Sept nains : Wilfrid Lupano & Roberto Ali

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Titre : Sept nains

Scénariste : Wilfrid Lupano
Storyboard : Jérôme Lereculey
Dessinateur : Roberto Ali

Édition : Delcourt (2015)

Résumé :
Sept nains sont bouffons et amuseurs à la cour d’un roi qui fête l’anniversaire de Blanche, sa fille chérie, née d’un premier mariage.

Acrobaties, pitreries, jonglage, tout y passe. Hélas pour eux, la blague de trop va vexer la reine et décider de leur destin.

Les voilà exilés du château, condamnés à la mine. C’est pour eux le début d’une longue descente aux enfers. Mais bon ou mauvais, ils n’ont pas dit leur dernier mot…

dc7Critique :
Sept nains bouffons ont eu le malheur de froisser la reine en riant des femmes d’un certain âge et les voilà exilés dans une cabane au fond (du jardin ?) des bois et obligé d’aller bosser dans leur mine.

Pas de chance… Sale temps pour les petits hommes, les nains de jardins.

Je connais depuis longtemps le concept des albums « Sept » et le talent de Wilfrid Lupano qui dans ses autres séries a un humour assez fin, cynique, mais ici, je pense qu’il n’était pas au top de sa forme, le pauvre homme.

Alors oui j’ai souri, alors oui j’ai bien aimé cette nouvelle approche de l’histoire de Blanche-Neige, à cent lieues de celle de papa Walt Disney, avec des nains libidineux, puant, s’astiquant sans doute le manche de pelle sous leurs couvertures remplies de vermine grouillante.

Rhô, le coup du miroir magique, j’en ris encore, mais…

Oui, il a un mais, un ver dans la pomme de la sorcière parce que ma foi, c’est un peu lourd niveau humour et j’ai été habituée à du plus fin avec Lupano.

Autre soucis, il me semble, c’est l’inconstance du chasseur, qui, le pantalon baissé pour se farcir la jolie Blanche-Neige au lourdes mamelles tentantes, se dit qu’avant de la tirer, il pourrait tout aussi bien bander son arc pour se faire la jolie biche qui passait par là, sans même avoir peur de tout le bruit que ce rustre avait fait, sans oublier la Blanche-Neige qui gueulait aussi que non, bas les pattes.

La reine règne en despote, ça, c’est normal, qu’elle veuille se débarrasser de la fille illégitime de son mari de roi – qui a disparu, le crétin – parce qu’âgée de 18 ans, elle est bêêêêêêlllle et lui fait de l’ombre, mais son revirement soudain n’est pas très en phase avec le caractère de la tyrannique dame.

Alors je dis oui pour cette nouvelle version de Blanche-Neige de Disney, parce que celle des frangins Grimm était vachement sombre, mais j’eusse aimé de l’humour plus fin, moins trash, moins lourd, moins grivois.

Bref, il y avait à boire et à manger, mais les mets étaient un peu lourds, dommage.

Malgré tout, connaissant les autres œuvres de monsieur Lupano, je me ferai un plaisir de les relire.

Étoile 2

RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Pottsville, 1280 habitants : Jim Thompson

Pottsville 1280 habitants - Jim Thompson

Titre : Pottsville, 1280 habitants

Auteur : Jim Thompson
Édition : Payot et Rivages (2016)
Édition originale : Pop. 1280 (1964) – Série noire N°1000 (1966) – Folio policier N°26 (1998)

Résumé :
Shérif de Pottsville, 1280 habitants, Texas, au début du vingtième siècle, Nick Corey mène une vie routinière pas trop fatigante dans la mesure où il évite de se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public.

Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et aux prochaines élections, il pourrait perdre sa place. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

goldmedal_pop1280Critique :
Enfin la traduction intégrale de ce monument du roman noir ! Bon sang, je dis pas que ça me manquait, mais je dis pas que ça me manquait pas non plus, comme le dirait si bien notre shérif Nick Corey.

— Tu vois, Ken, je dirais pas que t’as tort, mais j’affirmerais sûrement pas que t’as raison non plus.

Évidemment, je n’ai plus eu le plaisir de la surprise avec Nick Corey puisque j’avais lu sa version tronquée de chez Folio « 1275 âmes », malgré tout, cela reste jubilatoire de relire ce livre où l’humour noir se balade allégrement dans les pages.

Aucun soucis avec le récit au présent hormis au départ, lorsque le shérif Nick Corey nous parle qu’il avait suivi le conseil du shérif Ken Lacey au sujet des toilettes publiques…

Là je me suis dit « Mais il allait chez Ken Lacey pour tout autre chose que les soucis avec les toilettes publiques » et puis ça fit Tilt ! Il nous racontait sa dernière visite !

Maintenant que j’ai lu le récit en entier, je trouve que le travail de traduction est magnifique, plus de passage caviardé, on a l’intégrale du voyage en train, que je n’avais eu connaissance qu’en lisant le roman de Jean-Bernard Pouy.

– Ouais, il y a quelqu’un dans les toilettes.
– Elle y est entrée il y a un instant à peine. Une femme nue montée sur un poney à robe tachetée.
– Ah… Mais comment ça se fait qu’une femme soit entrée dans les toilettes pour hommes ?
– C’est à cause du poney, il me répond. Lui aussi, il avait envie de pisser.

Oh my god, le récit se déroule en 1917 ! On le déduit aisément en lisant « Alors, comment ça se passe, est-ce que les bolcheviques vont renverser le tsar ? ». Purée, quand on caviardait à l’époque, on caviardait !

Grosse erreur d’avoir laissé le texte amputé de certains morceaux dans la réédition de Folio parce que Jim Thompson a une plume souvent citée, mais non encore égalée et dans ce roman, il nous le prouve par A+B.

Son écriture fait mouche parce que l’on rit, on sourit, on se demande où notre gros balourd de Nick Corey va nous emmener avant de se prendre un coup de poing dans la gueule en découvrant que…

Chaque page est un florilège de scepticisme, de pessimisme, d’ironie, de sarcasmes, de cynisme, de subtilités, de sadisme, le tout roulé dans la roublardise et trempée dans de l’hypocrisie.

On trouve toujours des gens prêts à salir un honnête homme, même s’ils n’ont pas le moindre début de preuve de quoi que ce soit.

— Vas-tu te mettre, oui ou non, à faire respecter la loi ?
— Bien sûr que oui ! Je ne ferai plus que ça, c’est certain !
— Parfait, je suis soulagé de l’apprendre.
— Oui, parfaitement ! Je vais vraiment commencer à sévir. À partir de maintenant, tout contrevenant à la loi aura affaire à moi. À la condition, bien sûr, qu’il s’agisse d’un Noir ou d’un petit Blanc fauché qui n’a pas les moyens de payer l’impôt électoral.
— Voilà une déclaration plutôt cynique, dis-moi !
— Moi, cynique ? Allons, voyons, Robert Lee. Qu’est-ce qui pourrait bien me rendre cynique.

Un roman que je conseillerais à ceux ou celles qui voudraient découvrir les romans noirs en commençant par un qui est noir comme un café serré mais jubilatoire de par ses dialogues et ses situations cocasses.

Quant aux personnages, on n’en retrouvera jamais des pareils ! Nick Corey est un admirable demeuré, sa femme une garce, son beau-frère Lennie un débile, ses maîtresses, des femmes qui ont le feu au cul, le shérif Ken Lacey du comté voisin, un tyran aux bons conseils et ses administrés, des gens qui se foutent de lui.

Je n’ai jamais eu d’autre métier que celui de shérif. C’est tout ce que je sais faire. Autrement dit, je ne sais rien faire.

En moins d’une minute, elle a tellement embrouillé les idées de cet idiot de Lennie qu’il ne serait plus capable de retrouver ses fesses, même si elles faisaient sonner des clochettes.

Un roman noir où les cadavres se ramasse à la pelle, où le racisme est roi puisque nous sommes dans le Sud, où le shérif est un feignant de premier ordre, passant son temps à manger, à faire des siestes, à ne pas trop en faire sauf quand il honore ses maîtresses. Bref, il est amoral et possède tous les vices.

Ce que je pense, c’est qu’elle doit avoir des fourmis dans le fri-fri ou des cafards dans le falzar, une tracasserie de ce genre-là. En tout cas, il me semble urgent de faire quelque chose avant que sa culotte ne prenne feu et ne provoque un incendie sur le champ de foire, déclenchant une panique telle que des milliers de gens pourraient périr piétinés, sans parler des dégâts matériels. Et je ne vois qu’un seul moyen d’empêcher ça.

On devrait le haïr et on l’apprécie tout de même. J’ai honte de le dire, mais je n’ai jamais pu m’empêcher de rire et de battre des mains en criant « encore » ! J’ai honte…

Un grand roman noir, un grand auteur et c’est malheureux d’avoir dû attendre jusqu’en 2016 pour en avoir sa traduction non caviardée. Je remercie d’ailleurs Jean-François Guérif et Jean-Paul Gratias pour ce joli cadeau.

— La prochaine fois qu’ils te donnent seulement l’impression de vouloir te chambrer, tu leur balances un coup de pied dans les balloches, aussi fort que tu peux.
— Hein ? Mais ça fait rudement mal, non ?
— Tu parles ! Pas si tu portes une bonne paire de bottes qu’ont pas un seul trou nulle part.
— C’est ça, ajoute Buck. Faites bien attention que vous ayez pas d’orteils qui dépassent, et vous sentirez rien.

Décapant ! Hilarant ! Un roman bien noir et cynique, où l’on rit (jaune) très souvent… Un régal en version intégrale.

— Rose, tu devrais arrêter de jurer comme un charretier. Ça risque de t’échapper à un moment gênant.
— Ouais, t’as raison bon sang ! C’est la faute à Tom, ce salopard de fils de pute, mais tu peux être foutrement sûr que je vais faire de mon mieux pour m’améliorer, bordel de Dieu !
— Parfait, Je vois que cela ne posera pas trop de problèmes.

— La prochaine fois qu’ils te donnent seulement l’impression de vouloir te chambrer, tu leur balances un coup de pied dans les balloches, aussi fort que tu peux.
— Hein ? Mais ça fait rudement mal, non ?
— Tu parles ! Pas si tu portes une bonne paire de bottes qu’ont pas un seul trou nulle part.
— C’est ça, ajoute Buck. Faites bien attention que vous ayez pas d’orteils qui dépassent, et vous sentirez rien.

Étoile 5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US » chez Noctembule et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

BILAN - Coup de coeur

RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires : BILAN [Août]

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Mon bilan de lecture [Août] pour le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Récapitulatif Juillet : 3278 pages lues
Semaine 1 – du lundi 04 juillet au dimanche 10 juillet (1082 pages lues)
Semaine 2 – du lundi 11 juillet au dimanche 17 juillet (1153 pages lues)
Semaine 4 – du lundi 25 juillet au dimanche 31 juillet (1043 pages lues)

– Catégorie Tongs et paréo : je lis au moins 500 pages par semaine, je me fixe un ou plusieurs défis en plus, et les livres comme ils me viennent en fonction de mes défis – Défi : Lire des mangas et avancer dans les grosses séries telles One Piece et Détective Conan + lire des bédés de la bibli

Semaine 5 – du lundi 1er août au dimanche 07 août (1817 pages lues)

  1. Sombre Vallée : Thomas Willmann (337 pages)
  2. Bondrée : Andrée A. Michaux (296 pages)
  3. Les initiés : Thomas Bronnec (234 pages)
  4. One Piece – Tome 1 (207 pages)
  5. One Piece – Tome 2 (195 pages)
  6. One Piece – Tome 3 (195 pages)
  7. Détective Conan – Tome 1 (182 pages)
  8. Détective Conan – Tome 3 (182 pages)
  9. Berserk – Tome 1 (223 pages)

Semaine 6 – du lundi 08 août au dimanche 14 août (2408 pages lues)

  1. One Piece – Tome 4 (189 pages)
  2. One Piece – Tome 5 (189 pages)
  3. One Piece – Tome 6 (185 pages)
  4. One Piece – Tome 7 (185 pages)
  5. Détective Conan – Tome 4 (180 pages)
  6. Détective Conan – Tome 5 (180 pages)
  7. De capes et de crocs – Intégrale – Actes III – IV (102 pages)
  8. De capes et de crocs – Intégrale – Actes V – VI (95 pages)
  9. Maus – Intégrale (296 pages)
  10. Fables – T1 – Légendes en exil (132 pages)
  11. Évangile du serpent – Prophéties I : Bordage (675 pages)

Semaine 7 – du lundi 15 août au dimanche 21 août (1192 pages lues)

  1. Detective Conan – Tome 14 (180 pages)
  2. Detective Conan – Tome 15 (192 pages)
  3. Detective Conan – Tome 16 (180 pages)
  4. De capes et de crocs – Intégrale – Actes VII – VIII (112 pages)
  5. Pottsville, 1280 habitants : Jim Thompson (270 pages)
  6. Moi, René Tardi prisonnier de guerre au Stalag IIB : Jacques Tardi (160 pages)
  7. Ekhö monde miroir – T3 –  Hollywood Boulevard : Arleston & Barbucci (48 pages)
  8. Albator, dimension voyage – T2 (146 pages)
  9. Sept nains : Wilfrid Lupano et Roberto Ali (64 pages)

Évangile du serpent – Les Prophéties I : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

Évangile du serpent - Bordage Pierre

Titre : Évangile du serpent – Les Prophéties I

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Diable Vauvert (2001) / Folio Gallimard (2003) – 675 pages

Résumé :
Un christ et quatre évangélistes : Pierre Bordage transcrit le Nouveau Testament dans l’univers des médias fous et du XXIe siècle naissant.

Matthieu, Marc, Luc et Jean s’appellent ici Mathias, tueur professionnel manipulé par une police parallèle, Marc, journaliste fatigué par ses propres lâchetés, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, le disciple des premiers jours jaloux de ses privilèges.

Tous les quatre éclairent de leur trajectoire l’avènement d’un jeune Indien d’Amazonie élevé dans l’Aubrac.

Par la chaleur de sa présence, le jeune homme sauve, guérit et réunit autour de lui des dizaines de milliers de fidèles en quête d’une nouvelle alliance.

Dans la chaleur moite d’une Europe en proie aux dérèglements climatiques, le mouvement se transmet comme une lame de fond qui déverse sur les routes des foules de curieux abandonnant leurs possessions et leurs vêtements.

ADN serpentCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
♫ Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs ♫ Reprenez avec moi tous en cœur ♪

Ma foi, si Vaï-Ka’i (non je ne suis pas enrhumée), le Maître-esprit, indien Desana de la forêt amazonienne avait présenté la chose ainsi, sans doute que les biens-pensants et ceux à la tête de nos pays lui auraient fichu une paix royale.

Pas de bol, il n’en fut pas ainsi, mais au final, tant mieux ! Ça nous fait une histoire à lire.

Je vous fera mon acte de contrition en vous avouant qu’au départ, j’ai eu du mal à entrer dans le roman sans doute à cause des chapitres en alternance pour les 4 personnages « principaux ». Chapitres présentés comme les Évangiles.

Deux histoires qui s’alternent, c’est motivant, c’est frustrant, mais un véritable plaisir nait de cette frustration, tandis qu’ici, le temps qu’on arrive au 4ème personnage, on a déjà tout oublié du lieu où se trouvait le premier et ce qu’il faisait quand on revient à lui.

Je trimais donc, et puis tout à coup, paf, le Saint-Esprit s’est rappelé qu’il devait m’éclairer et là, plus aucun soucis de lecture et je l’ai terminé en ne le lâchant plus, en le dévorant, en me gorgeant des mots de l’auteur et des vérités qu’il balançait dans ses pages.

Sous le couvert d’un thriller au relents SF (dérèglements climatiques), l’auteur dresse une critique amère mais vraie de notre société de consommation, de l’Occident et de ses squelettes dans les placards, de l’Église (l’institution) et de ses représentants qui représentent très mal Celui qu’ils sont censés servir.

— Les péchés, les règles, les absolutions, les rites, ce sont des inventions des prêtres pour couper chaque être humain de sa source et l’expulser de son jardin.

En tout cas, jamais l’auteur ne tombe dans l’écueil de rendre Dieu et les religions responsables de nos maux, mais donne les noms des véritables coupables puisque, lorsque l’on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage.

— Ici, ce n’est pas toi qui décides de ce qui est bien et de ce qui est mal.
— Non, c’est le prophète, le Coran.
Hakeem hocha la tête d’un air dubitatif.
— Pas le Coran, l’interprétation qu’on en fait.
— J’ai l’impression que tu n’es pas toujours d’accord avec l’interprétation qu’en font certains, avança Mathias.

Je conseillerais la lecture de ce roman à ceux qui n’ont pas encore compris que Dieu et les religions n’étaient que les boucs émissaires, des excuses, des prétextes utilisés par ceux qui veulent justifier leurs violences et exactions et que dans le fond, tout est politique.

— Ça, ce sont les fables qu’on sert aux médias et aux populations. Les Américains vont toujours là où se trouvent leurs intérêts. Et si leur intérêt est de soutenir une révolution islamique quelque part dans le monde, ils n’ont aucun scrupule à le faire. Les Talibans n’auraient jamais accédé au pouvoir sans l’appui des Pakistanais, donc des Américains. Le contrôle des pipe-lines, de l’acheminement du pétrole, tu comprends ?

On veut tout posséder, on ne veut rien perdre et on a peur de tout, surtout des autres.

— On peut gagner de l’argent sans être corrompu…
— Sans doute, mais il faut être prêt à renoncer à tout. À son confort, à ses habitudes, à ses certitudes. Qui, autour de cette table, accepterait de tout plaquer pour être en totale conformité avec lui-même ?

Entre nous, si Vaï-Ka’i existait vraiment, ou si, par une opération de magie, je me retrouverais transposé dans le roman, je ne le suivrais pas !

Non pas que son enseignement n’est pas bon, il a raison dans le fond, mais premièrement, je déteste les foules, parce que suivre la masse n’est pas mon crédo et deuxièmement, je n’ai nullement l’intention de me promener cul nu !

Un roman coup de poing dans le plexus, même si on savait déjà ce qui est dit, voir que d’autres ont compris, ça fait du bien.

— De tout temps, on s’est servi des extrémismes religieux pour envahir des territoires, pour contrôler les richesses naturelles, les populations, les frontières.
— Avec le risque non négligeable que ceux que vous croyez manipuler échappent à votre contrôle et se retournent contre vous. C’est déjà arrivé dans le passé, les exemples sont légion dans le présent, ça risque de se reproduire dans le futur.

Un roman qui, bien que datant de 2001, est toujours d’actualité, il lui colle bien, même. Un roman où les personnages sont bien distincts (un journaliste, une prostituée du Net, un tueur à gage et un disciple qui aiment ses privilèges) et n’ont rien d’enfants de cœur, mais nos zigotos évoluent, changent, et c’est tant mieux.

S’habillant le plus souvent en écolière, jupe plissée à carreaux, chemisier, couettes, sous-vêtements de coton blanc – un franc succès […]

Un roman écrit avec une plume cynique, amère, une critique bien sentie de notre société et de notre mode de pensées, d’actions, sur nos peurs, le tout sans donner de leçon.

— Sans doute que les stratèges détournent l’attention sur un ennemi fantasmatique pour mieux promulguer certaines lois, pour mieux faire passer les potions amères, tu sais, certaines décisions qu’on dit impopulaires.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix Bob Morane du meilleur roman francophone en 2002), Le Pavé de l’Été chez Sur Mes Brizées (675 pages) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Pourquoi je l’ai choisi :
Nous avons suivi avec ma binômette, les bons conseils d’un certain bloggeur influent : Yvan

Synopsis :
 » Et vous, César, Napoléon, Adolphe, Joseph, Bill, Vous les soldats, les conquérants de l’inutile, Qu’avez-vous fait du jardin des hommes ? Des chemins de folie qui retournent à Rome , Des arcs de triomphe, des monuments aux morts, des chaînes, des barbelés, des miradors, Déluge, déluge, déluge…  »

Jeune Indien d’Amazonie élevé en Lozère, Vaï Ka’i incarne la sagesse du serpent double, symbole chamanique de l’ADN. Il prône l’abandon des possessions, le respect de la Terre et accomplit des miracles. Quatre évangélistes, Mathias, tueur à gage, Marc, journaliste désabusé, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, premier disciple, racontent celui que la presse surnomme bientôt le Christ de l’Aubrac…

Grand roman contemporain humaniste, aventure littéraire inoubliable, L’Évangile du Serpent transpose le Nouveau Testament dans notre présent.

Les personnages :
Mathias, Marc, Lucie, Yann : un quatuor qui se glisse dans l’air du temps: Notre temps, celui de la violence, des désillusions, de la déchéance…Et Vaï Ka’i de relever le niveau, par sa seule présence…

Un contraste entre cette vie tourbillonnante et le calme serein de ce nouveau Jésus qui a le mérite de nous titiller, de vouloir nous faire voir une autre façon de vivre, de penser, de rêver même.

Chacun de ses personnages a une histoire, un passé. Ils sont aux antipodes dans leur façon de vivre, et malgré cela, on arrive à s’attacher d’une certaine manière à eux, à ressentir leurs émotions et si on ne les aime pas toujours dans leurs imperfections, on suit avec intérêt et compréhension leur cheminement.

Ce que j’ai ressenti:… Un projet ambitieux…
Pendant tout ce grand weekend, j’ai marché sur la Toile, emprunté des chemins de croix, assemblé des pièces de puzzles, essayé de visualiser le Grand Œuvre de la vie. J’ai suivi un Serpent, une nouvelle Philosophie, un nouveau Prophète, à moins que je n’ai juste trouvé un vieil Ami, humble et altruiste…

L’amour sincère a le pouvoir immense de réparer les déchirures de la trame. C’est la force la plus puissante dans la Création, infiniment plus puissante que les forces fondamentales qui maintiennent la cohérence de l’univers.

Alors en première impression comme ça, je me dis, que j’ai trouvé que c’était long, mais en le refermant je suis bien obligée de me dire que cet auteur a vraiment du talent! Il pose son intrigue avec intelligence, et en prenant le temps de poser les bases solides de sa trilogie.

Il nous fait connaitre, parfois jusque dans leur intimité, les personnages qui seront les pierres angulaires de cette saga prometteuse.

C’est une fiction oui, mais je lui ai trouvé de drôles d’accents de vérité contemporaine, d’actualités brûlantes, de sujets sensibles…

Et finalement, c’est là qu’est le plaisir, avoir l’opportunité une lecture particulièrement intéressante, aux idées un peu plus poussées que d’habitude…

Cette lecture laisse des traces, puisque c’est le regard plus lourd que nous posons sur notre propre perspective dans cet avenir de capitalisation à outrance…

Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autres choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant , mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes.

Je suis vraiment curieuse de lire la suite des aventures de ses quatre apôtres revisités, car il a bien fallu attendre la toute fin, pour connaitre, enfin, les prémices du second volet, mais là, je veux absolument voir où nous emmène cet auteur !

Je veux poursuivre l’aventure humaine et spirituelle de ce roman d’anticipation, je veux encore me régaler des reparties que l’auteur distille ça et là, comme des miettes de lumières jetés dans les collines françaises, je veux savoir si le Serpent va encore continuer sa chorégraphie hypnotisante…

— C’est la liberté de choix qui donne toute sa valeur aux actes.

Premier livre lu (enfin!) de cet auteur, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin, vu ce que je pense pouvoir deviner de potentiel chez lui…

Nous sommes déjà partantes pour lire la suite avec ma chère binôme et j’ai déjà hâte de voir ce que les autres lectures me réservent de bons mots et de réflexions intenses, une fois la dernière page tournée!

« Je préfère de loin les cyniques aux idéalistes. Les cyniques ont un minimum de recul sur les évènements, appelons ça une certaine marge de sagesse. On ne peux pas transiger avec les idéalistes. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

index LC

L’Évangile du serpent – Les Prophéties I : Pierre Bordage [LC – Impressions de lecture]

Évangile du serpent - Bordage Pierre

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 335) : Moteur diesel…
Ahlàlà, je dois avouer qu’au départ, j’ai cru qu’Yvan m’avait vendu du vent ! Les 120 premières pages où l’auteur plante son décor me semblaient longues, mais longues, comme si mon esprit était ailleurs. Et puis, tout à coup, paf ! Le moteur diesel était chaud et ce fut l’explosion ! Que les pilotes de F1 dégagent de là, je suis à 400 à l’heure !

Impressions de lecture de Stelphique (pages 1 à 335) : Un serpent serpentant sur le serpentin du monde…
Les Serpents ça serpentent, ça prend son temps, prenant des virages et d’autres angles de vues…. Bref, c’est l’impression que ça donne… Une lecture qui traine, exploite des chemins détournés… On suit ce quatuor de personnages avec leurs quotidiens, leurs espoirs, leurs galères… Bon début de mise en place pour une trilogie qui promet de jolies choses….

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 336 à 675) : Moteur à explosion…
Nom de Dieu que je suis contente d’avoir découvert ce livre qui tape là où ça fait mal mais sur les bonnes personnes, les bons gouvernements… L’auteur jamais ne sombre dans l’écueil d’accuser les religions ou un Dieu, un Être suprême ou l’Architecte du Grand Univers (je ne sais comment le nommer) de tous les maux de la terre. Si les gens pouvaient le comprendre, ce serait un grand pas pour l’humanité.

Impressions de Stelphique (pages 335 à fin) : Une grosse impression de longueurs…
Alors ce n’est pas que je m’ennuie, mais j’ai du mal à saisir où va nous mener cette histoire… Je me demande vraiment au cours de toutes ses pages : « Mais quand Est-ce qu’il vont se rejoindre ???!!! » C’est le seul bémol, car vraiment on sent une qualité d’écriture de et de visions politiques et sociales très intéressantes !

Qu’aurais-je bien pu faire ?? À vos plumes… [Mon 1001ème billet !]

Sorry, mon 1000ème billet a été publié hier et je ne le savais même pas.

Tant pis… Comme je ne fais pas de concours, je vais poster ce petit article et vous demander de répondre à ma question « Qu’aurais-je pu faire d’autre devant une situation pareille ?? ».

Vous avez toute liberté de solutions et je vous invite à les noter dans les commentaires…

Il n’y a rien à gagner, juste mon estime et me faire rire. Vous avez jusque la fin du mois, le meilleur aura mes congratulations les plus sincères.

Anybref… Durant mes vacances, je cherche le calme, la tranquillité, la nature sauvage et j’aime aller m’enterrer dans les trous du cul de votre beau pays, chers amis français.

Là où je vais, c’est des beau paysages, des couleurs magnifiques, des petits chemins escarpés, des randos de malade…

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Le calme, la tranquillité, les crampes aux mollets, aux chevilles… Mais…

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Mais que faire lorsqu’on tombe sur ÇA au détour d’une forêt ??

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Mon homme dit que mon premier réflexe n’aurait pas dû être celui de le photographier, mais plutôt de courir… J’en peux rien, j’avais mon smartphone en main pour zapper la chanson et puisque j’étais dans le menu principal, j’ai fait « le petit oiseau va sortir ».

Bon, puisque je suis en train d’écrire ce petit article, vous vous doutez que la confrontation avec la bête fut paisible et non agressive…

Mais qu’auras-je dû faire face à ÇA ??

  • Prendre une photo ? (comme je le fis)
  • Courir comme une malade sachant que je ne cours pas vite et pas longtemps ?
  • Faire la morte ?
  • Hurler après ma mère sachant qu’elle était à plus de 1000 km ?
  • Prier sachant que parmi la multitude en souffrance, mon message ne serait pas entendu ?
  • Téléphoner à Police Secours sachant que le temps qu’ils arrivent, je serais ressortie du ventre de la bête sous forme de crottes ??

À vous de me le dire ou de m’inventer d’autres solutions, même des cochonnes comme lui montrer mes beaux nichons.

 

Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Retour à Baskerville Hall : Chanoinat & Marniquet

Titre : Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Retour à Baskerville Hall

Scénariste :  Philippe Chanoinat
Dessinateur :  Frédéric Marniquet

Édition : 12bis (2011) 

Résumé :
Novembre 1897 dans le Dartmoor, sud-ouest de l’Angleterre. Trois ans après l’aventure du Chien des Baskerville, l’horreur est de retour sur la lande marécageuse du Devonshire.

Les meurtres se succèdent, tous plus terrifiants les uns que les autres et, encore une fois, la sinistre silhouette fantomatique du chien des Enfers sème l’effroi parmi la population de Grimpen.

Mis sur la piste de la bête immonde par un mystérieux corbeau, Sherlock Holmes et son fidèle comparse, le docteur Watson, se rendent de nouveau dans cette région particulièrement inhospitalière, afin de venir en aide à leurs vieux amis, Sir Henry Baskerville et le docteur Mortimer.

Le plus célèbre détective de tous les temps se retrouve face à son plus grand défi : jamais il n’a eu à faire face a une telle entreprise meurtrière !

Quel génie du mal, plus redoutable encore que feu Professeur Moriarty, se cache dans les bourbiers du Dartmoor ? Et si le célèbre résident du 221B Baker Street avait fini par trouver son maître ?…

PlancheA_146856Critique :
Ah, une suite à l’aventure du « Chien des Baskerville », m’étais-je dis en me frottant les mains devant la bande dessinée.

Il y a un os…

Une suite, oui, et une bonne suite, voilà pour le positif.

Le scénariste s’est creusé les méninges et son histoire tient debout, avec juste un soupçon de faux surnaturel et des cadavres comme s’il en pleuvait. De quoi me satisfaire.

C’est pas là qu’est l’os.

Tous les personnages canonique sont présents, hormis les Barrymore, qui sont partis vendre des bicyclettes…

Mortimer, Henry Baskerville, l’ex-madame Stapleton, Beryl (avec un polichinelle dans le tiroir) devenue madame Baskerville, Frankland et sa fille, Perkins, le toutou, Mycroft, madame Hudson, le flacon de la solution à 7%, le pénitencier de Dartmoor et le grand bourbier de Grimpen.

Oui, tout le monde est là. Manque personne à l’appel. Et l’os, il est où ?

Ben, l’os, il se trouve dans le dessin, encore le dessin et toujours le dessin. Lui, il gâche le scénario comme ce n’est pas possible. Voilà le premier point négatif de cette bande dessinée et croyez-moi, c’est là qu’est l’os !

Holmes et Watson sont mal fichus, donnant l’impression que leurs visages sont tordus, celui de Holmes change en deux cases, les autres sont mal fichus, mal dessinés eux aussi.

Pourquoi, lorsque le personnage est étonné, lui dessiner des tas de petites virgules blanches au-dessus de la tête ?? C’est moche et ça ne sert à rien !

Quant aux dessins du chien maudit… Carramba, encore raté !

Damned, n’y a-t-il pas sur cette fichue terre un dessinateur qui serait capable de dessiner un vrai chien qui fasse peur et pas un truc à quatre pattes qui ne ressemble à rien ???

Ou mieux, ne pas le dessiner du tout mais le laisser soupçonner…

Ajouté aux dessins assez sommaires des décors et des personnages vraiment mal fait, cela gâche un peu le bon scénario.

Mais l’autre os, le gros fémur, lui il est dans la relecture… qui n’a sans doute pas eu lieu car il y a moult « fôte dotografffe » ou erreur de calcul.

Ainsi, à la première page on parle de « Aout 1897 », la page suivante il est noté  « Trois mois plus tard, le 12 Novembre 1894 ». Oh purée ! 3 mois plus tard et on retranche trois ans ?

Un plus qui devient un moins, c’était pas dans les équations à une inconnue quand on changeait de côté ??

Niveau fautes d’orthographes, c’est assez violent, quasi une faute par page (et elles m’ont fait mal aux yeux), on a aussi des mots qui disparaissent dans des phrases… Dans mes souvenirs, un membre du forum de la SSHF les avait toutes comptées et il arrivait à plus de 40 pour un album de 47 pages à 14,50€ chez FN**.

Je ne sais pas si tout ceci fut corrigé pour les éditions réimprimées après, mais bon, c’était quand même fort de café.

Autre soucis, la surcharge de phylactères (les bulles) ! On a souvent droit à d’énormes pavés de texte rendant la case tellement chargée que le lettreur a du réduire la taille de la police pour pouvoir tout entrer dans les cadres.

A contrario on a aussi régulièrement des cadres énormes avec juste deux bout de phrases dedans, avec tout plein de blanc entourant les mots.

case 3

D’où un réel déséquilibre dans une page et un côté très laborieux dans la lecture. Une aération du récit aurait été un plus et une relecture aurait aussi permis d’évacuer des détails qui n’ont pas grand chose à voir avec l’intrigue, le rendant ainsi plus facile à suivre.

Pour le scénario, l’auteur revisite un peu le livre original, puisque sa fin doit s’accommoder à la sauce qu’il nous a mitonnée, mais, malgré tout, elle reste plausible.

Il a le mérite de m’avoir surpris avec son final. Même si j’avais le nom du coupable, je n’avais pas tout résolu, loin de là.

Dommage que les dessins merdiques, les erreurs flagrantes, la surcharge des bulles et l’orthographe catastrophique fassent capoter l’œuvre…

Les dessins ne sont pas un délice, hélas, c’est là qu’est l’os (petit arrangement de la phrase de la « Grande Vadrouille » : Il n’y a pas d’hélice, hélas. C’est là qu’est l’os).

Un album qui manque franchement de finition et qui donne l’impression d’avoir été bouclé un peu trop vite, alors que qu’il possède une bonne intrigue et qu’elle est bien menée en plus.

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Sherlock – Tome 2 – Les coquelicots du Penjab : Convard & Le Hir

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Titre : Sherlock – Tome 2 – Les coquelicots du Penjab

Scénariste : Didier Convard & Éric Adam
Dessinateur : Le Hir (Jean-louis)

Édition : Glénat

Résumé :
Le jeune Sherlock Matthews, archéologue de formation devenu détective après le meurtre de sa mère, vient de décrocher sa première grosse affaire : retrouver le chat de la sœur de Mme Hudson, sa gouvernante.

Une enquête indigne de celui qui se fait désormais appeler Sherlock Holmes ! Mais qu’il mènera avec cet étonnant sens de la déduction et ce cynisme las qui feront vite sa réputation.

Sans se douter que cette affaire en apparence inintéressante le conduira bien vite vers un effroyable meurtre… ainsi que vers les plaisirs enivrants de l’opium…

sherlock-tome-2-les-coquelicots-du-penjab PlancheCritique :
Vu ce que j’avais vu dans le premier tome, on ne pouvait pas espérer mieux dans le second, sauf à changer de dessinateur.

Ma critique du premier tome « Sherlock : Révélations » était acerbe, ayant apprécié moyennement le livre à cause des petites erreurs et d’une grosse ficelle.

Je rectifie : le premier tome est magnifique comparé au second !

Oui, dit ainsi ça pourrait laisser induire que j’ai abusé de mojitos, mais non, je vous le jure, j’ai pas abusé de cette boisson et je vous jure qu’on pouvait trouver pire que le premier tome.

Comme quoi, on peut toujours tomber plus bas en lecture ! Certes, ici, c’est de la relecture, mais faut être sacrément maso pour se les refaire !

Je pense qu’ici, se sera la lame froide du scalpel de mon collègue Jack The Reader vous ouvrant le ventre à vif. On va trancher dans le lard !

Nous retrouvons notre jeune Holmes (et plus Matthews) qui s’ennuie et pour tromper son ennui, il flingue un verre de vin quand soudain, sa logeuse, madame Hudson – visage squelettique faisant peur – vient lui annoncer que sa sœur a un problème.

Moi aussi, Hudson j’ai un problème… Non, pas Hudson, Houston ! I have a groooot problem même.

La soeur de madame Hudson, visage très rond, a perdu son chat (♫ C’est la mère Michel ♫) et Holmes lui assure – avec force et conviction – qu’il va le lui ramener, vendant la peau du chat avant même de l’avoir récupéré.

Notre détective qui s’occupe d’une disparition de chat ? Et oui ! Quand je vous disait qu’on pouvait tomber plus bas…

Après une rapide enquête, il découvrira vite que le resto chinois du coin sert du félin au menu, à la place du lapin prévu.

Minute culturelle : c’était pour éviter qu’on ne vende des chats à la place des lapins qu’on obligea les marchands à laisser les pattes garnies de poils aux carcasses des lapins. Là, pas moyen de confondre l’un et l’autre !

Ayant récupéré le rôminet vivant, il fera comme l’inspecteur Columbo et boira une tasse de thé avec le coupable, qui a d’autres activités que la petite restauration et le blanchissage de vêtements.

Comme le gamin lui inspire confiance, le Chinois l’emmènera dans sa petite fumerie d’opium. Sûr que sa petite entreprise ne connaît pas la crise !

Et là, patatras, les scénaristes tombent dans le gros cliché de la mort qui pue en faisant fumer de l’opium à Holmes.

Je pense qu’ils n’ont pas lu « L’homme à la lèvre tordue » (TWIS). Ils auraient dû, cela leur aurait évité une erreur pareille. Vite, Toquéfada, un bûcher et des pieux pour les scénaristes.

Holmes appréciant les plaisirs de l’opium, il revient encore et encore à la fumerie ! Vas-y que je t’en rajoute.

Quel exemple pour la jeunesse et quelle idée les lecteurs qui découvriront la bédé auront du détective. Une bien piètre opinion, c’est sûr.

Alors qu’il fumait son calumet en paix, Holmes est appelé par son ami Chinois qui lui montre le corps d’un autre fumeur, transpercé d’un poignard. Fumer tue, c’est bien connu.

« Il n’y a pas de doute, cet homme est mort ! » s’exclame Holmes en lui tâtant le poignet. Comment ? Il ne l’a pas déduit en découvrant le poignard enfoncé dans le cœur ?

L’opium ralentirait-il ses brillantes facultés mentales, le faisant devenir débile ? À croire que oui.

Mauvais point aussi pour les scénaristes qui font soupirer le détective de bonheur lorsqu’il apprend que le Chinois va se débarrasser du corps dans le fleuve…

Du jamais vu ! Et Holmes laisse faire ça ? Oui, sans problèmes. Sinon, il restait la solution du resto…

Ce petit trait d’humour du Chinois fichera plus la trouille au détective que la perspective d’un cadavre balancé dans les eaux froide de la Tamise. Je n’en reviens toujours pas.

Tout le reste de l’album est affligeant, aussi : Holmes qui se promène en Inde, vêtu de sa cape et de sa deerstalker, sans que cela se remarque. Comme s’il ne savait pas qu’à Rome, il faut vivre comme les romains !

Le détective voyagera aussi à dos d’éléphant avec le même accoutrement, se déguisant juste sur le final. Il passe inaperçu, tout simplement. Ben voyons !

L’enquête avancera très vite, les scénaristes empruntant tous les raccourcis existants, pour finalement trouver le coupable et nous faire lire ses raisons.

Heu, oui, d’accord. Tout ça pour ça ?

Le meurtrier avait ses raisons, je peux comprendre (entre deux bâillements d’ennui) mais je doute de son stratagème pour faire empaler des chiens de garde sur des pieux.

C’est d’un pathos éhonté.

Et comme le disait James Bond lui même : « C’est une connerie ! ».

Pire : Holmes, après avoir été l’hôte du coupable et mangé à sa table, osera lui dire qu’il n’oublie pas qu’il est un assassin…

Un peu tard, jeune homme ! Trop facile de le lui rappeler au moment où tu vas quitter l’Inde et alors que tu connais le destin de cet homme. Les scénaristes s’en tirent par une pirouette.

Oh, tiens, une tête connue dans un lit d’hôpital sur la dernière case !

Si la suite est aussi pénible que ce deuxième opus, vous n’aurez pas besoin de pavot pour vous endormir. A conseiller aux insomniaques.

Heureusement, il n’y a pas de tome 3 ! Alléluia !

étoile 0

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Sherlock – Tome 1 – Révélation : Convard & Le Hir

Titre : Sherlock – Tome 1 – Révélation

Scénariste : Didier Convard
Dessinateur : Jean-Louis Le Hir

Édition :  Glénat BD – 2008

Résumé :
Égypte, 1877. Sherlock Matthiews est un jeune archéologue fantaisiste et indiscipliné, incapable de mener sa vie autrement qu’au gré de ses caprices et autres coups de tête.

Jusqu’au jour où une lettre en provenance d’Angleterre lui annonce le suicide de sa mère. Une terrible nouvelle qui a de quoi faire grandir brutalement le plus insouciant des adolescents…

Terrassé par le chagrin, Sherlock retourne donc au manoir familial, à Bournemouth, afin d’y rendre les derniers hommages à celle qu’il aimait par-dessus tout, et dont il ne parvient pas à comprendre le geste. Et pour cause.

Car si Isadora Matthiews est bel est bien morte la corde au cou, certains détails semblent montrer qu’elle ne se l’est pas passée seule… Sherlock décide alors de mener l’enquête.

Sans deviner qu’il va ainsi donner naissance à un mythe, celui du plus incroyable de tous les détectives, dont l’œil habile et les déductions affûtées n’ont pas fini de fasciner les foules. Et de terrifier les criminels…

SH révélations tome 1 20080313101415_t1Critique :
Alors là, si Norah ne me l’avait pas conseillé, je ne l’aurais jamais acheté pour le mettre dans mes Sherlockonneries !

Déjà la couverture m’avait fait froncer les sourcils lorsque je vis un Anubis squelettique brandir un poignard dans le dos d’un rouquin qui jouait du violon. Gné ??

L’auteur, Didier Convard, je le connaissais pour avoir lu « Le triangle secret », mais pas en tant qu’auteur de bande dessinées sur Holmes.

Ma foi, je l’aimais mieux dans l’ésotérisme du Triangle Secret.

Allez, du courage, réouvrons cet album et respirons bien lentement par le nez pour ne pas…

L’histoire commence en 1877. Sherlock Holmes est jeune (23 ans, si né en 1854) et s’amuse en Égypte à faire des fouilles archéologiques.

Oh, pardon, je m’excuse, je fais erreur : ce n’est pas Sherlock Holmes mais Sherlock Matthiews. Me serais-je trompée de livre ? Heu, non, apparemment pas. Bizarre, bizarre…

Nous apprenons ensuite que ce jeune étudiant fut recalé en mathématique, philosophie et latin mais qui excelle en chimie, physique et botanique… et qui travaille au laboratoire du Saint Bartolomew Hospital (Saint-Barthelemy prend un « h » en français et pas en anglais ?  Bizarre ! Google m’en ajoute un, pourtant « Saint Bartholomew’s hospital ».  Z’ont pas de correcteurs ?).

Là, on remarque que le scénariste a ouvert les premières pages de « Une étude en Rouge ». C’est déjà ça. Oserais-je dire qu’il n’a ouvert que ces premières pages là ainsi que celles du début du Signe des Quatre ? Oui ! Dommage…

Pour les dessins, ils sont rebutants au possible ! Comment est-ce possible de dessiner aussi mal ? Les têtes sont horriblement dessinées, donnant aux personnages des airs mal fichus qui fichent la trouille.

Les plus atteints sont le personnel du manoir des Matthiews : la bouche est entrouverte et les dents ressortent, leur donnant un air maléfique.

Les sourires sont figés, commissures des lèvres pointées vers le bas comme s’ils étaient tous atteint de constipation aiguë depuis quinze jours. Sherlock est roux avec des mèches qui pendent devant son front. Quelle hérésie.

Cela plombe le livre de manière irrévocable. Franchement, avec des dessins plus jolis, l’album aurait eu un autre éclat.

Maman Holm… heu, maman Matthiews s’est pendue et Sherlock n’y croit pas une seconde, le brave petit, même si ça à l’air de lui faire autant d’effet que la perte d’une paire de chaussettes quand il avait dix ans. Niveau froideur, on est en plein dedans.

Sherlock va tout faire pour prouver qu’elle a été assassinée, à commencer par une reconstitution de la pendaison à l’aide d’un mannequin.

Avec l’aide de Mycroft, il va rependre le mannequin pour prouver que ses déductions étaient bonnes. Là, je retrouve mon détective. Un bon point.

Où cela recommence à foirer, c’est quand Sherlock est debout devant la tombe de sa mère. La date de sa mort est 1881 !

Impossible ! Sherlock a été averti de suite de la mort de sa mère et il était bien spécifié que nous étions en 1877 !

Erreur dans le but de copier un certain auteur de ma connaissance (Conan Doyle) qui a fait migrer la fameuse blessure de Watson de l’épaule à la jambe ou fait se dérouler un récit en 1892, période du grand Hiatus ?

Est-ce dû à une distorsion du continuum espace-temps qui nous fait passer de 1877 à 1881 ? Z’ont fumé la moquette, les auteurs ?? L’erreur est fameuse, tout de même.

Je n’ai pas de réponse à la question sur la mauvaise datation, mais la page suivante nous montre le dos de Celui-Dont-Je-Ne-Prononcerai-Pas-Le-Nom (j’ai trop lu Harry Potter, moi). Qu’est-ce qu’il fou là, lui ? Et il en veut aux deux frères Holm… heu, Matthiews?

Pour quel besoin faire intervenir cet homme ? Juste pour nous faire comprendre qu’ils reprennent tous les points importants du canon holmésien  dans le but de nous faire croire qu’ils sont à la hauteur ?

Que Toquéfada érige un bûcher pour le cliché de la casquette Deerstalker qu’un membre du personnel constipé donne à Sherlock, lui assurant qu’il n’en trouvera pas des comme ça chez Coldwell… S’il le dit. On doit le croire ?

Enfin, grâce à la vieille casquette de cet homme (qui souffre sans doute aussi d’hémorroïdes pour avoir une figure aux traits aussi tirés, limite cadavre), Sherlock nous informe qu’il ne la quittera plus jamais (hygiène, quand tu nous tiens) et nous assure qu’il n’aura plus jamais de rhume grâce à elle.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour ne plus jamais être malade…

La fin est assez… Comment dire ? Stupéfiante ?

C’est le mot et j’ajouterai, tant que je parle de stupéfiant, que les pensées de Sherlock m’ont fait bondir sur ma chaise : « J’aurais donné mon âme pour un peu de cocaïne. J’avais gardé des amitiés au labo de chimie du Saint-Bartolomew Hospital, dont celle d’un préparateur qui me fournissait autrefois ».

Le scénariste fait de Sherlock un camé profond. Si vous avez entendu un bruit louche, c’était mes dents qui grinçaient. Elles ont continué de grincer quand j’ai vu Sherlock en deerstalker-macfarlane dans Londres. Bref, clichés à fond !

En plus, le coupable (improbable) avait des motifs bancals, je trouve. Pour le « responsable » de son malheur, je veux bien admettre la vengeance, mais pas pour le reste ! Dément !

Le scénario aurait pu être tout à fait valable et meilleur, avec un autre scénario pour la fin.

L’album aurait reçu un avis favorable si les dessins n’avaient pas été aussi merdiques et les gros clichés absents. Là, malgré certains points positifs, il reste trop de négatif, donc je mitige vers le « pouvait mieux faire ».

Ah oui, j’oubliais ! L’explication du nom « Holmes ».

Puisque la dernière fois que la mère de Sherlock et Mycroft avait joué du violon, il s’agissait d’un poème symphonique qui s’intitulait « les Argonautes » et joué par Augusta Holmes.

Elle a réellement existé, j’ai vérifié et je suis tombée sur ça : « En 1880, son poème symphonique Les Argonautes, reçoit la mention très honorable au Prix de la ville de Paris (le premier Prix est remporté par Duvernoy avec La Tempête) ».

En 1880 ? Oups, si l’action se passe en 1877 comme indiqué au début, ceci est autre erreur dans le temps !

De plus, son nom s’écrivait « Holmès » et j’ai horreur quand quelqu’un prononce le nom de Holmes en appuyant sur le « messe ».

Bref, ite missa est (allez, la messe est dite) et si vous croisez le chemin de l’album, ouvrez-le juste pour admirer ces dessins que je n’ai pas aimé du tout !

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Détective Conan : Gosho Aoyama

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Titre : Détective Conan – Tome 1 : Détective Conan

Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana (1997)

Résumé :
Shinichi Kudo est élève de première au lycée Tivedétec. Pour avoir résolu plusieurs enquêtes difficiles, beaucoup le considèrent comme «l’aide la plus précieuse que la police pouvait espérer.

Un jour, alors que Shinichi se baladait avec sa petite amie Ran Mouri, il fait la rencontre d’hommes étranges vêtus de noir.

Par curiosité et intuition, Shinichi les suit et comprend que ce sont des maîtres chanteurs. Découvert, on lui fait boire un poison expérimental pour le faire taire et l’effet est inattendu…: il rajeunit.

Shinichi, aidé par son voisin le Dr.Agasa, inventeur génial et farfelu, décide de partir à la recherche de l’organisation secrète dont il a été victime. Il cache sa véritable identité sous le pseudonyme de Conan Edogawa, et se réfugie chez Ran, dont le père est détective.

Les bases du manga sont posées: Conan habite chez Ran et il se sert de Kogoro pour résoudre ses enquêtes incognito. Ses gadgets lui donnent un côté « James Bond ».

Detective-Conan-tome-1_-plancheCritique :
Oui, je sais, sur ce coup là, j’ai 20 ans de retard !

On m’avait souvent parlé de ce manga mais je n’avais jamais franchi le pas. Je viens de le franchir en louant les premiers tomes à la bibli.

20 ans plus tard, la série compte pas moins de 84 volumes, que je ne compte pas tous lire !

Alors de quoi ça cause, ce manga ? Imaginez un Sherlock Holmes moderne, âgé d’à peine 17 ans, vivant à la fin des années 1990 ! Il est jeune, beau, doué. Il se nomme Shinichi Kudo.

Et puis, un jour, bardaf, c’est l’embardée et voilà notre beau jeune homme qui se retrouve avec l’apparence d’un petit garçon de 6 ans suite à l’ingestion d’un poison que des gangsters lui ont fait boire, pensant le tuer.

Alors je le dis de suite, c’est assez drôle, bourré de gadgets sophistiqués qui tiennent plus de James Bond que de l’inspecteur Gadget. Ici, son nœud papillon possède des changeurs de voix, il a des chaussures spéciales, des micros très… micros !

Ce qui est drôle, c’est que seul son oncle est au courant de sa transformation, qu’il est obligé de vivre chez Ran, sa petite amie qui ne sait pas que c’est son fiancé sous les traits de ce jeune gamin au nom de Conan Edogawa.

De plus, le père de la jeune fille est détective, mais détective alcoolo et raté, c’est Conan qui résout tout sans trop le montrer, devant souvent ruser pour que tout le monde pense que cela vient du détective.

Il y a de l’humour, mais les crimes sont souvent sanglants et le dessinateur en rajoute un peu trop, je trouve…

Deux trois trucs ne sont pas réalistes, aussi. Et je ne parle pas des gadgets, eux sont drôles et nécessaires.

Dans le premier tome, dans une enquête avec une star de la télé, un corps est retrouvé poignardé dans le dos, avec le couteau enfoncé juste de quelques centimètres, juste la pointe quoi.

Sachant qu’il est plus facile de poignarder dans le dos quelqu’un au sens figuré qu’au propre, car dans le dos, c’est plus difficile, il y a la colonne, les côtes et vu la profondeur de l’enfoncement de l’arme, hormis lui trouer un poumon, il était impossible d’arriver jusqu’au cœur.

Mais avec un poumon perforé, la personne aurait agonisé longtemps, et donc remué beaucoup, sans compter qu’il aurait instinctivement retiré la lame de son dos.

Là où le bât blesse encore plus, c’est quand on découvre le modus operandi du meurtre et là, je m’insurge ! Le couteau aurait dû s’enfoncer plus alors, ou riper sur une côté ! Bref, le crime était très peu plausible pour moi. Impossible, même.

Autre chose, dans le tome 3, sur le bateau avec le meurtre en chambre close… Là aussi une personne se fait poignarder, le sang gicle, on le voit sur un dessin et il en est ainsi dans la réalité, mais bizarrement, le coupable n’a jamais de sang sur les chaussures, les vêtements, les mains… Rien, c’est tout propre !

Alors que dans le tome 4, l’armure dans laquelle le meurtrier s’était caché pour pourfendre la victime était éclaboussée de plein de sang ! Ça dégoulinait !

Bref, ça se lit avec plaisir, quelques tomes, ça fait passer le temps agréablement et on s’amuse des ruses que le gamin doit user pour qu’on l’écoute.

Hé oui, quand il avait 17 ans, on l’écoutant, là, comme personne ne sait que c’est lui, plus difficile de se faire entendre, on le traite en gamin. Et comme il ne veut pas mettre ses amis en danger en faisant savoir aux gangsters qu’il est toujours vivant, il doit mordre sur sa chique.

Je me ferai sans doute les derniers pour voir quand Conan Edogawa retrouvera sa taille adulte et pourra redevenir, enfin, Shinichi Kudo.

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.