Autopsie d’un viol : Stanislas-André Steeman

Titre : Autopsie d’un viol

Auteur : Stanislas-André Steeman
Édition: Le Masque (1994)

Résumé :
Babs a été violé. Puis Babs a été tuée. Et c’est George, son époux, qui l’a trouvée… avant d’être lui-même blessé d’une balle tirée à bout portant par l’agresseur en fuite.

Il n’est jamais facile d’enquêter sur une affaire de viol, les O’Hara père et fils le savent bien.

Ce qu’ils savent aussi, c’est que l’agresseur n’est pas un étranger. Seul un familier a pu être invité à boire l’apéritif avec le jeune femme. Ils n’ont pas eu le temps de toucher aux verres, d’ailleurs, et on n’y trouvera que les empreintes de Babs.

Le shérif O’Hara a sous la main le coupable idéal : simplet, voleur, et complaisant : il avoue. Mais voilà qu’un deuxième homme revendique ce crime, son crime…

Ce n’est pas pour simplifier l’enquête… Alors, pour peu qu’un troisième homme, tout à coup, se livre à la justice…

Critique :
« Autopsie d’un viol », c’est l’histoire d’un mec qui rentre chez lui, de mauvais poil, se sert un verre et appelle sa femme, qui ne lui répond pas, ce qui le fait soupirer…

Jusqu’à ce qu’il retrouve sa femme dans leur chambre conjugale, couchée sur leur lit tout aussi conjugal, la robe troussée et avec une ressemblance parfaite avec un cadavre.

Normal, elle est morte, Babs (bien que je ne lui ai pas pris son pouls) et au moment où son Georges se rend compte qu’il est veuf, « BANG, BANG »(he shot me down, Bang bang, I hit the ground), un homme caché dans la pièce lui tire dessus !

Là juste le temps de faire le 911 pour appeler la flicaille avant de perdre connaissance, le Georges.

Le constat du shérif ? Il fait peur : Babs a bien été violée et a été tuée. George, son époux, est blessé.

Il n’est jamais facile d’enquêter sur une affaire de viol, le shérif O’Hara et son fils Dublin, flic lui aussi, auraient dû le savoir mieux que personne.

Oui mais voilà, si papa shérif est plus sobre qu’un moineau le matin, l’après-midi, il écluse à tout va ! Shérif O’Hara le matin, mister O’Boira le soir.

Ma foi, cela a dû avoir une incidence sur ses neurones (à cette époque là, impossible de se ruiner le cerveau en se tapant l’intégrale de Secret Story ou des Anges de la Téléréalité) parce que la plupart du temps, dès midi passé, il devient un crétin fini.

L’agresseur n’est pas un étranger, ça, ils l’ont bien compris et le shérif tombe sur le paletot d’Harry Bones, le simplet du bled dont le passe-temps favori est de regarder – en cachette – les filles qui ôtent leurs vêtements dans leur chambre, se croyant à l’abri des regards, alors que notre voyeur n’en rate pas une miette, perché dans son sycomore. L’histoire ne nous dit pas s’il se tenait à deux mains ou pas…

Le shérif O’Hara est tout fou d’avoir sous la main LE coupable idéal et en plus, il avoue. What’else ? Ce n’est pas ce scribouillard de pisse-copie de journaleux qui va lui dicter comment enquêter, tout de même.

Mais voilà qu’un deuxième homme revendique le crime…

Ce n’est pas pour simplifier l’enquête… Alors, pour peu qu’un troisième homme, tout à coup, se livre à la justice… Un homme qui a aimé Babs, en plus !

Le shérif y perd, non pas son latin, mais sa bouteille de tord-boyaux.

Le résumé est malheureusement plus intéressant que le contenu du livre, qui, bien qu’il m’ait surpris à la fin, manque d’épaisseur, tout comme les personnages. Le journaliste avait l’air de sortir du lot, mais bon, no comment.

Aucun frisson, pire, de l’ennui même avec le déroulement du procès.

Si ce livre avait été un personnage d’Astérix, il se nommerait « Soporifix ».

Son mérite (oui, il y en a un), est de ne posséder que 150 pages, ce qui vous évite de bailler trop souvent durant la lecture et vous incite à persévérer pour enfin savoir qui, de tous ces couillons, a tué Babs et tiré sur son mari.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba. 

Publicités

10 réflexions au sujet de « Autopsie d’un viol : Stanislas-André Steeman »

    • Non, pas terrible du tout, mais ce n’est que mon avis ! Je m’attendais à mieux de lui, là, déçue.

      Le résumé est super, mais à l’intérieur, tu as envie de dormir. La fin « coup de pied au cul » est inattendue, ce qui relève un peu le livre, mais bon, tout ça pour ça.

      J'aime

        • J’aimais bien ces livres, j’en ai lu quelques uns, mais là, j’ai dû louper le wagon et rester sur la quai de la gare.

          Oui, la fin est « oufti » comme on dit dans la ville de Liège. J’ai même ri, tellement je ne m’y attendais pas.

          J’aii mieux aimé « l’assassin habite au 21 ».

          J'aime

  1. Ping : Challenge « Thrillers et Polars  | «The Cannibal Lecteur

  2. Ping : Bilan Livresque : Avril 2013 | The Cannibal Lecteur

Répondre à Méloë Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.