Miséricorde : Jussi Adler Olsen [Département V – Tome 1]

Titre : Miséricorde

Auteur : Jussi Adler Olsen
Édition : Belgique loisirs (2012) / Albin Michel

Résumé :

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ?

Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encres. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire.

Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne.

Pour eux, pas de cold case …

Petit plus : Couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, de La Clé de Verre aux Golden Laurels des libraires, le thriller de Jussi Adler-Olsen, première enquête de l’inspecteur Mørck, est un véritable phénomène d’édition mondial.

Mais qui est Mørck ? Carl Mørck est inspecteur à la criminelle. Il a survécu à une fusillade qui a tué l’un de ses collègues et grièvement blessé son ami Hardy qui restera sans doute handicapé à vie.

Autant dire qu’il ne va pas très bien, d’autant que du côté de sa vie privée, ce n’est pas non plus le beau fixe. Sa femme l’a quitté en lui laissant son beau-fils qui ne fiche pas grand-chose à l’école.

Pour se débarrasser de lui au travail, on le nomme à la tête du département V, chargé de se pencher sur des affaires non élucidées.

On lui adjoint un syrien, Assad, qui contrairement à Carl prend ce travail très à coeur et va très vite dépasser ses fonctions qui consistent surtout à faire le café et à jouer au chauffeur.

Carl préférerait rester dans ce placard dans lequel on l’a poussé, sans trop en faire mais il va se prendre au jeu, poussé par l’enthousiasme d’Assad et tout deux vont tenter de résoudre le mystère de la disparition de Merete, une politicienne disparue cinq ans auparavant, dont le lecteur apprend très vite qu’elle est en fait retenue prisonnière.

Critique :

En voilà un drôle de zèbre : Carl Mørck, un inspecteur danois. Danois ? Rien à voir avec le chien, bien que Carl ait une sacrée grande gueule et que ses petites saillies verbales (vous pensiez à quoi ?) ne plaisent pas à tout le monde. De vrais coups de dents, parfois, ce qui fait qu’il n’est pas apprécié à sa juste valeur, bien que ce soit un enquêteur hors pair.

Lecteurs et lectrices, je vous signale d’emblée que si vous êtes à la recherche d’un polar au rythme trépidant, laissez tomber ce bouquin, il n’est pas pour vous.

L’auteur prend le temps d’installer son intrigue, mêlant les chapitres qui se déroulent entre les années 2002 et 2007.

Il fait de même avec ses personnages, prenant le temps de développer le mal-être de l’inspecteur Carl Mørck et durant ce moment, l’intrigue se met en place, lentement, mais sûrement, aiguisant notre curiosité.

Puisque c’est dans le flic torturé qu’on fait les meilleures soupes policières, Carl Mørck est un inspecteur à la criminelle qui a survécu à une fusillade où l’un de ses collègues est mort et l’autre grièvement blessé.

Autant dire qu’il ne va pas très bien. Et du côté de sa vie privée ? Guère reluisant, pour ne pas dire que c’est la cata. Sa femme l’a quitté mais continue de le faire chier. Bref, la vita e bella !

Le comble ? Pour se débarrasser de lui au commissariat, on le nomme à la tête du département V, chargé de se pencher sur des affaires non élucidées.

Puisqu’il est relégué dans le placard à balais, il dépose les deux pieds sur la table et basta.

Là, comme nous, lecteurs, avons eu droit à plus d’infos dans les chapitres que lui, on se dit que pour retrouver Merete Lyyngaard, ça va pas être coton avec un flic qui fait des Sudoku.

Ben oui, nous, lecteur, on apprend très vite que Merete, celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark,  est en fait retenue prisonnière dans une espèce de grande cage hermétiquement fermée. Nous avons déjà fait sa connaissance, ainsi que de son frère handicapé, Oluf.

Deux personnages très touchants que j’ai vraiment apprécié.

Pareil pour l’enquêteur, Carl, qui m’a fait sourire, trouvant le personnage bien plus « travaillé » que celui de Steven Dark dans « Level 26 ».

Le must de tout cela, c’est qu’on lui a adjoint un syrien, Hafez el Assad, homme à tout faire (le ménage entre autre) mais qui prend son travail tellement à coeur qu’il va très vite dépasser ses fonctions qui consistent surtout à faire le café et à jouer au chauffeur.

Il est Syrien… heureusement qu’il ne se prénomme pas Bachar ! Regardez son nom de famille et vous comprendrez.

La plus grosse partie des épices du roman se trouve dans ces deux hommes – Carl et Assad – véritable duo cocasse et improbable. Assad a de la matière grise entre les deux oreilles et de l’énergie pour deux, sans parler de sa manière particulière de se mettre les femmes dans la poche.

Par contre, s’il avait regardé la série « Les Experts », il saurait qu’on ne met pas ses mains pleines de doigts sur des pièces à conviction ! Oups.

Dommage qu’une phrase ait éveillé mon cerveau et que j’aie rapidement compris pourquoi Merete avait été enlevée et retenue prisonnière dans cet espèce de sas de compression.

Oui, j’avais compris qui était coupable… Oh, cela n’a rien enlevé de mon plaisir de lecture, savourant chacune des pages, tremblant pour Merete et m’inquiétant pour son frère.

En fait, je voulais absolument découvrir tout le noeud de l’intrigue à mon aise, sans me presser, en suivant les pérégrinations de notre duo amusant et en découvrant au fur et à mesure toute l’enquête et sa résolution.

J’avoue que sur la fin, j’étais aggripée à mon livre… Mais que ça fait du bien.

Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

11 réflexions au sujet de « Miséricorde : Jussi Adler Olsen [Département V – Tome 1] »

  1. Ping : Challenge « Thrillers et Polars  | «The Cannibal Lecteur

  2. J’ai découvert le danois récemment avec son dernier bouquin – Délivrance. Le 3ème de son commissaire, je n’avais pas lu les précédents. Mais, comme toi, j’ai été scotché par l’histoire, jusqu’au point final. Un excellent auteur de polar, une grande et belle découverte. Je lis peu de polars en ce moment, mais ce dernier m’a réconcilié avec le genre, et j’ai envie de replonger dans les précédentes enquêtes de Mørck.
    Jussi Adler Olsen, un nom compliqué à retenir mais un grand auteur de polar nordique !

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    • Au départ, je pensais que c’était une femme ! J’ai découvert Indridason et j’ai aimé, pareil pour Adler-Olsen.

      J’avais moins accroché avec Menkel.

      Fan de polars depuis des années et j’adore le genre, découvrir d’autres auteurs est toujours bon. Là, c’était une belle découverte, ne me reste plus qu’à trouver les deux autres.

      Pour une fois que je commençais par le premier !

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