Sleepy Hollow : Washington Irving / Peter Lerangis

Titre : Sleepy Hollow

Auteur : Peter Lerangis – Washington Irving (Antécédent bibliographique) – Kevin Yagher (Antécédent bibliographique) – Andrew Kevin Walker (Antécédent bibliographique)

Édition:  Presse Pocket (2000)

Résumé :
La Légende du cavalier sans tête, aussi connue comme « La Légende de Sleepy Hollow » ou « La Légende du Val dormant », est une nouvelle de Washington Irving contenue dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., écrite à Birmingham en Angleterre, publiée pour la première fois en 1819.

L’histoire se déroule aux alentours de 1787 dans l’implantation hollandaise de Tarrytown, près d’une gorge retirée nommée Sleepy Hollow, le «Vallon endormi» (en 1997, North Tarrytown a été rebaptisée Sleepy Hollow, Comté de Westchester, New York, États-Unis).

Ichabod Crane, un policier dont les théories de criminologie sont en avance sur leur temps, est envoyé à Sleepy Hollow, au nord de l’état de New-York, pour arrêter un serial killer qui a déjà décapité trois victimes. Ichabod tombe amoureux de Katrina Van Tassel, la fille de l’homme le plus riche de la ville, et perdra presque sa propre tête avant de mettre un terme aux assassinats, qui ont été commis par le fantôme d’un mercenaire allemand tombé durant la révolution américaine : le Cavalier sans tête.

Elle raconte l’histoire de Ichabod Crane, un maître d’école bégueule du Connecticut, écarté de la ville par Abraham « Brom Bones » Van Brunt, son rival en amour pour la main de Katrina Van Tassel, 18 ans, fille de Baltus Van Tassel et 5e descendante d’immigrants hollandais elle-même.

La légende que raconte cette histoire est celle du chevalier sans tête ou Hessien Gallopant de la combe, fantôme d’un soldat hessien qui perdit sa tête au contact d’un boulet de canon durant « quelque bataille sans nom » de la Guerre d’Indépendance des États-Unis, et qui rode depuis lors dans Sleepy Hollow à la recherche d’une tête de remplacement.

Le dénouement de ce conte imaginaire se déroule dans le bien réel cimetière de Sleepy Hollow.

Petit plus :
Écrit à la fin du 19e siècle par Washington Irving, ce conte est un pur classique de l’épouvante.

Il fut effectivement écrit dans la petite ville de Sleepy Hollow, situé à une simple demie-heure de New-York, ce qui la place dans cette région de Nouvelle-Angleterre qui inspira les nouvelles les plus terrifiantes de Lovecraft et même les romans les plus angoissants de Stephen King, décidément nous sommes bien dans l’épicentre de la Terreur Absolue.

La ville de Sleepy Hollow est très petite, et à l’époque où est écrit le roman ce n’était qu’un village, l’action de l’oeuvre se déroule aussi au 19e.

Si l’on devait établir un bref guide touristique de l’endroit : un cimetière effrayant, juste à côté de celui-ci une grande forêt, fort agréable au printemps et en automne et totalement terrifiante en plein hiver, etc…

Critique :
Ayant vu le film, j’avais décidé, en tombant par hasard sur ce livre, de l’acheter.

Le livre (156 pages) est comme le film puisqu’il en est la novelisation (sans oublier qu’il est suivi de la nouvelle originale de Washington Irving « la légende du Val Dormant » qui ellefait 34 pages).

Je l’ai lu en mars 2000, le ticket de caisse m’avait servi de marque-page et il est toujours au bout du livre !

Ce qui m’avait plu, dans cette histoire, c’était que au départ, j’avais pensé que le fameux cavalier sans tête n’était qu’un humain déguisé et qui camouflait ses crimes grâce à cette légende du cavalier maudit.

Ichabod Crane, personnage ô combien original car il prône pour des enquêtes scientifiques. Il avait tout du détective digne des Experts, en avance sur son temps puisque nous sommes en 1799. Imaginez à cette époque, pratiquer une autopsie… diable !

A cette époque, ça ne plaisante pas et ses supérieurs, pour le calmer, l’envoient dans la charmante bourgade de Sleepy Hollow, à deux jours de voyage de New-York en lui refourguant une affaire qui pue : élucider trois meurtres commis dans ce coin perdu du monde et habité par une communauté de Hollandais.

Ichabod enquête, interroge, autopsie et découvre la fameuse légende du Cavalier sans Tête…

Ichabod est rationnel et tout comme moi, il subodore un petit plaisantin qui a voulu jouer à la Grande Faucheuse et camoufler ses crimes…

Moi aussi j’étais rationnelle et en allant voir le film, je ne savais rien du scénario. J’avais jubilé quand un habitant avait fait semblant d’être le cavalier, toute heureuse que j’étais d’avoir tout compris.

En fait, j’avais rien pigé du tout ! Le cavalier maudit en était vraiment un ! Non, je ne spolie pas, tout le monde connaît le film… enfin, j’espère !

Pan, coup de pied au cul. J’adore ça quand je pense avoir tout compris, que nous allons aller vers le traditionnel et que l’on tombe dans le fantastique.

D’accord, en lisant le livre, ayant vu le film, plus de surprise, mais quel moment de plaisir de lire en voyant les images, de retrouver l’atmosphère du film dans cette novelisation, de frisonner et de me dire, en début de lecture « je sais qui a tué, nananinanère ».

Non, je n’avais pas perdu mon temps en lisant le livre après le visionnage du film. Le livre est comme le film, excellent !

Livre participant au challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

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Frankenstein ou Le Prométhée moderne : Mary Shelley

 Titre : Frankenstein ou Le Prométhée moderne

Auteur : Mary Shelley

Édition: Marabout (1964) / J’ai Lu (1993 – 1997 – 2005) / Presse Pocket(2000) / LP (2009)

Résumé :
Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord.

Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine.

Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d’elle…

Critique :
Tout d’abord, remarquons que ce roman a été écrit par une femme. À l’époque (1818), ce n’était pas rien ! Voilà, c’était la minute féministe…

Moi aussi, lorsque j’ai décidé de lire ce livre (les années 1990), je croyais tout savoir sur Frankenstein.

Et bien, comme on dit chez nous, j’aurais mieux fait de laisser croire les bonnes sœurs, elles sont quand même là pour ça…

J’avais tout faux ! Mais vraiment tout faux. Une claque que je me suis prise dans la figure. Mon jeune âge de l’époque était sans doute la cause.

Maintenant, je sais qu’il ne faut pas confondre le Professeur Frankenstein et la créature du Professeur Frankenstein, cette même créature composée de divers fragments de cadavres.

Oui, je croyais tout savoir, je ne savais rien et je sais qu’on ne sait rien…

Fichtre, quel livre. Il a remis mes pendules à l’heure.

Mary Shelley n’est pas tout à fait contemporaine à Conan Doyle, pourtant, son livre a un petit rapport avec Sherlock Holmes et c’est une amie qui m’a ouvert les yeux dernièrement.

Quel rapport ? me demandez-vous…

La science, bande de béotiens !

L’incroyable génie de ce professeur Frankenstein qui aura été capable de faire vivre des bouts de chair cousus grâce à des décharges électriques.

La morale de ce livre pourrait se traduire par une phrase de Rabelais : «science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Pour être encore plus clair, les scientifiques doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes plutôt qu’à la gloire. Ce que le professeur ne fit pas… et qui paya les pots cassés ? Sa pauvre créature. Oui, pauvre créature, je le dis haut et fort.

Moi qui croyait le connaître et moi qui « pensais » la haïr, et bien, ce fut tout le contraire. Non, la créature n’est pas à blâmer, mais son créateur, oui !

Tout comme Icare, le professeur Frankenstein a voulu s’approcher de Dieu, mais en créant ce « monstre », ses ailes ont brûlé et il s’est écrasé au sol.

Si ça s’arrêtait là, encore, ça irait. Mais Mary Shelley va plus loin en montrant que la créature elle-même est une victime de la mégalomanie du professeur.

Elle souffre, cette créature, d’être fuie par les humains. Sa souffrance suinte de toutes les pages du roman. J’ai eu mal avec elle. Oui, elle a tué… mais le professeur l’avait abandonné à son triste sort. Que pouvait-elle faire ?

Donc, à la différence : Conan Doyle en bon médecin, prône la science et Mary Shelley en dénonce les mauvais aspects. Et elle a eu bien raison.

Deux visions différentes d’une même force…

Mettez vos a priori sur le côté, laissez croire les bonnes sœurs et ne pensez pas tout savoir d’une œuvre avant de vous être penchée dessus parce que ce roman vous remettra à votre place.

Un livre de plus qui m’a marqué au fer rouge.

Titre participant au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

Dracula : Bram Stoker

 Titre : Dracula

Auteur : Stoker Bram
Édition : J’ai Lu

Résumé :
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.

Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

Critique :
Dracula, je l’ai découvert en 1993, c’est vous dire que ça fait une sacrée paye. Je n’ajouterai rien aux commentaires dithyrambiques qui ont été fait, mais j’apporterai tout de même ma petite contribution à l’édifice.

Ce livre, je l’avais choisi pour me faire peur, pour lire autre chose qu’un polar, pour frissonner et regarder sous mon lit si le comte ne s’y cachait pas… Oui, j’étais encore mineure à l’époque !

Pourtant,, ce livre, quand je le prend en main, il fait remonter d’autres souvenirs dans ma mémoire. Ce livre, j’étais en train de le lire lorsque j’ai eu mon « petit » accident. La lame de la Grande Faucheuse n’est pas passée loin, mais je m’en suis tirée avec un peu de sang sur le crâne et une violente commotion cérébrale. Z’avaient pas envie de me voir débouler, là Haut… Je les comprends !

Et voilà tout le problème de cette commotion ! Je crevais d’envie de finir ce livre qui ne me faisait pas peur car j’appréciais le comte Dracula.

Malheureusement, frustration intense : de violents maux de tête m’empêchaient de lire la moindre page. Au bout de deux mots, les lignes se mélangeaient.

Un mois sans lire, un mois sans Dracula… l’horreur à l’état pur.

Je me suis bien rattrapée ensuite et j’ai dévoré le livre dès que j’ai su. Magnifique ! Quelle fresque, quels personnages.

Une belle histoire d’amour et un livre que Monsieur Francis Ford Coppola a su rendre hommage à l’écran.

Lisez « Dracula » au lieu des livres avec des vampires végétariens qui se nourrissent de sang de biche (que fait la protection des animaux ??) et vont encore à l’école alors qu’ils ont cent ans, au moins !

Dracula, c’est sombre, sanglant, peuplé de vampires qui se nourrissent du sang de vierges ou de nourrissons, qui tuent sans pitié et qui dorment dans des cercueils. Ils ne sentent pas la fleur de rose et sont infréquentables.

Dracula, c’est une belle histoire d’amour qui ne virent pas à l’eau de rose guimauve et sentimentale. Non, c’est tragique et pas gnan-gnan.

Ça, c’est du vampire !! Allez, buvons un cou… (vieux jeu de mot vampirique).

Titre ayant participé au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en participant au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

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