Les loups de Fenryder : Alec Covin [Trilogie des Loups 1]

Titre : Les loups de Fenryder

Auteur :  Alec Covin
Édition : J’ai Lu (2006)

Résumé :

Tu n’aurais pas dû. Oh non ! Tu n’aurais pas dû faire ce que tu as fait. La voix hante Stanley Holder, l’auteur d’innombrables best-sellers, réduit à l’état d’épave depuis le meurtre de sa fille.

Cette mort atroce, il en est responsable. Il sait qu’en accordant cette interview à Newsweek, il a ouvert les portes de l’enfer. Il avait pourtant juré de ne jamais révéler leur existence, mais il n’a pu s’empêcher de raconter au journaliste le monstrueux carnage auquel ils se sont livrés en 1933.

Et ils se sont réveillés. Par sa faute. Ils ? Les loups de Fenryder.

Critique : 

Bienvenue dans l’enfer des Loups de Fenryder ! Bienvenue dans ce livre qui ne vous laissera aucun répit, ou si peu…

Entrez dans la danse et faites connaissance avec des personnages profonds, couverts de cicatrice. Très dense…

Mettez les pieds en plein dans l’horreur, elle côtoie un joli cottage « Bed and breakfast » et on a l’impression que l’Apocalypse s’est invitée dans la petite bourgade de Tusitala, le Diable donnant son grand bal dans la villa, ancien domaine de la famille Mc Neice (avant qu’ils ne soient tous exterminés par un gigantesque barbecue, heu, autodafé, en 1933).

Plongez dans la piscine de l’effroi et découvrez les attractions variées offerte par la ville. On organise, au cimetière du coin, un truc super  : « Violation de sépulture », ou encore : « Offrez donc un crâne ! ».

Attention amis lecteurs, si vous êtes allergique au fantastique, si les sueurs froides que vous tolérez sont uniquement celles due à la grippe, si vous êtes hostile à l’effroi version Stephen King, si vous êtes cartésien jusqu’au bout des ongles, si vous aimez les récits rationnels avec de la logique à tous les étages, si « Fox Mulder » évoque pour vous une vague ressemblance avec un Navigateur Internet, si « Dana Scully » vous fait penser à un nom dans un catalogue de meuble d’un géant suédois et si vous avez vaguement entendu un « La vérité est tailleur » et que vous ne l’avez pas compris, bande d’ignares, alors ce livre n’est pas fait pour vous !

Parce que oui, la vérité est ailleurs !

Amis du fantastique et non cartésiens, bonjour !

En passant, je voudrais remercier Gruz de m’avoir conseillé ce suspense teinté d’angoisse où l’auteur, au lieu de nous distiller du whisky pur malt, a préféré nous distiller de l’effroi mélangé à quelques scènes horribles dans une piscine (oui, plus horrible que celle avec Loana de Loft Story 1), le tout sans verser dans l’excès parce qu’un alcool tel que celui-là, se déguste lentement.

Ajoutons deux doigts de scène macabres, on the rock, telles que pouvait nous écrire le grand Stephen King dans ses meilleures années.

D’ailleurs, au début, j’ai même pensé que King avait écrit ce livre sous un nouveau pseudo, suite à un exil fiscal dans l’Hexagone, chez les Money-Gasques. Mais non, ce n’est pas lui.

L’atmosphère et le style de ce livre ressemblent au King, Ça à la couleur du King, mais ce n’est pas le King (en référence à l’entité maléfique connue sous le nom de « Ça » qui prenait la forme de vos peurs les plus profondes).

Entre nous, bien que ce livre soit un « thriller fantastique » et bien qu’il m’ait donné envie de regarder sous mon lit (on n’est jamais trop prudent), ce n’est pas pour autant qu’il faut le cataloguer dans les romans d’épouvante ou d’horreur pure.

Non, non, pas de monstre tout vert sortant des marais (ou d’une usine de chewing-gum « Le Yankke »). Oh non, c’est bien plus subtil que ça.

Attendez, je vous parle de pur malt, moi, pas de piquette à 2°C qu’on oublie une fois qu’on l’a pi**ée.

Pour tout vous dire, la peur s’infiltrera même dans votre corps comme si elle était en baxter, l’aiguille fichée dans votre bras et Ça coule goutte à goutte. Oui, Ça vous pénètre par tous les pores de la peau, Ça vous fiche l’angoisse, les sueurs froides.

Et cette peur, on se la crée sois-même à cause de l’atmosphère oppressante qui est tapie dans tous les coins sombres du roman, dans le lac, dans la forêt, dans les secrets de Rose ou d’Arthur, prête à vous sauter dessus, tel un loup sur un petit agneau que vous êtes. On lit et on imagine la chose tapie derrière un arbre.

Mais gaffe, comme le whisky,  faut savoir doser « la peur » car trop de peur tuerait la peur du lecteur. On n’y croirait plus.

Le barman Covin nous a mitonné ce cocktail comme un pro, alternant les couches d’alcool, mêlant le tout avec de l’humour grinçant.

Là, pour l’humour, c’est de la vodka martini, médium dry, au shaker et non à la cuillère (comme celle de James Bond). C’est fort et pour le petit parasol, vous repasserez. Ce n’est pas un bar pour les Bisounours, ici. On ne sert que des alcools forts. Et pas avec le dos de la cuillère.

Moi, j’ai tout bu et je vais me resservir un verre !

Allez, un dernier verre… ?

PS : Une mention spéciale au deux flics de la DEA, Teigneux et Super Teigneux, qui bouffent du Freud au petit-déj et vous le ressortent à tout bout de champ. Hilarant.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

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11 réflexions au sujet de « Les loups de Fenryder : Alec Covin [Trilogie des Loups 1] »

  1. Et tu veux qu’on passe notre chemin après avoir lu cet avis? C’est une torture mentale, du sadisme poussé à l’extrême! Bravo, un livre rejoint ma PAL ! Tu m’as vraiment donné envie comme rarement ça arrive! Merci

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    • Le coupable est Gruz qui m’a donné envie avant et j’ai craqué, le lisant même alors que d’autres attendent sagement dans ma PAL…

      Et on a encore rien vu, les deux qui suivent sont encore plus diaboliques… toujours d’après Gruz, mais je lui fais confiance.

      « Etats primitifs » est dans ma PAL. M’en reste plus qu’un.

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