Sherlock Holmes et le Necronomicon – Tome 2 – La nuit sur le monde : Cordurié & Laci

DSC_0860

Titre : Sherlock Holmes & le Necronomicon, tome 2 : La nuit sur le monde

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Vladimir Krstic-Laci
Édition : Soleil (2013)

Sherlock Holmes et le Necronomicon 2Résumé :
Le Professeur Moriarty est vivant.

Du moins, il ambitionne de le redevenir en se servant du Necronomicon.

Après sa démonstration de force à Hamilton Square et sa menace de ravager Londres, ses adversaires – Sherlock Holmes en tête – n’ont eu d’autre choix que lui livrer l’ouvrage maudit.

Mais user du livre n’est pas sans risque. Moriarty est-il prêt à en affronter les conséquences ? Et surtout, Holmes peut-il l’arrêter avant qu’il ne commette l’irréparable ?

Car l’ennemi du détective ne s’expose pas seul au danger. Cette fois, c’est le monde entier qu’il mène à sa perte.

Critique :
Si vous n’aimez pas le fantastique, cette bédé n’est pas faite pour vous. Si vous appréciez Sherlock Holmes et si vous aimez le fantastique, mais que vous n’aimez pas mélanger les deux, passez votre chemin…

Si vous n’êtes pas très chaud pour un Holmes à la sauce fantastique parce que vous avez peur que ça ne tourne au grand guignolesque, ce livre est là pour vous démontrez que l’on peut plonger Holmes dans l’élément fantastique de manière très correcte, sans que cela ne vire au n’importe quoi.

J’ai attendu deux ans pour le dénouement de ce diptyque et mon attente fut comblée point de vue du final qui est époustouflant.

Il aurait dû savoir, le Moriarty, qu’il est des contrats qui ne signent pas !

Les dessins de Laci nous plongent de manière tout à fait convaincante dans le Londres de la reine Victoria, durant le Grand Hiatus de Holmes (de 1891 à 1894), le seul bémol étant encore et toujours le visage de Holmes qui est dessiné sans expression aucune – sur 4 tomes, ça fait beaucoup .

C’est là que le bât blesse, puisque déjà durant le diptyque avec les vampires, on aurait dit que Holmes était en cire, tellement son visage affichait toujours la même expression. Dommage, ça fait acteur de seconde zone qui a deux expressions à son jeu. Holmes  méritait mieux que deux expressions.

Scénario ? Il tient la route, quand on aime le fantastique… Pas de raccourcis faciles, du suspense et des magouilles au menu. On se demande même ce que la reine Victoria est en train de magouiller.

J’ai bien aimé aussi le récit fait par Holmes, comme s’il s’adressait à Watson, comme si ce dernier aurait un jour la chance de lire son récit. Un petit plus qui change tout.

Bref, à lire et découvrir pour les amateurs de vrai fantastique puisque ici, ce n’est pas du faux (comme dans « Le chien des Baskerville » où le toutou n’a pas été vomi par les Enfers).

Pour les autres, ben, c’est loupé, vous n’allez pas aimer si le fantastique vous donne des boutons, de l’urticaire, des nausées, des sueurs froides, et j’en passe…

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba,  « Polar Historique » de Samlor,  « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine. et le challenge « Victorien » chez Arieste.

CHALLENGE - victorien-2013CHALLENGE - Polar historiqueCHALLENGE - Sherlock Holmes   CHALLENGE - 77158541_p  CHALLENGE - Mois anglais - keep-calm-and-readChallenge I Love LondonCHALLENGE - Faire fondre la PALCHALLENGE - DEstination la PAL

Publicités

Sherlock Holmes et le Necronomicon – Tome 1 – L’ennemi intérieur : Cordurié/Laci

Titre : Sherlock Holmes & le Necronomicon, Tome 1 : L’ennemi intérieur

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Vladimir Krstic-Laci
Édition:  Soleil Productions (2011)

Résumé :
À la suite de sa victoire sur Selymes, Sherlock Holmes a quitté Londres. Désormais, il est Thomas Sigerson et participe à une expédition scientifique en Arctique.

Il concrétise ainsi un vieux rêve. Se délivrer du passé n’est toutefois pas si simple et, pour le célèbre détective, il va ressurgir sous une forme inattendue.

Les créatures de l’ombre sont légion et après les vampires, Sherlock Holmes affronte un autre ennemi, au visage à la fois familier et étranger.

Un nouveau combat s’engage où le savoir est la meilleure des armes. Mais il est des secrets dont les hommes devraient se garder. Et des livres dont les pages ne devraient jamais être tournées…

Critique :
Si Conan Doyle avait eu un rejeton avec H.P. Lovecraft, sans nul doute que le fiston nous aurait concocté cette série, mélangeant le héros de papa numéro 1 (Conan Doyle) avec l’univers de papa numéro 2 (Lovercraft).

La science n’en étant pas encore arrivée à faire se reproduire deux hommes (les femmes sont encore irremplaçables), nous nous contenterons donc d’un scénariste qui intègre Sherlock Holmes dans des aventures « fantastiques ».

Attention, je parle là d’univers fantastique « pour de vrai », pas d’histoires qui auraient tout du fantastique (un chien sortit droit des Enfers, par exemple) mais qui n’en seraient pas (le chien est couvert de phosphore).

Ceci n’est donc pas un récit Canada Dry©. Si ça a la couleur du fantastique, c’est parce que c’est du fantastique et le goût est bien là.

Bon, que je vous situe l’histoire : suite de sa victoire sur Selymes le vampire (là plus aucun doute pour les derniers réfractaires, on est bien dans le fantastique), Sherlock Holmes a quitté Londres. Désormais, il est Thomas Sigerson et participe à une expédition scientifique en Arctique.

Se les geler sur un bateau est pour lui la concrétisation d’un vieux rêve.

Mais non, je plaisante. En fait, Holmes comptait sur ce voyage dans le froid (moi, j’ai 35C°, là) pour arriver à se délivrer du passé, c’est raté parce que ce n’est pas si simple que cela. D’ailleurs, chassez le passé et il ressurgira, non pas au galop, mais sous une forme inattendue.

Moriarty is back ?? Est-ce possible ? Bizarre, son profil « Fesse de Bouc »© n’a pas été modifié… Ah, peut-être n’est-il pas encore arrivé à refaire surface (quand on tombe dans des chutes, faut remonter à la surface) et compte-t-il sur un p’tit coup d’pouce pour y arriver. En tout cas, il hante les pensées de Holmes.

Pensées ou réalité ? Je ne vous dévoilerai rien.

Un nouveau combat va s’engager et ici, ce n’est pas la force brute qui peut vous aider, mais le savoir. Mais il est des secrets dont les hommes devraient se garder. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes…

Oui, on a beau aimer les livres, on sait que pour certains, les pages ne devraient jamais être tournées… Holmes va avoir beaucoup à faire face à une arme et des ennemis peu conventionnels : pas de vipère des marais ou de toutou affamé, pas de maître-chanteur ou de bandits, non, rien de conventionnel, je vous dis.

Impression ? Le Londres de l’époque victorienne (nous sommes entre 1891-1894) est bien représenté par le dessinateur, hormis Holmes dont le visage est assez inexpressif, comme figé.

Le scénario est bien ficelé, on se pose des questions et l’auteur nous entraîne à la poursuite du Nécronomicon, ce livre au pouvoir immense.

Évidemment, cliffhanger pour la fin. Heureusement que cette série ne comptera que deux tomes, l’attente est moins longue et pas de risque que l’auteur nous fasse traîner le truc en longueur, comme certains.

À découvrir de toute urgence si le mélange Holmes/fantastique ne vous rebute pas. Moi, il ne me rebute que lorsque c’est mal fait, ce qui n’est pas le cas ici. Du tonnerre.

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba,  « Polar Historique » de Samlor,  « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine. et le challenge « Victorien » chez Arieste.

CHALLENGE - Sherlock Holmes

CHALLENGE - Polar historique

CHALLENGE - victorien-2013

CHALLENGE - 77158541_pCHALLENGE - I-love-London-logo11CHALLENGE - Mois anglais - keep-calm-and-read

CHALLENGE - Faire fondre la PAL CHALLENGE - DEstination la PAL