Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 1 – Le premier problème : Cordurié & Nespolino

Titre : Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 1 : Le premier problème

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Alessandro Nespolino

Édition: Soleil (2013)

Résumé :

Mai 1876…

Le Royaume-Uni connaît une vague de disparitions inquiétantes. Les communautés intellectuelles et scientifiques en sont les premières victimes. Nulle rançon n’est demandée et les autorités n’ont pas l’ombre d’une piste sur les motivations des ravisseurs.

S’il arrive à Sherlock Holmes de prêter concours à Scotland Yard, il n’a pas encore choisi sa voie. Il se partage entre ses passions et mène une vie de bohème aux côtés d’un jeune musicien autrichien, violoniste virtuose promis à une grande carrière.

L’enlèvement de ce dernier conduira Holmes à se confronter au crime organisé à l’insoupçonnable noirceur, l’amènera à devenir détective et à combattre les plus grands esprits criminels de son temps dont les Moriarty, père et fils….

 

Critique :

On devrait punir de cent coups de fouet les auteurs qui terminent leurs albums par un tel cliffhanger qui m’a laissé avec le palpitant en compote et l’envie de secouer la bédé afin de m’assurer que quelques pages cachées n’allaient pas en sortir.

Peau de balle ! J’en suis quitte à me ronger les ongles avant de pouvoir découvrir la suite de cette excellente bédé qui nous conte la jeunesse du détective qui n’est pas encore au 221b et donc, sans Watson, of course.

Sherlock Holmes jeune, c’est tendance, ces derniers temps… tant mieux.

C’est avec le plaisir d’un gosse devant un paquet de bonbons que j’ai accueilli cette nouvelle ponte de Cordurié : cet oeuf est le quatrième diptyque pour la collection « 1800 », après deux tomes de « Sherlock Holmes et les vampires de Londres » et un de « Sherlock Holmes et le Nécronomicon ».

Si j’avais fait la moue avec les dessins de Laci pour les 3 précédents tomes de la collection, j’ai apprécié ceux de Nespolino.

A première vue, en feuilletant en vitesse, Holmes, bien que jeune, n’a pas une tête de gamin.

Quand aux couleurs et aux décors (même s’ils ne sont pas « de Roger Harth » et malgré le fait que les costumes ne soient pas « de Donald Cardwell ») le tout est admirable.

En profondeur, rien à redire : les planches sont de qualité, les différents personnages sont bien campés et les ambiances… Magnifico ! Une fois de plus, j’étais dans Londres.

Et qu’est-ce qu’il se passe à Londres ? Des choses graves, sans aucun doute, comme le laissent penser les premières cases de la bédé en nous plantant le décor. Et hop, je suis appâtée et intriguée. Encore des bons points.

La rencontre avec Sherlock Holmes a lieu juste après ces 5 pages d’intro intrigantes et notre futur-et-pas-encore-détective assiste au concert d’adieu d’un de ses amis, violoniste virtuose et qui se trouve être son colocataire.

Holmes a un style « jeune dandy »et ses réparties sont teintées d’ironie ou de sarcasme et cela m’a donné quelques éclats de rire tout au long de ma lecture.

« Détective » n’est pas encore un métier pour lui,  juste une activité parmi tant d’autres et bien qu’il s’adonne à des investigations policières, c’est juste pour le plaisir. Une autre de ses activité est celle qui consiste à découvrir des ouvrages aussi divers que variés.

Dolce vita…

Tout va bien, donc ? Non ! Une vague d’enlèvements laisse la police désemparée, ce qui donnera lieux à quelques railleries bien senties de la part de Holmes.

C’est une chose que j’ai aimé aussi dans cette bédé, la vie de Sherlock, ses rapports avec ses amis, le tout entrecoupé par des règlements de comptes sur les quais et des tensions entre le chef des malfrats et son fils qui ne semble pas partager les méthodes « paternelles ».

Encore un qui aimerait être calife à la place du calife… Point de vue des dessins, ils ne sont pas facile à différencier, le père et le fils.

Alors, comment Holmes va-t-il devenir ce qu’il sera ? Et bien, fallait venir l’emmerder, tiens et c’est la disparition de son ami violoniste qui va l’amener à croiser la route de ces deux chefs d’une bande non fréquentable. M’est avis qu’il aura du fil à retordre avec le fils.

Si vous reprenez le titre de l’album, je pense que vous comprendrez…

Il y a aussi un petit côté « comics » dans l’agencement de certaines cases, surtout dans la dernière page et une manière de dessiner les phylactères inhabituelle, mais que j’ai adoré.

Bref, le dessin est extra, le scénario est bien construit, l’histoire est diablement intéressante et on se demande ce qu’il nous réserve en tome 2 surtout qu’il nous laisse sur ce foutu suspense dont je vous parlais en tête de critique !!

Nondidjû, il atteint un de ces paroxysme avec Sherlock qui se trouve…

Non, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous le dire ?

Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia.

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10 réflexions au sujet de « Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 1 – Le premier problème : Cordurié & Nespolino »

    • Non, non, non, je ne peux rien dire, IL me l’interdit !! J’enrage de ne pas avoir une page de plus pour « savoir ».

      Pas bon pour les finances, mais l’avantage, avec les nouvelles bédés, c’est que le vendeur (une enseigne de 4 lettres) fait des prix verts quand elles sont en nouveauté et on économise quelques euros.

      Pas bon pour les finances quand même…

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  1. Ping : CORDURIE Sylvain & NESPOLINO Alessandro, Le premier problème « Le boudoir de Méloë

  2. héhé, je vois que la fin t’as laissée dans le même état que moi. Je n’en revenais pas en arrivant à la dernière page, je me disais, non mais non, il ne peut pas nous avoir fait ça !!! Comme tu as vu, je n’ai pas trop adhéré au trait, mais j’ai quand même terriblement hâte de découvrir la suite.

    Et j’attends tes conseils Bédé (s’il y a des morceaux d’Holmes dedans, c’est encore mieux, mais sincèrement je suis tellement novice avec ce format que tout me rend curieuse)

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    • La fin est râlante !!!! Le trait me plait bien, mieux que celui des précédents, avec les vampires.

      Il existe assez bien de bédé avec des vrais morceaux de Holmes à l’intérieur, mais certains scénaristes nous ont parfois fichu de la viande de cheval dedans, ça fiche tout en l’air.

      Je vais t’envoyer les liens des bédés holmésiennes que je possède, je les ai toutes critiquées.

      Niveau bédé, je les ai découverte à l’âge de 5 ans, donc, en la matière, je ne suis pas novice.

      Les liens seront mis en comm sur ton article « crime alleys »

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