Le chien des Baskerville : Sir Arthur Conan Doyle

Titre : Le chien des Baskerville                              big_5

Auteur : Sir Arthur Conan Doyle
Edition : Livre de Poche Policier – Robert Laffon (1966)

Résumé :

Sir Charles Baskerville, revenu vivre une paisible retraite dans le manoir de ses ancêtres, au coeur des landes du Devonshire, est retrouvé mort à la lisière des marécages, le visage figé dans une absolue terreur. Autour du cadavre, on relève les empreintes d’un chien gigantesque.

Ami et médecin de la victime, James Mortimer sait que son patient était troublé par une vieille malédiction : un chien viendrait de l’enfer pour réclamer les âmes des descendants des Baskerville.

Il décide de faire appel à Sherlock Holmes pour protéger Henry, l’héritier de la victime. En acceptant, le fameux détective ignore qu’il met en péril sa propre vie.

Paru en 1902, ce roman est la plus célèbre des aventures d’Holmes. Il est baigné d’éléments fantastiques qui amènent le fameux détective à douter de ses pouvoirs de déduction.

Même le docteur Watson a du mal à le suivre ! La résolution du mystère mettra fin à ses interrogations. Cette fois-ci, le maître de la logique s’en tire de justesse.
 

Critique :

Ah, lui, il a une histoire : c’est mon premier roman policier et mon premier Sherlock Holmes !

Le titre m’avait attiré parce que l’on parlait d’un chien et que j’adore les chiens.

Bon, celui-là de chien, je l’aime un peu moins car le fait de le croiser vous fait avaler votre certificat de naissance sur le champ…

Je me revois encore, les yeux rivés sur le texte, découvrant le personnage atypique de Sherlock Holmes et celui du docteur Watson, la lande et son brouillard, ses cris lugubres…

Un chien sortit des Enfers et qui continue sa triste besogne suite à la malédiction de la famille Baskerville… Magnifique mais ça me fichait des frissons.

A 13 ans, on était bien plus impressionnable, que voulez-vous…

Et quelle enquête ! J’avais adoré, même si elle possède quelques points faibles.

Par contre, pas de chance pour moi d’avoir commencé par le roman où Holmes est quasi absent, Doyle ayant même pensé à le faire avec uniquement Watson.

Pourquoi ? Parce que Doyle n’aimait pas son personnage de Holmes, lui, il voulait gagner sa vie avec des romans historiques, pas avec des romans policiers.

Pourtant, il pouvait dire merci à Holmes car son détective avait fait de lui un auteur qui gagnait sa vie avec son œuvre et lui permettait de prendre un fiacre au lieu des transports en communs.

Donc, Doyle ayant fait mourir Holmes dans les chutes de Reichenbach et ayant tenu bon sur le fait de ne pas le faire revenir, et bien, il ne tint pas tout à fait parole… « Gling gling », tiroir caisse ??

S’étant débarrassé de son encombrant détective dans « le dernier problème » paru en décembre 1893, Doyle le fait revenir en 1901 dans « le chien des Baskerville » qui se passe avant le « dernier problème » et ce, afin d’avoir à éviter de ressusciter son personnage. Pas con.

Holmes reviendra pour de bon en 1903, dix ans après que son auteur lui ait donné la mort…

Livre excellent. Même en re-re-relecture, l’émerveillement continue encore et encore.

« Le Chien des Baskerville » (The Hound of the Baskervilles) fut adapté de nombreuses fois au cinéma et à la télé. Une de ses nombreuses versions, fut, entre autre, réalisé par Terence Fisher et sorti en 1959 avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes et Christopher Lee dans celui de Sir Henry Baskerville.

Re-re-re-lu dans le cadre des challenges « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel, « Sherlock Holmes » de Lavinia et « I Love London » de Titine et Maggie.

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La vie privée de Sherlock Holmes : Michael Hardwick

Titre : La vie privée de Sherlock Holmes

Auteur : Michael Hardwick
Édition: Néo (1985)

Résumé :
A lire les aventures de Sherlock Holmes racontées par son ami le docteur Watson, ne prendrait-on pas l’illustre détective pour une froide machine à penser, tout en cerveau et sans cœur ?

Mais peut-être est-ce parce que Watson a laissé de côté certains épisodes, estimant que la vérité — comme le gibier — gagne parfois à ne pas être consommée sur l’heure.

Partant de cette hypothèse, Michael et Mollie Hardwick ont imaginé, avec l’autorisation des héritiers de Sir Arthur Conan Doyle, les présents textes qui font avec humour justice de cette réputation de froideur, voire de misogynie.

Certes, la singulière affaire de la ballerine russe nous montre un Sherlock Holmes peu enthousiasmé par l’ardeur d’une robuste danseuse, mais du stratagème dont il se sert pour lui échapper mieux vaut ne pas tirer les mêmes conclusions que l’imprésario de la dame si l’on ne veut pas encourir les foudres de l’honnête Watson.

Le cœur de Sherlock Holmes n’a-t-il donc jamais vibré ? Si — et à l’occasion de l’affaire, plus curieuse encore, où la recherche d’un mari disparu conduit les deux amis à la découverte d’un secret d’Etat sur les bords du Loch Ness dans une enquête qui, pour être apocryphe, n’en ravira pas moins les lecteurs fervents de Sir Arthur Conan Doyle.

Critique :
Imaginez ma tête lorsque je tombai sur ce pastiche, dans une bouquinerie, et lorsque mes yeux se posèrent sur la couverture des Éditions Néo avec la femme aux seins nus, aux seins lourds et aux seins blancs (Sardou, sors de ma tête)…

Nous n’étions pas encore en 1990 (si j’me souviens bien), j’étais toujours mineure et je n’avais jamais vu le film de Billy Wilder. (Internet n’existait pas pour le commun des mortels que nous étions, les enfants !). Ma question était : pouvais-je acheter ce livre ? Était-il porno ou juste pour moi ?

Une fois mon achat terminé, je rentrai à la maison toute guillerette – dans un dessin animé, j’aurais sautillé de bonheur et chantonné. Ce fut avec voracité que je me jetai sur le livre afin de découvrir ce que j’imaginais sur mon détective préféré.

Je manquai de m’étrangler quand Holmes avoua que lui et Watson étaient ensemble… juste pour éviter de devoir jouer à l’étalon reproducteur avec la danseuse russe. Déjà à l’époque, cela me crispait pareille relation. Cela énerva Watson aussi. Non mais !

Le livre me laissa tout de même un goût amer, l’auteur s’évertuant à arrêter le récit juste au moment où cela devenait intéressant dans la chambre de Holmes avec Gabrielle… « Tu brûle mon esprit, ton amour étrangle ma vie… » (désolée, Johnny Hallyday chante sa chanson dans ma tête).

J’aurais bien hurlé de frustration, tiens, quand le récit fut coupé, me laissant imaginer tout ce que je voulais, alors que mon plus désir était de lire noir sur blanc ! Je ne saurai jamais s’ils ont fait plus… Le genre de question existentielle qui me pourrit la vie.

Critique aussi pour notre Watson qui avait plus l’air d’un nigaud que d’un homme à l’intelligence normale. Mycroft en sorte de comploteur me fit bien rire, surtout pour les réparties entre l’aîné et le cadet, bien qu’à la fin, je mélange le film et le livre.

La petite révélation sur le mariage avorté de Holmes à cause de sa fiancée qui était morte, lui faisant dire de manière cynique que l’on ne pouvait pas faire confiance aux femmes, me fit hésiter entre le rire jaune et le rire franc.

Vingt ans après, j’hésite toujours et je passe successivement de l’un à l’autre.

La fin de l’enquête me laissa sur la partie charnue de mon anatomie : révélations ! Mince alors, je ne l’avais pas vue venir, celle là. Himmel gott !!

Même si ce n’était pas « mourir d’amour enchaîné », les chaînes des menottes restant dans les poches de Mycroft, cela y ressemblait très fort. Auf wiedersehen, Gabrielle…

La fin me laissa la larme à l’oeil, Watson lisant les nouvelles et Holmes lui demandant son flacon de cocaïne. Snif.

Quelques temps après avoir lu le livre, le film passait à la télévision, me remplissant de bonheur. Le septième ciel, rien de moins ! En y repensant, je me dis que ma folie n’est pas guérie et c’est tant mieux.

Comme je suis accro, j’ai encore regardé l’adaptation cinématographique en février 2012. Watson est toujours aussi nigaud, mais je ne regrette pas d’avoir lu le livre.

La relecture du roman me fruste encore plus parce que je sais… et comme je suis un peu maso, je le relis encore et toujours !

« La Vie privée de Sherlock Holmes » (The Private Life of Sherlock Holmes) est un film britannique réalisé par Billy Wilder en 1970.

Titre participant aux challenges « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel et à celui de « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

CHALLENGE - La littérature fait son cinéma 1

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