Bilan Livresque : Avril 2013

BILAN - SDA - Dragon

Le mois d’avril fut bien rempli en lectures,‭ ‬c’est pas moins de‭ 18‭ ‬livres qui ont été lu ‭ ! ‬

Sans compter que j’ai fait baisser ma PAL Noire de‭ ‬2‭ ‬romans.‭ ‬Ok,‭ ‬peut mieux faire…

Donc, dans un soucis de diminuer ma PAL Noire,‭ ‬j’ai entammé le mois par deux livres policiers historiques‭ (‬tout bon pour les challenges‭!) ‬:‭ « Rutland Place » (ICI) ‬et‭ « Resurection Row » ‬(ICI) de Anne Perry.

Ils avaient l’avantage d’être assez court‭ (‬300‭ ‬pages‭)‬,‭ ‬donc,‭ ‬pas de perte de temps dans les scones et les tasses de thé.‭ ‬Non pas que je n’aime pas cela,‭ ‬mais lorsque c’est trop long,‭ ‬cela fait perdre du dynamisme à l’enquête.‭ ‬Ici,‭ ‬dynamique et très agréable à suivre.

Un peu de classique avec‭ « Fahrenheit‭ ‬421 » ‬de Bradbury (ICI).‭ ‬Une vision de ce que pourrait être l’avenir si la littérature devenait persona non grata et que le grand nivellement par le bas commençait…‭ ‬Un très beau livre ‭ !

Pour mon challenge‭ « My Self »‬,‭ ‬j’ai entamé la lecture d’un auteur russe ‭ ‬:‭ ‬Dostoïevski avec‭ « Une sale histoire » ‬qui fut une belle découverte littéraire (ICI).

Le Grand Nord pour le challenge Totem avec un récit de Jack London‭  « L’appel sauvage » (ICI).‭ ‬Nous sommes en compagnie de Buck,‭ ‬un chien enlevé dans la Floride et qui se retrouvera à tirer les traineaux dans le Grand Nord.‭ ‬Une belle aventure,‭ ‬le chien devant s’adapter à cette vie dure et sauvage,‭ ‬avant de retrouver son état sauvage.

Deux petits policiers ensuite avec,‭ ‬en tout premier‭ « In Nomine » ‬de Giacometti et Ravenne (ICI) qui nous conte les débuts du futur commissaire franc-maçon Marcas.‭ ‬Le roman souffre d’un manque de développement et‭ ‬200‭ ‬pages de plus lui aurait rendu service ‭ !

« Autopsie d’un viol » ‬(ICI) de Steeman n’a pas comblé mes attentes et je me suis ennuyée ferme durant ma lecture,‭ ‬la fin sauvant un peu le reste de pas son côté inattendu.

Heureusement qu’ensuite,‭ ‬je suis partie virtuellement en Australie avec‭ « Cul-de-sac » ‬de Douglas Kennedy (ICI) qui lui m’a fait sourire,‭ ‬rire avec son humour noir et ses situations totalement burlesque.

Puisque j’en étais aux bonnes lectures,‭ ‬j’ai intégré les pensées et la vie d’un sérial-killer dans‭ « Un Employé modèle » ‬de Cleave (ICI).‭ ‬Joe est agent de nettoyage au commissariat de Police de Christchurch,‭ ‬la joue‭ « ‬attardé mental » ‬mais au final,‭ ‬c’est Hannibal Lecter qui joue à Forrest Gump.‭ ‬SUPER ‭ !

Du noir de chez noir,‭ ‬du serrage de tripes et des larmes avec le pavé de‭ ‬1000‭ ‬pages de Karine Giebel‭ « Meurtres pour rédemption« ‬. Un roman plus que sombre qui nous fait entrer dans l’univers carcéral féminin. J’en ai eu les tripes retournées, nouée, la gorge serrée, les yeux humides. Magnifique, mais à la fin de pareille lecture, on est une loque (EN COURS – ICI).

Que faire ? Se lancer corps et âme dans de la littérature jeunesse. Ce que je fis avec une salve de 4 romans de Béatrice Nicodème qui met en scène Wiggins, un « Irréguliers de Baker Street », des jeunes gamins des rues utilisé par Sherlock Holmes pour les filature.

Là, notre garçon veut devenir détective et il apprend le métier, résout des enquêtes, mais son mentor n’est jamais loin. « Wiggins et le perroquet muet » (ICI) est le premier que j’ai lu.

Enchainant ensuite avec « Wiggins et la ligne chocolat » (ICI) et « Wiggins chez les Johnnies » (ICI) pour en conclure avec « Wiggins et les plans de l’ingénieur » (ICI).

Aventures agréables à lire, sans se prendre la tête tout en découvrant les bas-fonds de Londres à l’époque victorienne.

Puisque j’étais en compagnie de mon détective préféré, j’ai sorti de ma PAL « Le mystère Sherlock » (EN COURS – ICI) que je n’avais pas encore lu. C’est George et son excellente critique qui m’y a fait penser. Drôle, de l’humour au second degré, de l’humour noir, un style que n’aurait pas renié Frédéric Dard (le père du commissaire San-Antonio), l’argot et les scènes de cul en moins. J-M Erre est désopilant et cela fait du bien de lire ce genre de roman car mes pouffements de rire furent légion.

Pour clore mon mois chargé, j’ai relu un livre dont je ne me souvenais plus de la fin « L’horreur du West End » de Nicholas Meyer (EN COURS – ICI) et qui est un pastiche holmésien.

Encore ? Ben quoi, faut bien que je remplisse mes challenges, non ?

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Bilan Avril 2013 : 16 livres (2 PAL Noire et 16 participations à divers challenges)

1. Rutland Place ‬: Anne Perry (PAL Noire« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

2. Resurection Row : Anne Perry (PAL Noire« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

3. Fahrenheit‭ ‬421 : Bradbury (« Romans Cultes »« La littérature fait son cinéma – 3ème année »

4. Une sale histoire : Dostoïevski (« Myself » )

5. L’appel sauvage : Jack London‭ (« Totem » )

6. In Nomine : Giacometti et Ravenne (« Thrillers et Polars »)

7. Autopsie d’un viol : Steeman (« Thrillers et Polars »)

8. Cul-de-sac : Douglas Kennedy (« Thrillers et Polars »)

9. Un Employé modèle : Cleave (« Thrillers et Polars »)

10. Meurtres pour rédemption : Karine Giebel‭ (« Thrillers et Polars »)

11. Wiggins et le perroquet muet : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

12. Wiggins et la ligne chocolat : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

13. Wiggins chez les Johnnies : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »  – « Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

14. Wiggins et les plans de l’ingénieur : Béatrice Nicodème (« Sherlock Holmes »« Polar Historique »« Thrillers et Polars »)

15. Le mystère Sherlock : J-M Erre (« Sherlock Holmes »« Thrillers et Polars »)

16. L’horreur du West End : Nicholas Meyer (« Sherlock Holmes »« Polar Historique » « Thrillers et Polars »)

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Wiggins et les plans de l’ingénieur : Béatrice Nicodème [Saga Wiggins 6]

Titre : Wiggins et les plans de l’ingénieur

Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Syros

Résumé :
Wiggins, jeune apprenti détective, est chargé par Sherlock Holmes de retrouver Richard Western, un dangereux fugitif qu’on soupçonne de s’être réfugié sur la côte bretonne.

Sur le bateau qui le mène en France, Wiggins est abordé par un individu inquiétant. Mais à son arrivée à Roscoff, les journaux lui apprennent que Richard Western vient d’être arrêté par Sherlock Holmes !

Qui est alors le mystérieux inconnu à l’œil de verre rencontré sur le bateau ? Une nouvelle enquête de l’assistant de Sherlock Holmes, parsemée de fausses pistes, de rebondissements et de vrais tueurs..

Critique : 
Wiggins la trouve mauvaise… Lui qui était tout content que son ami Louis lui ait demandé de venir avec lui dans sa famille, en France, pour Noël, lui qui avait économisé chaque pièce pour se payer le voyage, voilà qu’il a tout perdu en se bagarrant avec une bande rivale. Tout ça parce que l’un des Irréguliers n’a pas aimé se faire insulter !

Alors qu’il ruminait sec, Sherlock Holmes vient lui confier une affaire de la plus haute importance : retrouver Richard Western, un dangereux fugitif qu’on soupçonne de s’être réfugié sur la côte bretonne.

YES ! Il peut donc partir en France avec Louis puisque le détective lui fournit l’argent du voyage.  Tout content de partir sur une affaire, notre Wiggins.

Sur le bateau qui le mène en France, il se passe quelques bricoles louches et Wiggins est abordé par un individu inquiétant et à oeil de verre. Son enquête commencerait-elle déjà ?

Mais à son arrivée en France, les journaux lui apprennent que Richard Western vient d’être arrêté par Sherlock Holmes !

QUOI ?? Là, il fulmine sur Holmes qui a osé se payer sa tête et, une fois de plus, il ne réfléchit pas et c’est Louis, qui doit lui expliquer ce que lui a compris de la manoeuvre de Sherlock Holmes.

Wiggins aurait pu en rester là et profiter de son séjour aux frais du détective, mais alors, nous n’aurions pas eu cette petite enquête…

Heureusement qu’il nous reste l’inconnu à l’oeil de verre que nous avons croisé sur le bateau. Ah, ah, ah, Holmes voulait jouer au plus malin ? Et bien, notre Wiggins va remonter une piste pour prouver au détective qu’avec lui, on n’a pas le dernier mot.

Une nouvelle enquête mitonnée par l’auteur, parsemée de fausses pistes mais avec de vrais tueurs (en entier et pas en morceaux), un mort pour la garniture, des jolies filles en détresse, sans oublier les véritables morceaux de la vie telle qu’elle était à l’époque, saupoudré de rebondissements et enroulé dans un cornet de papier fait avec des vrais plans !

Je ne me suis pas ennuyée, pas eu le temps !

Titre participant au Challenge  « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge   « Thrillers et polars » de Liliba et au Challenge  « Polar Historique » de Samlor.

Wiggins chez les Johnnies : Béatrice Nicodème [Saga Wiggins 5]

 Titre : Wiggins chez les Johnnies

Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Syros

Résumé :
À la fin du XIXe siècle, la vie n’est pas toujours rose dans les quartiers pauvres de la capitale britannique. Vendeur de journaux, le jeune Wiggins a eu la chance de sympathiser avec Sherlock Holmes et l’aide parfois dans ses enquêtes.

Lorsque l’apprenti-détective apprend que son fin limier d’ami est séquestré dans un pub louche, il échafaude un vaste plan de bataille…

Une intrigue trépidante, un héros astucieux et une bonne dose de suspense : voilà un roman policier qui ne manque pas de tonus !

Critique : 
Wiggins l’a assez mauvaise : il a beau crâner devant Simpson et Jonathan, deux des plus anciens des « Irréguliers de Baker Street » en leur disant qu’il est sur une affaire top-secret pour Sherlock Holmes, tout cela n’est qu’esbroufe pour ne pas perdre la face et avouer que le grand détective n’a pas fait appel à ses talents depuis bien trop longtemps.

Pourtant, Wiggins a acquis ses lettres de noblesses en résolvant des affaires mais là, point de vue de Baker Street, c’est chômage technique pour l’apprenti-détective. Rien de rien… et s’il veut monter son affaire de détective, il doit gagner de l’argent pour quitter Whitechapel.

Le lendemain, il reçoit une bouteille de lait avec un message codé et notre jeune apprenti-détective met l’enseignement de Holmes à l’oeuvre pour le déchiffrer.

Bon sang ! Une fois décodé, notre Wiggins apprend que le fin limier de Baker Street est séquestré dans un pub louche. Il a beau lui en vouloir, il vole à son secours en échafaudant un vaste plan de bataille…

Holmes l’a dit et répété : les émotions troublent les déductions et Wiggins ne remarque pas ce qui est élémentaire et qui crève les yeux. Un détail m’avait frappé… Un, ce pouvait être une coïncidence (une coquille d’édition), mais 3, ce n’est plus du hasard !

Et puis, il y avait une grosse incohérence en plus…

Oui, Wiggins doit réfléchir et ne pas se ruer tête baissée sans avoir analysé les indices avec une tête froide ! Bon, il est toujours en apprentissage et les erreurs sont légions.

Pas trop grave, cela lui apprendra l’humilité (qu’il a dû perdre un jour) et cette histoire lui a permis aussi de se faire un ami : Louis, un jeune français exilé à Londres avec d’autres, le temps de vendre leur production d’oignons rouges. On les appelle les « Johnnies » qui veut dire « Jeannot ».

Louis est un jeune garçon débrouillard qui n’a pas son pareil pour vous refourguer un chapelet d’oignons rouge. Il a de la suite dans les idées – plus que Wiggins, parfois – et lui aussi nous apprendra un peu plus sur la vie des pauvres des quartiers miséreux.

Présence aussi de Watson, mais le pauvre fera juste ronchonner Wiggins.

Une qui ronchonne aussi dès qu’elle voit le garçon, c’est la logeuse, madame Hudson, qui ne l’apprécie pas du tout. Wiggins nous le rappelle dans chacune de ses aventures.

Ce roman jeunesse possède une intrigue trépidante, pas de temps mort, des fausses pistes, des indices, des bars louches, un détective qui utilise son cerveau, un Wiggins astucieux malgré ses erreurs, une belle leçon d’humilité pour tous, la possibilité de bien se venger, un Watson et un Holmes « humains » malgré ce qu’en pense Wiggins et de l’amitié franco-anglaise.

L’auteur nous fait partager l’atmosphère sordide du Londres de la reine Victoria et Holmes est toujours bien campé.

Ah oui, j’oubliais la bonne dose de suspense. Gratiné aux petits oignons, ce roman.

Oignons rouges en provenance de France, of course !

Titre participant au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge  « Thrillers et polars » de Liliba et au Challenge « Polar Historique » de Samlor.

Wiggins et la ligne chocolat : Béatrice Nicodème [Saga Wiggins 2]

 Titre : Wiggins et la ligne chocolat

Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Syros

Résumé :
Dans l’ombre de Sherlock Holmes, Wiggins rêve de devenir un grand détective. Quand sa mère est accusée à tort d’avoir volé des objets de valeur chez le comte et la comtesse Brazenduke, Wiggins court à son secours.

Ses soupçons se portent bien vite sur Marjorie, la fille des Brazenduke, qui semble avoir de drôles de fréquentations. C’est le début d’une filature mouvementée…

Critique : 
Comme je l’expliquais, le personnage de Wiggins faisait partie de la bande de gamins des rues, « Les Irréguliers de Baker Street » et ils étaient utilisé par Sherlock Holmes pour des filatures (suivez un peu, dans le fond).

Wiggins veut sortir de son taudis, il aimerait lui aussi avoir chaud en hiver, en finir avec les courants d’air aux fenêtres, et pour cela, un métier le botte plus que celui de vendre des journaux à la criée dans les rues : devenir détective !

Va falloir continuer à apprendre, mon cher Wiggins, parce que tu te laisses souvent emporter sans réfléchir… Mais bon, faut lui pardonner, il n’a que 15 ans.

La mère de Wiggins est montée en grade et la voilà aide-cuisinière chez des riches : la famille Brazenduke. Wiggins est heureux pour elle car elle ne travaille plus dans le froid du marché au poisson.

Wiggins est resté seul dans leur chambre minable remplie de courant d’air et il continue de vendre des journaux dans la rue, tout en profitant pour nous décrire un peu plus les mauvaises conditions de vie des pauvres.

Aie, aie, aie, grosse catastrophe ! Sa mère vient lui demander son aide parce que des objets de valeur ont disparu chez les Brazenduke et, vous l’aurez deviné, on suspecte toujours le petit personnel, la nouvelle en première ! Pas directement, mais bon, on peut vous faire comprendre des choses sans vous les dire.

Si vous n’êtes pas familier des romans de l’époque victorienne ou que vous n’avez lu « que » Conan Doyle (qui reste muet sur les conditions de vie du petit personnel), c’est le moment d’apprendre que les domestiques étaient cantonnés dans le sous-sol dévolu au cuisine tandis que leurs maîtres avaient toute la baraque pour eux tout seuls.

L’auteur nous l’explique à travers les pensées de Wiggins : une fille de cuisine dans les chambres, ça se remarque autant qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine !

Wiggins va s’occuper de l’affaire, il élimine l’impossible et, ce qui reste, aussi improbable que ce soit, est forcément la vérité. Là, pas trop complexe, moi aussi j’avais deviné.

Il a repéré qui avait de drôles de fréquentations dans cette maison cossue. La filature commence et elle sera mouvementée…

Heureusement, le grand détective n’est jamais loin et Wiggins pourra compter sur son aide.

Enquête sans temps mort, courte mais bonne (Canel, si tu me lis…). Agréable à lire et toujours un plaisir de retrouver mon détective préféré.

Titre participant au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge  « Thrillers et polars » de Liliba et au Challenge « Polar Historique » de Samlor.

Wiggins et le perroquet muet : Béatrice Nicodème [Saga Wiggins 1]

Titre : Wiggins et le perroquet muet

Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Syros

Résumé :
« Je ne sais pas comment fait M. Sherlock Holmes, mais tout ce qu’il touche se transforme en roman. Le nom, déjà, Violet Juniper… Les Folies-Bergère… J’en oubliais de boire mon thé.

– Prêt pour une nouvelle aventure, Wiggins ?  »

Non, Sherlock Holmes ne travaillait pas seul. De nombreuses énigmes ont été résolues grâce à Wiggins, un môme des rues de Londres. Cette fois, il enquête sur le meurtre d’une danseuse de cabaret et doit se faire embaucher chez un empailleur.

Critique : 

Pour quiconque à lu le Canon Holmésien, « Wiggins » est à tout jamais lié à la bande de gamins des rues, déguenillés et nommé « Les Irréguliers de Baker Street » par Sherlock Holmes.

Cette bande de gamin des rues était utilisée par le détective pour les filatures ou autres renseignements. Ils apparaissaient dans « Une étude en rouge » et aussi « Le signe des quatre » et l’un se détachait du lot : Wiggins.

Le voici donc avec des ambitions : devenir détective lui aussi ! Ce qui ne sera pas facile car il a encore beaucoup à apprendre…

Bien que ce livre appartienne à la collection « Jeunesse », il peut être lu par un adulte sans que cela cause un problème. Très court, il correspondrait presque à la taille d’une aventure canonique classique.

Pas de temps mort et l’enquête se résout assez vite, sans se perdre dans des méandres inutiles.

L’auteur, contrairement à Conan Doyle, nous parle un peu plus de l’extrême misère dans laquelle certains enfants sont plongés : travail dur, le froid, le fait qu’ils ne mangent pas à leur faim tous les jours, pas d’école, ils vivent avec leurs parents dans des maisons en ruine, si pas des taudis,…

Elle nous parle du quartier mal fréquenté qu’est celui de Whitechapel (même si Jack a rendu son tablier de cuir), des pubs louches et mal-famés se livrant à des trafics en tout genre, du travail lourd et mal payé de la mère de Wiggins (elle cumule deux emplois, travaille dans le froid et dort 3h par nuit) des petits boulots que cumule Wiggins afin de pouvoir acheter du bois pour se chauffer,  des chaussures pour sa mère.

Bref, de ce qui concernait une grande partie de la population londonienne !

Elle nous touche aussi un mot sur l’oisiveté ou les occupations inutiles des bourgeois par le biais des pensées de Wiggins. La fracture sociale est grande entre les différentes couches sociales.

La personnalité du grand détective est bien respectée et au passage, Wiggins se permet même d’égratigner un peu Watson avec le fait qu’il dénature les écrits de Holmes… Comme Holmes se plaisait lui-même à faire remarquer à son biographe !

L’enquête que Sherlock Holmes confie à Wiggins est faite pour lui et très plaisante à suivre : nous avons une charmante danseuse qui a été étranglée, un mec à la jambe de bois et le principal suspect fréquenterait le marché aux poissons où travaille la mère de Wiggins (dans le froid le plus polaire). Du tout cuit ? Ben non, Wiggins, pas si évident que cela. Faut pas croire que tout lui tombe tout cuit et qu’il ne fait pas d’erreur.

Pour pimenter le tout, nous sommes en plein hiver, les filatures et les planques de Wiggins sont rendues plus difficile à cause du  froid et le pauvre se gèle les doigts de pied (et le reste aussi) à cause de ses souliers rempli de courant d’air.

Wiggins met le doigt sur une affaire complexe où un perroquet muet entre en scène !

Quand à cet empailleur, il est bizarre, non ?

Une lecture rafraichissante après une période « noire » ou juste pour le plaisir de suivre un gamin dans les ruelles sombres de Londres. La neige est comprise dans le prix.

Titre participant au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge  « Thrillers et polars » de Liliba et au Challenge « Polar Historique » de Samlor.

Sleepy Hollow : Washington Irving / Peter Lerangis

Titre : Sleepy Hollow

Auteur : Peter Lerangis – Washington Irving (Antécédent bibliographique) – Kevin Yagher (Antécédent bibliographique) – Andrew Kevin Walker (Antécédent bibliographique)

Édition:  Presse Pocket (2000)

Résumé :
La Légende du cavalier sans tête, aussi connue comme « La Légende de Sleepy Hollow » ou « La Légende du Val dormant », est une nouvelle de Washington Irving contenue dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., écrite à Birmingham en Angleterre, publiée pour la première fois en 1819.

L’histoire se déroule aux alentours de 1787 dans l’implantation hollandaise de Tarrytown, près d’une gorge retirée nommée Sleepy Hollow, le «Vallon endormi» (en 1997, North Tarrytown a été rebaptisée Sleepy Hollow, Comté de Westchester, New York, États-Unis).

Ichabod Crane, un policier dont les théories de criminologie sont en avance sur leur temps, est envoyé à Sleepy Hollow, au nord de l’état de New-York, pour arrêter un serial killer qui a déjà décapité trois victimes. Ichabod tombe amoureux de Katrina Van Tassel, la fille de l’homme le plus riche de la ville, et perdra presque sa propre tête avant de mettre un terme aux assassinats, qui ont été commis par le fantôme d’un mercenaire allemand tombé durant la révolution américaine : le Cavalier sans tête.

Elle raconte l’histoire de Ichabod Crane, un maître d’école bégueule du Connecticut, écarté de la ville par Abraham « Brom Bones » Van Brunt, son rival en amour pour la main de Katrina Van Tassel, 18 ans, fille de Baltus Van Tassel et 5e descendante d’immigrants hollandais elle-même.

La légende que raconte cette histoire est celle du chevalier sans tête ou Hessien Gallopant de la combe, fantôme d’un soldat hessien qui perdit sa tête au contact d’un boulet de canon durant « quelque bataille sans nom » de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, et qui rode depuis lors dans Sleepy Hollow à la recherche d’une tête de remplacement.

Le dénouement de ce conte imaginaire se déroule dans le bien réel cimetière de Sleepy Hollow.

Petit plus :
Écrit à la fin du 19e siècle par Washington Irving, ce conte est un pur classique de l’épouvante.

Il fut effectivement écrit dans la petite ville de Sleepy Hollow, situé à une simple demie-heure de New-York, ce qui la place dans cette région de Nouvelle-Angleterre qui inspira les nouvelles les plus terrifiantes de Lovecraft et même les romans les plus angoissants de Stephen King, décidément nous sommes bien dans l’épicentre de la Terreur Absolue.

La ville de Sleepy Hollow est très petite, et à l’époque où est écrit le roman ce n’était qu’un village, l’action de l’oeuvre se déroule aussi au 19e.

Si l’on devait établir un bref guide touristique de l’endroit : un cimetière effrayant, juste à côté de celui-ci une grande forêt, fort agréable au printemps et en automne et totalement terrifiante en plein hiver, etc…

Critique :
Ayant vu le film, j’avais décidé, en tombant par hasard sur ce livre, de l’acheter.

Le livre (156 pages) est comme le film puisqu’il en est la novelisation (sans oublier qu’il est suivi de la nouvelle originale de Washington Irving « la légende du Val Dormant » qui ellefait 34 pages).

Je l’ai lu en mars 2000, le ticket de caisse m’avait servi de marque-page et il est toujours au bout du livre !

Ce qui m’avait plu, dans cette histoire, c’était que au départ, j’avais pensé que le fameux cavalier sans tête n’était qu’un humain déguisé et qui camouflait ses crimes grâce à cette légende du cavalier maudit.

Ichabod Crane, personnage ô combien original car il prône pour des enquêtes scientifiques. Il avait tout du détective digne des Experts, en avance sur son temps puisque nous sommes en 1799. Imaginez à cette époque, pratiquer une autopsie… diable !

A cette époque, ça ne plaisante pas et ses supérieurs, pour le calmer, l’envoient dans la charmante bourgade de Sleepy Hollow, à deux jours de voyage de New-York en lui refourguant une affaire qui pue : élucider trois meurtres commis dans ce coin perdu du monde et habité par une communauté de Hollandais.

Ichabod enquête, interroge, autopsie et découvre la fameuse légende du Cavalier sans Tête…

Ichabod est rationnel et tout comme moi, il subodore un petit plaisantin qui a voulu jouer à la Grande Faucheuse et camoufler ses crimes…

Moi aussi j’étais rationnelle et en allant voir le film, je ne savais rien du scénario. J’avais jubilé quand un habitant avait fait semblant d’être le cavalier, toute heureuse que j’étais d’avoir tout compris.

En fait, j’avais rien pigé du tout ! Le cavalier maudit en était vraiment un ! Non, je ne spolie pas, tout le monde connaît le film… enfin, j’espère !

Pan, coup de pied au cul. J’adore ça quand je pense avoir tout compris, que nous allons aller vers le traditionnel et que l’on tombe dans le fantastique.

D’accord, en lisant le livre, ayant vu le film, plus de surprise, mais quel moment de plaisir de lire en voyant les images, de retrouver l’atmosphère du film dans cette novelisation, de frisonner et de me dire, en début de lecture « je sais qui a tué, nananinanère ».

Non, je n’avais pas perdu mon temps en lisant le livre après le visionnage du film. Le livre est comme le film, excellent !

Livre participant au challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

Frankenstein ou Le Prométhée moderne : Mary Shelley

 Titre : Frankenstein ou Le Prométhée moderne

Auteur : Mary Shelley

Édition: Marabout (1964) / J’ai Lu (1993 – 1997 – 2005) / Presse Pocket(2000) / LP (2009)

Résumé :
Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord.

Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine.

Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d’elle…

Critique :
Tout d’abord, remarquons que ce roman a été écrit par une femme. À l’époque (1818), ce n’était pas rien ! Voilà, c’était la minute féministe…

Moi aussi, lorsque j’ai décidé de lire ce livre (les années 1990), je croyais tout savoir sur Frankenstein.

Et bien, comme on dit chez nous, j’aurais mieux fait de laisser croire les bonnes sœurs, elles sont quand même là pour ça…

J’avais tout faux ! Mais vraiment tout faux. Une claque que je me suis prise dans la figure. Mon jeune âge de l’époque était sans doute la cause.

Maintenant, je sais qu’il ne faut pas confondre le Professeur Frankenstein et la créature du Professeur Frankenstein, cette même créature composée de divers fragments de cadavres.

Oui, je croyais tout savoir, je ne savais rien et je sais qu’on ne sait rien…

Fichtre, quel livre. Il a remis mes pendules à l’heure.

Mary Shelley n’est pas tout à fait contemporaine à Conan Doyle, pourtant, son livre a un petit rapport avec Sherlock Holmes et c’est une amie qui m’a ouvert les yeux dernièrement.

Quel rapport ? me demandez-vous…

La science, bande de béotiens !

L’incroyable génie de ce professeur Frankenstein qui aura été capable de faire vivre des bouts de chair cousus grâce à des décharges électriques.

La morale de ce livre pourrait se traduire par une phrase de Rabelais : «science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Pour être encore plus clair, les scientifiques doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes plutôt qu’à la gloire. Ce que le professeur ne fit pas… et qui paya les pots cassés ? Sa pauvre créature. Oui, pauvre créature, je le dis haut et fort.

Moi qui croyait le connaître et moi qui « pensais » la haïr, et bien, ce fut tout le contraire. Non, la créature n’est pas à blâmer, mais son créateur, oui !

Tout comme Icare, le professeur Frankenstein a voulu s’approcher de Dieu, mais en créant ce « monstre », ses ailes ont brûlé et il s’est écrasé au sol.

Si ça s’arrêtait là, encore, ça irait. Mais Mary Shelley va plus loin en montrant que la créature elle-même est une victime de la mégalomanie du professeur.

Elle souffre, cette créature, d’être fuie par les humains. Sa souffrance suinte de toutes les pages du roman. J’ai eu mal avec elle. Oui, elle a tué… mais le professeur l’avait abandonné à son triste sort. Que pouvait-elle faire ?

Donc, à la différence : Conan Doyle en bon médecin, prône la science et Mary Shelley en dénonce les mauvais aspects. Et elle a eu bien raison.

Deux visions différentes d’une même force…

Mettez vos a priori sur le côté, laissez croire les bonnes sœurs et ne pensez pas tout savoir d’une œuvre avant de vous être penchée dessus parce que ce roman vous remettra à votre place.

Un livre de plus qui m’a marqué au fer rouge.

Titre participant au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

Dracula : Bram Stoker

 Titre : Dracula

Auteur : Stoker Bram
Édition : J’ai Lu

Résumé :
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.

Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

Critique :
Dracula, je l’ai découvert en 1993, c’est vous dire que ça fait une sacrée paye. Je n’ajouterai rien aux commentaires dithyrambiques qui ont été fait, mais j’apporterai tout de même ma petite contribution à l’édifice.

Ce livre, je l’avais choisi pour me faire peur, pour lire autre chose qu’un polar, pour frissonner et regarder sous mon lit si le comte ne s’y cachait pas… Oui, j’étais encore mineure à l’époque !

Pourtant,, ce livre, quand je le prend en main, il fait remonter d’autres souvenirs dans ma mémoire. Ce livre, j’étais en train de le lire lorsque j’ai eu mon « petit » accident. La lame de la Grande Faucheuse n’est pas passée loin, mais je m’en suis tirée avec un peu de sang sur le crâne et une violente commotion cérébrale. Z’avaient pas envie de me voir débouler, là Haut… Je les comprends !

Et voilà tout le problème de cette commotion ! Je crevais d’envie de finir ce livre qui ne me faisait pas peur car j’appréciais le comte Dracula.

Malheureusement, frustration intense : de violents maux de tête m’empêchaient de lire la moindre page. Au bout de deux mots, les lignes se mélangeaient.

Un mois sans lire, un mois sans Dracula… l’horreur à l’état pur.

Je me suis bien rattrapée ensuite et j’ai dévoré le livre dès que j’ai su. Magnifique ! Quelle fresque, quels personnages.

Une belle histoire d’amour et un livre que Monsieur Francis Ford Coppola a su rendre hommage à l’écran.

Lisez « Dracula » au lieu des livres avec des vampires végétariens qui se nourrissent de sang de biche (que fait la protection des animaux ??) et vont encore à l’école alors qu’ils ont cent ans, au moins !

Dracula, c’est sombre, sanglant, peuplé de vampires qui se nourrissent du sang de vierges ou de nourrissons, qui tuent sans pitié et qui dorment dans des cercueils. Ils ne sentent pas la fleur de rose et sont infréquentables.

Dracula, c’est une belle histoire d’amour qui ne virent pas à l’eau de rose guimauve et sentimentale. Non, c’est tragique et pas gnan-gnan.

Ça, c’est du vampire !! Allez, buvons un cou… (vieux jeu de mot vampirique).

Titre ayant participé au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en participant au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

challenge-des-100-livres-chez-biancaCHALLENGE - La littérature fait son cinéma 1

Orgueil et préjugés : Jane Austen

 Titre : Orgueil et préjugés

Auteur : Jane Austen
Édition : Livre de Poche (2011)

Résumé :
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen.

Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ?

Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Critique :
Voilà un livre qui a failli faire de moi une serial-killeuse ! Pourquoi ? Mais parce que j’ai eu très souvent eu envie de commettre des meurtres durant ma lecture, pardi !

Rassurez-vous, j’ai apprécié ce livre dont une connaissance m’avait recommandé la lecture. Mais bon, les Classiques et moi, cela fait deux… Mes penchants naturels m’entraînant plutôt vers les polars, la bit-lit ou la fantasy.

Pourtant, n’écoutant que mon courage, j’ai entamé la lecture, plus sceptique que la fosse du même nom mais qui s’écrit pas pareil…

Conquise je fus, mais ce fut aussi la part belle pour les pulsions criminelles qui se sont réveillées lors de ma lecture.

La faute à qui ? A certains personnages… Je vous explique :

– Mrs Benner, la mère, souffrant des nerfs de manière imaginaire, mais sortant ce prétexte à tout bout de champs, futile, un peu bêbête, chiante, fofolle, bref, une mère qui me donnait envie de faire irruption dans le livre et de la dézinguer.

– Mr Collins, le pasteur chieur, qui, même avec tous les éléments sous son nez ne voit rien, confondant les « non » avec les « oui ». Plus casse-pied que lui, tu meurs. Un monument de prétention ridicule, de courbettes et de léchage de bottes. Véritable plaie.

A chaque fois qu’il ouvrait la bouche, je l’aurais bien étranglé ou enfoncé un bâillon dans le fond de sa gorge.

– Lydia Bennet, une des soeurs plus jeune, totalement fofolle, prête à tout, écervelée au possible, devenant une véritable chienne en chaleur dès qu’un homme en uniforme passe à proximité…

« Lydia, reviens, stupide cruche, je ne viens pas de dire qu’il y avait un militaire qui passait dans ma critique !! ».

Bref, une vraie petite dinde, comme je vous le disais plus haut et elle ne se rendra même pas compte de sa conduite détestable, ni du mal qu’elle aura fait à sa famille… Encore une que j’aurais bien baffé avec grand plaisir et sa mère avec, parce que ensuite, lors du retour de Lydia, elle se comportera encore plus de manière totalement irréfléchie.

– Lady Catherine de Brough est une pétasse pédante, se prenant pour le nombril du monde, donnant des leçons et des conseils à tous (des ordres, surtout, déguisés en conseils et avis éclairés) comme si elle avait la science infuse et la connaissance ultime. Mâdâme sait tout mieux que tout le monde…

Le genre de personne que nous avons tous connu dans notre vie et qui me donnait envie de passer à la guillotine, rien que ça ! Vieille folle, va, agrippée à ses principes comme une moule à son rocher.

Elle fera l’erreur de trop et… non, je ne l’ai pas éventrée, pour cette outrecuidance ultime, cette ingérence absolue, bien que l’envie ne m’ait pas manquée… mais cela aura eu une conséquence positive.

– Miss Bingley : petite vaniteuse, tournant autour de Darcy comme une mouche autour d’un pot de miel, se prenant elle aussi pour le centre du monde, moqueuse, une sale petite peste que j’aurais bien aimé pousser du haut des escaliers… le genre d’amie que l’on ne souhaite pas, hormis à sa pire ennemie.

– Whickam est quant à lui un opportuniste qui, telle la chanson de Dutronc, retourne sa veste et drague tout ce qui pourrait lui servir… Juste bon à pendre…

– Jane Bennet, la douce et gentille Jane… non, pas d’envie de meurtre sur elle, je l’aimais bien, même si elle est trop gentille. Incapable d’avoir une langue de vipère, de penser que les gens sont mauvais, même si on le lui met sous le nez, cherchant des excuses pour excuser le comportement de la personne. Cette fille aurait trouvé des excuses aux plus grands bouchers de l’Histoire. Malgré tout, je l’ai bien aimé.

Mes préférences iront à Elizabeth Bennet, à Fitzwilliam Darcy, à Mr Bingley et au pauvre Mr Bennet qui a épousé sa cruche de femme.

Pour ce qui est de ma critique de l’oeuvre, je dirais que même si c’est un livre où ne règne pas une action trépidante, sans suspense à proprement parler, je ne me suis embêtée en le lisant, tournant les pages en rythme.

La société de l’époque y est décrite avec une certaine férocité, une ironie mordante qui n’était pas pour me déplaire.

Et, malgré mes envies de passer certains personnages à la moulinette, sans eux, le livre aurait été moins bon. Ils en sont le sel, les épices, on réagit en les écoutant, bref, ils ont leurs raisons d’être.

Mon seul regret ? Oui, il y en a un et de taille : ne pas avoir lu ce livre plus tôt !!!

Livre lu dans le cadre du Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel. Participe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.


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Des fleurs pour Algernon : Daniel Keyes

 Titre : Des fleurs pour Algernon

Auteur : Daniel Keyes
Édition: J’ai Lu

Résumé :
Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres besognes. Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l’intelligence.

Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il tombe rapidement amoureux, Charlie va faire de grands progrès sur le plan intellectuel.

Ainsi, au terme du troisième mois de traitement, il consigne dans son journal, originellement intitulé CONTE RANDU : J’ai téléphoné à Landsdoff au New Institute for Advanced Study, au sujet de l’utilisation des paires d’ions produites par effet photo-nucléaire, pour des recherches exploratoires en biophysique.

La progression est fulgurante. Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l’entoure sera sans concession.

Puis soudain le rêve s’effondre, Algernon décline et finit par mourir.

Petit plus : A rapprocher de Quotient intellectuel à vendre de John Boyd, cette fable émouvante conviendra autant aux jeunes lecteurs avides de découvertes qu’aux amateurs qui seraient passés à côté de ce livre aujourd’hui classique.

Il obtint en effet le prix Hugo en 1960 et fut porté à l’écran par Ralph Nelson en 1968 sous le titre de Charly.

Critique : 
« Un bon livre, c’est un livre qui te fait mal quand tu le refermes. »

Cette année 2012 est un bon millésime car riche en « coups de coeur »  littéraires.

Ces coups de coeur, je les dois aux critiques sur Babelio, qui m’ont données envie d’enrichir ma bibliothèque, mais aussi à certains membres qui m’ont conseillé des livres dont ils se doutaient qu’ils me procureraient des heures de plaisir.

Et bien, ce livre, c’est aussi grâce aux bonnes critiques lues sur Babelio et surtout grâce au fait que Métaphore me l’ai recommandé comme j’hésitais avec un autre titre.

Cette oeuvre de science-fiction (que je n’aurais eu l’idée de lire), je l’ai acquise et lue dans le cadre du challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore.

C’est grâce à son challenge que j’ai découvert cette pépite.

« Des fleurs pour Algernon » fera, lui aussi, partie de ces romans qui me hanteront encore longtemps après avoir tourné la dernière page.

Pourtant, ma première impression, en commençant ma lecture, fut un écarquillement des yeux pas possible.

En effet, sur la première ligne, je venais de lire « Conte randu » et je me suis dit qu’il devait y avoir une grève des correcteurs, le jour où le livre fut édité.

La deuxième ligne me fit tiquer aussi sur une faute d’orthographe énorme et là je me suis dit qu’il devait y avoir une subtilité que je n’avais pas vu, étant donné que j’avais commencé ma lecture en buvant mon premier café, au réveil.

Ok, c’est Charlie Gordon, le « héros » qui nous parle et vu qu’il est arriéré mental, ces fautes d’orthographe sont normales.

Le personnage de Charlie est sympathique, on aurait presque envie de gueuler sur tous ceux qui se moquent de lui, sans que Charlie s’en rende compte.

Évidemment, il est toujours plus facile de se moquer de ceux qui ne savent pas se défendre, cela nous rend plus fort…

Charlie ne veut qu’une chose, devenir « un telligent ». La science le fera, mais les rêves, une fois qu’ils sont réalisés, ne sont pas toujours agréables et Charlie va le découvrir à ses dépends.

Puisque son QI se développe, Charlie va tout doucement se rendre compte que les autres se moquaient de lui, qu’il peut éprouver de la colère, que lui aussi peut devenir condescendant envers les autres parce qu’ils n’ont pas un esprit aussi vif que le sien.

Voilà donc un roman qui m’a pris aux tripes, me laissant à la fin avec une boule dans la gorge parce que l’issue est tout tracée.

J’ai suivi l’évolution de Charlie, son retour dans son passé, dans ses souvenirs qui sont remontés à la surface durant l’augmentation de son QI, j’ai souffert avec lui en découvrant que sa mère, après avoir fait comme si son fils était « normal », a tout fait pour le rendre intelligent, préférant se dire que c’était de la paresse plutôt qu’une déficience mentale.

Le début est fort prenant, on remarque de suite l’amélioration de Charlie en lisant ses billets où les fautes s’estompent, où les phrases deviennent de plus en plus construite.

L’homme ayant toujours eu peur de ce qu’il ne connaît pas, de ce qui est différent de lui, voilà que les collègues de travail de Charlie ont peur de lui, ne veulent plus le voir, son niveau d’intelligence étant tellement élevé, qu’ils se sentent en infériorité devant lui.

Et vu qu’ils s’élevaient en écrasant un plus faible, une fois que le faible d’esprit devient un génie, ça les rabaissent.

Le pire c’est que Charlie devient comme eux, regardant les autres qui sont moins vifs d’esprit que lui, avec supériorité, changeant de personnalité, perdant même son sourire qu’il affichait tout le temps auparavant.

Si une partie du livre peut sembler moins importante, je l’ai lue avec avidité parce que elle signifiait aussi la révolte de Charlie qui en avait marre de ne pas être traîté en être humain et sa fuite, avec Algernon.

Arriéré avant, cobaye ensuite, il se révoltait contre ceux qui le considérait comme leur « propriété », comme s’ils lui avaient donné naissance. Ils traitaient Charlie comme Algernon, la souris blanche devenue intelligente, elle aussi, suite à une manipulation scientifique.

L’auteur ne s’appesantit pas non plus sur la vie de misère de Charlie, distillant plutôt tout cela dans les rapports écrits par Charlie, lorsqu’il se souvient et comprend. Je pense que c’est encore pire de cette manière. On a mal avec lui.

La fin est prenante, vous collant une boule dans la gorge lorsque Charlie se rend compte que le processus s’inverse…

Je l’ai terminé avec les larmes aux yeux, tant je m’étais attachée au personnage et tant il est déprimant de se rendre compte de sa déchéance.

C’est comme lorsqu’une personne atteinte d’Alzheimer se rend compte, dans un bref moment de lucidité, qu’elle perd les pédales… ça lui fait mal et aux autres aussi.

Ce livre a beau être de la science-fiction, il illustre de belle manière les dangers de la science ou de la médecine, lorsqu’elle utilise son savoir à mauvais escient.

Comme le disait Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Et c’est la vie et l’âme de Charlie qu’ils ont ruiné, même si le fait de devenir aussi intelligent était son rêve. Ceci dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions…

Le mal était plus fort que le bien qui fut fait et, ma foi, ils auraient mieux fait de lui ficher la paix, à Charlie !

Après un roman pareil, un de ceux qui me hantera longtemps après que la dernière page se soit tournée, il me faut lire un roman simple, un roman avec un meurtre ou un truc léger, une lecture qui ne prendra pas la tête, qui ne me nouera pas les tripes, ne me causera pas de l’humidité dans les yeux, un truc du genre…

Lire un Harlequin ? Non, j’ai dit « divertissant », pas « abrutissant » ! Oh, vite, un San-Antonio !

Lu dans le cadre des challenges « Romans Cultes » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret KulturelParticipe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.