Légende – Tome 6 – Le secret des Eïles : Yves Swolfs

 

Titre : Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs
Édition: Soleil (2012)

Résumé :

Après avoir reconquis son trône et passé quelques mois à remettre les choses en bon ordre, le chevalier Tristan s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour régenter une cour. Il l’abandonne alors, choisissant une vie plus proche de la Nature qui l’a vu grandir…

Mais ses nuits sont hantées par les Eïles, créatures envoûtantes qui essaient de lui voler son âme pendant son sommeil…

Une crainte étrange s’éveille alors en lui, plus inquiétante encore que tous les combats périlleux menés jusqu’alors…

Tristan de Halsbourg se rend dans la forêt la plus proche pour retrouver son père afin d’obtenir des conseils et se ressourcer dans le milieu de sa jeunesse.

Il met quelques temps avant de trouver son père avec sa meute de loups qui l’accompagnent toujours.

Le soir venu autour d’un feu, Tristan se confie sur les étranges cauchemars qu’il fait au sujet de fées mal attentionnées.

Alors qu’il s’assoupit après le repas, les cauchemars prennent place. Tristan évolue dans des décors connus et il doit affronter de nouveau son pire adversaire dans un combat se déroulant sur un pont qui s’effondre.

 

Critique :

Palsambleu ! Moi qui était toute en joie de découvrir un sixième tome de « Légende », je reste avec un léger goût amer de « me prendrait-on pour un cochon payeur ? ».

J’vous explique :

Le premier cycle de la saga « Légende » (5 tomes) qui nous présentait Tristan de Halsbourg dans son combat pour regagner son trône contre le terrible Shaggan m’avait transportée et j’avais vraiment adoré l’univers et les dessins de Swolfs (qui était loin d’être un inconnu pour moi, ayant suivi « Durango » et « Le prince de la nuit »).

Dessins au top et scénario très agréable, mêlant le réel et le fantastique, les légendes et les loups, le tout agrémenté de complots, de trahisons et nous contant la lutte de Tristan pour récupérer la place de Seigneur qu’un autre avait usurpé…

Mais là… j’ai l’impression d’avoir lu un tome pour rien.

Certes, ce tome 6 démarre un second cycle, malgré tout, ça ressemble furieusement à du délire de l’auteur, rien n’étant trop cohérent dans le récit, mêlant, cette fois, les rêves et les cauchemars sans que l’on sache où l’auteur va nous emmener. Le voyage était fadasse.

En bref, pour un début de nouveau cycle, on ne peut pas dire que l’auteur m’ait aguiché ou mis l’eau à la bouche dans la perspective des autres tomes à venir.

Que du contraire ! Durant toute ma lecture, j’attendais, en vain, qu’il se passe quelque chose de cohérent.

Lorsque je l’eus refermée, je me suis sentie comme un loup affamé à qui on aurait proposé un morceau de bois pour calmer sa faim.

Le départ était correct, pourtant…

La bédé commençait avec notre héros qui est lassé par les occupations liées à la gestion de son royaume et par la cour qui l’entoure.

Avoir fait tout ça pour, au final, se faire chier sur son trône, et bien, elle est forte, celle là !

En plus, il cauchemarde sec, notre Tristan.

Il décide donc de retourner auprès de celui qui l’a élevé dans la nature sauvage (l’homme qui vit avec les loups) pour essayer de résoudre son problème de cauchemar.

Chaque nuit, les Eïles viennent hanter ses rêves en cherchant à capturer son âme.

J’aurais bien qualifié ce tome 6 de one-shot que l’auteur aurait fait pour se faire plaisir ou arnaquer son lectorat, mais  en faisant des recherches que j’ai appris que c’était le départ d’un autre cycle. L’arnaque est là tout de même…

Scénario déstabilisant, univers onirique avec de nombreux évènements qui s’enchaînent sans liens entre eux et une grosse tendance freudienne, limite oedipienne et même pire, mais je spoilierais (moi, je me suis faite spolier du prix de cette bédé !).

La seule chose qui sauve cette bédé, ce sont les dessins d’Yves Swolf qui sont toujours de qualités et qui restent fidèle à l’ensemble de la série.

Rien que les dessins, hein !

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Loup ».

Pardonnez nos offenses : Romain Sardou

 
 Titre : Pardonnez nos offenses

Auteur : Romain Sardou
Édition:  XO éditions (2002) / Pocket  (2003)

Résumé :
1284 : Les « froidures du diable » isole Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, du reste du monde. Romée de Haquin, son évêque devant le spectacle de la statue de la Vierge brisée par le froid, n’est pas loin de penser qu’une malédiction s’abat sur ses paroisses. Tout a commencé lorsque deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière …

L’assassinat sauvage de Haquin laisse le village en proie aux peurs les plus irraisonnées. C’est alors qu’un mystérieux prêtre Henno Gui, y fait son entrée. Accompagné d’un jeune garçon et d’un homme à l’aspect monstrueux …

Une vision du Moyen Age attrayante et érudite, une mise en scène du Moyen Age qui permet au lecteur de vivre ces temps tourmentés.

Des héros portés par leur foi . la ferveur et l’intelligence aiguë de Henno Gui, la foi et la fidélité du vicaire Chuquet, la rouerie et le goût du complot des envoyés de Rome …

Critique :
Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème… Les femmes sont en colère aux portes des moulins… STOP !

Veuillez excuser ma pitoyable erreur, je viens de confondre le père avec le fils… Michel Sardou, chanteur et son fils, Romain, auteur de ce polar historique. Au temps pour moi !

Nous sommes donc en l’an de grâce 1284… il doit y avoir un vent sibérien parce qu’il fait un froid de canard, appelé plus poétiquement : « froidures du diable ».

Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, est isolé du reste du monde. Oui, en ce temps là, pas de GSM ou de connexion Internet et Michel Sardou n’a pas encore rempli les salles de concerts.

Il fait tellement glacial que la statue de la Vierge s’est brisée par le froid. Cela aurait pu faire le buzz sur Internet, mais comme je vous le disait, pas d’Internet en ce temps là.

Romée de Haquin, l’évêque de ce petit trou du cul du monde pense qu’une malédiction s’est abattue sur ses paroisses.

Surtout que deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière…

Quand Haquin se fait dégommer, il laisse le village en proie aux peurs les plus irraisonnées.

Tââdââmmm ! Non, Zorro n’est pas arrivé, juste un mystérieux prêtre répondant au nom de Henno Gui qui fait son entrée dans ce trou du cul du monde.

Ensuite, j’ai tourné les pages jusqu’au bout, dévorant ce polar « historique », les yeux pétillants.

« Une vision du Moyen Age attrayante et érudite, une mise en scène du Moyen Age qui permet au lecteur de vivre ces temps tourmentés » disait le quatrième de couverture.

Bon, lors de ma lecture, je n’ai pas écumé les sites Historiques pour démêler le vrai du faux en matière de respect de l’Histoire. J’ai lu ce roman pour ce qu’il était : un roman, point barre. De la fiction, quoi. Rien de plus.

Heureusement, parce qu’il se murmure que l’Histoire aurait été un peu arrangée, bafouée, non respectée, le langage non adapté, les fautes nombreuses et les incohérences de même.

Ne possédant pas un doctorat en Histoire ou des connaissances érudites sur l’époque concernée, je ne me suis pas posée de questions et j’ai profité de l’atmosphère du roman : sombre, avec ses croyances de l’époque, les complots sont légion et l’aura de mystère m’a passionnée jusqu’au bout.

Au final, je ne lui demandait rien de plus que de me distraire, ce qu’il a fait.

Conseillé pour passer un bon moment de lecture avec des mystères et des complots à foison et une fin qui m’a fait pousser un « Oh, punaise » (bon, ce n’était pas vraiment ce mot là…).

A déconseiller, donc, aux historiens et autres passionnés de l’Histoire, de vérité Historique ou, du moins, de sa bonne utilisation dans un roman, ils risqueraient d’avaler leur chique et je peux les comprendre.

Titre participant au challenge « Polar Historique » proposé par Samlor.