Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse : Oudin Bernard

Titre : Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse

Auteur : Bernard Oudin
Édition : Mycroft’s Brothers (2005)

Résumé :
Sherlock Holmes est de retour ! Nous a-t-il d’ailleurs jamais quitté ? Le personnage est si fascinant que ses admirateurs s’acharnent à exhumer tel exploit oublié, tel écrit caché de son biographe le Dr Watson.

Sept épisodes inédits de ses aventures voient ici le jour. Ils nous promènent dans le Londres victorien, des ruelles de l’East End aux artères illuminées du quartier des théâtres, et, à l’occasion, loin de la capitale, des landes du Yorkshire aux rives du Nil.

On y voit Sherlock Holmes jouer tour à tour de ses extraordinaires dons intellectuels et de ses capacités d’homme d’action pour élucider le meurtre de la belle actrice Margaret Brent, suffragette militante et pourtant victime de ses sentiments ; déjouer les plans de sinistres personnages ; traquer les anarchistes et résoudre l’énigme do cobra d’or ; braver les malédictions des pharaons ; et, pour finir, s’attaquer à l’un des défis les plus étranges de sa carrière.

Mais chut !… Le moment est venu de surprendre le détective et son inséparable compagnon dans leur appartement de Baker Street, toujours prêts à quitter la quiétude du coin du feu pour affronter les dangers de la grande ville…»

Critique :
Pour les holmésiens, le nom de Bernard Oudin signifie quelque chose.

Ce monsieur est tout de même considéré comme un spécialistes français de l’holmésologie, il est le vice-président de la « Société Sherlock Holmes de France » (SSHF), membre de la Sherlock Holmes Society of London et également membre de la Société des Baker Street Irregulars de New-York. Excusez du peu !

Bref, avec lui aux commandes, heu, à la rédaction de ce pastiche holmésien (composé de sept aventures), on sait que l’on ne risque pas l’embardée mais plutôt la chevauchée fantastique.

Et c’est réussi ! Sept petites aventures de Holmes qui me font penser à la publicité pour une boisson gazeuse qui avait la couleur de l’alcool mais qui n’en était pas…

Ici, ça ressemble à du Conan Doyle, ce n’en est pas, mais ça en a la couleur et la saveur. Ah, quel plaisir.

Bien que l’auteur fasse dire à Holmes des « gentillesses » (ironie) sur l’inconstance des femmes, la première histoire intitulée « La suffragette amoureuse » nous montre le détective avec ses faiblesses : oui, il a déjà perdu des clients, retrouvés morts car il avait sous-estimé l’affaire.

« L’usurier sentimental » nous montre un détective plus mordant sur Watson en raison de son erreur. Le docteur voit du romantisme partout. Heureusement que Holmes est plus terre à terre et qu’il résoudra ce petit mystère de main de maître.

Pour « La clinique du docteur Sanderson », je suis au regret de dire que j’ai senti l’affaire de loin et que j’avais bien déduit. Malgré tout, je n’ai pas boudé mon plaisir.

Par contre, pour l’aventure du « Cobra d’or », là, j’avoue, je ne m’en menais pas large et je n’avais rien déduit du coupable.

L’aventure de « Sandforf Manor » et la mort du colonel Foster-Davis par émanation de gaz, avait une odeur de déjà lu, surtout avec les mouches retrouvées mortes sur l’appui de fenêtre…

On retrouve presque la même chose dans « Énigmes en série : 30 enquêtes à résoudre » (Lassiter Wren & Randle McKay aux Éditions France Loisirs) sauf que la mort était due à une réaction instantanée entre deux substances chimiques qui étaient à l’origine du poison qui s’était répandu dans la pièce.

Attention, je ne sous-entend pas que Oudin a copié ou que ce sont les autres, parce que je n’en sais rien et que l’idée pourrait être tirée d’un fait divers ou une rencontre de deux esprits… Mais c’est troublant.

De toute façon, dans le livre « Énigmes en série : 30 enquêtes à résoudre », il y a une enquête sur un homme que l’on a trouvé mort sur le sol, tombé du ciel. En fait, il avait été déposé, bien avant, sur un wagon du métro aérien et lorsque ce dernier a pris un virage, le corps avait roulé au sol.

Et oui, le même procédé que dans « Les plans du Bruce-Partington » (BRUC), aventure canonique de Sherlock Holmes ! Comme quoi…

Petit séjour en Egypte pour notre détective vieillissant avec la malédiction du pharaon Tout-Ankh-Amon où un certain Howard Carson nous fait penser curieusement à Howard Carter.

Petit clin d’oeil aussi à Conan Doyle dans cette aventure, cité en tant qu’agent littéraire de Watson (faux) et fervent adepte du spiritisme (plus que vrai) et qui propage la rumeur d’une malédiction.

La dernière aventure m’a fait rire. Le modus operandi du crime, je l’avais découvert, je savais comment on avait commis le crime mais j’étais loin de me douter que le criminel, c’était… Non, je ne dévoilerai rien mais c’était bien pensé.

Un super moment de lecture, des enquêtes holmésiennes bien faites, des références au canon, des déductions mais un goût de trop peu…

Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

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8 réflexions au sujet de « Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse : Oudin Bernard »

    • Bon sang, j’ai fait une correction dans ce vieil article et il est repassé dans le lecteur WP ! L’enculé ! mdr

      De toute façon, j’ai même failli le supprimer, je vais le relire pour le mois anglais, il n’est guère épais… 😀

      J'aime

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