Les fantômes de Manhattan : R. J. Ellory

Titre : Les fantômes de Manhattan

Auteur : R. J. Ellory
Édition : Sonatine (07/06/2018)
Édition Originale : Ghostheart (2004)
Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Résumé :
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle.

Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit.

Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.

Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ?

Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Critique :
Annie O’Neill n’est pas parente avec Jack O’Neill, fondateur de la marque de vêtements pour surfeurs du même nom…

Pourtant, on peut dire que cette libraire effacée va se prendre une sacrée vague dans sa vie qui était aussi calme et paisible qu’un lac et que ce ne sera pas toujours facile pour elle de garder l’équilibre afin de ne pas boire la tasse.

Étrange… C’est le premier mot qui est venu à mon esprit en commençant la lecture du dernier Ellory car je ne savais absolument pas où il allait m’emmener, vu que je n’avais pas relu le résumé et que les chroniques des copinautes avaient été consultées en diagonale.

De plus, le récit commençait doucement et j’ai eu un peu de mal à m’installer dans le roman de cet auteur que j’apprécie pourtant grandement. Ce n’est qu’au moment où l’histoire dans l’histoire a commencé que ma lecture est devenue addictive, intéressante et captivante.

Moi qui pensait que Ellory aurait pu nous raconter l’annuaire téléphonique et nous passionner tout de même, et bien, je révise en partie mon jugement suite à ce livre. Sans rancune parce que ce début soporifique était nécessaire pour lancer l’intrigue avant de nous hameçonner et puis nous harponner.

À la décharge de l’auteur, je viens d’apprendre que c’était en fait son deuxième roman et qu’on venait seulement de l’éditer dans la langue de Molière, 14 ans plus tard…

Ceci explique sans doute cela dans le fait que j’ai ressenti moins d’émotions dans cette histoire que dans certains autres romans de l’auteur (Papillon de Nuit, Les Neufs Cercles, Mauvaises Étoile), sauf lors du récit que le vieux Forrester apporte, chapitre par chapitre, à Annie, pour qu’elle le lise. Là, émotions fortes. Violentes.

Personnage intéressant que cette Annie qui vivait une vie pépère, qui ne sait plus quoi penser de ce récit qu’on lui donne à lire, sans compter tout ce qui va lui arriver et chambouler sa vie en profondeur, la faisant passer de femme effacée en dragon prêt à tout, limite Agatha Raisin en colère (ou en chaleur), même si elle geint un peu trop à certains moments et qu’on aurait bien envie de la secouer énergiquement.

Il y a une belle évolution dans ce personnage, et dans les autres aussi, notamment le « chat » (vous comprendrez si vous l’avez lu) qui va faire un gros travail sur lui même, ainsi que chez les personnages secondaires qui vont, eux aussi, se révéler au fil des pages, prenant plus de place, évoluant, changeant, nous donnant ensuite une autre donne que celle du départ.

Si je devais résumer ce livre, je dirais que « La connaissance des livres enrichi les gens » ou « Lire est excellent pour votre santé, quelle qu’elle soit (mangez, bougez) » car le salut viendra des livres et ceux qui ne les aiment pas comme Annie les aime ne comprendront jamais quelle richesse culturelle ils ont eu dans leurs mains.

Un roman en demi-teinte pour certains passages, hautement émotionnel pour d’autres, une histoire dans l’histoire qui mériterait, à elle seule, de faire l’objet d’un roman car elle a un potentiel explosif et nous parle de l’Amérique sombre, des personnages auxquels on s’attache, même si on rêve parfois de les secouer.

Un roman où l’auteur fera preuve de talent de couturier pour rassembler tous les bouts épars de son récit et en faire une belle redingote, un roman qui, après quelques errements dans les premiers chapitres (qui sont longs et soporifiques), va tout doucement s’imposer à nous au point que, une fois passé la moitié du récit, on n’ait plus envie de le lâcher.

Un final extraordinaire, magnifique, génialissime qui m’a fait sourire jusqu’aux oreilles et même si je m’étais douté d’une chose, je n’avais pas vu les autres. Pan dans ma gueule.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

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Le coma des mortels : Maxime Chattam [LC avec Bianca]

Titre : Le coma des mortels

Auteur : Maxime Chattam
Édition : Albin Michel (01/06/2016) – Presse Pocket (novembre 2017)

Résumé :
Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?

Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Critique :
Avez-vous déjà ressenti ce grand vide lorsque, dégustant un verre de vin, vous cherchiez vainement où les professionnels de l’œnologie avaient trouvé des senteurs boisées de fraises des bois, de noisettes, d’écurie ou de caramel alors que vous, du côté des sensations olfactives et gustative, vous sentiez nada ?

C’est ce que j’ai ressenti en commençant ce livre pour ma LC avec Bianca et cherchant là où les autres avaient ressenti du plaisir et un David Lynch filmant Amélie Poulain.

Soporifique, voilà pour la note boisée.

Confus, voilà pour la senteur noisette.

Abandonné, voilà pour le goût du bouchon.

Le narrateur a réussi à me pomper l’air, à me donner envie de dormir pendant qu’il me racontait le meurtre horrible de sa copine et qu’il me causait de sa vie.

J’ai finalement ressenti lors de ma lecture de ce 10 juillet 2018 après-midi ce que j’ai ressenti pour le match de foot du soir : nos Diables Rouges courant partout mais n’arrivant pas à conclure !

Ce n’est pas avec ce roman-ci que je reviendrai à Maxime Chattam et ce n’est pas avec ce roman-là qu’il faut le découvrir car nous sommes aux antipodes de l’auteur qui m’avait conquise avec sa « Trilogie du Mal », avec son « 5e règne » ou subjuguée avec son roman noir « Que ta volonté soit faite ».

Une LC sur la même longueur d’onde avec Bianca puisque de son côté, c’est un abandon aussi, mais à la page 80, ce qui fait d’elle une plus courageuse que moi qui l’ai arrêté à la page 50.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Là où vivent les loups : Laurent Guillaume

Titre : Là où vivent les loups

Auteur : Laurent Guillaume
Édition : Denoël Sueurs froides (07/06/2018)

Résumé :
Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante.

Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes.

Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.

Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet.

Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître ?

Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne ? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

Critique :
Une fois de plus, je me retrouve dans un endroit qui a tout du trou du cul des Alpes !

En tout cas, les habitants sont considérés par les gens de la capitale comme des bouseux, sorte de cousins attardés se reproduisant entre eux…

Vu que le commandant de l’IGPN, Priam Monet, considère tout ce qui est hors Paname comme de la merde, on peut dire qu’il est arrivé dans ce charmant petit coin des Alpes avec des préjugés gros comme des maisons.

Priam Monet, il a la taille d’un basketteur et le poids d’un sumo (150kg) et il est une bande de personnages à lui tout seul : il déteste marcher inutilement comme un Mycroft Holmes, a le sens de la déduction d’un Sherlock Holmes (le bizarre incident du chien), le sens des question d’un Columbo, la haine du sport d’un Winston Churchill et le sens de la répartie d’un Tyrion Lannister.

Ajoutez à cela le cynisme d’un Docteur House, le regard noir d’un Lee Van Cleef, la science du tir d’un Blondin (Clint Eastwood), l’amour de l’alcool d’un capitaine Merlicht, la bienveillance d’un Poirot (si, si), le plaisir de la bouffe d’un Maigret, le crochet de Mohammed Ali et le côté sans gêne asocial d’un Sheldon Cooper car il tout droit ce qu’il pense, quitte à vous froisser.

Et je l’adore car il détonne dans le monde des romans policiers.

À propos de roman policier, le fait de découvrir assez vite le comment du pourquoi et l’identité de qui a tué le Docteur Lenoir n’a absolument pas gâché mon plaisir de lecture car le commandant Monet était une œuvre d’art à lui tout seul et les multiples rebondissements, agrémentés d’une touche d’humour, m’ont fait passer un excellent moment dans les Alpes françaises.

Rien de tarabiscoté dans l’intrigue, un scénario bien ficilé et des loups qui ne sont pas tant les Canis Lupus mais plus les Homo Sapiens Sapiens (certains à tendance Erectus) et je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’Homme est un loup pour l’Homme (et pour le loup aussi).

Un roman policier au personnage principal atypique, hors norme, bourré de défauts et rempli de cynisme, conscient de son poids, mais s’en foutant, policier au passé trouble mais à la ténacité d’un bouledogue et au sens de la justice à géométrie variable.

Un roman policier qui met en avant le côté féodal de certaines villes où un industriel règne en seigneur et maître car il fourni le travail de toute la région, un roman qui est parsemé de touches d’humour, de petites répliques qui font mouche, de personnages typés, évoluant au fil des pages et se transformant, tel une chenille devenant papillon.

Un excellent moment de lecture, sans se prendre la tête, avec un charmant petit coin des Alpes où les pompes funèbres vont avoir du boulot suite à la venue de Priam Monet.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Jesse le héros : Lawrence Millman

Titre : Jesse le héros

Auteur : Lawrence Millman
Édition : Sonatine (15/03/2018)
Édition Originale : Hero Jesse (1982)
Traducteur : Claro

Résumé :
1968, Hollinsford, New Hampshire. Élevé par son père, Jesse a toujours été un outsider au comportement inquiétant, rejeté par les autres enfants du village. Avec l’adolescence, les choses ne s’arrangent pas.

On l’accuse aujourd’hui d’avoir violé une jeune fille, on le menace d’un placement en institution spécialisée. Mais tout ce qui préoccupe Jesse, ce sont les images du Vietnam, qu’il suit obsessionnellement à la télévision, celles de cette guerre où est parti son frère Jeff, qu’il idolâtre.

Lorsque celui-ci, démobilisé, revient au pays, rien ne se passe comme Jesse l’espérait. Et c’est pour notre héros le début d’une escalade meurtrière à la noirceur extrême.

Entre le Holden Caulfield de L’Attrape-cœur et le Patrick Bateman d’American Psycho, Jesse est difficile à situer.

Est-il la victime d’un handicap mental, d’un contexte familial perturbé, d’une société où fleurissent les images violentes, ou bien un tueur en série sans empathie, capable d’éliminer ses contemporains aussi facilement que ces rats sur lesquels il aime tirer ?

Lawrence Millman nous abandonne entre ces hypothèses perturbantes, jusqu’aux dernières pages du livre et leur étonnante conclusion.

Un chef-d’œuvre du noir enfin extirpé de l’oubli.

Critique :
Que voilà un roman bien sombre, bien glauque, bien dérangeant ! Un roman noir que l’on lit jusqu’au bout avec une certaine fébrilité, en se disant « Put*** de put*** de put***, dites-moi que je rêve, dites-moi que tout ceci n’est pas vrai ! ».

Jesse est un adolescent attardé élevé par son père, la mère étant morte à la naissance.

Il a un frère aîné qui est parti au Vietnam et les images de la guerre qu’il voit à la télévision le fascinent un peu trop.

Sans compter que notre Jesse a le manche qui le démanche, alors il le frotte souvent et parfois, il ne demande pas l’autorisation à la fille pour le lui mettre dedans… Jesse pose problème pour la communauté, mais son père ne veut pas le placer.

Difficile de s’attacher à Jesse ! D’habitude, ce genre de personnage recueille toute mon empathie, mais là, mon empathie est partie et j’ai même envoyé ma conscience faire un tour lorsque je suis arrivée dans le dernier tiers du roman tant on plonge dans la noirceur et les comportements plus que dérangeants.

Si Jesse a encore l’excuse de ne pas avoir l’eau et le gaz à tous les étages, certains adultes ne bénéficient pas de ces circonstances atténuantes et cela rend leurs comportements encore plus immonde et immoral que chez Jesse.

D’ailleurs, comment voulez-vous qu’un ado attardé se comporte correctement quand des pères font des enfants à leur fille, boivent comme des trous, sont violents et que environnement social n’est pas bio mais toxique à mort ?

Roman noir, je vous le disais et la dimension sociale, bien que peu détaillée, ne laisse aucun doute sur le niveau auquel nous nous trouvons : fort bas sur l’échelle sociétale.

L’auteur ne s’embarrasse pas de tirets cadratins ou de guillemets pour ses dialogues, je pensais que j’allais bloquer dessus (comme souvent), mais non, les dialogues sont passés tout seuls et même les multiples « Son père dit » ne m’ont pas gêné dans ma lecture, ce qui veut dire que le niveau du roman était fort élevé pour que ce genre de détails importants ne m’importunent pas.

Un roman noir qui ne met pas de gants pour vous livrer une histoire assez sordide, quand on y pense bien, une histoire dont on se dit que non, on va se réveiller…

Un roman noir aux personnages violents de par leurs comportements, leurs paroles, leurs intolérances, aux personnages tendres car le père de Jesse fait ce qu’il peut pour son gamin, un personnage principal – Jesse – qui ne possède pas d’empathie et qui vit sa vie comme dans un rêve où les fantasmes de sexe et de morts violentes sont omniprésents.

Psychologiquement parlant, ceci est un roman marquant de par sa noirceur. Les faits qui se déroulent dans ces pages laisseront le lecteur abasourdi par tant de déchéance humaine, l’auteur franchissant la ligne rouge allégrement, jouant sans cesse avec la limite du tolérable, vous empêchant tout simplement de refermer le livre avant sa conclusion finale qui m’a laissée pantoise.

Put***, quel roman noir ! Une peinture sans concession d’une partie de l’Amérique des années 1960, en pleine guerre du Vietnam, bourré de petits esprits comme il en existe encore tant…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) – Dernière chronique de cette édition 2017/2018.

 

Hunter : Roy Braverman

Titre : Hunter

Auteur : Roy Braverman
Édition : Hugo & cie Thriller (16/05/2018)

Résumé :
Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.

Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps.

Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues.

Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus.

Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger.

Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore.

Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Critique :
Si vous avez des envies de neige, si la montagne vous gagne et que le soleil vous réchauffe trop la couenne, un conseil, évitez à tout pris le patelin de Pilgrim’s Rest !

Non seulement, Pilgrim’s Rest, c’est le trou du cul du trou du cul de l’anus des Appalaches, mais en plus, il y fait plus dangereux s’arrêter que dans villes les plus dangereuses du monde, sans compter que certains habitants ont des esprits plus petits que la bistouquette d’une moule fossilisée  et plus étroit que… le chas d’une aiguille (vous avez eu peur, hein ?).

— Freeman, il dit vrai ? s’alarme Denise.
— Il voudrait bien que ça soit vrai, rien que pour avoir le plaisir de flinguer un nègre, ce gros cul-terreux de nuque rouge…

Dix-neuf résidents l’hiver à Pilgrim’s Rest, mais vingt en ce moment avec ce foutu nègre.

Pourtant, c’est apparemment la destination de Freeman (pas Morgan, même s’il a la même couleur de peau) et celle de Hunter (pas Rick Hunter le flic de la série), tueur en série qui s’est échappé du couloir de la mort. Freeman veut lui faire la peau et accessoirement lui faire dire où il a enterré sa fille, disparue il y presque 15 ans.

C’est l’hiver, la neige tombe dru et les températures vous gèlent tout ce qui dépasse, s’il dépasse encore un truc… Quand je vous dis qu’il ne fait pas bon s’arrêter à Pilgrim’s Rest, je ne vous ment pas !

Pourtant, le voyage, s’il fut éprouvant, valait la peine d’être effectué parce qu’il était des plus adrénalitiques (j’invente des mots, et alors ?) !

Si je devais résumer ce roman, je dirais que c’est une sorte de ©Kinder Surprise avec une coquille d’oeuf en véritable chocolat digne de cette appellation et des surprises dans la surprise générale. Un Kinder Surprise qui aurait été croisé avec une matriochka, en quelque sorte…

L’avantage c’est que tu ne dois pas attendre minuit pour la première surprise, ni le premier coup d’adrénaline. Ensuite, tu apprends des choses que les protagonistes du roman ne savent pas et hop, bardaf, une surprise dans la surprise.

Mieux que le Kinder, je te le dis ! Avec, en prime, des sueurs froides, du sexe (y’en a qui n’ont pas froid au cul), de la violence, des crimes, des énigmes, du mystère, du suspense, une enquête de dingue, un ancien flic têtu et borné, un shérif qui a la gâchette facile, un commando, un agent du FBI crétin et du serial killer que tu sauras plus pour finir qui vient de tuer qui…

Serres les fesses, ami lecteur ou lectrice, tu sauras tout au fur et à mesure, même parfois avant les flics à tel point que tu auras envie de leur gueuler la solution, tant ceux du FBI ne sont pas les plus dégourdis, surtout le mec !

— Écoutez Marvelias, j’en ai plein le dos de vos allusions et de vos insultes de chefaillon colérique. De toute ma carrière, je n’ai jamais participé à une opération aussi merdique. Vous êtes la caricature de l’agent qui se croit spécial. Spécial que dalle, oui. Spécial en foirage, spécial en connerie, spécial en mort des autres. Vous arrivez à tenir la liste des morts par la faute de votre incompétence depuis les dernières quarante-huit heures ?

Avant d’oublier, il y a aussi une touche d’humour un peu décalé, comme je l’aime et ça fait vraiment un souffle de chaud sur tout ce froid. Ou alors, ça donnera un coup encore plus froid à ceux qui y sont imperméables…

— Bon, dit Delesteros après un court silence. Ça m’a l’air d’être un tout petit patelin ici. Si on nous voit parler plus longtemps tous les deux, on va finir par s’imaginer des choses et ça va jaser. Alors à demain matin. Vous faites partie du briefing.

Une écriture sèche, rapide, sans temps mort, avec des pointes d’humour ou de sexe dans toute cette violence, un côté un peu surjoué à l’américaine, qui ne dénote pas du tout dans cette ambiance survoltée tant on a l’impression que le roman a été écrit par un amerloque pur jus ayant enclenché le bouton « sadisme envers le lecteur » pour écrire ce roman qu’on a pas envie de lâcher avant la fin.

Après ça, tu as envie d’un peu de calme et c’est l’heure de se revoir un petit Julie Lescaut bien tranquille ou même, un Derrick, juste pour calmer le jeu et le cardiofréquencemètre qui vient de piquer un sprint et faire redescendre votre tension.

— Ça fait un sacré bail que je n’ai pas vu un homme nu d’aussi près, sourit-elle en le regardant sans gêne aucune.
— Je ne suis pas certain que trois heures de marinade dans l’eau tiède soient des plus flatteurs pour ma virilité, essaye-t-il de plaisanter.

Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n’y a pas de signalisation.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

 

Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar & Anna Waterhouse

Titre : Mycroft Holmes

Auteurs : Kareem Abdul-Jabbar & Anna Waterhouse
Édition : Bragelonne (14/09/2016)
Édition Originale : Mycroft Holmes (2015)
Traducteur : Benjamin Kuntzer

Résumé :
Tout juste sorti de Cambridge, Mycroft Holmes commence déjà à se faire un nom au sein du gouvernement. Ce diplomate des plus britanniques entretient des liens forts avec la lointaine île de Trinité, où est né son meilleur ami Cyrus Douglas et a grandi Georgiana Sutton, sa fiancée.

Lorsque des rumeurs courent autour de mystérieuses disparitions à Trinité, d’étranges empreintes dans le sable et d’esprits attirant à la mort des enfants retrouvés vidés de leur sang, le trio se retrouve pris dans un tissu de sombres secrets qui se révèlent de plus en plus dangereux..

Critique :
Une aventure du grand frère de Sherlock, Mycroft, une aventure qui nous promettait bien des mystères avec ces enfants retrouvés morts, vidés de leur sang par des créatures qui ont les pieds à l’envers…

Le tout dans une ambiance exotique puisque nous irons jusque sur l’île de Trinidad pour une enquête mélangeant les temps morts, les redondances, les longueurs et de l’action pour un final grandiloquent et peut-être un poil trop exagéré…

À croire que le nom de Sherlock Holmes est vendeur puisque ces dernières années, on nous le met à toutes les sauces et qu’on sort même des livres avec, pour personnages principaux, des acteurs du canon holmésien.

Je veux bien que dans cette aventure, Mycroft est jeune et que ce qu’il a enduré dans ses pages pourrait bien le changer à jamais, mais je n’ai pas vraiment reconnu le Mycroft canonique dans cette aventure folle.

Les déductions y sont, l’homme est brillant, intelligent, il surclasse les autres, mais il est amoureux à en devenir bête d’amûr et se conduit dans ce roman tel un Indiana Jones ayant bouffé du James Bond au petit déjeuner et bu de l’Ovomaltine « John McClane » tant il est survolté !

Purée, il bondit dans tous les sens et nous sommes loin de l’homme indolent ne faisant que quelques pas journalier que nous croiserons dans l’oeuvre de Conan Doyle. Là, faudra qu’on m’explique comment il est passé de « j’ai la flamme » à « j’ai la flemme ».

Il y avait du bon dans ce roman, d’ailleurs, même si les quelques longueurs m’ont ralenti dans ma lecture, le reste, je l’ai dévoré avec appétit, mais la cuisine manquait d’épices, de sel, de cuisson, de réflexion et on a l’impression que le final est bousculé, qu’il arrive tel un chien dans un jeu de quille et les explications sont bâclées, expédiées rapidement et nous n’aurons même pas toutes les explications (ou alors, j’ai zappé une page sans m’en rendre compte).

Si vous chercher du Sherlock Holmes pur jus, vous serez déçus, d’ailleurs, le futur détective ne fera qu’une brève apparition dans un chapitre et c’est tout. Que les holmésiens pur jus passent aussi leur chemin, ils pourraient être déroutés.

Maintenant, si on cherche l’évasion à moindre coût, c’est l’occasion de se faire plaisir car le livre est un bien bel objet (j’entends Gerra qui imite Bellemare dans ma tête).

Un roman classé Steampunk alors qu’il n’en est rien, un roman qui se lit comme un livre d’action (avec des temps morts assez long pour avoir le temps de boire son café ou de faire sa vaisselle), dont le final est survolté et digne d’un film d’action à petit budget scénariste mais qui se rattrape dans les explosions et le suspense larmoyant où l’on a aucun doute sur l’issue de l’affaire.

Un scénario qui aurait mérité un travail plus fin parce que l’idée de départ était bonne, l’arbre que cachait la forêt aussi, mais les explications finales sont un peu trop vite expédiées alors qu’elles auraient méritées quelques pages de plus pour au moins creuser un peu plus le pourquoi du comment certains personnages se retrouvent à tremper dans ce brol moralement condamnable, sans compter certaines choses un peu téléphonées…

Un Mycroft Holmes plus que Canada Dry© car il n’en avait même pas la couleur ! Pour moi, il se serait appelé Truc Muche que ça aurait du pareil au même, mais évidemment, il n’aurait pas bénéficié de l’aura du nom prestigieux du grand frère du détective de Baker Street.

PS : Private joke pour Titine (Plaisirs à cultiver) et son idée de challenge « Trinité et Tobago » qu’elle voulais proposer afin d’être sûre que je ne l’inonderais pas de billets comme au bon vieux temps du Mois Anglais qu’elle organisait conjointement avec Lou et Cryssilda ! Et bien si, j’aurais au moins eu un billet ! PTDR

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

[FILMS] On a arrêté Sherlock Holmes de Karl Hartl (1937)

« On a tué Sherlock Holmes » (Der Mann, der Sherlock Holmes war) est un film allemand réalisé par Karl Hartl en 1937. Produit par Alfred Greven.

Il a été diffusé le 4 septembre 2017 sur Arte France sous le titre « On a arrêté Sherlock Holmes ».

Synopsis :
Deux escrocs très désargentés décident de se faire passer pour Sherlock Holmes et le docteur Watson afin de mener la grande vie. Ils voyagent gratuitement en train où ils démasquent deux braqueurs… sans le faire exprès !

Comptant sur la crédulité du personnel, Flint/Holmes et McPherson/Watson s’installent ensuite dans un palace, où les complices des braqueurs ne tardent pas à les démasquer…

Distribution :

  • Hans Albers : Sherlock Holmes / Morris Flint
  • Heinz Rühmann : le docteur Watson / Macky McPherson
  • Marieluise Claudius : Mary Berry
  • Paul Bildt : Sir Arthur Conan Doyle
  • Erich Walter : le directeur d’hôtel

Ce que j’en ai pensé :
En mettant à jour ma filmographie, je me suis rendue compte que je n’avais pas encore regardé cette nouveauté de 1937 !

Alors, en attendant de visionner les suivants, je me suis dit qu’il était plus que temps de me mettre à jour.

Regarder un film en noir et blanc, c’est sans problème, mais entendre le tout en allemand, j’ai eu un peu de mal…

Surtout qu’à chaque « Herein » je revoyais une scène de la Grande Vadrouille…

Là où je suis tombée de ma chaise, c’est lorsque j’ai lu que cette comédie légère avait été réalisée pendant le IIIe Reich. Bête que je suis ! 1937 ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

Les deux acteurs allemands sont bien dans leurs rôles, le grand costaud pourrait même faire un Holmes présentable (s’il était plus mince).

Petit détail : pas de pipe calebasse mais une pipe droite (yes !), pas de deerstalker mais une casquette et pas de macfarlane mais un manteau écossais.

Autre petit détail que j’ai failli oublier : le générique de début ! Les noms des acteurs, réalisateurs défilent et derrière, on aperçoit des petits récits de Sherlock Holmes en version pulps allemands ! Comme celui que j’ai pris pour illustrer ma chronique et ceux que j’ai ajouté en galerie, en fin de chronique, sous la vidéo du film intégral.

Le film met un peu de temps à démarrer et la scène des deux escrocs chantant dans leur baignoire est un peu limite kitch, mais une fois qu’on est parti, on est parti et durant leurs enquête, ça va rouler.

Comme dans une pièce de théâtre, on joue avec les quiproquos, les coups de théâtre et autres imbroglios qui donnent à ce film un air assez réussi.

Par contre, niveau dialogues, ce n’est pas Byzance ! J’imagine que la traduction (sous-titres) ne doit pas aider et on ne retrouvera rien de grandioses dans les répliques, hormis quelques unes.

J’ai souri lorsque nos deux escrocs entrent à la préfecture de police. On entend la voix d’un homme qui se plaint de l’incompétence de ses hommes et il est difficile de ne pas penser à la voix de l’acteur qui jouait le rôle du moustachu dans « Der Untergang ».

Vous me direz aussi que dès qu’un type hurle en allemand, ça ressemble toujours à la même chose. Ou alors, c’était le moustachu qui ressemblait à tout le monde quand il vociférait dans les micros…

Ce fut pareil lorsque je le revis avec son monocle et hurlant comme le moustachu dans son bunker, apprenant que les actions Fortis avaient dévissé… Oh pardon, j’ai confondu la parodie avec le film. Au temps pour moi. Autant rire, aussi.

Anybref, revenons à notre film, bitte. Danke.

Il y a du mystère dans ce film : déjà qu’on se demande si un jour on va démasquer ces deux escrocs roublards, mais aussi on se demande qui est cet homme imposant en manteau écossais qui rigole tout le temps dans l’hôtel en voyant passer nos deux hommes.

Les 30 dernières minutes (et non pas les 5) sont rythmées, bourrée de suspense et la question est comment cela va-t-il se terminer ?

Cela se termine comme je l’avais déduit, le tout dans une logique implacable et réaliste parce que c’était la réalité.

Maintenant que j’ai mis à jour les nouveautés de 1937, demain, je me fais 1938 !

3,7 Sherlock

PS : Là où je grince des dents, c’est dans que, une fois de plus, les traductions des titres de films sont loufoques et non correctes !

Le titre étant « Der Mann, der Sherlock Holmes war », il aurait fallu le traduire par « L’homme qui était Sherlock Holmes ».

Là, on se retrouve avec « On a tué Sherlock Holmes » ou « On a arrêté Sherlock Holmes »

Bilan Livresque Mensuel : Juin 2018

Et bien, et bien, et bien… En Juin, Mois Anglais oblige, je fais preuve de stakhanovisme et je bosse plus fort qu’un pauvre esclave enchaîné à sa machine ! Pire que les pauvres hères qui bossaient dans les usines au temps de Victoria !

Bon, j’exagère vachement parce que moi, rien ne m’oblige à bosser autant… Je le fais par plaisir et par défi envers moi puisque jusqu’à présent, jamais personne n’a galopé à mes côtés durant le Mois Anglais.

Qui dit Mois Anglais dit Sherlock Holmes et Jack The Ripper à l’honneur et niveau pastiches holmésiens, j’en ai bien bouffé durant ce mois-ci, que ce soient des découvertes, des nouveautés, des relectures ou des vieilleries qui prenaient les poussières sur mes étagères.

Mon Bilan Livresque de ce mois de Juin est de 21 livres lus, ajoutons à cela 13 relectures, 4 mangas, 5 films et 5 reportages visionnés. Ce qui fait un excellent mois niveau lectures, je vous l’accorde et je me l’accorde à moi-même.

Dans cet article, je ne parlerai que des nouvelles lectures, pour les relectures, les liens sont ajoutés aux titres (si je dois en causer aussi, j’m’en sortirai jamais !).

J’ai commencé le Mois de Juin avec une LC surprise et Bianca et moi avons lu L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg (ICI) qui clôture une trilogie holmésienne où Holmes n’est pas le personnage principal mais qui se retrouve tout de même aux avants-postes avec une compagne d’enquête qui n’a pas démérité sa place.

Profitant de sa réédition en traduction intégrale, j’ai enfin lu Le Hobbit de J.R.R. Tolkien (ICI) qui est moins sombre que le Seigneur des Anneaux, sans pour autant être un récit enfantin ou gaga. Il y a de l’action, de l’humour, de l’amitié. Une belle aventure, une quête épique.

On poursuit avec une étude de 377  pages intitulée L’Aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien de Sophie Bellocq-Poulonis (ICI) qui est à réserver aux holmésiens, à mon sens, ou à une personne qui souhaiterait vraiment en savoir plus sur Sherlock Holmes, dans sa version canonique. Une vraie bible pour l’holmésien, une vraie mine d’or, le tout étant correct, non farfelu et tout à fait canonique.

Niveau apocryphe holmésien qui trainait depuis longtemps dans mes étagères et qui me déçoit, il y aura Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel de Gérard Dole (ICI) qui ressemble plus aux petits pulps qui copiaient les aventures de Holmes, aidé de Harry Taxon et qui lui faisaient vivre des aventures plus proches de celle de Harry Dickson que ce celle de Sherlock Holmes tant tout était loufoque, à la limite du surnaturel. Au suivant !

Il m’attendait sagement depuis février, alors je n’ai pas laissé trainer ce polar historique qu’est Les derniers jours de Newgate d’Andrew Pepper (ICI) qui se lit tout seul car ses personnages bien typés vous entraineront dans cette gigue infernale et la question qui se posera dans ces pages sera « Qui a fait ça et pourquoi ? ». La solution se trouvera à la fin et oui, elle sera perfide ! Mais tout à fait naturel et vieux comme le Monde.

Au rayon des livres prenant la poussière parce que je n’osais pas les lire, Cheval de guerre de Michael Morpurgo (ICI) était tête de liste. Erreur. Certes, c’est une lecture émouvante, mais c’est aussi un très beau roman qui m’a pris à la gorge. Une vision de 14-18 différente, vue par les yeux d’un animal qui n’avait rien demandé. Magnifique.

Pour ceux ou celles qui veulent ne pas se casser la tête lors d’une lecture et avoir un personnage décalé, je conseille Agatha Raisin enquête – Tome 03 – Pas de pot pour la jardinière de M.C. Beaton (ICI). Une fois de plus, la tornade Agatha va mettre ses godillots dans le plat, dire tout haut ce qu’elle ferait mieux de penser tout bas, pester, tricher, magouiller, faire des crises de jalousie et… enquêter sur l’assassinée que l’on a retrouvé la tête plantée dans un gros pot de terre.

Dans Ma cousine Rachel [LC avec Bianca] (ICI), Daphné Du Maurier vous prends dans les rets de son histoire, insufflant du mystère dès le départ, vous donnant quelques indices mais sans en donner vraiment. Elle réussit à vous embarquer de suite dans son histoire et vous n’avez plus envie de lâcher le livre.. Machiavélique, perfide, géniallissime, j’ai adoré ! C’était bon, une jouissance littéraire.

Envie de lire une satire caustique sur les aristos anglais qui se complaisent à ne rien faire ? Alors, ouvrez de suite Christmas pudding de Nancy Mitford (ICI) qui n’hésite pas à les brocarder, les mettant en scène avec humour, certes, mais en trempant sa plume dans l’acide car tout est toujours cynique. Un roman possédant des dialogues croustillants, caustiques, sarcastiques. J’ai adoré.

Lire un Agatha Raisin enquête – Tome 04 – Randonnée mortelle de M.C. Beaton (ICI), c’est l’assurance de lire un roman léger, décalé, avec une enquêtrice qui a tout du taureau enragé en chaleur. On lit Agatha pour se détendre, pour faire le vide dans son cerveau, parce que le personnage est cynique, rentre-dedans, pieds dans le plat et que tout cela est amusant à lire. Dommage qu’ils manquent parfois de nuances, les différents personnages…

Au rayon des petits plaisirs, j’avais commandé Mon Ami Sherlock Holmes de Martine Ruzé-Moens (ICI) car l’auteure m’avait déjà enchanté avec un précédent roman. Ici, nous allons nous aventurer dans les crimes sordides de 1888… Un roman holmésien qui se boit comme du petit lait car les personnages sont conformes et qui se lit les doigts de pied en éventail tant le plaisir est présent lors de la lecture.

Ce n’est ni le premier, ni la première fois que René Réouven se penche sur les Untold Stories, ces histoires citées dans les aventures canoniques de Holmes mais jamais racontées. Il renouvelle la chose dans Les passe-temps de Sherlock Holmes (ICI) qui est un pastiche correct mais pas transcendantal. Mais au moins, Watson enquête avec Holmes et ce n’est pas le benêt présenté comme parfois (dans une ancienne série et des films). ♫ c’est déjà ça, c’est déjà ça ♪

La couverture superbe Blackwing – Tome 1 – La marque du corbeau de Ed McDonald (ICI) me l’a fait sortir un peu plus vite, de plus, j’avais envie de me replonger dans de la fantasy qui avait tout de la Dark Fantasy avec cette ambiance d’apocalypse et de fin du monde. On n’est pas volé sur la marchandise, c’est bourré d’action, de péripéties, d’enquête, de fausses-pistes, de doutes et de personnages épiques. Un roman de fantasy que je recommande à tous les fans du genre ou à ceux qui voudrait tâter de l’épée sans jamais en avoir fait.

Alors, le suaire de Turin, est-ce une vraie relique qui aurait contenu le corps du Christ ?Le sang du Suaire de Sam Christer [Défi CannibElphique] (ICI) ne prétend pas répondre à la question, mais dans ce thriller ésotérique, il va y aller de sa petite théorie à lui, après avoir fait subir moult péripéties au duo d’enquêteurs, sans oublier un tueur en série pour épaissir le mystère. Une lecture qui ne cassera pas trois pattes à un pape mais qui est plaisante et addictive.

Encore un livre que je voulais lire au plus vite et qui prenait les poussières ! Dans Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon [LC avec Bianca] (ICI), c’est un garçon de 15 ans, autiste, qui mène l’enquête. L’auteur a poussé le réalisme jusqu’au boutisme avec Christopher, étudiant sans doute le comportement des autistes afin de lui donner vie avec le plus de réalisme possible. Une bien belle lecture, un coup de cœur, même !

Prendre le canon, en faire des confettis, le réécrire et confronter Holmes au fantastique est un exercice qui peut se révéler casse-gueule s’il n’est pas bien réalisé. Heureusement, l’auteur ne s’est pas planté dans les Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell de James Lovegrove (ICI), même si certains passages auraient mérité d’être écrit de manière plus réaliste.

Non, ce n’est pas Moriarty qui est Le Meilleur Ennemi de Sherlock Holmes ! Du moins, pas selon Martine Ruzé-Moëns (ICI). Et elle n’a pas tort ! J’ai pris plaisir à suivre Holmes dans son enquête, à découvrir une rencontre improbable entre lui et qui vous savez, sans oublier toutes les petites infos qui parsèment ce roman. Une découverte qui valait la peine !

Dommage qu’il y ait souvent un gouffre entre une adaptation et le roman original car comme pour le Hobbit, la version filmée fourmille de tas de petites choses en plus que l’on ne retrouve pas dans le roman et ce fut le cas avec La trilogie de Corfou – Tome 1 – Ma famille et autres animaux de Gerald Durrell (ICI). Malgré tout, cela reste un roman bourré d’humour, avec des personnages que l’on dirait tout droit sorti de l’imagination d’un auteur fantasque alors qu’ils sont bien réels, comme quoi, le réalité dépassera toujours la fiction.

Dernier tome publié pour le moment des enquêtes de Lizzie Martin et de son époux, l’inspecteur ben Ross avec Le brouillard tombe sur Deptford de Ann Granger (ICI). Cette sixième aventure ne souffre pas de temps mort, il se lit avec avidité et on prend toujours plaisir à suivre Lizzie dans ses petites enquêtes sur le côté, aidant son mari du mieux qu’elle peut. Un très bon moment de lecture, une résolution que je n’ai pas vu venir, des incursions dans le monde d’en bas, le Londres des abysses (mais pas encore au fond des abysses) et dans la haute société.

Même si notre petit détective ne sera jamais la copie conforme A.O.C de celui de A. Christie, je ne suis pas contre que l’on édite des nouvelles aventures, la preuve avec Meurtres en majuscules [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] de Sophie Hannah (ICI). ce premier tome met en scène un Hercule Poirot bien plus élaboré que le suivant, possède une intrigue bien tarabiscotée qui bouscule le lecteur et les codes habituels du roman policier.

Mycroft Holmes de Kareem Abdul-Jabbar (ICI) était déjà au programme pour le Mois Anglais de 2017 et comme vous le voyez, il a eu du retard. De toute façon, il ne pouvait pas concourir puisque la majorité de l’action se déroule à Trinidad. Quelques longueurs, dans ce roman, parfois un manque de rythme et un Mycroft un peu trop fleur bleue, mais bon, dans l’ensemble, ça peut aller si on n’est pas trop regardant ou trop difficile…

Bilan Mensuel :  21 romans + 13 relectures = 34 romans !

  1. L’héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [LC avec Bianca]
  2. Le Hobbit : J.R.R. Tolkien
  3. Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel : Gérard Dole
  4. Aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien : Bellocq-Poulonis
  5. Cheval de guerre : Michael Morpurgo
  6. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper
  7. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [LC avec Bianca]
  8. Agatha Raisin enquête – Tome 03 – Pas de pot pour la jardinière : M. C. Beaton
  9. Agatha Raisin enquête – Tome 04 – Randonnée mortelle : M.C. Beaton
  10. Christmas pudding : Nancy Mitford
  11. Mon Ami Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moens
  12. Les passe-temps de Sherlock Holmes : René Réouven
  13. Blackwing – Tome 1 – La marque du corbeau : Ed McDonald
  14. Le sang du Suaire : Sam Christer [Défi CannibElphique]
  15. Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit : Mark Haddon [LC avec Bianca]
  16. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove
  17. Le Meilleur Ennemi de Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moëns
  18. La trilogie de Corfou – Tome 1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell
  19. Le brouillard tombe sur Deptford [Saga Lizzie Martin 6] : Ann Granger
  20. Meurtres en majuscules [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] : Sophie Hannah
  21. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar

Relectures : 13 romans relus

  1. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T1 : Le requin de la Tamise
  2. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T2 : Le tueur dans le fog
  3. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T3 : Le secret de l’île aux chiens
  4. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T4 : Les meurtres du Titanic
  5. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T 5 : L’otage de fräulein doktor
  6. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau
  7. Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  8. Les dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  9. Watson et Holmes : June Thomson
  10. Défi à Sherlock Holmes : Béatrice Nicodème
  11. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser
  12. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti
  13. Sherlock Holmes revient : Yves Varende

Bilan Mensuel : 4 Mangas

  1. Vinland Saga – T03 : Makoto Yukimura
  2. Vinland Saga – T04 : Makoto Yukimura
  3. Vinland Saga – T05 : Makoto Yukimura
  4. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso

Bilan Mensuel : 5 Films et 5 reportages

  1. [FILMS] Gladiator – Le film qui pénétra dans l’arène : Ridley Scott (2000)
  2. [FILMS] Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell (1994)
  3. [FILMS] Bridget Jones’s Diary – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes : Sharon Maguire (2001)
  4. [FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !
  5. FILMS] Monty Python and the Holy Graal – « Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire » de Terry Gilliam et Terry Jones (1975)
  6. Sherlock Holmes : L’héritage (2013)
  7. Jack l’Éventreur – L’invention du serial killer : Faits divers à la Une ARTE (2017)
  8. Sherlock Holmes contre Conan Doyle (France 5 – Février 2018)
  9. Sur la piste de Jack l’Éventreur (2015)
  10. Dossiers secrets – Jack L’Éventreur : National Geographic (2009)

Sherlock Holmes revient : Yves Varende

Titre : Sherlock Holmes revient

Auteur : Yves Varende
Édition : Fleuve Noir (1996)

Résumé :
1904. Tandis que le docteur John H. Watson se consacre à sa dernière épouse et à sa clientèle, Sherlock Holmes quitte sa retraite des Sussex Downs pour reprendre sa carrière de détective consultant à Baker Street.

Le monde et la pègre ont évolué.

Loin des yeux de son habituel biographe, le quinquagénaire gentleman victorien va vivre quelques-unes de ses plus prodigieuses aventures avec un jeune et mystérieux assistant, Barry Taxon…

Ces enquêtes inédites en français ont été proposées par les polygraphes berlinois des Dossiers secrets du Détective Mondial, de 1907 à 1911, puis par leurs adaptateurs hollandais des Harry Dickson.

Six courts romans étonnants, pleins d’humour, de péripéties surprenantes et de personnages hors du commun, révèlent l’activité inconnue du prestigieux limier avant son duel avec Von Bork, l’espion du Kaiser.

Critique : 
Rendons à César ce qui lui appartient et mettons les choses au point une fois pour toute !

Une arnaque de plus ? Oui, un peu… Qui a dit beaucoup ? Un chocolat pour la personne.

Le livre ne vaut pas un bon Conan Doyle et il aurait mieux fait de s’intituler « Harry Dickson revient », cela aurait été mieux avec cette identité dans le titre parce que Holmes n’est pas à sa place ici.

En lisant le livre, on a vraiment l’impression de découvrir de nouvelles traductions des aventures du « Sherlock Holmes américain » (Harry Dickson, donc) dont l’auteur aurait inscrit Sherlock Holmes en lieu et place d’Harry Dickson (parce que ça se vend mieux ?).

J’ajouterai que l’assistant de Holmes se nomme Barry Taxon… Un nom à coucher dehors et ce n’est pas la première fois que je retrouve cet assistant, notamment dans d’autres pastiches dilués où il prénommait Harry Taxon (dans la série des « Sherlock’s Story » et dans « Les triomphes de Sherlock Holmes).

Comme l’auteur se plaît à le mentionner, on avait interdit à l’époque d’utiliser le nom de « Sherlock Holmes » sur la page couverture mais on n’avait jamais mentionné l’obligation de ne pas l’utiliser à l’intérieur non plus.

Nous retrouvons donc Holmes en compagnie d’un jeune élève du nom de Barry Taxon. Il a décidé de quitter ses chers abeilles et de combattre le crime encore une fois. Oui, une fois de plus, c’est à un Holmes vieillissant que nous avons affaire.

Avec un jeune, il aurait fallu le bon vieux Watson… Et là, on voulait un Taxon… Taxons tout cela de mauvais goût.

Malheureusement, les enquêtes racontées ici ne sont pas de la trempe de Conan Doyle ou d’autres bons pasticheurs et je me suis ennuyé du Docteur Watson tout au long de ma lecture. Oui, le brave docteur m’a manqué.

Il est facile pour un écrivain de notre époque de prêter des dons de clairvoyance à Holmes sur l’évolution de l’espèce humaine, mais cela enlève le cachet si personnel et si charmant de l’époque.

Donc, à lire si vous le voulez vraiment… Si vous avez un côté maso, comme moi…

PS : vous avez le droit de sauter des pages !!!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

The English Month is finish… Fuck ! – Bilan de la Saison 7 – Juin 2018

Fuck, le Mois Anglais est terminé, mes vacances aussi, demain, je reprend le collier et j’ai le moral dans les chaussettes rien que de savoir que mon mois préféré de l’année (je ne rigole pas) est fini.

Évidemment, je n’ai pas lu ou visionné tout ce que je voulais voir, vous comprenez bien que ce serait impossible, mais j’ai tout de même puisé allégrement dans cette liste, j’en ai éliminé aussi, parce que dès le début de la lecture, je me suis rendue assez vite que ces Sherlock Holmes se dérouleraient au États-Unis (et avec auteur américain) ou à Paris (auteur français).

Alors, bilan final de ce Mois Anglais ? Carton plein, burn-out assuré et assumé, second meilleur score pour cette 7ème saison (j’ai loupé la première), beaucoup de relectures holmésiennes et de lectures holmésiennes tout court.

Une fois de plus, j’ai mis Holmes et Jack The Ripper à l’honneur.

Et une fois de plus, j’ai consommé des litres de café pour y arriver et j’ai mis au travail mon staff de secrétaires et de petites mains, ceux qui dorment à la cave…

Scores des Mois Anglais :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)
  • 2018 : 53 billets !!!! (2ème meilleur score !)

Bilan final pour ce Mois Anglais de juin 2018 :

  1. Les âges sombres : Karen Maitland [LC avec Bianca]
  2. Enquêtes d’Alfred et Agatha – 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy
  3. Les diables de Cardona : Matthew Carr
  4. L’héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [LC avec Bianca]
  5. Le Hobbit : J.R.R. Tolkien
  6. Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel : Gérard Dole
  7. Aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien : Bellocq-Poulonis
  8. Cheval de guerre : Michael Morpurgo
  9. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper
  10. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [LC avec Bianca]
  11. Agatha Raisin enquête – Tome 03 – Pas de pot pour la jardinière : M. C. Beaton
  12. Agatha Raisin enquête – Tome 04 – Randonnée mortelle : M.C. Beaton
  13. Christmas pudding : Nancy Mitford
  14. Mon Ami Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moens
  15. Les passe-temps de Sherlock Holmes : René Réouven
  16. Blackwing – Tome 1 – La marque du corbeau : Ed McDonald
  17. Le sang du Suaire : Sam Christer [Défi CannibElphique]
  18. Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit : Mark Haddon [LC avec Bianca]
  19. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove
  20. Le Meilleur Ennemi de Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moëns
  21. La trilogie de Corfou – Tome 1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell
  22. Le brouillard tombe sur Deptford [Saga Lizzie Martin 6] : Ann Granger
  23. Meurtres en majuscules : Sophie Hannah [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] : Sophie Hannah
  24. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T1 : Le requin de la Tamise
  25. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T2 : Le tueur dans le fog
  26. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T3 : Le secret de l’île aux chiens
  27. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T4 : Les meurtres du Titanic
  28. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T 5 : L’otage de fräulein doktor
  29. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau
  30. Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  31. Les dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  32. Watson et Holmes : June Thomson
  33. Défi à Sherlock Holmes : Béatrice Nicodème
  34. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser
  35. Vinland Saga – T03 : Makoto Yukimura
  36. Vinland Saga – T04 : Makoto Yukimura
  37. Vinland Saga – T05 : Makoto Yukimura
  38. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso
  39. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti
  40. Sherlock Holmes revient : Yves Varende
  41. [FILMS] Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell (1994)
  42. [FILMS] Bridget Jones’s Diary – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes : Sharon Maguire (2001)
  43. [FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !
  44. FILMS] Monty Python and the Holy Graal – « Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire » de Terry Gilliam et Terry Jones (1975)
  45. Sherlock Holmes : L’héritage (2013)
  46. Jack l’Éventreur – L’invention du serial killer : Faits divers à la Une ARTE (2017)
  47. Sherlock Holmes contre Conan Doyle (France 5 – Février 2018)
  48. Sur la piste de Jack l’Éventreur (2015)
  49. Dossiers secrets – Jack L’Éventreur : National Geographic (2009)
  50. [SÉRIES] Broadchurch – Saison 3 – La série qui te scotche à l’écran
  51. [SÉRIES] The Durrells – Saison 1 – La série qui ensoleille ta journée
  52. [SÉRIES] Grantchester – Saison 2 – La série qui me donne envie de me mettre à genoux devant le beau pasteur
  53. [SÉRIES] Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur

 

Sont passés à la trappe (31) :

  1. Maudit mercredi – Jour où les jeunes filles rencontrent la mort : Nicci French [ROMAN]
  2. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  3. La faucheuse – Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman [ROMAN]
  4. Sherlock et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret [ROMAN] 
  5. Le détective voléRené Réouven [ROMAN] – se déroulait à Paris !
  6. Conan Doyle contre Sherlock Holmes : Emmanuel Le Bret [ROMAN]
  7. Sherlock & Moria – T1 : L’initiation : R. Pearson [ROMAN] – 100% Américain !
  8. Golem, Le tueur de LondresPeter Ackroyd [ROMAN]
  9. Une autre histoire : Sarah J. Naughton [ROMAN]
  10. L’Esprit des morts : Andrew Taylor [ROMAN]
  11. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  12. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar [ROMAN] – En cours, pas anglais
  13. La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 : Michel Faber [ROMAN]
  14. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  15. L’affaire Mina Morten : Bob Garcia [ROMAN]
  16. La disparue d’Angel Court – Charlotte et Thomas Pitt 30 : Anne Perry [ROMAN]
  17. Malédiction maison Foskett – Middleton et Grice 2 : Kasasian [ROMAN]
  18. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  19. Lady Helen – T01 – Le Club des Mauvais Jours : Goodman [ROMAN]
  20. Les mortes-eaux : Hurley [ROMAN]
  21. Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne Victoria : Chesney [ROMAN]
  22. La frontière du loup : Sarah Hale [ROMAN]
  23. Les détectives du Yorkshire – T1 : Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman [ROMAN]
  24. Steampunk Chronicles – T1 – L’étrange pouvoir de Finley Jayne : Kady Cross [ROMAN]
  25. L’Affaire Jack l’Éventreur : Coudurier  Christian [ROMAN]
  26. Le Patient anglais – Le film à regarder avec de la Biafine ? (1996) [FILMS]
  27. Orgueil et Préjugés – Le film avec le beau Darcy ! (2005) [FILMS]
  28. La Mort aux trousses – Le film qui… Cours Forest, cours !! (1959) [FILMS] – Considéré comme film Américain même si de Hitchcock
  29. Sueurs froides – Le film à regarder un jour de canicule ? (1958) [FILMS] – Considéré comme film Américain même si de Hitchcock
  30. Le Docteur Jivago – Le film qui te dit « J’y va , go » ! (1965) [FILMS]
  31. Batman – Gotham by gaslight – Le film qui à qui le chauve sourit (2003) [FILMS]