L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde : Robert Louis Stevenson

Titre : L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde

Auteur : Robert Louis Stevenson

Résumé : Un monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d’allumettes. C’est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l’ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine.

À quoi, à qui ressemble-t-il ? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde ? Pourquoi Mr Utterson, le notaire du Dr Jekyll, est-il hanté par le testament de son client, au point de faire des cauchemars ? Pourquoi se lance-t-il sur la piste de Hyde, dans une partie de cache-cache funeste aux dimensions d’une ville labyrinthe ?

Quel lien, en définitive, unit Dr Jekyll à Mr Hyde ? Issu d’un cauchemar de son auteur, et salué dès sa parution par Henry James comme un « chef-d’oeuvre de concision », ce roman policier en trompe-l’oeil, dont les récits imbriqués débouchent sur un conte fantastique, réserve une surprise de taille au lecteur, et de nombreuses zones d’ombre.

Dès 1886, Stevenson plonge dans les profondeurs déformantes du miroir de l’âme humaine jusqu’aux racines de l’inconscient.

 

 

 

Critique :

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » voilà la moralité de ce court roman que je viens de sortir de ma PAL Noire et de dévorer.

On a beau connaître l’histoire, il n’en reste pas moins que la découvrir en texte change toute la donne.

Par contre, pour celui qui aurait passé les cent dernières années sur Jupiter, il est très difficile de deviner que le brave docteur Jekyll est aussi l’horrible Edward Hyde, cet être sans conscience, sans empathie, cet espèce de concentré du Mal Absolu.

L’antithèse de Jekyll, c’est Hyde. Ce que Jekyll, homme bon, pieux (et tout le tralala qui va avec) ne pouvait pas faire, Hyde le réalise.

Si je vous citais d’entrée de jeu que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », c’est parce que le roman dénonce, comme « Frankenstein » que jouer aux apprentis sorciers n’apporte que désolation.

Jekyll a mélangé des substances qui lui ont permises de se transformer, physiquement et moralement, en Hyde, mais le problème surviendra quand son double maléfique prendra les commandes.

Un peu comme si le docteur Bruce Banner devenait Hulk durant son sommeil, sans même devoir se mettre en rogne ! Gênant !

Pourquoi ais-je laissé traîné ce roman dans ma PAL durant autant d’années, moi ?

J’ai aimé découvrir l’histoire au travers de l’enquête de l’avocat, le suivre pas à pas dans sa quête pour dénicher les réponses à ses questions légitimes.

Mais, comme tout le monde le sait, qui fait le malin, tombe dans le ravin…

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Bilan livresque : Octobre 2012

Que dire d’octobre 2012 du point de vue des lectures ? Pas mal du tout.

Au début de mois, j’ai entamé une « Thérapie » de Fitzek et elle fut excellente du point de vue du suspense et de la tension qui m’a habitée durant toute ma lecture. Livre lu en une journée… Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba).

Dans le cadre de ma PAL Noire, j’ai entamé des « Liaisons dangereuses » avec le livre de Pierre Choderlos de Laclos dans le cadre du Challenge « Romans Cultes ».

Enfin, je l’ai sortit de ma PAL Noire puisqu’il entre aussi dans le cadre du challenge de Minou « Badinage et libertinage ».

Pas à dire, le roman n’est pas des plus facile à lire et le récit sous forme épistolaire ne me simplifie pas la vie… Pour ce qui en est de la critique, je peux vous dire que Merteuil et Valmont sont des Machiavel en puissance. Commencé à lire le 02/10 et terminé le 29/10. Oui, il m’a fallu autant de temps pour le lire… Bien entendu, durant tout ce temps, j’ai lu d’autres livres !

Une fois n’est pas coutume, c’est de la SF qui m’a sauvé un peu de ma lecture laborieuse des « Liaisons ». Qui fut mon sauveur, ma bouffée d’oxygène ? « Je suis une légende » de Matheson, lu dans le cadre du challenge « Romans Cultes » de Métaphore.

Le livre est au antipodes du film, enfin, c’est le film qui est aux antipodes du livre, bien supérieur à ce que j’avais vu sur grand écran.

Roman profond, huis-clos entre un survivant et des vampires et une théorie totalement différente de ce que nous connaissons sur les buveurs de sang.

Un peu de mystique, un brin de spiritualité et de guerre de religion avec le roman de Barthelemy : « Que ton règne vienne ». Le tout sur fond de la chute de la ville de Constantinople en 1453.

Ce roman, c’est une course-poursuite qui commencera à Constantinople, fera halte à Florence et qui se poursuivra par les Balkans, le tout dans un Moyen-Age déchiré par les affrontements entre Chrétiens et Musulmans.

Si vous êtes réfractaire à l’Histoire, passez votre chemin !

« Le perroquet qui bégayait » d’Alfred Hitchcock est une relecture. Il m’avait bien amusé lorsque j’avais dû le lire pour l’école, en 1988… Un bail !  Il a bien vieilli et j’ai pris plaisir à le relire.

Découverte de la lecture sur un autre support que le papier… Non, pas avec une liseuse, je n’en possède pas, mais avec le PC.

« L’étrange cas du docteur Watson » de Conan Lord fut lu grâce au programme Kindle installé sur mon ordinateur.

Et alors ? Histoire intéressante, un brin de SF et une grosse louche de mes héros préférés. Des interrogations, des questions sur le final, une grosse surprise… Tout pour me plaire, mais trop court, dommage.

Revenons au livre habituel, un bon polar qui entre dans quatre challenges à la fois : « Le cadavre de Bluegate Fields » de Anne Perry.

Grâce à l’enquête de l’inspecteur Pitt, j’ai participé aux challenges « PAL Noire à Zéro » de George, à celui de « Vingt mille lieues sous mes étagères » de moi-même, à celui de Liliba « Thrillers et Polars » et au p’tit dernier « I Love London » de Maggie et Titine.

Ne dérogeant pas à ses habitudes, Anne Perry nous présente, d’entrée de jeu un cadavre : c’est celui d’un jeune homme qu’on a balancé, nu comme un ver, dans les égouts du quartier de Bluegate Fields.

L’auteur aborde ici, un autre fait « noir » de la société victorienne : la prostitution des enfants, version « garçon » et des aristocrates ou bourgeois qui en profitaient largement ! Le Londres de cette époque n’était pas des plus folichon mais c’est toujours un plaisir de découvrir sa noirceur au travers des enquêtes de l’inspecteur Pitt et de son épouse Charlotte.

Si je vous parle d’élections, vous allez partir en courant et je ne vous donnerai pas tort. Mais dans ce cas-ci, je vous parle d’un temps où les femmes ne pouvaient pas voter et où on n’imaginait même pas qu’elles puissent se présenter aux élections !

« Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse » est un recueil d’aventures du célèbre détective écrites par un holmésien Bernard Oudin. La partie avec la suffragette est en ouverture et on y parle brièvement du mouvement des femmes pour obtenir le droit de vote.

Le roman se compose de sept aventures et j’avoue qu’elles m’ont bien plus. Conan Doyle est incopiable mais Oudin a réussi à faire presque comme lui et je me sentais comme dans le canon durant ma lecture.

Puisque j’étais bien lancée, j’ai embrayé sur un roman plus court mais que je voulais lire depuis longtemps : « L’étrange cas du docteur Jekyll » de Robert Louis Stevenson (PAL Noire). On a beau connaître l’histoire, la lire, c’est encore mieux. Moralité ? Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Magnifique œuvre sur le dédoublement de la personnalité et la schizophrénie… Avec un notable changement physique. Si Jekyll a l’apparence d’un respectable médecin, Hyde est un petit homme répugnant qui inspire le dégoût, voire le meurtre.

Puisque Stevenson et Conan Doyle se connaissaient et se complimentaient mutuellement sur leurs œuvres tout en s’admiraient mutuellement (faut dire qu’ils étaient tous les deux des écrivains écossais…), je me suis donc tournée vers le Conan Doyle quand il n’écrit pas sur Sherlock Holmes : « La main brune », un petit livre comprenant 5 histoires.

Pour finir en beauté ? Puisque Holmes est une sorte de malange entre Joe Bell et le Dupin de Poe (dixit Doyle dans une lettre qu’il envoya à Stevenson), je me suis tournée vers « Double assassinat dans la rue Morgue » de Edgar Allan Poe (PAL Noire). Encore un classique que je n’avais jamais lu.

Un crime immonde, une chambre presque close, un mystère vite solutionné par Dupin.

Un mauvais point à l’édition Librio qui affiche, sur sa couverture, la solution de l’énigme…

Bilan d’Octobre : 10 livres (dont 4 PAL Noire / 5 PAL / 2 cultes et 5 qui ont participé à un Challenge !)

  1. Thérapie : Fitzek  (« Thrillers et Polars »)
  2. Liaisons dangereuses : Choderlos de Laclos (« Romans Cultes » /PAL Noire)
  3. Je suis une légende : Matheson (Challenge « Romans Cultes »)
  4. Que ton règne vienne : Barthelemy  
  5. Le perroquet qui bégayait : Alfred Hitchcock (relecture)
  6. L’étrange cas du docteur Watson : Conan Lord 
  7. Le cadavre de Bluegate Fields : Anne Perry (« Thrillers et Polars » et PAL Noire)
  8. Sherlock Holmes et la sufragette amoureuse : Oudin (« Thrillers et Polars »)
  9. L’étrange cas du docteur Jekyll : Robert Louis Stevenson (PAL Noire)
  10. La main brune : Conan Doyle (PAL)
  11. Double assassinat dans la rue Morgue :  E A Poe (PAL Noire)