L’île au trésor : Robert Louis Stevenson

Titre : L’île au trésor

Auteur : Robert Louis Stevenson

Édition : Le Livre de Poche (1973)

Résumé :

Le succès considérable d’un livre qui, a priori, n’était pas destiné aux enfants, lui a causé beaucoup de tort, et ses lecteurs adultes se font sans doute plus rares aujourd’hui.

Pourtant, à l’image de « Robinson Crusoé » ou de « Moby Dick », « L’Île au trésor » constitue bel et bien un pilier essentiel de notre littérature.

Ce récit investit un mythe, lui donne chair et couleurs, et l’inscrit dans notre imaginaire de façon irréversible.

Délaissant les clichés, Stevenson crée une atmosphère de cauchemar, fait revivre des pirates sanguinaires, plus vrais que nature, qui s’entre-déchirent sur une île pestilentielle brûlée par le soleil, battue par le ressac.

La mer, il la décrit peu, et ne s’embarrasse guère de métaphores : mais elle nous pénètre de son sel, de sa houle, de son vacarme.

Sans aucun effet de style, il charge son encre d’iode et de sang, déroule son fil narratif avec un mélange unique de tension et de fragilité sereine.

Et nous lègue un chef-d’oeuvre universel, en toute simplicité.

Critique :

C’est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau… Hisse et ho… Santiano ? Non, c’est l’Hispaniola. Raté !

« Hisse et ho, marins d’eau douce ! Souquez ferme et plus vite avant que Jack Sparrow n’ait vent du trésor et ne nous le souffle ! ».

De l’histoire, je ne connaissais que celle de la série animée réalisée par Osamu Dezaki (à vos souhaits) et diffusée en France en 1987 au très célèbre Club Dorothée (celui que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître).

Je confirme que la série animée était assez fidèlement adaptée du roman et que non, le livre n’est pas pour les ti n’enfants !

Ce roman, c’est celui d’une chasse au trésor, d’une île mystérieuse, des pirates et des honnêtes gens embarqué sur le même bateau… sans que les braves gens ne s’en doutent…

Bref, une vraie histoire de pirates et de trésor comme on les aime, le livre qu’il faut lire lorsque la pluie cingle les carreaux dehors, que le vent souffle, que la baromètre est calé sur « tempête » et qu’un bon feu de bois crépite dans la cheminée.

Ce roman, c’est aussi dépaysement assuré, aventures garanties, frissons et gilet de sauvetage en option. Et l’impôt sur la fortune en cas de découverte du trésor ? Voyez cela avec sa Majesté le roi d’Angleterre !

Dans ce roman, il y a des marins qui boivent (à la santé des putains d´Amsterdam ?), y a des marins qui meurent, qui fomentent et qui complotent, prêts à se mutiner (à défaut de se lutiner).

Le pitch ? Le héros et le narrateur, c’est Jim Hawkins, un gamin qui a croisé le chemin d’un marin nommé Billy Bones (plus pirates que marin). C’est un ivrogne, il est violent et cet homme est venu se réfugier dans l’auberge de ses parents.

Lorsque Bones avalera son certificat de naissance, tout va s’enchaîner et c’est sur une lande sombre et désertique, battue par les vents que Jim verra avec épouvante surgir…

Mais non, pas le Chien maudit des Baskerville… Heathcliff, dégage toi aussi, c’est pas ta lande désertique.

Non, il assistera, impuissant, à l’arrivée d’une bande de flibustiers (et pas d’eau douce) à l’aspect plus qu’inquiétant et fermement décidés à avoir la peau de Billy Bones qui, d’après eux, possèderait la carte de l’emplacement d’un trésor !

Mais c’est Jim qui a la carte et c’est lui qui se retrouvera sur le pont de l’Hispanolia en route vers cette île mystérieuse où ce scélérat de capitaine Flint a enterré son trésor… Yo, oh, oh, et une bouteille de rhum.

Pas de bol quand on jacasse trop (n’est-ce pas, sieur Trelawney ?) et que même le perroquet connaît le but du voyage, c’est que l’on court le risque de se retrouver avec de drôles d’hommes d’équipage dont le plus inquiétant de tous n’est autre que Long John Silver, le flibustier le plus redouté de son temps…

Le matricule du pauvre Jim et de ses amis, le docteur Livesey, Sir Trelawney et le capitaine Smolett va chauffer, c’est sûr !

Waw, ça c’était de l’aventure qui décoiffe !

Lu dans le cadre des Challenges « Romans Cultes » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

challenge-romans-cultes2

CHALLENGE - La littérature fait son cinéma 1

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11 réflexions au sujet de « L’île au trésor : Robert Louis Stevenson »

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    • Bonsoir,

      Votre question est en anglais mais votre blog sur les animaux est en français… J’ai du mal avec la langue de Londres, pouvez-vous me répondre en français ?
      Au fait, votre question se rapporte à quelle affirmation dans la critique sur l’île au trésor ??

      J'aime

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