L’étrange cas du docteur Watson et de Sherlock Holmes : Conan Loyde

Titre : L’étrange cas du docteur Watson et de Sherlock Holmes

Auteur : Conan Loyde

Édition : format Kindle, édition électronique

Résumé :

« P.S. : si un autre lecteur tombe sur ce manuscrit, cela signifiera que nous avons échoué. Que j’ai échoué. J’espère de tout cœur qu’on ne me tiendra pas rigueur d’avoir été, selon toute vraisemblance, à l’origine de la disparition de mon meilleur ami et compagnon d’aventures, le plus grand détective de tous les temps, Sherlock Holmes. »

Prenez deux héros victoriens, une enquête apparemment sans queue ni tête, un étrange professeur, quelques substances illicites, une pincée de K. Dick et deux gouttes d’Asimov et vous aurez la recette d’une nouvelle évidemment fantastique.

A lire sans modération.

 

Critique :

Ce court pastiche holmésien en version électronique, je ne pensais pas pouvoir le lire puisque je ne possède pas de liseuse et que ce n’est pas mon intention d’en posséder une pour le moment (je précise au cas où certains de mes proches voudraient m’en offrir une à mon anniversaire : c’est NON).

C’est alors que l’auteur m’a expliqué que si je possédais un compte Amazon, je pouvais installer la fonction Kindle sur mon PC, ce que je fis, profitant au passage pour charger quelques livres gratuits, na !

On peut donc dire que ce fut une grande première pour moi que de lire un livre au format électronique. La perte de ma virginité numérique n’est certes, pas totale, puisque lu sur un écran rétroéclairé de PC qui fait mal aux yeux à la fin, mais bon, c’est un début…

« Arrêtes ton char, Ben-Hur et parles-nous un peu de cette petite nouvelle au lieu de nous entretenir sur cette malheureuse virginité littéraire que tu as à moitié perdue ».

Bien, chers lecteurs et chères lectrices… Tout d’abord je vous avoue que je fus plus qu’intriguée et que cette intrigue a tenu bon durant ma lecture de ces quelques trente pages.

Sérieusement, sans déflorer l’aventure, je me demandais où l’auteur allait m’emmener avec son enquête hors norme et déroutante. Pourtant, j’aurais dû le déduire, un indice gros comme une maison se trouvant dans… Non, je ne dirai rien, vous devriez le comprendre.

Une fois ma lecture terminée, j’avais le cerveau à l’envers en tentant de remettre tous les détails emmagasinés en place et j’avoue qu’une seconde lecture est prévue dans le but d’essayer de savoir si Watson avait bien fait ce que le professeur G dit qu’il a fait (sorry, mais je me dois de noyer le poisson). Faut que j’approfondisse ma réflexion, quitte à me faire fumer la cervelle !

Nous sommes dans un récit de »science-fiction » et j’ai parfois du mal avec elle, même si cette nouvelle était bien ficelée et que sa fin est assez brutale.

Rien à dire donc, l’auteur tire bien son épingle du jeu et il a réussi à me perturber avec cette petite histoire épatante et déroutante qui possède tout de même quelques points faibles.

Quels sont-ils ? Oh, quelques « tirets de dialogues » collés au texte, un bref passage qui n’était pas « justifié » (du point de vue « mise en page » du texte) et, à mon avis, un manque de descriptions dans ce que font les personnages lorsqu’ils parlent.

Étant habituée aux personnages de Doyle, je les voyais « bouger » dans l’appartement de Baker Street, mais malgré tout, quelques ajouts auraient été un petit plus.

Malgré tout, vu qu’il y a peu de pages, cette profusion de dialogues au détriment des descriptions ne se fera pas trop ressentir.

Pour ce qui est des personnages de Holmes et de Watson, je leur ai donné, sans même réfléchir, les traits des acteurs Jeremy Brett et David Burke de la série Granada. Ils collaient bien à ceux du livre et je les ai fais bouger dans le récit, les voyant de déplacer, ajoutant des mimiques à Holmes…

Les holmésiens, en lisant la nouvelle, se feront leur cinéma dans leur tête tandis que les autres imagineront ce qu’ils voudront.

Sur la fin, j’ai accéléré la lecture pour « savoir » et je fus dépitée de voir apparaître le mot « fin ». Un goût de trop peu. Il n’y a pas un bonus caché quelque part ?

Ma brève incursion dans le pastiche holmésien version SF était un moment agréable et totalement novateur.

Dommage qu’il fut si bref… Enfin, vous savez ce que l’on dit au sujet de la taille d’un texte (à quoi pensiez vous ?) : il vaut mieux un petit texte bien écrit qu’un grand texte qui se traîne. La petitesse d’un texte n’enlève rien à sa qualité.

Avis aux holmésiens et autres lecteurs.

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