Le secret de la pyramide : Alan Arnold

Secret de la pyramide - Arnold

Titre : Le secret de la pyramide

Auteur : Alan Arnold
Édition : J’ai Lu

Résumé :
Sherlock Holmes et John Watson sont encore au collège quand se succèdent soudain de singuliers « faits divers ». Plusieurs vieux messieurs, aussi rassis que bien nantis, se suicident ou trouvent la mort dans de subites crises de folie.

Le jeune Sherlock Holmes est persuadé que la police doit agir mais à Scotland Yard on se moque de ce gringalet et de ses « déductions » farfelues.

Il mènera donc sa propre enquête, en compagnie, il va sans dire, du cher et déjà inséparable Watson.

Une enquête fort mouvementée qui les conduira dans les bas-fonds de la ville où se tapit une secte aux rites atroces et s’achèvera par le survol de Londres

à bord d’une bizarre et bien peu fiable machine volante !

Pourquoi cette délirante course contre la montre ?

Critique :

Nous sommes dans le Londres de 1870, le jeune John Watson arrive dans une nouvelle école. Il y rencontre un autre adolescent à l’esprit de déduction très développé : un certain Sherlock Holmes.

Tiens donc, une autre version de leur rencontre ? Pourquoi pas ?

Ce livre est un pastiche des aventures de Sherlock Holmes (écrit par un autre que l’auteur original, Sir Arthur Conan Doyle) et l’auteur a imaginé une toute autre rencontre entre Sherlock Holmes et John Watson que l’officielle qui eut lieu dans leur première aventure « Une étude en rouge ».

Dans le livre, ils ont seize ans et sont bien loin des deux adultes du canon original de Conan Doyle. Pourtant, on sent poindre leur caractères de la vie d’adulte. Là, ils en sont à leurs balbutiements.

Sherlock est fidèle à lui-même… mais… mais que vois-je ? Il est amoureux et a une petite amie… Elizabeth, une orpheline qui vit chez son onclen professeur au collège de Bompton, là où étudie Holmes.

Rien que pour cela, j’ai adoré de livre (indécrottable romantique, moi ? Oui, parfois…).

En se liant d’amitié avec Holmes, Watson est bien loin de se douter dans quoi il a mis les pieds. Une série de morts suspectes ont eu lieu dans Londres, la police pense qu’il s’agit de suicides. Tiens, Lestrade n’est sans doute pas très loin…

Ah oui, le voici, le voilà, le Lestrade, pas à son avantage parce qu’il prend Holmes pour un gamin chiant et ne veut pas l’écouter, ce qu’il regrettera, mais chut, faut pas lui dire, à ce crétin de Lestrade (crétin dans ce pastiche, je précise).

Le livre nous conte une enquête criminelle qui conduira Holmes et Watson sur la piste d’une secte qui adore les dieux de l’ancienne Égypte et d’une vengeance ancienne qui doit avoir lieu.

Le style d’écriture est agréable, ça se lit tout seul, Watson est le narrateur et il nous conte sa rencontre avec ce dialbe d’Holmes, on le sent déjà sous son emprise, le suivant dans toutes ses folies et ses prises de risques.

Comme chez Conan Doyle, le fond de l’histoire à pour trame un vieil incident (grave) qui a eu lieu bien avant et la vengeance qui s’accomplit.

Comme dans « Une étude en rouge », « Le signe des quatre » et « La vallée de la peur », nous avons un récit dans le récit : Watson qui nous raconte à l’aide des cahiers le voyage en Égypte de Pierre, Paul, Jacques et ce qui s’y est passé.

Là, je demande grâce parce que une meilleure mise en scène aurait rendu le récit plus entraînant, plus dynamique. Là, malgré tout ce qu’on peut apprendre, c’est un peu poussif.

Autre bémol, Watson décrit une pipe dans le roman (une pipe qui se fume, rien de cochon, je vous rassure, ou je vous déçois). La description ne laisse planer aucun doute, c’est une pipe calebasse (Calabash).

Petit cours sur la pipe (calebasse !) : c’est au cours de la guerre de 1899-1902 que ce type de pipe s’est vraiment répandu. A la fin de la guerre, ces pipes furent ramenées en Europe par les anglais victorieux et leur forme et leur finition adaptées pour rencontrer les exigences de la classe aristocratique. La Calabash était devenue célèbre et son prix avait triplé.

Les premières traces de véritable exportation sur le marché anglais datent de 1903.

Hors nous sommes en 1870 et Watson en achète une ! Anachronisme énorme, autant donner un smartphone à un type en 1980.

Autre point ennuyant, le final est très court, mais quand je dis court, c’est court. Autant le récit des carnets de voyages étaient longs et peu passionnant, le final est raccourci et il est dommage que l’auteur n’ait pas ajouté quelques lignes aussi à la fin du roman.

Ce seront mes seules critiques sur le livre. Cela n’a pas entamé ma bonne humeur à le lire.

J’ai bien aimé le point de vue de l’auteur sur la manière dont Holmes aurait décidé de devenir détective, sur l’origine de son deerstalker (casquette de chasse, non canonique quand utilisée en ville) et ce qui semble être un mcfarlane.

L’aventure est palpitante, semée d’embuches et d’hallucinations… Et j’ai versé ma petite larme à la fin… Pourtant, la fin, je la connaissais, le nom du méchant aussi, je le connaissais.

Comment ? Et bien, parce qu’un soir, il y a fort, fort longtemps, j’avais regardé le film réalisé par Spielberg et je l’avais apprécié, malgré les grosses erreurs canoniques qu’il véhiculait (Holmes fumant cette fameuse pipe dite « calabash », ou « calebasse » anachronisme pur et simple puisque ramené en Angleterre après la guerre des Boers, donc, bien après la fin de la période couvrant les aventures de Holmes – pour ceux du fond qui n’écoutent pas). Ah, je vais faire de vous des incollables sur la pipe à travers les âges…

Holmes jeune et amoureux, rencontrant Watson au collège ? Le pitch était bon et j’avais versé ma petite larme à la fin du film. Oui, c’est un bon film holmésien à voir et à revoir.

C’est donc tout naturellement que j’avais cherché à acquérir le livre, une fois que j’eus vent de son existence. Ce fut long et dur pour le trouver, mais une fois que ce fut fait, il ne me restait plus qu’à le lire… autre problème vu la hauteur de la PAL !

Les vacances tombaient à point nommé pour le livre !

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Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

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16 réflexions au sujet de « Le secret de la pyramide : Alan Arnold »

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  2. Je ne savais pas qu’il y avait un livre! A chaque fois que je veux voir le film (diffusion TV si rare!), j’ai un empechement . Y arriverai-je un jour ? En tout cas, cette chronique aiguille ma frustration!

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    • Il te reste l’option du téléchargem*** illégal… non, je ne pousse pas au crime, mais quand ça passe pas à la télé et qu’on le trouve pas en dvd, aux grands maux les grands remèdes.

      J’avais vu le film il y a longtemps, chez ma grand-mère, c’est toujours là que j’allais voir les films avec Holmes pour avoir le silence et la paix et voir ce que je voulais.

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    • On se sent vite vieux, hein ? C’est comme quand on retombe sur un mec qu’on a connu tout gamin, tout petit qu’on aurait pu poser notre verre sur sa tête, genre 12 ans et quand on le retrouve, il est grand, a un job, une voiture, est papa… heu, c’était pas hier que tu étais morveux, toi ?

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  3. Waouah ! J’ai du voir le film quand j’étais jeune. Peut-être même au cinéma.

    Sinon, félicitation. Tu as l’air de t’y connaître en matière de pipe. Une vraie érudite et passionnée. (désolé…;)

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    • J’ai étudié la pipe et je la fume souvent, sans avaler la fumée, pour protéger mes petits poumons. Ce serait un plaisir de t’instruire à l’art de la pipe sous toutes ses formes. Attention, tu dois venir avec ton matos, on ne s’occupe pas de la pipe d’un autre.

      Le film est vieux et les acteurs aussi, maintenant.

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  4. J’ai vu le film un nombre impressionnant de fois et cela fait partie de mes bons souvenirs d’ado, je l’ai d’ailleurs revu il y a peu de temps avec mes garçons qui connaissent désormais sherlock holmes même si j’ai censuré le passage avec le temple en feu, ils auraient eu trop peur. je ne savais pas en revanche qu’il existait un roman et que le film n’était qu’une adaptation !

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    • Et bien voilà, tu sais tout.

      Oui, le temple en feu, pour des gamins, c’est peut-être un peu fort. La fin du film est triste en plus.

      Je suis contente que tes garçons connaissent Holmes, il n’est jamais trop tôt ! mdr

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