Rutland Place : Anne Perry

Titre : Rutland place

Auteur : Anne Perry
Édition:  10/18
Résumé :

Charlotte Pitt reçoit un message de sa mère, Caroline Ellison, car un objet compromettant qu’elle possède a disparu. En se rendant à Rutland Place, elle s’aperçoit que plusieurs autres choses se sont volatilisées dans le voisinage. De plus, Caroline se sent épiée.

Quand une femme est assassinée, Thomas Pitt entre en scène. Aidé de Charlotte et d’Emily Ashworth (qui fait son grand retour), il va tenter d’établir des liens entre les faits et d’éclaicir le mystère, malgré les réticences habituelles de la haute société à dévoiler ses secrets.

Chantage, empoisonnement, idylles, tout est réuni pour une nouvelle aventure des époux Pitt…

POLAR - Big BenCritique : 

Bien que l’héroïne sa prénomme Charlotte, nous sommes loin de l’univers enchanteur du dessin animé « Charlotte Aux Fraises ».

Retrouver Charlotte et son mari, l’inspecteur Thomas Pitt est synonyme d’une plongée dans le Londres assez glauque de l’époque victorienne où la femme aristocratique avait souvent le rôle de « sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City, aux putes ».

Non, non, ce temps là n’est pas tout à fait révolu de nos jours… Ma lecture du livre « LA Banque : comment Goldman Sachs domine le monde » m’en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés sont priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises.

Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l’heure du thé et grignoter des petits biscuits.

Ce qui, au départ, avait l’air d’une banale histoire de disparition d’objet disparate, débouchera tout de même sur une mort brutale.

Ne faisant que 310 pages, l’enquête est rapide et on a terminé l’affaire avant même d’avoir pu esquisser un baîllement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.

L’auteur s’amuse à nous lancer des pistes, des hypothèses et à les résoudre au fur et à mesure de l’avancée du livre, comme d’habitude.

Une fois de plus, bien que j’ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j’étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n’est pas aussi noir et tordu qu’on pourrait le penser.

Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société « aristocrato-bourgeoise » après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite « bien pensante et en col blanc » est bel et bien présent au final.

Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l’époque ou le lieu.

Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu’ils sont ? Non ? Dommage…

Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c’était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l’auteur avec grand plaisir.

Par contre, je ne sais pas ce que fument l’imprimeur, le traducteur ou autre parce qu’il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : « Allison » (coquille) au lieu de « Ellison ».

Titre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titine, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et à « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

Publicités

11 réflexions au sujet de « Rutland Place : Anne Perry »

  1. Ping : « Objectif PAL Noire à Zéro  ou « Vingt mille lieues sous mes étagères  | «The Cannibal Lecteur

  2. Ping : Challenge « Thrillers et Polars  | «The Cannibal Lecteur

  3. Ping : Challenge « Polar Historique  | «The Cannibal Lecteur

  4. Ping : Challenge « I Love London  | «The Cannibal Lecteur

  5. Ping : Billet récapitulatif I love London | Plaisirs à cultiver

  6. La couverture me dit quelque chose…je crois que je l’ai lu lorsqu’il est sorti mais je ne me souviens plus du tout de l’histoire !!! Les livres de Anne Perry sont très agréables mais il faut avouer qu’ils ne laissent pas beaucoup de trace.

    J'aime

  7. Ping : Bilan Livresque : Avril 2013 | The Cannibal Lecteur

C'est à votre tour d'écrire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s