Vendetta : R.J. Ellory

Titre : Vendetta

Auteur : R.J. Ellory
Édition: Livre de Poche (2010)

Résumé :
2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné.

Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé.

À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve.

À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours.

Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final.

Avec ce roman d’une envergure impressionnante, R. J. Ellory retrace cinquante ans d’histoire clandestine des États-Unis à travers une intrigue qui ne laisse pas une seconde de répit au lecteur.

Maître de la manipulation, il mêle avec une virtuosité étonnante les faits réels et la fiction, le cinémascope et le tableau intime, tissant ainsi une toile diabolique d’une rare intensité.

Critique :

J’ai hésité quand au nombre d’étoiles à lui attribuer… Mais vu que les étoiles doivent être entières et pas à moitié, j’ai conclu par un 3 étoiles « parce la fin le vaut bien ».

Mitigée… Voilà ce que je pourrais dire de moi après cette lecture. Pas déçue, pas enchantée, pas désenchantée,… Tout en sachant que cela valait le coup de le lire et que le final m’a troué le c**.

« M’sieur l’agent, j’vous jure que j’m’attendais pas à ça en commençant ma lecture ».

Et je m’en vais éclairer votre lanterne, si vous me permettez :

Au départ, le récit commence sur un crime pas banal, un peu trash, même, et des flics qui ne savent pas trop où ce meurtre va les mener.

Le corps a été découvert dans le coffre d’une Ford Mercury Turnpike Cruiser (construite en 1956, moteur V8, 290 bourrins, excusez du peu !).

N’escomptez vous promener dans cette voiture, le macchabée – dont le coeur fut arraché – laissait couler ses fluides corporels depuis quelques jours…

Un bon départ pour un bon thriller, quoi.

Ensuite, ils apprennent que le mort était le garde du corps de la fille du gouverneur et que cette dernière s’est donc faite enlever. Non, pas de demande de rançon pour le moment. Oups…

Un homme, qui se dit le ravisseur, prend contact avec eux – après les avoir laissé mariner dans leur jus – et il demande que Ray Hartmann soit présent à la Nouvelle-Orléans le lendemain et qu’ils ont intérêt à se magner le cul.

Bref, tout baigne, c’est du pur polar. Jusque là…

Après une biographie détaillée de cet obscur fonctionnaire appartenant à la sous-commission sur le crime organisé, alcoolique de surcroit et séparé de sa femme, le récit va ralentir avec l’apparition du fameux Ernesto Pérez, le ravisseur, paisible vieux monsieur, ou presque.

C’est à cet endroit précis que le roman prend une toute autre ampleur.

Monsieur Pérez va leur causer de sa vie et ils ont intérêt à l’écouter sinon il gardera le lieu de détention de la fille secret.

À travers sa confession ahurissante, le vieil homme nous parler de sa vie, de son enfance, de son premier meurtre et de tous les autres qui ont suivi, retraçant ainsi l’intégralité de son C.V en tant que « tueur » pour l’entreprise nommée « Mafia » et ses quelques « essais » concluants avant.

Ben oui, faut bien se faire la main, non ? Nous avons tous commencé au bas de l’échelle, non ? Pérez aussi.

Dans son récit, c’est tout l’Histoire (avec un grand H) de la Mafia qui est passée au crible. En la petite entreprise ne connaissait pas la crise.

Instructif ? Oui, mais… profusion de détail nuit à l’histoire. Encore un peu et nous avions droit à la marque de son slip et à la couleur de ses chaussettes.

Pourtant, ce genre de récit sur les organisations criminelles, j’adore ça. Mais là, j’ai eu un peu de mal à un certain moment.

Cela ne tient pas aux personnages, non, ils sont innocents. Hartmann est bien étoffé, c’est un personnage bien travaillé. Quant à Pérez, on devrait le haïr et bizarrement, on ouvre la bouche pour l’écouter nous raconter les belles histoires mafieuses de l’oncle Ernesto.

Ce récit ultra noir et plus que négatif de l’Amérique de la seconde moitié du XXe siècle, fourmillant de références historiques sur la pieuvre, cela aurait dû me captiver sans que je ne lâche le livre.

Hélas, c’est vers la page 328 que j’ai cédé à la désolation et que j’ai passé des pages, ne reprenant le cours du récit vers la 550. A partir de là, je ne l’ai plus lâché et je dois que le final était magnifique !

Plus que inattendu, il était à la hauteur et j’en suis restée comme deux ronds de flan. Mon seul regret sera d’avoir décroché dans ma lecture. Plat trop consistant.

Dommage, il y avait moyen d’enrichir sa culture mafieuse.

Je retiendrai une phrase : « Quando fai i piani per la vendetta, scava due tombe : una per la tua vittima e una per te stesso ».

Si tu cherches la vengeance, creuse deux tombes… une pour ta victime et une pour toi.

Livre lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » organisé par Liliba.

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2 réflexions au sujet de « Vendetta : R.J. Ellory »

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