Bilan livresque : Juillet – Août 2012

Passons, si vous le voulez bien, au bilan livresque des Grandes Vacances…

Oh, ça va, je sais, je ne suis plus une étudiante, mais j’aime les mois de juillet-août parce que il y a moins de travail, moins de monde et qu’ils me rappellent de bons souvenirs.

Là, le bilan livresque est dantesque de par la quantité de livres que j’ai dévoré, dont un bon nombre avaient été empruntés (ils sont rendus, je vous rassure de suite).

Nous commencerons par le mois de Juillet. Je désirais lire quelque chose en rapport avec les vacances tout en restant dans mes policiers chéris…

Ne voulant pas relire « Les vacances d’Hercule Poirot », j’ai découvert et emprunté « Les vacances d’un sérial-killer » de Nadine Monfils. Drôle, burlesque, ça ne se prenait pas au sérieux mais au second degré. Hilarant ! Lecteurs sérieux s’abstenir.

Une petite relecture tout de même, dans le mois (comme si je n’avais que ça à faire, tiens) et puisque j’avais relu le tome 1 (T1) durant mes vacances du mois de juin, j’ai relu « Ceux qui brillent : Trilogie des Joyaux – T2 » de David Eddings.

J’adore le style d’écriture d’Eddings et la grande quête de l’Heroïc-Fantasy. Les personnages sont drôles, amusants, bien que, vu les dangers encourus, ils devraient se la jouer un peu plus sérieux.

Férue d’holmésologie, j’ai poursuivi la lecture de la collection de l’auteur François Pardheillan : « La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – T3 ».

Se basant sur une hypothèse soulevée par Baring-Gould, l’auteur invente au célèbre détective un séjour dans la ville de Pau. Le premier (qui est en fait le T2) m’avait plus transporté que le tome 3. Malgré tout, un bon moment de lecture passé, sans oublier que j’en ai profité pour l’inclure dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Restant dans le milieu consacré au détective de Baker Street, j’ai profité de la sortie du dernier opus d’Andrew Lane pour dévorer « L’espion de la place Rouge – Les premières aventures de Sherlock Holmes – T3 ».

Lui aussi consacre ses ouvrages à la jeunesse de Holmes, sur laquelle nous ne savons rien et en sommes résolus aux supputations.

J’ai suivi le jeune homme en Russie, en compagnie de son frère, mais sans son mentor et sans la jolie fille dudit mentor. Dommage ! Lecture fort agréable et contente de mon achat et je l’ai inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ensuite, fan des aventures de l’archéologue Jack Howard, de David Gibbins, j’ai emprunté « Le masque de Troie ».

Voyage à Mycènes en Grèce, j’ai fait des fouilles secrètes en compagnie de l’archéologue Heinrich Schliemann et découvert le masque d’or d’Agamemnon. Assistant à la libération d’un camp de concentration en 1945, j’ai plongé dans l’horreur faite homme et par les hommes.

Un lecture de cet auteur dont le plaisir est sans cesse renouvelée.

Nouvelle visite à la ville de Santa Mondega où sévit un sérial killer du nom de Bourbon Kid en ouvrant « Le cimetière du diable » de monsieur Anonyme (un nouvel emprunt).

Ah non, pardon, au temps pour moi ! Nous ne sommes pas dans la ville de Santa Mondega, mais en plein milieu du désert, dans un hôtel bizarre pour assister à assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, Johnny Cash, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson…

Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? Non ? Ok, c’est pire que ça, c’est déjanté, c’est fou et sérieux, s’abstenir.

Moins « supersenssass » que « Le livre sans nom ». J’irai pas jusqu’à dire que le Bourbon Kid s’est transformé en Kid… Ibul (chaud et sans les bulles !), mais nous n’en sommes pas loin. Un cran en-dessous, donc.

Une sacré découverte avec un livre plus scientifique que « polar » et qui prouve ce dont je me doutais depuis longtemps : la télé, ça te nettoie le cerveau ! Si vous ne me croyez pas ou que vous voulez des preuves, lisez « TV Lobotomie », cela vous ouvrira les yeux, à défaut de vous ouvrir les chakras. Voici un bref aperçu ICI.

Si vous n’êtes pas convaincus, c’est que TF1 a bien vidé votre cerveau…

Bilan du mois de juillet : 7 livres (dont 3 emprunts – 2 challenges)

  1. Vacances d’un sérial-Killer : Nadine Monfils (emprunt)
  2. Ceux qui brillent – Trilogie des Périls – T2 : Eddings (relecture)
  3. Jeunesse de S. Holmes à Pau – T3 : Pardheillan (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. L’espion de la place Rouge – Premières aventures de S. Holmes : Lane (Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Le masque de Troie : Gibbins (emprunt)
  6. Le cimetière du Diable : Anonyme (emprunt)
  7. TV Lobotomie : Michel Desmurget

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Le mois d’août 2012 ne fut pas de tout repos non plus, point de vue lectures, même s’il ne battra jamais celui de l’année 2011 où j’avais lu… 19 livres.

J’ai terminé la relecture de la seconde partie de la saga d’Eddings avec « La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 » et cela m’a fait plaisir de relire cette série. Humour et tout est bien qui finit bien.

Un nouvel emprunt avec le livre de R.J. Ellory « Les Anonymes » qui m’a littéralement scotchée dans ma lecture. C’est à découvrir.

Nouvelle plongée dans le monde holmésien avec « Le rat géant de Sumatra » de Rick Boyer, livre en provenance de la maison d’édition « Mycroft’s Brother » et uniquement disonible sur commande.

Comme beaucoup de pastiches holmésiens, celui-ci prend sa source dans une citation du Dr Watson, rapportant des propos de Sherlock Holmes et évoquant une histoire « à laquelle le monde n’est pas encore préparé » (« Le vampire du Sussex »).

Selon les holmésiens du monde entier, il s’agit de l’un des meilleurs pastiches de Sherlock Holmes publié, depuis les histoires que sir Arthur Conan Doyle nous a livrées et je suis parfaitement d’accord avec eux ! Un cinq étoiles pour cette aventure. Inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Puisque nous sommes dans les emprunts… « La rivière noire » de Indridason, l’auteur Islandais. Pas mal, comme roman, mais sans le bourru Erlendur Sveinson, il manque un p’tit quelque chose. Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture et sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Pas de nuit blanhe, mais un moment bien sympathique en compagnie de « Blanc comme la nuit » de Ann Cleeves.

J’étais toujours dans le Nord puisque, après l’Islande, me voici transportée dans un coin perdu d’archipel écossais avec une nouvelle enquête de Jimmy Perez, un flic taciturne que je ne connaissais pas du tout.

Sans qu’il soit « exceptionnel », ce petit roman policier m’a fait passer deux journées agréables. Je l’ai lu avec plaisir mais sans me presser. 440 pages, deux jours de lecture, preuve s’il en est que je ne l’ai pas « dévoré » mais savouré. Sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

« Jeux de vilains » de Kellerman est aussi un emprunt et a eu sa place dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Bien que « pas mal », le livre souffre de quelques défauts que je développe plus en profondeur dans ma critique. Ce n’est pas le thriller ou le polar du siècle, même pas de l’année, mais pour ce titre là, j’attends encore le roman policier qui me re-foutra un grand coup de pied au cul.

« L’envol des anges » de Connelly n’était pas mal non plus. Harry Bosch est chargé d’une enquête délicate : Howard Elias, avocat noir, célèbre pour avoir fait condamner de nombreux policiers de la ville pour non respect des droits civiques a été assassiné et si ce crime n’est pas élucidé rapidement, des émeutes raciales pourraient éclater à tout moment !

Bof, début lent et laborieux et j’ai failli commettre le péché de passer des pages. On se rattrape ensuite, ouf ! Il fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

J’ai entamé un autre emprunt que j’ai vite refermé : « Le diable vit à la campagne » de Rachel Johnson.
Je m’attendais à quelque chose de jouissif du genre « Le diable s’habille en Prada » avec une écriture incisive et de la perfidie à chaque page. Et bien, que dalle !

Retour vers Connelly avec son petit dernier « Les neuf dragons » pour le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ce n’est pas le roman du siècle, ce n’est pas non plus le roman policier de l’année, mais c’était le roman du jour et il m’a bien diverti.
J’avais une longueur d’avance sur Harry dans l’enquête, ce qui n’est pas négligeable, j’ai passé un bon moment et j’ai eu mon étonnement final, ma claque sur le bout du nez. En plus, il ne m’a rien coûté puisque emprunté.

Grosse découverte pour moi : les romans Classiques ! Profitant du Challenge « Romans Cultes » de Métaphore j’ai acheté « Jane Eyre » de Charlotte Brontë.

Quelle découverte ! Quel plaisir de lecture ! Je ne m’en suis pas encore remise, tiens ! Je n’ai rien à reprocher au livre, hormis qu’il est trop court, malgré ces quelques 700 pages.
C’est bien simple, j’ai tellement aimé que lorsque j’eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu’il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !

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Bilan du mois d’août : 10 livres (dont 7 emprunts – 7 challenges)

  1. La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 : Eddings (relecture)
  2. Les anonymes : Ellory (emprunt)
  3. Le rat géant de Sumatra : Boyer (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. La rivière noire : Indridason (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Blanc comme la nuit : Cleeves (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Jeux de vilains : Kellerman (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  7. L’envol des anges : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  8. Le diable vit à la campagne : Johnson (emprunt)
  9. Neuf dragons : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  10. Jane Eyre : Brontë  (Challenge « Romans Cultes »)
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Bilans 2012

Non, non, non, je ne vais pas vous parler de bilans comptables, désolée…

Juste vous causer de mes bilans de lecture du mois…

Vous me direz qu’il vous reste les critiques que je publie, certes, mais dans le Bilan Livresque, c’est la critique épurée ! Juste si j’ai aimé ou pas…

En attendant, j’ai créé quelques logos amusants pour illustrer les futurs bilans livresques.

Bilan livresque : Septembre 2012

Voici venu l’heure du bilan des lectures du mois…

Qu’est-ce que j’ai lu ? Ai-je aimé ? Ou pas…

Septembre 2012 fut assez riche en lecture, ayant lu 9 livres ! J’en ai profité pour entamer l’attaque de ma PAL Noire en lisant 3 livres et en écrivant 5 fiches critiques pour mes différents challenges.

Vu que « Les Hauts de Hurle-Vent » faisait partie aussi du challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore, cela tombait encore mieux.

Quelques coups de coeur durant mes lectures : « Jane Eyre » m’a transporté, bien plus que « Les Hauts de Hurle-Vent » de sa sœur dans lequel je me suis amusée à détester des tas de personnages.

« Des fleurs pour Algernon » aussi m’a emporté et je l’ai terminé avec une boule dans la gorge (challenge « Romans Cultes »)

Point de vue « Thrillers et polars », Anne Perry m’a bien bluffé avec son « Crucifié de Farriers’Lane » (PAL Noire) et Steve Berry m’a emmené dans la Russie contemporaine et celle des Tsars avec « Le Complot Romanov ». D’agréables moments de lecture passés.

Thilliez et sa « Chambre des morts » s’est chargé des frissons. Là, j’ai flippé et dévoré le livre.

Découverte de l’auteur qui venait du Nord, j’ai nommé Jo Nesbo et son atypique inspecteur Harry Hole dans « L’homme chauve-souris ». Je ne dirai pas que j’en suis sortie enchantée, mais j’ai tout de même l’envie de poursuivre ses romans pour voir l’évolution.

Une valeur sûre pour moi : Stanley Gardner, le créateur de Perry Mason, l’avocat. « Le canard qui se noie » se trouvait, lui aussi, dans ma PAL Noire. Voilà encore un de moins et une belle petite claque dans le final. Sans oublier qu’il avait le droit de concourir dans le challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

Déception ? Oui, elle vient en partie de « Énigme dans le temps perdu » de Corbedanne. Ça ressemble à un pastiche holmésien, mais ce n’en est pas un. 30 pages de Sherlock Holmès (avec un accent, en plus, le con !) et un truc un peu fadasse. Pas mauvais à 100%, mais pouvait mieux faire.

Malgré tout, c’est un très bon bilan de lecture !

  1. L’homme chauve-souris : Jo Nesbo (Challenge « Thrillers et Polars »)
  2. Jane Eyre : Charlotte Brontë (challenge « Romans Cultes »)
  3. Des fleurs pour Algeron : Keyes (challenge « Romans Cultes »)
  4. La chambre des morts : Franck Thilliez
  5. Le crucifié de Farriers’Lane : Anne Perry (PAL Noire + Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Énigme dans le temps perdu : Corbedanne
  7. Les Hauts de Hurle-Vent : Emily Brontë (PAL Noire + challenge « Romans Cultes »)
  8. Le complot Romanov : Steve Berry
  9. Le canard qui se noie : Erle Stanley Gardner (PAL Noire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le canard qui se noie : Erle Stanley Gardner [Perry Mason 20]

Titre : Le canard qui se noie

Édition: Presses de la Cité, Coll. « Un Mystère » n° 191 (1954)
Résumé :

Je m’appelle Witherspoon, John L. Witherspoon et j’aimerais vous consulter… professionnellement.

– Je ne m’occupe que des affaires qui me semblent vraiment attrayantes. La routine ne m’intéresse pas.

– Je crois que celle-ci a de quoi vous plaire… Ma fille Loïs est sur le point d’épouser un jeune homme qui termine ses études. Loïs, a vingt et un ans; lui, quelque six mois de plus. Il s’intéresse beaucoup à la physique et la chimie… C’est un garçon particulièrement intelligent. Mais il ignore qui il est.

– Vous voulez dire qu’il ne connaît pas son père ?

– Ni son père, ni sa mère. La femme que Marvin Adams – c’est son nom – avait toujours considérée comme sa mère, lui a révélé, avant de mourir, qu’il avait été kidnappé à l’âge de trois ans.

– Intéressant, fit Mason en regardant la pointe de ses chaussures. Et qu’en dit votre fille ?
– Elle dit…
– Si tu me laissais le dire moi-même, papa ?…

Critique :

Ce que j’ai toujours apprécié, dans les romans consacré à l’avocat américain Perry Mason, hormis le côté policier mêlé au juridique et aux procès dans les Cours de justice ou les Tribunaux, ce sont les titres marrants.

« Le canard qui se noie » (The Case of the Drowning Duck) ne déroge pas à la règle !

De quoi ça cause ?

Avant toutes choses, je dois vous en préciser une importante : oubliez le vieux monsieur que vous avez peut-être vu à la télévision (dans les années 85-90) et qui était joué par Raymond Burr ! Bien que le même Raymond Burr ait joué le rôle de l’avocat dans une série des années 50 (de 1957 à 1966 – 271 épisodes). Mais c’est celle des années 90 qui nous a marqué.

Donc, Perry Mason, dans les romans d’origine, est loin d’être un vieillard, c’est une jeune avocat d’une trentaine d’années, il est grand, élégant, il est jeune, il est beau et je ne sais pas s’il sent bon le sable chaud… Sûrement.

De même pour sa secrétaire Della Street : elle est jeune, bien roulée, à cent lieue de l’honnête grand-mère qui l’interprétait dans la série. Par contre, oui, elle a un gros faible pour son patron et vice-versa.

Quand au détective, oubliez aussi le détective gaffeur Ken Malanski ! Dans les romans, c’est Paul Drake et il est autrement plus débrouillard que sa copie télévisée.

De plus, nous sommes dans les années de l’après guerre, fin des années quarante ou début des cinquante (en 54 dans ce roman) et à cette époque, on ne prévient pas son détective privé à l’aide d’un texto/SMS, mais on cherche une cabine publique ! Le télégramme est toujours d’application aussi. Cela est plus amusant quand les choses sont moins simples.

Nous sommes prêts ?

John L. Witherspoon, homme richissime, consulte professionnellement Perry alors que celui-ci passe des vacances avec sa secrétaire… Ce dernier est peu emballé par l’affaire du monsieur, de prime abord.

Que lui veut-il, à Perry ? Sa fille Loïs (20 ans, elle est belle et futur riche) est sur le point d’épouser un jeune homme (Marvin Adams) qui termine ses études, adore la chimie, les sciences et les expériences avec des canetons. C’est un garçon particulièrement intelligent. Mais il ignore qui il est.

Vous me direz qu’il n’a qu’à consulter sa carte d’identité… Oui, mais, ce n’est pas si simple !
La femme qu’il a toujours considérée comme sa mère, lui a révélé, avant de mourir, qu’il avait été kidnappé à l’âge de trois ans. Hé, ça change tout, non ?? Qui est papa ? Qui est maman ? That is the question…

Intrigué, le futur beau-père a fureté un peu et qu’a-t-il découvert ? Que le fiston est bien le fils de sa mère (qui avait menti sur son lit de mort, la garce, croyant aider le fiston) et de son père et que ce dernier, loin d’être un milliardaire, était un meurtrier et fut pendu pour le meurtre de son associé (je ne dévoile rien, on l’apprend très vite). Oups, gênant lorsqu’on aime la fille dudit milliardaire, non ?

Pourtant, certains détails dans les minutes du procès dérangent Perry. Là, il est chaud bouillant pour enquêter sur un meurtre vieux de 18ans !

Entretemps, notre Marvin, féru de science, avait démontré devant plusieurs personnes que l’on pouvait noyer un caneton sans le toucher.

Le truc ? Ajouter un produit dans l’eau qui annihile le pouvoir imperméable des plumes du caneton, les faisant alors se gorger d’eau et couler (d’où le titre du roman).

Attention, je précise qu’aucun caneton mignon n’est mort dans l’expérience, Marvin le repêchant à chaque fois !

Comme les emmerdes ne se déplacent jamais qu’en paquet de dix, voilà ti pas qu’on découvre le cadavre d’un détective et que, dans son aquarium, il y avait un caneton qui se noyait !

Quand on sait que ce détective avait été engagé par monsieur Witherspoon-Plein-De-Fric pour enquêter, avant, sur les origines de son futur gendre… Directement tous les regards se portent sur Marvin…

Arme du crime ? Acide chlorhydrique versé dans un pot, avec une pincée de cyanure pour assaisonner le tout. Mortel le gaz !

Et beau-papa, il serait pas coupable aussi ? Qui sait ? Il a peut-être voulu faire accuser son futur gendre, comme il l’avait dit ? Ben le voilà sur le banc des accusés, tout cela à cause du caneton (celui de l’aquarium dans la maison du détective mort, le coin-coin n’est pas mort, lui) dont il a juré qu’il était à lui, alors que rien de ne le distinguait de ses congénères.

A propos d’emmerdes en paquet de dix plus une gratuite : zut, un cadavre de plus dans la maison du milliardaire, tué de la même manière que le détective !  Et là, son épouse pourrait être coupable, non ?

Witherspoon-Plein-de-Fric n’aurait-il pas été donner la canne à pêche au futur refroidi qui avait la jambe dans le plâtre ? Ouille, ça ce corse (comme disait Astérix lors de ses aventures dans la même région).

Tiens, et l’ancienne affaire ? Si ce n’était pas celui qui fut pendu, le coupable, qui c’était alors ?

Nous voici avec une belle brochette de tueurs potentiels !

Perry Mason entrera dans la danse, une fois de plus, n’hésitant pas à maquiller une scène de crime en changeant l’eau du caneton, à en ajouter un autre dans une voiture, et ainsi de suite. Le tout en tirant les fils et en se faisant épauler par l’équipe du détective Drake.

On a beau dire que la trame reste la même : Mason défend toujours un innocent, démonte les témoins à la barre et fait cracher le morceau au(x) coupable(s) en plein tribunal, ou dans le bureau du juge… Ses enquêtes sont palpitantes et à chaque fois on se dit que là, il va pas y arriver.

Perry Mason gagne toujours et c’est jubilatoire, pour ceux qui aiment le milieu du Droit et des Tribunaux, de se lire un petit Erle Stanley Gardner de temps en temps, pour s’offrir une p’tite enquête de derrière les fagots.

De plus, last but not least, je ne m’attendais pas à ce (ces ?) coupable(s) là.

Coin-coin !

Lu dans le cadre des challenges : « PAL Noire à Zéro » de George, « Vingt mille lieues sous mes étagères » du Cannibal Lecteur (moi), « Thrillers et Polars » de Liliba.

Le Crucifié de Farriers’ Lane : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 13]

Titre : Le Crucifié de Farriers’ Lane

Auteur : Anne Perry
Edition :  10/18

Résumé :

Alors que Thomas et Charlotte Pitt assistent ensemble – une fois n’est pas coutume à une représentation théâtrale, le juge Samuel Stafford meurt empoisonné dans une loge voisine.

II s’apprêtait à rouvrir le dossier d’un homme condamné cinq ans plus tôt à la pendaison pour le plus horrible des meurtres.

L’inspecteur Pitt se retrouve donc avec deux enquêtes criminelles à mener ; or police et magistrature ne semblent guère disposées à lui faciliter la tâche.

Heureusement Charlotte est à ses côtés pour l’aider à découvrir la vérité.

Critique :

Thomas Pitt, vous êtes un inspecteur de police comme on en fait plus (sauf dans les livres et les séries). Vous êtes tenace, perspicace, têtu, malin et vous suivez les pistes tel un chien de chasse suivant du gros gibier.

Incorruptible, pour vous la notion de Justice passe avant tout. Il en est de même pour votre femme, bien que, parfois, elle prenne un peut trop de risques…

En tout cas, Pitt, votre droiture devrait être citée en exemple et copiée !

Au cas où certains ne suivraient pas (ceux du fond, à côté du radiateur), j’apprécie très fort les enquêtes de Thomas Pitt, aidé de sa femme Charlotte.

Par contre, je ne sais parfois plus les titres que j’ai lu et ce livre, j’étais persuadée de l’avoir lu. Il n’en était rien… Heureusement que je m’en suis rendue compte en fouillant des mes notes.

Parce que je vais vous dire, moi, lecteurs, que celui-là mérite son lot d’étoiles à la cotation boursière !

Mais venons-en au principal :

En découvrant le titre, je m’attendais à tomber sur une enquête autour d’un « fraîchement » crucifié, mais en fait, nous commençons par l’empoisonnement d’un juge, alors qu’il était au théâtre.

Devinez qui était non loin ? L’inspecteur Thomas Pitt, son épouse Charlotte et Caroline, la maman de Charlotte.

Un juge raide mort, ce n’est pas courant… Empoisonné avec de l’opium, encore moins…

Petit bémol ? Celui-ci avait, apparemment, l’intention de réouvrir un procès, vieux de cinq ans, où il avait siégé en tant que juge à la Cour d’Appel !

Quel procès ? Celui de Godman, un acteur, juif (vous comprendrez l’importance de sa nationalité ensuite) déclaré coupable d’avoir crucifié l’amant de sa soeur à la porte d’un maréchal-ferrant de Farriers’ Lane.

Jugé coupable, en première instance et en appel, il fut pendu haut-et-court sous les vivas du bon peuple… Dois-je préciser qu’il clamait son innocence ?

Ce crime horrible (la crucifixion, pas la pendaison) avait déclenché des émeutes antisémites lors de l’arrestation de Godman, puisque, selon ces braves gens, seul un juif aurait eu le culot de crucifier un homme.

On murmure même qu’ils auraient déjà fait le coup à un type, du temps d’un certain Ponce Pilate, un homme fort propre qui se lavait les mains…

Bref, vous l’aurez compris, le climat, en Angleterre, à cette époque, était anti-juif et propice à tout faire flamber chez ces pauvres gens qui n’étaient coupables que d’avoir une autre religion et d’autres croyances, sans oublier qu’ils avaient crucifié, à une époque lointaine, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce que le bon peuple anglais n’avait toujours pas avalé. Amen !

Cette tension, on la ressentira tout au long du roman, les juifs étant accusé de tous les maux, dont celui de ne pas être vraiment des « êtres humains » comme les autres. Édifiant !

Je me suis dit, en lisant certaines répliques, pas piquée des vers : « Mais quel esprit étroit ils avaient, à cette époque… » et une petite voix m’a susurré « à cette époque seulement ? ».

Non, rien ne change en ce bas monde. Le livre nous fait comprendre que les esprits étroits d’alors le sont toujours.

En tout cas, c’est aussi un camouflet adressé à la peine de mort (à l’époque, on les pendait) et, qui sait, aux erreur judiciaires… Je n’en dirai pas plus.

Les quatre cent pages  se sont déroulée au rythme de l’enquête de Thomas Pitt, aidé de temps en temps par son épouse.

Non seulement il doit résoudre la mort du juge, mais aussi comprendre quelles preuves il avait découvert pour avoir décider d’interroger, cinq ans après, les protagonistes, les avocats, les témoins et les juges de la Cour d’Appel.

Y a-t-il un rapport entre la mort du juge et le procès ? Oui ? Non ?

Pitt hésite, se tâte, enquête, ce qui n’est pas facile car casse-gueule. Beaucoup ont à perdre dans cette histoire, si, d’aventure, il s’avérait que le procès ne fut pas équitable et l’enquête bâclée.

Se pourrait-il que le coupable de la crucifixion ne le soit pas et que l’on ait pendu un innocent ?? Si oui, très grave !

Pitt aura bien besoin de sa sagacité pour venir à bout de cette enquête, tout en sachant que, si erreur il y a eu au procès, c’est tout le système judiciaire anglais qui risque de trembler sur ses fondations, les juges qui risquent d’être remis en question et puis, la populace était tellement contente de pendre un juif.

Cette haine, on la ressentira vraiment tout au long du roman avec les clichés de fous que la société anglaise avait sur eux.

L’autre côté du livre qui m’a plu, c’est l’amusement que j’ai ressenti avec la mère de Charlotte, veuve, qui nous la joue « cougar » en tombant amoureuse d’un homme plus jeune qu’elle, déclenchant l’ire de sa fille qui ne veut pas voir sa mère batifoler avec un acteur qui a l’âge d’être son fils.

Dans ce roman, Caroline Ellison se montre sous un autre jour, sortant du carcan dans lequel on l’a forcée à entrer et découvrant l’amour. Tout à fait différente de son rôle dans « L’étrangleur de Cater Street ».

A un moment, j’ai pensé que madame Perry n’avait pas potassé la manière de crucifier une personne, étant donné qu’il est dit que des clous de maréchalerie étant fixés dans les paumes et les pieds de l’homme.

Hors, la paume des main étant trop fragile pour supporter le poids du corps, les clous étaient enfoncés dans les avant-bras, entre le radius et le cubitus (oui, oubliez les représentations du Christ en croix, ce n’est pas la réalité).

Et là, elle nous le faisait tenir avec des clous dans les mains ?

Ouf, l’honneur fut sauf lorsque dans la description, le policier déclara qu’en plus des clous dans les paumes des mains, il y en avait aussi dans les avant-bras.

Ce que j’ai adoré dans le livre ? La petite claque sur mon nez dans les cent dernières pages ! (trois, en fait, de claques sur mon nez).

Toute fière d’avoir remarqué un détail qui clochait lors de la mort du juge Stafford, j’étais persuadée de détenir mon coupable dès les premières pages, mon sentiment se renforçant un peu plus sur la fin, sans que je sache le mobile.

Mes claques, je me les suis prise avec plaisir, Madame Anne Perry ayant bien mélangé les cartes et ayant gardé tous les atouts dans sa manche.

Oui, j’avais raison avec mon coupable, mais il me manquait encore beaucoup de chose ! Ce furent les trois claques.

Un régal, cette lecture et cette plongée dans le Londres victorien et la discussion entre Pitt et… Oscar Wilde, qui lui donnera une information de première catégorie.

1/128 (PAL Noire)



Thérapie : Sebastian Fitzek

Titre : Thérapie

Auteur : Sebastian Fitzek
Edition :  Livre de Poche (2009)
Résumé :

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer.

Un jour, après que son père l’a accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît.

Quatre ans ont passé.

Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte.

Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces…

Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.

Critique :

Un huis clos de la mort qui tue, dantesque, oppressant, angoissant, le genre de truc qui ne vous lâche pas ! Pire, ça vous colle aux doigts.

Plus que dévoré puisque entamé ce matin et terminé le soir même. Je ne voulais pas m’arrêter avant le mot « fin ».

A se demander ce que certains auteurs fument avant d’écrire de pareilles histoires ! C’était dingue, mais d’enfer, des comme ça, j’en redemande.

C’est quoi l’histoire ?

Ancien psychiatre, le docteur berlinois Viktor Larenz n’est plus le même homme depuis la disparition de sa fille, il y a quatre ans.

Il va tellement mal qu’on le retrouve sanglé sur une table. Pas pour se faire torturer, nein ! Il est juste comme qui dirait un peu à l’asile… Un médecin l’interroge : le docteur Roth (Weiller ?).

Que s’est-il bien passé depuis le début où sa gamine disparait sans laisser de trace alors qu’elle attendait dans la salle d’attente d’un médecin, pendant que papa faisait une vidange aux toilettes du coin ??

Alors notre ex-psy commence le récit de ce qui s’est passé dans sa maison de campagne, sur l’île de Parkum, où il est allé s’isoler et où il se fait emmerder par une femme qui veut qu’il la prenne comme patiente. Refusant au début, il lui laissera ensuite raconter son histoire.

Et c’est là que tout commence… Anna Spiegel est une romancière qui prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Son dernier roman avait pour héroïne une fillette qui souffre d’un mal étrange et qui s’évanouit sans laisser de traces…

Tout ce qu’elle racontera à l’ancien psychiatre, c’est comme si elle racontait l’histoire qui s’est passée après la disparition de Josy, la petite fille.

L’île est coupée du monde suite à une tempête et des choses étranges se produisent, me faisant douter de la santé mentale de tout le monde, de celle de l’ancien psy, d’Anna, de celle du maire de l’île…

J’vous ai dit qu’Anna est vachement dérangée ? De plus, les révélations  du détective (qui avait recherché la fille de Viktor) sur sur cette arrangée du ciboulot n’arrangent pas les choses.

On sent bien qu’Anna n’a pas le gaz à tous les étages et que ses frites ne sont pas toutes dans le même cornet… D’ailleurs, elle fou la trouille.

Toute fière de moi, je croyais avoir entrevu le « truc », la solution à tout, mais en fait, je n’avais rien vu, ou juste aperçu la pointe de l’iceberg. Mais juste la pointe… La touti riquiqui.

Dans les dernières pages, ce furent des révélations en rafales, et je me les suis toutes prises en pleine poire.

Encore pire que ce que j’avais pensé. Et c’est là que toutes les pièces du puzzle se mettent en place et que la pièce tombe pour le jackpot !

Bravo à l’auteur que je remercie pour le formidable coup de pied au cul qu’il m’a fichu. C’était du costaud.

Tellement dingue ce livre que j’ai même douté de ma propre santé mentale…

Bon, je vous laisse, des peintres en bâtiment viennent d’entrer. Enfin, ils ressemblent à des peintres. Ils sont vêtus de blanc, avec une petite calotte blanche…

Livre lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » de Liliba. Critique postée sur Babelio le 01/10/2012.