Le trésor du marchand d’esclaves : Sherlock’s Story 2

Titre : Le trésor du marchand d’esclaves

Auteur : Non communiqué
Édition: Sherlock’s Diffusion SA

Résumé :

Il s’appelait Firmont. Il avait été marchand d’esclaves et avait accumulé d’immenses richesses en pratiquant son triste métier.

Où cachait-il son or et ses bijoux ? Personne ne le savait. Seul son testament révèle son secret.

Son décès suscite convoitises nombreuses et manœuvres ignobles. Enlèvement de sa fille naturelle, vol du testament dans le coffre du notaire.

Et Sherlock se charge de l’enquête. Comment notre héros va-t-il échapper au funeste sort auquel son mortel ennemi semble l’avoir condamné ?

Critique :

« Ma petite entreprise, connaît pas la crise » voilà ce que devait fredonner Firmont, le marchand d’esclaves, tout en comptant son magot.

Oui mais voilà, un jour, la Grande Faucheuse vient vous chercher et comme vous ne pouvez pas emporter votre magot, il devient l’objet de toutes les convoitises.

Et voilà que son notaire déboule chez Sherlock Holmes car cette nuit, on a volé le testament de Firmont, là où se trouvait noté les indications vers le trésor…

« Allez, Jack Sparrow, on lève l’ancre ! »

Ah non, je devrais dire « The game is afoot » puisque nous sommes avec Sherlock Holmes. Toute cette histoire de chasse trésor au trésor m’a perturbée et l’absence de Watson, remplacé par le jeune Harry Taxon n’a fait que me troubler d’avantage.

De nouveau quelques grosses ficelles avec les bandits qui exposent leurs plans quand Holmes les écoute bien caché quelque part… Une sale manie tout de même.

Holmes et son fidèle Harry feront un voyage express à Paris où notre détective, muni d’un pass « Touriste », aura droit à un city trip plus qu’inhabituel…

Voyons voir : une rencontre avec la bande des Apaches, voyous bien connu de l’époque (et bien pire que des voyous), guet dans un cimetière, sans oublier une petite visite des catacombes, celles qui ne possèdent pas de fil d’Ariane ou de fléchage fluorescent brillant dans le noir indiquant « Exit », taggage des murs à la craie, salutations aux habitants des catacombes après la découverte de cercueils et ossements, bref, un séjour de tout repos.

Hormis les grosses ficelles, le récit est agréable à lire pour une passionnée de Sherlock Holmes, il est court, ce qui évite les longueurs inutiles et bien rythmé.

Sans oublier la petite morale de l’histoire que « Bien mal acquit ne profite jamais… »

Petit bémol : réédition d’une historie parue en janvier 1908 et le tirage fut limité à 10.000 exemplaires, ce rend ces petits livres assez rare… Donc, assez cher !

Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » de Liliba (lien dans l’image).

Le sacrifice du guerrier – Tomes 1 et 2 : Jacques Martel

Sacrifice du Guerrier 1

Titre : Le sacrifice du guerrier – Tomes 1 et 2
 
Auteur : Jacques Martel
Édition : Mnémos (2008)

Résumé :

Tome 1 : Jarl, fils d’Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride, montre des aptitudes à la guerre dès son plus jeune âge.

Craignant pour sa vie, Isara, sa mère, veut empêcher l’accomplissement de cet avenir sanglant. Il quitte alors les clans pour étudier dans une grande cité.

Lorsque Arkhai est fait prisonnier par l’Empire de l’Amer, Isara comprend que les fils de la destinée de Jarl sont déjà tissés. L’animosité et le désir de conquêtes de l’Empire le contraignent à reprendre le projet d’unification des tribus de la horde.

A ses côtés, deux héros légendaires, le Roi Solitaire et la Reine Vierge lui apportent leur soutien. Il se heurte pourtant à l’hostilité des autres Khans qui ne reconnaissent pas l’autorité du  » sans nom « .

Il décide dans ces conditions de libérer son père. Dans l’ombre, le mystérieux hoplite veille sur sa destinée…

Une épopée fantastique pavée de fureur et de sang.

Sacrifice du Guerrier 2

Tome 2 : Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride est mort.

L’opération de sauvetage mené par son fils a échoué.

Pourtant, son sacrifice offre à Jarl un nom de guerre et le respect des autres clans.

Jonas, humilié par cette incursion dans la capitale, décide en représailles de capturer la femme et la mère de Jarl. Ses mercenaires exécutent son plan avec succès.

Jarl souhaite négocier leur libération mais il est convaincu par les guerriers des clans d’organiser un raid sur Arnok la nouvelle afin de sauver sa famille et d’en finir avec la menace de l’Empire de l’Amer.

La colère et la guerre, sous le regard bienveillant du Hoplite, sculptent désormais la destinée de Jarl.

GUERRIER - FANTASYCritique Tome 1 : 

Ce livre aurait dû être vendu avec un GPS intégré !

Nous commençons par le début qui nous fait penser à une fin de tome. Pas de problème, ma curiosité est attisée.

Ensuite, c’est le bordel avec des alternances de chapitres qui vous font perdre le fil de l’histoire.

Lorsque les chapitres sont alternés, cela ne me gêne pas, le suspense étant maintenant et attisé, mais là, on alterne entre des chapitres qui nous parlent d’une guerre en préparation et un étrange individu, ensuite, c’est le pillage d’un village avec le futur viol des femmes présentes, puis une réunion des guerriers sou l’égide du Khan et nous faisons connaissance avec d’autres personnages qui jouent aux « défis » et font étalage de leur super-puissance, puis on a un chapitre avec la vie d’un gamin (et on fait le lien avec le gamin présent durant le pillage du village, le futur Khan et tout le tralala)…

Ainsi de suite ! Au bout de quelques chapitres, j’avais perdu le Nord, le Sud et mon latin. Bref, j’ai laissé tomber le livre.

Mais, j’y songe… ayant acheté ce livre (et sa suite, c’est con, hein) en occase, il manquait peut-être le kit de bricolage comprenant une paire de ciseau, du papier collant et une note explicative nous invitant à remettre les chapitres dans le bon ordre.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Vite, transformons-nous en Bob le Bricoleur et refaisons ce livre.

Non, j’ai pas aimé du tout ! Abandon avant la fin… et non lecture du tome 2 !

Livre lu dans le cadre des objectifs « PAL Noire à zéro » et « vingt mille lieues sous mes étagères ».

CHALLENGE - objectif-pal-001 (2)CHALLENGE - Gaston final

Bilan livresque : Novembre 2012

Novembre et ses frimas est un bon mois pour la lecture sous les couvertures, allongée dans le canapé, les pieds bien au chaud et une tasse de thé fumante devant nous…

J’ai tout d’abord commencé avec une bande dessinée « Les quatre de Baker Street – Tome 4 – Les Orphelins de Londres » de Djian et Etien. Le tome 3 avait mis la barre très haute et le 4 ne m’a pas déçue !

Puisque j’étais dans le domaine de Sherlock Holmes, j’ai enchaîné, dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba avec « La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – Tome 4 » de Pardheillan. De bonne facture. Il entre dans le Challenge « Thrillers et Polars ».

Afin de faire maigrir ma fameuse PAL Noire, j’ai entamé « Le sacrifice du guerrier – Tome 1 » de Jacques Martel. Bof et plus que bof. Ma critique se trouve ici et je me passerai de lire le tome 2 !

Toujours dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba, j’ai décidé de me faire un roman de R.J. Ellory : « Vendetta » qui nous raconte l’histoire de la Mafia durant cinquante ans au travers du récit d’un ex-tueur de l’entreprise. Mitigé mais le final est magnifique !

Sherlock Holmes de nouveau (et toujours dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba) avec un court roman difficile à trouver « Le trésor du marchand d’esclaves » tome 2 de la collection Sherlock’s Story. Réédition d’une aventure de Sherlock Holmes publiée en 1908. Ce n’est pas un mauvais pastiche, même s’il possède quelques défauts.

Pour changer, j’ai entamé le challenge « Totem » de Lili Galipette tout en faisant diminuer ma PAL Noire : « L’âge du feu – Tome 3 – Dragon banni » de E.E Knight. Moi qui hésitait à le lire, je ne fus pas déçue car il est tout bonnement excellent.

De nouveau une aventure apocryphe du détective de Baker Street (le mois sera holmésien ou pas…) : « Le sosie du banquier » tome 3 de la collection Sherlock’s Story. Très prévisible, trop même ! Le titre et le quatrième de couverture en disent bien trop et Holmes met du temps à comprendre… sans parler de quelques grosses ficelles ! (« Thrillers et Polars »).

« La malédiction de Nephrem-Kâ » de Sophie Bellocq-Poulonis est, une fois de plus, un pastiche holmésien surfant sur une malédiction d’un pharaon maudit, inconnu de tous, jusqu’à ce que Lovercraft ne découvre son temple en Egypte. Comme dans toute bonne malédiction, les membres de l’expédition meurent tous dans des circonstances étranges et l’ombre de Cthulhu n’est jamais loin.

Holmes veut s’en tenir à sa science criminologique, mais celle-ci sera-t-elle suffisante pour résister à la puissance du mythe ?

Je dois dire que le récit ne m’a pas emballé plus que ça et que je me doutais bien du nom du coupable, un indice étant trop gros que pour qu’il n’attire pas mon attention. Cela aurait pu être un leurre, mais ce ne l’étais pas.

Un peu de classique dans cet univers impitoyable ! J’ai lu « Bel-Ami » de Maupassant dans le cadre du challenge « Romans Cultes » de Métaphore.

Lecture intéressante mais le personnage de Georges Duroy m’a hérissé le poil tellement j’ai détesté sa fatuité, sa vanité et ses petits calculs pour y arriver. Arriviste, va !

Le livre qui m’a marqué ce mois-ci, c’est celui de Joseph Boyden « Le chemin des âmes » que j’ai terminé durant mon week-end en amoureux pour mon anniversaire.

La guerre 14-18 racontée par un Indien Cree qui s’en revient blessé dans sa chair et dans son âme, ayant perdu sa jambe et son ami. Son voyage avec sa tante durera trois jours, trois jours durant lesquels elle devra faire en sorte qu’il survive et qu’il perde son accoutumance à la morphine.

Superbe ! Chose certaine, je vais l’ajouter dans la section « Grimoire ».

Au rayon manga j’ai poursuivit la série « Black Butler » avec les tomes 9 et 10 dans lesquels on découvre un personnage bien connu…

Commençant une nouvelle collection, j’ai lu avec plaisir « Murena », tomes 1 et 2. La Rome de Néron, jeune et les manœuvres de sa mère, Agrippine.

Anniversaire sous-entend « cadeaux » et mon homme m’a bien gâté au niveau bandes dessinées.

« Les nombrils » tomes 4 et 5 m’ont de nouveau fait bien rire (je les avais lu en épisode, dans le magazine « Spirou »), le « Scorpion » sait enfin qui est son père dans le tome 10 : « Au nom du fils » qui clôt une question existentielle. Je ne m’y attendais pas mais à un moment donné dans le tome 10, j’ai compris QUI c’était. Ben merde, alors !

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Bilan de Novembre : 18 livres (9 romans/6 bédés/2 mangas) dont 3 PAL Noire/ 1 culte et 6 participants à des Challenges

  1. Les quatre de Baker Street – Tome 4 – Les Orphelins de Londres : Djian/Etien (Bédé)
  2. La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – Tome 4 : Pardheillan (« Thrillers et Polars » ICI)
  3. Le sacrifice du guerrier – Tome 1 : Martel (PAL Noire)
  4. Le sacrifice du guerrier – Tome 2 : Martel – Abandon (PAL Noire)
  5. Vendetta : Ellory (« Thrillers et Polars » ICI)
  6. Le trésor du marchand d’esclaves : Sherlock’s Story
  7. L’âge du feu – Tome 3 – Dragon banni : E.E Knight (« Totem »/ PAL Noire)
  8. Le sosie du banquier : Sherlock’s Story (« Thrillers et Polars » ICI)
  9. La malédiction de Nephrem-Kâ : Sophie Bellocq-Poulonis
  10. Bel-Ami : Maupassant (« Romans Cultes » ICI)
  11. Le chemin des âmes : Boyden (ICI)
  12. Black Butler tome 9 : Yana Toboso (Manga)
  13. Black Butler tome 10 : Yana Toboso (Manga)
  14. Murena 1 – La pourpre et l’or : Dufaux (Bédé)
  15. Murena 2 – De sable et de sang : Dufaux (Bédé)
  16. Les nombrils 4 – Duel de belles : Delaf et Dubuc (Bédé)
  17. Les nombrils 5 – Un couple d’enfer : Delaf et Dubuc (Bédé)
  18. Scorpion 10 – Au nom du fils : Marini (Bédé)

Orphelins de Londres - NONJeunesse de Sherlock Holmes à Pau 4 - PardheillanSacrifice du Guerrier 1Sacrifice du Guerrier 2Vendetta - EllorySherlock Story 2 - Trésor marchand d'esclavesAge du feu 1 - DragonSherlock Story 3 - Sosie du banquierMalédiction de Nephrem-KaBel-AmiChemin des âmes - BoydenBlack Butler 9Black Butler 10 Murena 1 - Pourpre et or  Murena  2 - De sable et de sang  Nombrils 4 - Duel de belles Nombrils 5 - Couple d'enfer    SCORPION 10 - Au nom du fils

Sherlock Holmes – Tome 2 : Sir Arthur Conan Doyle

Titre : Sherlock Holmes, tome 2

Édition: Robert Laffont (1998)

Résumé :

Les brumes de Londres, les landes désolées… autant de décors inquiétants qui hantent les enquêtes de Holmes, toujours épaulé -même s’il le nie- par le fidèle Dr Watson.

Dans « Le Chien des Baskerville », son aventure la plus célèbre, il résout de manière élégante et rationnelle une énigme où affleurent des accents de fantastique. La lande de Dartmoor ne sera plus jamais la même…

Malgré les efforts de son géniteur pour le faire disparaître -précipité dans les chutes de Reichenbach- Sherlock Holmes ressuscite dans « La Maison vide », puis sort de sa retraite pour nous faire profiter de « Son dernier coup d’archet ». Jusqu’à la prochaine fois…

Cette édition comporte :

1. La vallée de la peur : roman
2. Le chien des Baskerville : roman

3. Les archives de Sherlock Holmes :
– L’illustre client
– Le soldat blanchi
– La pierre de Mazarin
– Le vampire du Sussex
– Les trois pignons
– Les trois Garrideb
– Le problème du pont de Thor
– L’homme qui grimpait
– La crinière du lion
– La pensionnaire voilée
– L’aventure de Shoscombe Old Place
– Le marchand de couleurs retiré des affaires

4. Son dernier coup d’archet :
– L’aventure de Wisteria Lodge
– La boîte en carton
– L’aventure du cercle rouge
– Les plans du Bruce-Partington
– L’aventure du détective agonisant
– La disparition de lady Frances Carfax
– L’aventure du pied du diable
– Son dernier coup d’archet

5. Les exploits de Sherlock Holmes (Adrian Conan Doyle & Dickson Carr) :
– L’aventure des sept horloges
– L’aventure du chasseur d’or
– L’aventure des joueurs en cire
– L’aventure du miracle de Highgate
– L’aventure du sombre baronet
– L’aventure de la chambre hermétiquement close
– L’aventure de Foulkes Rath
– L’aventure du rubis d’Abbas
– L’aventure des anges noirs
– L’aventure des deux femmes
– L’aventure de l’horreur de Deptford
– L’aventure de la veuve rouge

6. Pièces de théâtre :
– Le diamant de la couronne (en un acte)
– Sherlock Holmes (en 5 actes)

7. Documents :
– La kermesse sportive
– Comment Watson apprit le truc
– Avec Sherlock Holmes, sujet pour une nouvelle non écrite
– La véritable histoire de Sherlock Holmes (de Francis Lacassin)
– Les quatorze enquêtes préférées de l’auteur
– Bibliographie de Sherlock Holmes

Critique :

C’est lors d’une de mes descentes en bouquineries (endroits de perdition pour quelqu’un tel que moi) que je suis tombée sur ce recueil « Sherlock Holmes » de Conan Doyle.

Le prenant en main avec tendresse, mon œil amoureux se posa sur la couverture afin de lire – juste pour le plaisir – son contenu.

Premier sursaut en voyant que « Les exploits de Sherlock Holmes » écrits par Adrian Conan Doyle (le fils du père) et J. Dickson Carr étaient compilés sous le nom du père !

Grosse erreur ! Ils n’ont rien à faire là, même s’ils sont très bons. Le recueil est au nom du père, pas du fils ! Et encore moins du saint-esprit.

Aucune indication lorsque nous abordons la lecture des « Exploits » pour nous signaler que c’est l’œuvre du fiston et pas du paternel…  Seuls les connaisseurs rectifieront, les autres l’incluront dans l’œuvre canonique, faisant une énorme erreur.

Les éditions Laffont ne sont pas réputées pour son sérieux en matière de traduction et de compilation… Ceci explique sans doute cela (les éditions « Le Masque » firent pire dans leurs recueils sur Sherlock Holmes).

Pourquoi l’avoir acheté, alors, puisque je possède toute l’œuvre holmésienne de Conan Doyle, père (et fils), et que celle-ci n’est pas tout à fait correcte ? Le plaisir du doublon ?

Non, tout simplement pour les bonus ! Il y a deux pièces de théâtre inclues dans le recueil :

La première est « Le diamant de la couronne » et ressemble fortement à l’aventure canonique « La pierre de mazarin ».

La seconde est celle qui a mit le feu à mon esprit.

Intitulée « Sherlock Holmes », pièce en cinq actes et six tableaux, signée par Arthur Conan Doyle et aussi par l’acteur qui joua le rôle du détective au théâtre : William Gilette (un Holmes au poil, si je puis me permettre ce jeu de mot foireux).

– Yeeeessss !! m’écriai-je dans la bouquinerie.

Serait-ce CETTE pièce de théâtre dans laquelle Gilette, acteur américain et auteur dramatique, prit une part prépondérante et fit une demande un peu spéciale à Conan Doyle ?

« Mais qu’est-ce qu’elle avait donc de spécial, cette pièce dont je vous parle? » vous demandez-vous.

Qu’est-ce qui a bien pu me faire frémir dans un bouquinerie alors que je crevais de chaud sous ma veste ? Qu’est-ce que j’espérais comme pièce de théâtre ? Quels souvenirs sont revenus à la surface ?

Je vous l’explique…

Ce qui m’a fait frémir et m’a donné des étoiles dans les yeux, c’est que je me suis souvenue de la pièce de théâtre dans laquelle Gilette, ayant envisagé de « marier » Holmes, écrivit donc à Conan Doyle pour savoir s’il pouvait le faire.

Conan Doyle, en plein rejet de son personnage, lui télégraphia : « Vous pouvez le marier, l’assassiner ou en faire ce que vous voudrez ».

William Gilette renonça à marier Holmes… Dommage !

Voilà donc la cause de mon émoi devant cette possible concordance entre la pièce dans le recueil et celle jouée par Gilette (le rôle du groom Billy était tenu par un gamin de 14 ans : Charlie Chaplin ! Oui, LE Chaplin).

Mon âme « fleur bleue » n’a pu résister à cet achat et puis, une collection, c’est une collection !

Alors, est-ce bien elle ? Sont-elles les mêmes ? Je ne le sais pas avec certitude. Celle du recueil a 5 actes, l’autre en possédait 4… C’est la seule différence !

Dans cette pièce que je viens de lire, Holmes tombe tout de même amoureux d’une femme (je précise pour les yaoistes qui me liraient et espéreraient un mâle).

Rien que pour lire cela, le jeu en valait la chandelle.

Hormis le coup de foudre de Holmes, la pièce reprend une grande partie du canon holmésien.

Le pitch ? Nous avons une jeune femme qui est tombée amoureuse d’un homme issu d’une famille princière et qui, pas de chance, s’est vue laissé choir comme une vieille chaussette par son amoureux sous prétexte qu’elle n’était pas issue de la noblesse.

Non, ce n’est pas une célèbre cantatrice prénommée Irène Adler (voir « Un scandale en Bohème » – SCAN en abrégé).

La grande différence avec SCAN, c’est que l’amoureuse éconduite avait un polichinelle princier dans le tiroir et qu’il est mort avec sa pauvre mère.

C’est donc sa soeur, Alice, qui a récupéré les lettres d’amour compromettantes que le prince avait envoyées, les photos et tout le tralala.

A qui fait-on appel dans ce genre de situation pour récupérer un paquet de lettres sirupeusement compromettantes ? A Sherlock Holmes !

Pour découvrir la cachette des lettres, la méthode « allumer le feu » marche toujours autant.

Par contre, la jeune fille semble sous séquestre chez deux personnes peu recommandable… Si elle veut la vengeance, eux veulent le pognon du chantage princier !

Holmes va devoir jouer serré et bien négocier l’affaire afin d’honorer son contrat avec ses employeurs…

Mais, mais… Que lis-je ? Monsieur Holmes qui avoue à son fidèle Watson qu’il n’a pas été insensible au charme de la demoiselle.

Là, c’est du coup de foudre, vu le peu de temps qu’il l’a vue. Un peu rapide mais la pièce ne fait que 5 actes et pas 5 volumes !

Je sais, un peu trop rapide, mais je m’en voudrais de bouder mon plaisir, j’ai tellement rêvé de lire une chose pareille dans un livre !! Alors zut, je déguste.

Dans cette pièce et en vrac, nous avons aussi Moriarty dans le rôle du Grand Méchant, des méchants secondaires, le rituel de la seringue de cocaïne (« Le signe des quatre »), une allusion à l’affaire de Lauriston Gardens (« Une étude en rouge »), les déductions sur la montre de Watson (« Le signe des quatre »), des déductions tout court, des pièges, de l’amour avec un grand A et un Holmes qui demandera sûrement à son Alice de l’emmener au Pays des Merveilles…

Ah, oups, désolé, mais de « ces choses là », on ne nous le dira pas, même si on sait avec assurance qu’ils se marieront sans aucun doute, ses penchants étant partagés par la demoiselle…

Bref, un bon moment de lecture et l’impression de m’être transformée, le temps de la lecture, en midinette de 14 ans.

Challenge « Polar Historique »

Challenge « Polar Historique »

Et bien oui, un de plus ! Pourquoi se priver d’un autre challenge, surtout lorsqu’il concerne la lecture de polars historiques ?

J’en possède assez que pour m’amuser, sans compter les titres qui jouent dans les autres challenge et ceux que j’ai déjà lu mais jamais chroniqué.

Le challenge est proposé par Samlor, n’a pas de date limite, ainsi, chacun peut lire à sa vitesse le nombre de livres qui lui convient.

Samlor a décidé de faire trois niveaux :

– Niveau Fronsac : 10 polars historiques – Terminé mais je continue !

– Niveau Le Floch : 6 polars historiques

– Niveau Tân : 2 polars historiques

– Niveau Blanche : ben oui, à force d’en lire, elle explose tous les records!!

(Les noms des niveaux viennent de trois séries polars historiques)

A chaque fois que vous avez lu un polar historique, merci de lui envoyer un mail  ou un commentaire avec le lien de votre chronique pour qu’il puisse le mettre sur son blog.

Voici ma liste des titres participants (17/29) :

  1. Anne Perry : Brunswick Gardens  (PAL Noire)
  2. Anne Perry : La Conspiration de Whitechapel (PAL Noire)
  3. Anne Perry : Long Spoon Lane (PAL Noire)
  4. Anne Perry : Resurrection Row (ICI – PAL Noire)
  5. Anne Perry : Rutland Place (ICI – PAL Noire)
  6. Ferrère Fabienne : Car voici que le jour vient
  7. J-F Parot : L’Homme au ventre de plomb (ICI PALN)
  8. J-F Parot : Le Fantôme de la rue Royale
  9. J-F Parot : L’Affaire Nicolas Le Floch (ICI – PAL Noire)
  10. Steven Saylor : Un Égyptien dans la ville (PAL Noire)
  11. Steven Saylor : Enigme Catilina (PAL Noire)
  12. Steven Saylor : Rubicon (PAL Noire)
  13. Steven Saylor : Meurtre sur Voie Appia (ICI – PAL Noire)
  14. Christian Jacq : Crimes romains (PAL Noire)
  15. Guillaume Prévost : Sept crimes de Rome (PAL Noire)
  16. Les aventures de Guilhem d’Ussel : Jean d’Aillon
  17. Gyles Brandreth : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles (ICI)
  18. Lee Jackson : Les bienfaits de la mort (ICIPAL Noire)
  19. Louis Bayard : La Tour Noire (ICI)
  20. René Réouven : L’assassin du boulevard (ICI)
  21. Mathilde Asensi : Iacobus (ICIPAL Noire)
  22. Lane : Premières aventures de Sherlock Holmes – T4 : Aux portes de l’enfer (ICI)
  23. Wiggins et le perroquet muet : Béatrice Nicodème (ICI)
  24. Wiggins et la ligne chocolat : Béatrice Nicodème (ICI)
  25. Wiggins chez les Johnnies : Béatrice Nicodème (ICI)
  26. Wiggins et les plans de l’ingénieur : Béatrice Nicodème (ICI)
  27. Nicholas Meyer : L’horreur du West-End (ICI)
  28. David Stuart Davies : Un certain docteur Watson (ICI)
  29. David Stuart Davies : Le livre des morts (ICI)
  30. Mack-Citrin : Sherlock Holmes et associés 1Affaire Zalindas (ICI)
  31. Sherlock’s Story 4 – Dentelles de la reine (ICI)
  32. Sherlock’s Story 5 – Faux-monnayeurs de Londres (ICI)
  33. Sherlock’s Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise (ICI)
  34. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney (ICI)
  35. Ellery Queen  : Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur (ICI)
  36. Garcia Bob : Penny Blood (ICI)
  37. Meyer Nicholas : La solution à 7% (ICI)
  38. Arnould Alain : Le secret de la pyramide (ICI)
  39. Meyer Nicolas : Le Fantôme de l’opéra (ICI)
  40. Cordurié : S. Holmes & le Necronomicon, T1 : L’ennemi intérieur (ICI)
  41. Cordurié : Holmes & le Necronomicon, T2 : La nuit sur le monde (ICI)
  42. Poupard/Debois : Jack l’éventreur, T2 : Le Protocole Hypnos (ICI)
  43. Springer Nancy : Enola Holmes 1 – La double disparition (ICI)
  44. Springer Nancy : Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair (ICI)
  45. Springer Nancy : Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs (ICI)
  46. Springer Nancy : Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail (ICI)
  47. Springer Nancy : Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu (ICI)
  48. Springer Nancy : Enola Holmes 6 – Métro Baker Street (ICI)
  49. Nicodème Béatrice : Wiggins et Sherlock contre Napoléon (ICI)
  50. Nicodème Béatrice : Un Rival pour Sherlock Holmes (ICI)

Le chemin des âmes : Joseph Boyden

 

Titre : Le chemin des âmes

Auteur : Joseph Boyden
Édition:  Albin Michel / Le Livre de Poche (2008)

Résumé :
1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

A sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable.

Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

Critique :
La Grande Guerre racontée par un survivant où par les mémoires d’un qui l’a fait, c’est assez courant dans la littérature.

D’accord, mais par un indien Cree, ça l’est moins, non ? Ah, je sens que je viens d’éveiller une étincelle de curiosité dans vos yeux blasés.

Ce roman – dont les qualificatifs me manquent pour vous dire à quel point je l’ai aimé – fut un véritable page turner dans mon cas.

Attention, pas une frénésie qui vous fait tourner les pages dans le but de savoir la fin. Non ! Les pages se tournent lentement afin de se laisser déguster et que l’on puisse s’imprégner de l’atmosphère assez dense de ce roman.

En fait, à un moment donné, vu le temps que j’avais passé à lire d’une traite, je me croyais bien plus loin dans la lecture. Et non, c’était tellement concentré que j’en avais lu moins que je ne le pensais.

Oh, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas écrit : le livre n’est pas touffu et indigeste ! Mais il est tellement prenant qu’on oublie tout.

D’un côté, nous avons Xavier Bird (Neveu ou X), un jeune Amérindien qui rentre au Canada après avoir passé quatre années dans l’enfer des tranchées de celle que nous avons nommé « La Grande Guerre » .

La tête basse, l’âme en peine, écorchée, le coeur broyé, une jambe en moins, ce jeune homme rentre seul : son ami d’enfance, Elijah, avec lequel il s’était engagé comme tireur d’élite est mort.

Pourtant, une surprise de taille l’attend à la gare de Toronto : Niska, sa tante, vieille indienne Cree, se trouve sur le quai de la gare, afin de le ramener en canoë.

Xavier la croyait morte, quand à elle, elle attendait Elijah car on lui avait dit que son neveu était mort.

Entre nous, vu son état, il est quasi mort au sens « imagé » du terme car Xavier erre entre le monde des vivants et celui des morts, ayant goûté la médecine de l’homme blanc nommée « morphine » et qui fit des ravages parmi les soldats, dont Xavier et avant, Elijah.

C’est cette putain de guerre qui a détruit son amitié avec Elijah et broyé leurs destinées. On sent bien que la morphine est plus un substitut à sa douleur « mentale » qu’à sa douleur « physique ». Cela l’empêche de penser à ce qu’il s’est passé là-bas.

Ce roman nous raconte donc (entre autre) la remontée du fleuve de Niska et son neveu, jusqu’au Nord de l’Ontario.

Le voyage durera trois jours, trois jours au cours desquels sa tante cherchera à maintenir Xavier en vie afin de le sauver. Ces trois jours seront son voyage sur « Le chemin des âmes ».

Ce que j’ai aimé dans cette lecture addictive, c’est le croisement de deux récits : celui de Xavier, quand il repense à la guerre, à son ami, à leur rencontre à l’orphelinat, à leur jeunesse insouciante… et le récit de Niska qui nous conte une partie de sa vie et des problèmes que rencontreront son peuple avec l’Homme Blanc !

Pour ce qui est de la partie « dans les tranchées », j’ai courbé l’échine afin de ne pas me faire descendre, les balles sifflaient à mes oreilles, la boue collait à mes basques, les poux me dévoraient et les rats qui grouillaient autour de moi me dégoutaient (pourtant, je n’ai rien contre les rats).

Récit flamboyant de la bêtise humaine (certains étaient heureux d’aller botter le cul des Fritz), des officiers qui donnent des ordres à la con puisqu’ils ne sont pas en première ligne, du fait que l’on apprend à des hommes à tuer, à s’entretuer et que l’on récompense ceux qui le font bien. Terrible.

La descente aux Enfers de nos deux amis est tout aussi terrible et j’ai souffert en voyant Elijah s’enfoncer dans sa douce folie, laissant son ami désemparé, lui qui n’avait pas son éloquence, lui qui le voyait s’éloigner de lui au sens propre comme au figuré.

Elijah aime la guerre, il aime tuer, Xavier pas…

Pour ce qui est du récit de sa tante Niska… Ah, là, nous ne pouvons que saluer l’arrivée de l’Homme Blanc et de ses bienfaits rangés dans sa musette.

Arrivant afin de « civiliser » tous ces païens, l’Homme Blanc les instruit, envoyant de force les enfants dans des écoles tenues pas des bonnes soeurs qui leurs inculqueront à grands coups de verge ou de cravache ce qu’est un Dieu, un vrai, et pas un Manitou de pacotille. Seul notre Dieu est le Vrai !

Pour le même prix, l’Homme Blanc vous offre même le Fils de Dieu et le Saint-Esprit, ainsi qu’un calendrier avec 365 saints ! Non, pas les seins auxquels vous pensez, messieurs les sauvages.

Vos enfants seront renommés et se verront offrir une vie merveilleuse au sein de l’internat, leur faisant oublier tous vos rituels de malade, faisant d’eux de futurs consommateurs capitalistes et de grands consommateurs d’alcool.

En plus, ayant fait de votre « chez vous » son « chez lui », l’Homme Blanc vous dictera votre conduite afin de mieux vous aider.

Ah, les bienfaits de la civilisation apportée par l’Homme Blanc !

Pour ceux qui ne disposeraient pas du second degré, je précise que c’était de l’ironie, mon discours sur « les bienfaits de la civilisation apportée par l’Homme Blanc » !

Ce genre d’horreur, commises par les colons sur les enfants indiens envoyés dans des orphelinats avec conversion à notre merveilleuse religion, j’en avais entendu parler dans une émission télévisée (Thalassa ? Envoyé Spécial ? Je ne sais plus) et j’avais été horrifiée par le traitement de barbare réservé à ses enfants, arraché de leur culture.

C’est ainsi que l’on détruit un peuple, en détruisant sa culture…

Tenez, voici un extrait de Niska sur la roublardise de l’Homme Blanc :

« A l’époque où je suis née, les wemistikoshiw (les blancs) dépendaient encore de nous. Ils venaient à nous comme de petits enfants au potlatch.

Quand l’hiver se faisait trop rude, nous leur donnions des fourrures à porter, de la viande séchée d’orignal pour leurs ventres vides. Au printemps, quand les mouches noires menaçaient de les rendre fous, nous leur apprenions à jeter dans leur feu le bois vert de l’épinette.

Nous leur montrions où se cachaient les poissons dans la rivière, quand l’été devenait chaud ; comment piéger les nombreux castors sans mettre en fuite toute la colonie.

Les Crees sont un peuple généreux. Comme les tiques des bois, les wemistikoshiw se collaient à nous, engraissant de saison en saison, jusqu’au jour où ce fut à nous de nous justifier devant eux. »

Et voilà ! Avec des mots simples mais forts, Niska nous livre une critique amère de ce que furent les colonisateurs de son peuple : des tiques !

Son récit s’entremêle à celui de Xavier et on plonge tout entier dans ce roman, frémissant et frissonnant pour nos deux copains : Xavier et Elijah, livrés à cette grande boucherie humaine.

Que furent leurs vies et leur enfance, comment en-est-on arrivé là… Petit à petit l’histoire se dévoile.

Sans tomber dans le pathos, on a les larmes aux yeux sur la fin et c’est avec regret que j’ai refermé ce livre.

C’est pour tout cela que ce livre m’a séduite directement et que je le conseille.

Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde

Titre : Le Portrait de Dorian Gray

Auteur : Oscar Wilde
Édition: Livre de Poche (2005)

Résumé :
Par la magie d’un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira.

Le jeune dandy s’adonne alors à toutes les expériences, s’enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés. « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais », « il faut guérir l’âme par les sens, guérir les sens par l’âme ».

Oscar Wilde voulut libérer l’homme en lui donnant comme modèle l’artiste. Pour se réaliser, il doit rechercher le plaisir et la beauté, sous toutes ses formes, bien ou mal.

Petit plus : L’art n’a rien à voir avec la morale. Dans une langue raffinée, l’auteur remet en question la société, le mariage, la morale et l’art. Ses propos sont incisifs et humoristiques.

Ce livre scandalisa l’Angleterre victorienne, Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu’il écrivait.

Au siècle suivant, Proust, Gide, Montherlant, Malraux ont contribué à la célébrité du génial écrivain.

Critique :
Dialogue imaginaire :
– Belzébuth ? Méphisto ? Hadès ? Est-ce que quelqu’un pourrait me répondre ? Y a quelqu’un ? demanda Dorian Gray.

– Que veux-tu, petit homme ? répondit une voix sépulcrale.

– Je souhaiterais vivre longtemps mais sans vieillir… Pouvez-vous m’aider, monsieur le Seigneur des Ténèbres ?

– Nous avons des excellentes crèmes anti-rides : de l’Huile Ofolaz, de l’Oré-Al de chez Bête En Cours ou de la Diader Mine. Au choix.

– Maître des Ténèbres, je ne suis pas prêt à vous vendre mon âme pour une quelconque crème anti rides ! Je refuse de vieillir, point !

– Tu rigoles ou quoi ? s’esclaffa le diable. Jane Fonda semble avoir 20 ans dans ses spots publicitaire !

– S’il vous plaît, Votre Ténébreuse majesté ? Qui est cette Jane Fonda ?

– Oublie, c’est dans le futur ! Fais-toi tirer le portrait, mon cher Dorian et laisse-moi faire le reste ! rugit le diable dans un rire démentiel.

Et voilà comment, par la magie d’un voeu (ou d’un pacte avec le Diable, nul le sait), Dorian Gray conservera la grâce et la beauté de sa jeunesse. Seul son portrait vieillira.

Mais à tout pacte, il y a une contrepartie et Dorian laissera plus que son âme dans ce petit arrangement !

Durant tout le roman, nous le voyons s’avilir, à défaut de vieillir, n’hésitant pas à tuer pour que son petit secret soit aussi bien conservé que sa jeunesse. Et point de vue conservateur, c’était du costaud !

Au départ, je n’avais pas l’intention de lire ce roman d’Oscar Wilde, même en sachant que c’était CE livre qu’il avait écrit tandis que Conan Doyle écrivait « Le signe des quatre ».

Nos deux auteurs avaient reçu une avance d’un américain nommé Joseph Marshall Stoddart, qui venait d’être nommé directeur du Lippincott’s Monthly Magazine, publié simultanément à Londres et à Philadelphie.

Une avance pour quoi ? Pour écrire chacun un roman…

Wilde, écrivit « The picture of Dorian Gray » qui allait scandaliser le Londres littéraire et mondain et Conan Doyle, lui, s’était vu réclamer, non pas un roman historique, mais une autre aventure de Sherlock Holmes ! Ce fut « Le signe des quatre ».

Honte à moi… Si une connaissance ne m’avait pas conseillé, séance tenante, de me procurer ce livre et de le lire, je ne l’aurais jamais lu. Et je serais passée à côté d’un grand moment de lecture !

La descente de Dorian dans un abîme de noirceur est tout simplement magnifique. On lit et on est impuissant devant ce qui se trame.

Excellent !

Lu dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel, du challenge « Romans Cultes » de Métaphore et « I Love London » de Maggie et TitineParticipe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.

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Bel-Ami : Guy de Maupassant

Titre : Bel-Ami

Auteur : Guy de Maupassant
Édition: Livre de Poche (1979)

Résumé :

Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n’a guère changé.

On rencontre toujours – moins les moustaches – dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l’arrivisme et du sexe.

Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l’odieux Duroy :  » Bel-Ami, c’est moi. »

Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l’athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez.

Mais Bel-Ami ne savait pas écrire, et devenait l’amant et le négrier d’une femme talentueuse et brillante.

Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd’hui.

Critique :

« Mais d’aventure en aventure, D’arrière-train en arrière-train, De corps en corps, De lit en lit, Jamais encore, je vous le jure, Je n’ai réparé mes torts »… (sur une chanson bien connue de Serge Lama).

Georges Duroy, jeune homme arriviste et ambitieux, surnommé Bel-Ami, aurait pu chantonner ce refrain, lui qui, dénué de tous scrupules, n’a pensé qu’à son ascension, en parfait petit arriviste qu’il était, utilisant les femmes comme des objets selon son bon plaisir, toujours en quête de plus de pouvoir et de luxe.

Mais qu’est-ce qu’il a ce Georges qui leur fait sortir le cœur par la gorge ?

Il avait le charme… et les femmes tombaient comme des mouches. Il faut dire qu’il les attrapait avec du miel et non du vinaigre.

« Bel Ami » nous raconte donc l’ascension de Georges Duroy, jeune homme arriviste et ambitieux (je répète pour les deux du fond qui ne suivent pas), qui se hissera du pavé Parisien jusqu’aux plus hautes strates de la bonne société.

Ce fils de paysan normand travaillera d’abord modestement comme employé aux Chemins de fer du Nord, mais sa rencontre avec Charles Forestier, ancien conscrit du même bataillon que lui,  va changer sa vie mieux que les six croix du Lotto.

Grâce à son ami, il entre au journal « La vie française » mais Georges, éternel insatisfait de sa condition, lorgne déjà plus haut.

Il veut toujours gagner plus pour dépenser plus (tiens, ça me fait penser à un autre type…), il veut la reconnaissance de ses pairs, les éloges,… Bref, un sale emmerdeur jamais content de ce qu’il a.

Je dois vous avouer que je n’ai ressenti aucune empathie pour Georges Duroy. Juste un énervement envers ce petit arriviste qui voulait péter plus haut que son cul, dilapidant même son premier salaire et les quatre suivants, reçu en avance !

Une maîtresse à satisfaire, ça coûte cher… Et ça fait des dettes à l’ami Georges.

Grâce à son joli minois de Bôgosse, à sa moustache blonde et à sa maîtresse, une femme mariée, les frivolités des salons mondains lui sont ouvertes, et Bel-Ami est vite remarqué par le reste de la gente féminine.

Le Bôgosse arriviste va rapidement faire son chemin de lit en lit, jusqu’à fréquenter l’intelligentsia Parisienne de la fin du dix neuvième siècle.

Sans aucun scrupule, il utilisera sa beauté et son charme pour mener grand train, brisant les vies, la paix des ménages et les cœurs autour de lui, sans un regard en arrière.

Il ne se marie pas par amour, mais pas opportunité, sa femme devenant son nègre puisque Môssieur Bel-Ami à dû mal à écrire ses articles.

C’est aussi un homme jaloux qui, bien que trompant sa femme, ne supporte pas qu’elle fasse de même. Lui, c’était sans doute pour l’hygiène qu’il trempait son biscuit dans d’autres tasses de café…

Philippe Geluck, auteur du « Chat », dans un dessin non publié en France (z’ont pas osé le publier) faisait dire à la Une d’un journal lue par le Chat « DSK, le coup de b***  qui change l’histoire de France ».

On pourrait, par analogie, appliquer cette phrase à Bel-Ami : ça lui a changé la vie aussi, ses galipettes. La différence c’est que lui, ça l’a bien servi ! Et que, il n’a pas toujours dû sortir la flûte de son pantalon pour charmer les femmes.

Par contre, gare au biscuit d’un homme politique important qui traînait dans les environs de la tasse de café de son épouse… Encore un coup de b*** qui change l’histoire de France !

Ah, ah, ah mais vraiment, Georges Duroy est un salaud ! (chanson paillarde bien connue).

Sadique, calculateur, manipulateur, enjôleur et vengeur, voilà son portrait peu flatteur.

La lecture m’a bien plu dans le sens où j’ai suivi le récit de cet arriviste qui ne s’est inquiété en rien du mal qu’il pouvait faire, brisant les coeurs pour arriver à ses fins, jouant et trompant les femmes avec de jolis sourires.

Mais j’ai détesté se personnage.

Roman lu dans le cadre du challenge « Romans Cultes » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

 

CHALLENGE - La littérature fait son cinéma 1