentent fort et abusent de la situation en les provoquant inutilement.

Toute la couardise de l’Homme résumée en quelques cases.

Et puis, il y a aussi Rantanplan qui, durant tout l’album, cherche désespérément qui est ce cow-boy à la chemise jaune.

C’est un de mes albums préféré avec les Dalton, en plus des « Cousins Dalton » et « Les Dalton dans le blizzard ». Ici, ils sont mis à l’honneur, Joe est toujours aussi teigneux et Averell crétin diplômé, quant à Lucky Luke, il est mis un peu en retrait.

Un album où l’on rit sans même se forcer tant il est brillamment scénarisé. Morris aux dessins et Goscinny aux scénarios, et c’est le paradis !

Étoile 4

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Pinkerton – Tome 4 – Dossier Allan Pinkerton 1884 : Rémi Guérin & Damour

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Titre : Pinkerton – Tome 4 – Dossier Allan Pinkerton 1884

Scénariste : Rémi Guérin
Dessinateur : Damour
Édition : Glénat (2016)

Résumé :
1884. Gravement malade, Allan Pinkerton sent que la fin est proche et entreprend la rédaction de ses mémoires. Il y raconte son enfance dans les rues de Glasgow, la migration de sa famille au Canada puis à Dundee, Illinois, où il fondera la Pinkerton National Detective Agency.

La « méthode Pinkerton » se met alors en place : recrutement de durs à cuire, réseau d’indicateurs, récolte d’indices et de témoignages, utilisation quasi systématique de la violence. Méthode qui fera ses preuves lors d’affaires devenues légendaires : les Dalton, Jesse James, les Molly Maguires, le Wild Bunch…

À travers son récit, Pinkerton nous fait surtout découvrir l’origine de cet esprit de vengeance et d’injustice qui l’a habité toute sa vie.Ce dernier album de Pinkerton, qui retrace les grands moments de la vie du célèbre détective, nous permet de découvrir l’homme qui se cache derrière la légende…

20160613105433_t4Critique :
Glasgow 1828, dans un quartier ouvrier… Le jeune Allan n’a que 9 ans lorsque son père, policier, est tué et c’est à lui maintenant de subvenir aux besoins et il va travailler dans une tonnellerie.

C’est bien plus tard, alors que menant les ouvriers à la grève afin d’obtenir le droit de vote, il sera contraint de s’exiler aux États-Unis car la police le recherche. Il n’a que 22-23 ans…

Cet album nous montre un Allan Pinkerton aux dernières heures de sa vie, il est alité, vieux, et il a couché sur papier toute sa vie, de ses débuts à Glasgow en tant qu’ouvrier, en passant par Dundee (Illinois) où il travaille pour  lui et Chicago où il commencera à recruter ses futurs détectives de manière assez… limite !

Allan Pinkerton n’est pas un tendre, ce qu’il veut, il l’obtient et peu importe les moyens puisque la fin les justifie !

J’aurais aimé plus de développements lorsque les auteurs évoquent des anciennes affaires ou plus de clarté sur certaines actions plus qu’illégales comme lorsqu’il recruta ses hommes dans le clan des Irlandais.

Lorsque l’on dit que Pinkerton n’hésitait pas à semer des cadavres pour servir la justice, c’est la vérité et je frémis toujours en lisant ce que cet homme, qui se disait du côté de la Justice, fit pour la servir. Souvent hors des limites de cette même justice…

D’ailleurs, notre ami, lorsqu’il était jeune, menait ses collègues ouvriers à la grève pour obtenir le droit de vote, mais sur le territoire américain, il n’hésita pas à faire arrêter, juger et pendre les Molly Maguires ou à envoyer ses hommes pour casser des grèves.

C’est le portrait d’un homme qui ne regrette rien que les auteurs nous présentent de manière un peu brouillonne, je dois dire, car avec tout ces retours dans le passé, on s’y perd si jamais on n’est pas attentif à 100%.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven

Lucky Luke – Tome 16 – En remontant le Mississippi : Morris & Goscinny

En remontant le Mississippi - Lucky Luke

Titre : Lucky Luke – Tome 16 – En remontant le Mississippi

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1961)

Résumé :
La Nouvelle-Orléans. Lucky Luke, qui vient de mener un troupeau en Louisiane, en profite pour faire du tourisme.

Mais il va se retrouver au centre d’un conflit entre deux capitaines, Barrows, celui du Daisy Belle et Lowrner, celui du ASbestos D.Plower.

Lucky Luke aidera le capitaine Barrows à remporter la course entre les deux hommes, Lowrner n’usant pas de techniques légales.

luckyluke_t16Critique : 
Voilà un album qui nous emmène sur un lieu inédit pour notre cow-boy solitaire : le Mississippi !!

On échange les plaines sauvages de l’Ouest américain pour naviguer sur la flotte à bord de ces magnifiques bateau à aubes et fonctionnant avec une chaudière à bois.

Là, Goscinny fait péter la chaudière pour notre plus grand plaisir avec toujours un bon thermos d’humour et des tasses de situations cocasses.

J’ai lu que dans certains pays, cet album avait été censuré pour racisme, mais je ne vois pas où Goscinny, juif polonais, aurait été raciste !

Que du contraire, il nous présente juste les clichés sur les populations noires de l’Amérique à cette époque… Il n’allait quand même pas leur donner des droits alors qu’ils n’en avaient pas ou si peu (le droit de la fermer, je pense). Nous sommes en Louisiane et on le ressent bien.

Moi, j’ai un gros faible pour Ned, le meilleur de tous les pilotes du Mississippi (et le plus menteur), jamais avare d’une anecdote sur le Mississippi ainsi que son acolyte Sam, détenteur du titre du meilleur verseur de café du Mississippi et du Missouri réunis !

— N’oubliez pas, mon garçon, que je suis le meilleur pilote du Mississippi… Si je vous disais que je connais tous les alligators par leurs noms et leurs surnoms…

— Vous ai-je parlé de la fois où le Mississippi était tellement sec qu’on ne pouvait naviguer qu’au petit matin à cause de la rosée ?

— Le Mississippi,… 3700km d’eau sale. Trop épais pour bien naviguer dessus, trop liquide pour cultiver… le fleuve le plus capricieux du monde !… ou bien il est tellement mouillé qu’il inonde cinq états à la fois, ou bien il est tellement sec qu’il faut le boire à la fourchette !…

luke10

Quant au capitaine Lowriver, c’est un méchant de grande envergure, prêt à tout pour ne pas que le capitaine Barrows gagne et pour cela, il va tricher, magouiller, engager les pires racailles des environs des port, comme ce bon vieux Joe de l’album « Joss Jamon ».

[Capitaine Barrows ] — Je n’ai pas besoin que mon pont soit mouillé, j’ai besoin que le Mississipi soit mouillé.

Non, rien à redire sur cet album qui nous entraine dans une aventure toute voiles dehors… Pardon, toutes chaudières à bois dehors !

Quand à la morale de l’histoire, laissons-là à Cards Devon : « J’en ai assez de cette vie de tricheur sur les bateaux du Mississippi…Je vais aller tricher sur les bateaux du Missouri ! »

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Depuis des siècles, les Fables surveillent les portails entre notre monde et leurs royaumes magiques perdus, à l’affût du moindre signe d’invasion.

Alors qu’ils sont toujours plus divisés en cette période électorale, l’Adversaire envoie ses troupes à la conquête de Fableville. Une opération militaire est en cours, dont l’objectif est la destruction totale de la ville et de ses citoyens.

Après une longue période de tranquillité, les Fables vont de nouveau être confrontés aux dures épreuves de la guerre. Pour affronter les Soldats de Bois, ils devront mettre de côté leurs divergences et unir leurs forces.

Petit Plus : « Fables – La Marche des Soldats de Bois » regroupe les épisodes 23 à 27 de la légendaire série VERTIGO signée Bill Willingham et Mark Buckingham.

9782365770996_p_3Critique :
Je me disais bien que la bouche des trois M.I.B avait un air de famille avec un Fable bien connu ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

L’Adversaire ne recule devant aucun sacrifice pour envahir Fableville et c’est toute son armée de soldats de bois qu’il envoie au casse-pipe…

Enfin, on pourrait croire que nos Fables vont gagner, mais le combat est rude, acharné, difficile et violent.

Nos personnages préférés vont en prendre un coup, certains vont même morfler grave et dire que personne n’avait voulu écouter Jack quand il les avait prévenue de la présence d’homme en bois à New-York.

Les dialogues font mouche une fois de plus, on découvre certains autres personnages de Fableville qu’on n’avait pas encore mis sous le feu des projecteurs et la personne qui était traitre a été démasquée. Une belle révélation dans ce cas-ci aussi.

J’ai aimé les bordures autour des pages, la mise en scène, la mise en page, les retournements de situations, Blanche qui perd les eaux et la petite histoire de Cendrillon libertine.

Assurément, un excellent tome une fois de plus et un suspense toujours insoutenable pour savoir QUI est l’adversaire. Bien que, j’aie ma petite idée, maintenant… et si j’ai vu juste, c’est tout simplement un truc de malade !

Notre shérif poilu Bigby va encore devoir se démener pour aider ses semblables !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys