Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2013

BILAN - Nazguls dragon

Alors ? Quoi de neuf sous le soleil pour le Bilan Livresque de ce chaud mois de juillet ??

Correct, pas de record mais pas de baisse de régime : 10 livres dont un Classique et un PAL Noire.

Mais bon, pas terrible comme bilan étant donné que  je participe aux  Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et à « Destination PAL » chez Lili Galipette !

Quelques bandes dessinées aussi : des nouvelles et une relecture annuelle de la collection Ric Hochet.

Ais-je bien diminué ma PAL sous le soleil ? Mhouais… 10 romans, c’est une bonne moyenne. Mais là où le bât blesse, c’est dans le fait que la fièvre acheteuse m’a encore frappé et voilà ti pas que j’ai fait exploser ma PAL d’un autre côté. Hem, shame on me, je sais… 😦

Le mois a commencé avec deux nouveautés au rayon bédé : « Le monde des quatre de Baker Street » de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien (ICI). Pas d’aventures pour nos quatre amis, mais plutôt un album qui nous explique la vie à Londres au temps de la Reine Victoria, leur première rencontre avec Holmes, leur première « enquête ». Vraiment bien fait. Pour les habitués de la série ou ceux qui veulent en savoir plus sur la vie londonienne.

Le tome 2 qui clôt la surprenante série « Scotland Yard – Tome 2 – Poupées de sang » de Dobbs & Perger (ICI) est toujours aussi déstabilisant de par ses dessins au lavis. Fort sombre, il explore la personnalité de l’accolite meurtrier que la police avait arrêté dans le tome 1. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Rayon classique, je me suis penchée sur « 1984 » de George Orwell (ICI). Pas évident à lire, mais instructif ! Non, Big Brother n’est pas mort ! (Challenge « Romans Classiques » de Métaphore et « Les 100 livres à avoir lu » de Bianca & « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Petite incursion dans les romans Série Noire de Gallimard avec « Sous Pression » de Richard Stark qui est le pseudo de Donald Westlake (ICI), « L’étouffe-serviette » de Lawrence Block (ICI) et « La Moisson rouge » de Hammet Dashiel (ICI).

Trois belles découvertes ! Du roman noir, du hard-boiled (roman noir en anglais). Des romans parfois sans policier, sans enquêteur, violent et qui décrivent la société sans concession. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Depuis un an qu’il attendait, lui ! « La Femme en vert » d’Arnaldur Indridason (ICI) aurait dû être lue plus vite, mais quand on a trop de livre, voilà ce qu’il arrive : un tout bon livre qui a trop dormi sur les étagères ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Ma fascination pour certains personnages se porte sur un Grand Conquérant : Alexandre le Grand. Voilà pourquoi j’ai sorti de ma PAL Noire « Alexandre – Tome 1 – Le feu du ciel » de Mary Renault (ICI). Grande déception ! Non pas au niveau de l’érudition ou de la qualité de l’écriture, mais du fait que le roman est soporifique… Dommage ! (Challenge « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées).

Jeranjou m’avait donné envie et dès que je l’ai eu, j’ai ouvert ce polar noir qu’est « La reine des pommes » de Chester Himes (ICI). Un truc de fou ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 & « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel)

Ce livre là, je le dois aussi à Babelio. Le terrifiant huis-clos « Les Morsures de l’ombre » de Karine Giebel (ICI). Sueurs froides comme dans « Misery » de Stephen King. Une auteure à découvrir ! (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Dans la collection Nature Writting, il vous faut découvrir le très agréable polar des Editions Gallemeister « La Rivière de sang » de Jim Tenuto (ICI). Notre enquêteur est un guide de pêche à la mouche et je dois avouer que le roman se lit facilement et que l’on passe un moment de tranquilité (hem) avec Wallace. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Le mois se termine et je n’ai pas fini de lire « La griffe du chien » de Don Winslow qui, avec ses 840 pages, participe au « Pavé de l’été ». Le livre est le plus grand roman sur la drogue jamais écrit.

Bilan Livresque Juillet 2013 : 10 romans et 12 bédés (2 neuves) dont 1 PAL Noire, 1 Romans Classique & à avoir lu, 18 fiches pour le Challenge Thriller et polar et 2 pour le Cinéma fait sa littérature + + Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore &  « Destination PAL » chez Lili Galipette.

  1. Le monde des quatre de Baker Street : Djian, Legrand & Etien
  2. Scotland Yard – Tome 2 – Poupées de sang : Dobbs & Perger
  3. 1984 : George Orwell
  4. Sous Pression : Richard Stark (pseudo de Donald Westlake)
  5. L’étouffe-serviette : Lawrence Block
  6. Moisson rouge (la) : Hammet Dashiel
  7. Ric Hochet – Tome 3Défi à Ric Hochet : Duchateau & Tibet
  8. Ric Hochet – Tome 4L’ombre de Caméléon : Duchateau & Tibet
  9. Ric Hochet – Tome 5Piège pour Ric Hochet : Duchateau & Tibet
  10. Ric Hochet – Tome 6Rapt sur le France : Duchateau & Tibet
  11. Ric Hochet – Tome 7Suspense à la télévision : Duchateau & Tibet
  12. Ric Hochet – Tome 8Face au serpent : A-P Duchateau & Tibet
  13. Ric Hochet – Tome 9Alias Ric Hochet : A-P Duchateau & Tibet
  14. Ric Hochet – Tome 10Les 5 revenants : A-P Duchateau & Tibet
  15. Ric Hochet – Tome 11Les spectres de la nuit : Duchateau & Tibet
  16. Ric Hochet – Tome 15Le monstre de Noireville : Duchateau & Tibet ( « Totem »)
  17. Femme en vert (la) : Arnaldur Indridason
  18. Alexandre – Tome 1 – Le feu du ciel : Mary Renault (PAL Noire)
  19. Reine des pommes (la) : Chester Himes
  20. Morsures de l’ombre (les) : Karine Giebel
  21. Rivière de sang (la) : Jim Tenuto
  22. Griffe du chien (la) : Don Winslow (en cours de lecture)

Etouffe serviette - Block Moisson Rouge - Série Noire - Hammett LE MONDE DES 4 DE BAKER STREET[VO].indd.pdfSous Pression - Stark

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL 624b5-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpgCHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2) challenge-des-100-livres-chez-bianca  CHALLENGE - objectif-pal-001 (2)LOGO LOUP GAROU - Copie challenge-romans-cultes2 Gaston final

Publicités

Ric Hochet – Tome 11 – Les spectres de la nuit : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 11 : Les spectres de la nuit     big_2
Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1971) 

Résumé :
Le petit village de Malemort situé au cœur des Pyrénées est le théâtre d’évènements insolites qui perturbent la douce quiétude de cette ancienne station touristique enneigée.

Joseph Dupont alias Léonard Z. Swift, écrivain visionnaire, convie le chroniqueur Ric Hochet à venir contrôler sur place la véracité de ses pressentiments concernant la manifestation d’entités invisibles venues hantées la petite bourgade. Intrigué par ces révélations, Ric se transporte sur les lieux accompagné par le Commissaire Bourdon et sa nièce Nadine.

Dès leurs arrivées, des signes pour le moins anormaux se déclarent dans leur entourage.

Les spectres de la nuit, fruits d’une légende moyenâgeuse, semblent vouloir se manifester avec des intentions non pacifiques.

Critique :
Voilà le moment où les auteurs ont décidé de faire une p’tite incursion vers une enquête plus fantastique… Incursion aussi vers des explications capilotractées et fort obscures si on n’a plus aspirine à la maison !

Le charmant (hem) petit village de Malemort, situé au cœur des Pyrénées est le théâtre d’évènements insolites qui perturbent la douce quiétude de cette ancienne station touristique enneigée.

Joseph Dupont alias Léonard Z. Swift, un espèce d’écrivain visionnaire, a des visions (c’est son job, non ?) et notre hystérique monsieur a contacté Ric Hochet afin qu’il prouve au monde entier qu’il y a bien des entités invisibles qui hantent la bourgade…

C’est sous la neige, avec les chaînes aux pneus et plus qu’intrigué par ces révélations que Ric se rend sur les lieux, accompagné par un frigorifié Commissaire Bourdon et de sa nièce Nadine, future horrifiée.

Ils ne devront pas attendre longtemps ! À peine installés chez Swift, des signes pour le moins anormaux se déclarent. Et c’est Ric qui en fait les frais en plus. Comme témoin de luxe, on ne pouvait rêver mieux, non ?

Là-dessus, Swift pète son câble et ne fait rien pour garder son calme, il est hystérique et ne veux même pas penser à un coup monté ou une explication logique. Pire qu’une pile électrique !

Dans cette blanche neige, un climat de suspicion intense s’est levé et tous les notables sont sur le qui-vive. À qui va-t-on s’en prendre ensuite ?

À Malemort, leurs nerfs et ceux du lecteur seront mis à mal parce que les mystères s’additionnent et se multiplient, pas de temps mort pour regarder tomber la neige en écoutant Adamo !

Les spectres sont agressifs et s’attaquent à tout le monde. On se croirait presque dans « Dix petits nègres », chacun des personnages importants du village (les non convaincus de la présence des spectres) va faire les frais des spectres et se retrouver aux portes de la mort ou de la folie.

Ric va devoir faire chauffer ses neurones pour résoudre tous ces mystères qui semblent inexplicables. Et c’est là que le bât blesse, parce Ric se livre à des hypothèses ou à des explications vaseuses. C’est un peu « court » je trouve.

En tant que lecteur, j’ai eu du mal à accepter ces explications. Ça semble un peu trop facile, un peu trop « too much » et fort embrouillé ! Ou est la logique ? Heu… sous  la neige ?

A.P. Duchâteau avait sans doute envie d’orienter son récit vers une énigme policière « fantastique » menée tambour battant, mais le récit souffre de tas d’incohérences. Ce ne sera pas la première ni la dernière fois.

Il s’oriente trop dans les faits fantastiques que pour pouvoir retomber sur ses pieds de manière correcte.

Point de vue décors, rien à dire, ils sont superbes, avec tout ces paysages enneigés et grâce intérieurs rustiques des chalets où ronronnent un bonne flambée.

Ce tome est à relire plusieurs fois pour tenter de comprendre l’incompréhensible, les explications de Ric sont à vérifier (quand il neige, of course) et si, malgré tout, vous voulez apprécier cet album à sa juste valeur et sans vous prendre la tête, lisez-le la nuit, devant un bon feu de cheminée, quand dehors ♪ tombe la neige ♫ et qu’un vent glacial secoue vos fenêtres. Musique de « L’exorciste » en fond sonore…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Cotations littéraires : combien d’étoiles ??

Comme à la Bourse, moi aussi j’ai décidé d’attribuer des cotations à mes lectures. Bon, je m’y prends un peu tard, me direz-vous…

Ok, je vous l’accorde !

Puisque cela m’aurait pris trop de temps d’ajouter un petite image avec des étoiles dans toutes mes fiches de lectures, j’ai ajouté la cotation dans les « catégories », là où traditionnellement je sélectionne le genre du livre (polar, classique,…) ou du challenge dans lequel il entre.

À partir de maintenant, toutes nouvelles publications aura sa cotation (je vous signale que je les ai inclues dans toutes les anciennes) qui se présentera de la sorte :

Five Stars : Le must – Coup de cœur !  big_5

Four Stars 1/2 : Excellent – Presque parfait !  big_4-5

Four Stars : Génial – Grand cru ! big_4

Three Stars : Très bon – À déguster !    big_3
Two Stars 1/2 : Bon/correct !
Two Stars : Peut mieux faire – Piquette !
One Star : Passe ton chemin – Vinaigre !
Zero Stars : On a abattu des arbres pour cette merde ??

Considérez que pour moi, « 2,5 étoiles » ne veulent pas dire que le livre est de la daube, juste qu’il est « Bon » ce qui n’est déjà pas mal, ou « Correct », autrement dit qu’il est conforme à ce que j’attendais de lui (concerne généralement la littérature « jeunesse »). J’ai pris plaisir à le lire mais je sais qu’un esprit plus critique que le mien pourrait trouver à redire, trouver des défauts. Cette cotation ne concerne que mon humble avis !

« 2 étoiles » est utilisé pour les romans que j’ai apprécié aussi mais dont il manquait un p’tit quelque chose pour les propulser en Three Stars ou Two Stars 1/2. Cela ne sous-entend pas que c’est de la merde, mais l’auteur aurait pu se décarcasser un peu... Le roman, comme le vin, a un goût de bouchon.

Pour les « 1 étoiles » ou « 0 étoiles », pas besoin de vous faire un dessin ! Je n’ai pas aimé du tout ou j’ai eu l’impression de perdre mon temps en lisant.

Les « 3 étoiles » sont pour les livres que j’ai adorés, dévorés, mais dont je sais que le niveau n’est pas un 4 ou 5 étoiles. « Enola Holmes », j’ai pris un plaisir fou à suivre ses aventures, mais bon, pas au point de lui coller un 4 ou 5, sinon, des chefs-d’œuvre comme « Jane Eyre » ou les livres de Dennis Lehane devraient avoir un 7 !

« 4 étoiles » sont attribuées aux livres qui m’ont fait vibrer, aux polars qui m’ont scotchés, aux découvertes inattendue. Les Grands Crus littéraire qui coulent dans votre gorge et vous ravissent le palais.

« 4,5 étoiles » sont attribuées aux livres qui m’ont collé le pied au cul, mais ils leur manquaient un tout petit quelque chose de rien du tout pour en faire des chefs-d’oeuvre à mes yeux. Ils se boivent néanmoins avec beaucoup de plaisir !

« 5 étoiles » sont pour mes livres préférés, ceux qui m’ont fait vibrer encore plus… Les coups de cœur, quoi. Les Grands Crus de la Première Classification…

STAR - Best Choice

Ric Hochet – Tome 10 – Les 5 revenants : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 10 : Les Cinq revenants          big_4

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1970) 

Résumé :
Un marquis, célèbre dans le milieu du sport, demande à Ric Hochet, journaliste à « La Rafale », de l’aider à retrouver 5 anciens collaborateurs, des sportifs de haut niveau qui ont brusquement disparus suite à des échecs, pour partager une prime avec eux…

Ric Hochet se met donc en quête des 5 anciens sportifs, mais après que le premier file sans laisser d’adresse, un mystérieux agresseur cherche à blesser Ric… Tout cela est bien curieux…

Critique :
Un marquis, mais pas de Sade, envoie son homme de main (une espèce de gorille, en fait) chercher Ric Hochet sur son lieu de travail qui lui, à d’autres projets pour la soirée. Le gorille l’empoigne par le revers du pull et Ric lui fait une prise de karaté/judo et l’expédie dans le couloir.

Deux secondes après, le gorille revient… Non, c’est son frère jumeau ! A l’instar des Dupont-Dupond, les frères Petit-Baquet son deux. Jules, le bien élevé et Alfred, le malappris.

Il avait beau avoir promis une soirée à la jolie Nadine, la curiosité va pousser Ric à suivre les deux gorilles pour une rencontre avec leur patron, le Marquis, qui voudrait que Ric retrouve 5 revenants !!

Il s’agit en fait d’une métaphore… Ric doit retrouver 5 anciens sportifs que le Marquis avait entrainé et qui n’ont pas réussi. Dans sa grande bonté, l’homme veut faire quelque chose pour eux, en espèce sonnante et trébuchante.

Voilà Ric et Nadine sur la piste de 5 anciens sportifs : un ex-jockey, un ex-escrimeur, ex-recordman de natation, ex-as du cross country et l’ex-roi des tireurs.

Cet album fait partie de mes préférés. Pourquoi ? Déjà l’humour par l’absurde avec les frères Petit-Baquet, et puis, c’est une enquête étrange : chaque fois que Ric Hochet retrouve un des anciens sportifs, celui-ci met les voiles sans laisser d’adresse et selon sa spécialité !

Ce qui donnera lieu, pour ce pauvre Ric, à devoir se livrer à une séance d’escrime, une poursuite à cheval et du barbotage dans un canal ! Sans compter une agression et un piège pour le quatrième disparu ! Ric comprend que cela sent le coup-fourré, mais pourquoi ??

Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un qui viendra chercher sa prime. Avec des alibis pour toutes les disparitions ! Là, on est perplexe, quand même.

Aucun doute, le duo Duchateau et Tibet ont exécuté un travail remarquable pour ce scénario cohérent, rempli de suspense, de questions, d’incompréhensions, d’humour, d’action et d’un final à vous laisser sans souffle… J’m’attendais pas à ça ! Excellent.

On voit bien aussi que ces aventures étaient diffusées dans le journal de Tintin car certaines fins de pages sont souvent en cliffangher.

En relisant toute la série, on peut constater que les dessins ne sont pas les mêmes que ceux des albums plus récents, la ligne est claire et les couleurs sont différentes, plus pâles dans ces anciens albums.

Malgré tout, je trouve que ces premiers albums avaient un véritable goût policier que la série à perdu à partir des albums n°19/20.

Jamais plus ensuite, je n’ai retrouvé cette ambiance « policière » classique des débuts, la série a décliné dans le n’importe quoi, hormis quelques albums qui revenaient à des trames moins « fantastiques » et plus « policières ».

Bref, si ce n’est déjà fait, une bande dessinée à découvrir. Surtout les premiers albums !!

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Ric Hochet – Tome 9 – Alias Ric Hochet : A-P Duchateau & Tibet

Ric Hochet 9 - Alias Ric HochetTitre : Ric Hochet – Tome 9 : Alias Ric Hochet

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1969) 

Résumé :
Ric Hochet et son ami le Commissaire Bourdon sont appelés de toute urgence dans le nouveau laboratoire secret du professeur Hermelin. Ce dernier leur demande d’assurer sa sécurité et de préserver les plans de ses recherches récentes sur le laser.

Sur un aérodrome privé, une bande de malfrats se prépare à lancer une opération commando en vue de récupérer ces fameux plans en faisant pression sur le mystérieux Richard.

Le Commissaire Bourdon et Ric seront-il à même de contrecarrer ce qui se trame ?

POLAR - RH AliasCritique :
Un magasin de jouets ! Ric Hochet et le commissaire Bourdon dans un magasin de jouet… Le gang des culottes-courtes aurait-il frappé de nouveau ? Une contrefaçon a-t-elle eu lieu dans le dernier modèle de Barbie© donnant « Barbie fait le trottoir » avec un Ken© en client plus vrai que nature ?

Ou bien le problème vient-il de ce jouet, reproduction plus vraie que nature d’une mitraillette ? Non, c’est tout simplement le nouveau labo super secret de l’excentrique professeur Hermelin bien camouflé au-dessus d’un grand magasin de jouets.

Toujours aussi désagréable et imbu de sa personne depuis « Rapt sur le France », sa présence dans l’album est synonyme d’amusement pour le lecteur.

Par contre, grognements et grincements de dents pour Hermelin et Bourdon. Le comportement excessif, additionné d’un manque de modestie et de diplomatie du premier l’amènent à se heurter au caractère entier et bougon du Commissaire Bourdon dont on pourra savourer les répliques fumeuses et imagées.

Mais qui dit labo secret, dit inventions secrètes et qui dit tout ça dit « espions-voleurs » et tutti quanti ! Voilà justement qu’un prénommé Richard veut s’attaquer au coffre-fort du labo…

Qui est cet énigmatique malfaiteur qui est obligé de se mesurer à notre journaliste ?? Ric le saura en lisant cet album de ses aventures, mais à mon avis, vu que sa sortie à eu lieu en 1969, on serait en droit de se demander si un certain Lucas ne l’aurait pas lu avant d’entamer sa première trilogie célèbre…

Ric, pour ne pas se défaire de sa sale habitude, fera confiance à ce bandit au grand cœur surnommé « Richard cœur de lion » et qui versait de l’argent à un orphelinat…

Ici, on entrera plus en détail dans le passé de Ric, recevant au passage des informations sur ses origines et celles de ses parents.

Scénario rempli de rebondissements (le tout sur 46 pages), dessin style ligne claire, nouveau personnage qui reviendra régulièrement, enquête policière correcte, humour et explications claires et nettes à la fin.

C’est ainsi que j’aimais les aventures de Ric Hochet…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)POLAR - RH Alias1

La reine des pommes : Chester Himes

Titre : La reine des pommes                                      big_4

Auteur : Chester Himes
Édition : Gallimard (1987)

Résumé :
Jackson est le gars le plus candide de Harlem, pour ne pas dire demeuré. Et dans le coin, il y a un tas de dégourdis qui commencent par lui étouffer son pognon.

Sa petit amie, Imabelle, une fille superbe à la peau couleur banane, l’entube comme c’est pas permis.

Enfin, son frère, qui bonne sour dans le civil, cherche aussi à le posséder. Seulement Jackson, lui c’est un bon chrétien.

Y a que la foi qui sauve et il a tout à fait raison de croire aux miracles.

Critique : 
En fait de « la reine des pommes », on pourrait dire aussi « le roi des naïfs » parce que Jackson est plus naïf qu’une souris grasse passant devant un chat affamé, en pensant que puisque c’est Carême, il se retiendra !

Déjà assez naïf pour croire que l’on peut transformer un billet de 10$ en un billet de 100$, comme ça, avec un cylindre et des produits chimiques ! Assez naïf pour penser que sa bonne femme mérite le bon Dieu sans confession et que non, jamais de sa vie elle ne l’entubera !

Je ne déflorerai rien au niveau intrigue de ce polar noir, pas pour vous épargner, mais parce que les rebondissements sont si nombreux que je dépasserais mon quota de mots pour la critique.

Tout ce que je peux dire, c’est que c’est un truc de fou !

Le style d’écriture est incisif, les pages se tournent toutes seules, dévoilant de-ci, de-là des mots d’argot.

Les personnages ? Hauts en couleur !

Entre notre neuneu Jackson; la sœur Gabriel qui a des bijoux de famille et qui est son frère, déguisé en bonne sœur pour arnaquer les gens; les deux flics, Ed Cercueil et Fossoyeur Jones qui feraient parler les pierres; trois truands à la grande semaine; la belle Imabelle, femme de Jackson qui aime tondre non neuneu chéri; une malle remplie de ce que je ne divulguerai pas; un pasteur qui entendra l’histoire la plus rock’en rollesque de toute sa carrière; un patron des pompes funèbres sacrément radin et sacrément calculateur, croyez-moi, on ne s’ennuie pas une seconde ! Un vrai polar noir.

Par contre, si vous cherchez un polar « habituel » avec un flic enquêteur ou un privé, un/des cadavres et une enquête policière, passez votre chemin ! Ici, on a des cadavres, des flics véreux non politiquement correct, mais pour ce qui est de l’enquête classique, brossez-vous ! Ici, une fausse sœur enquête pour retrouver une poule et sa malle verte remplie de… Pour ce qui est des méchants, ce sont de vrais truands.

Bref, on est loin des polars dits « classiques » !

« La reine des pommes », ou comment décrire la violence, la misère et la condition noire de Harlem de l’époque tout en l’enrobant de burlesque sans jamais sombrer dans le « trop ».

Attention, polar noir comme le café et aussi fort !

PS : le livre a été adapté au cinéma sous le titre de « Rage in Harlem » avec Forest Whitaker dans le rôle de Jackson.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et  « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

La Rivière de sang : Jim Tenuto

Titre : La Rivière de sang                                      big_3-5

Auteur : Jim Tenuto
Édition : Gallmeister

Résumé :
Ex-star de football universitaire et vétéran de la guerre du Golfe, Dahlgren Wallace n’aspire qu’à poser ses valises.

Aussi, lorsque le magnat des médias Fred Lather lui propose de devenir guide de pêche dans sa propriété du Montana, l’occasion est trop belle. Jusqu’au jour où l’un des invités se fait assassiner à quelques pas de lui.

Accusé du meurtre, Wallace est contraint de mener sa propre enquête. La liste des suspects ne tarde pas à s’allonger, tandis que la violence se déchaîne : milices néo-nazis, éco-terroristes défenseurs des droits des animaux, ranchers véreux sont prêts à tout pour mettre la main sur le ranch de Lather.

Les étendues sauvages du Montana constituent le décor somptueux et menaçant d’une enquête riche en rebondissements.

Portrait acide d’une Amérique déglinguée, « La Rivière de sang » est la première aventure de Dahlgren Wallace.

Critique : 
Dahlgren Wallace est un personnage comme on pourrait en croiser des tas dans les romans américains : ex-star de football universitaire, vétéran de la guerre du Golfe, un caractère soupe au lait et les poings qui savent parler. Vu sous cet angle, ça pue le cliché.

Oui, mais… Le cliché étant bien écrit, il passe comme une lettre à la poste.

Bon, je ne vous cacherai pas que le roman coule lentement comme une rivière et que l’auteur profite que son personnage soit guide de pêche pour nous instruire sur la pêche à la mouche.

Ami de la vitesse, va voir ailleurs, ici, c’est pas la vitesse des chutes du Niagara.

On pourrait penser que la vie pour Dalhgren Wallace allait couler comme la rivière, lui qui était devenu guide de pêche pour le magnat des médias Fred Lather… Ce type qui possède un gros ranch entouré de prairies, de gibier, de bisons et au milieu de tout cela coule une rivière.

Jusqu’au jour où l’un des invités se fait assassiner à quelques pas de Dalhgren. Oui, c’est dangereux la pêche à la mouche !

Vu que le gus refroidit était seul dans le bras de la rivière et que c’est notre ami qui l’y avait emmené, les options sont peu nombreuses quand à l’identité d’un présumé coupable…

Hormis un coup d’une truite tueuse, qui d’autre aurait pu tuer l’homme ? Pas sa veuve, elle était restée dans l’autre bras de la rivière.

Accusé du meurtre, embarqué en hélico par le FBI et l’agent Sully (et non pas SCully), Wallace devra répondre à des questions mais sera relâché. Le voici bien décidé à mener sa propre enquête, en digne émule de Sherlock Holmes qu’il devient.

Le Montana a p’têt des décors somptueux, mais la ville est remplie de barjots (pas frigides en plus) : entre les milices de néo-nazis dont le chien se nomme Himmler, entre des éco-terroristes sois-disant défenseurs des droits des animaux, on a aussi des ranchers véreux qui sont prêts à tout pour mettre la main sur le ranch de Lather ou lui faire cesser son élevage de bisons futés.

Bon, si l’enquête possède quelques rebondissements en tout genre, elle prend son temps et j’avoue que cela ne m’a pas dérangé. Wallace a ses défauts, mais je l’aime bien. Il sait réfléchir, prendre des risques, rendre les coups et mener son enquête à l’insu (pas toujours) de l’agent Sully ou du shérif de la ville.

Le roman se lit de manière agréable, parsemé de répliques humoristiques ou de bons mots. On s’instruit sur la pêche à la mouche, sur les Mormons, sur d’autres communautés religieuse de l’Amérique et le temps de lecture file comme l’eau de la rivière.

Petit bémol : que Dalhgren se fasse enlever/menacer par les nazillons de service, ça passe. Mais qu’ensuite ce soit les écolos limite « coco et sadico » qui s’en prennent à lui, ça fait beaucoup pour un roman !

Ma seule remarque… Quant au final, il était… J’ai adoré l’initiative de cette tête brûlée de Dalhgren ! Il a bien mené son enquête et sa persévérance a payée.

« La Rivière de sang » ou le portrait acide de l’Amérique qui part en couille… Première aventure de Dahlgren Wallace que je suis et je compte bien garder un oeil sur lui !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - DEstination la PALCHALLENGE - Faire fondre la PAL

Alexandre – Tome 1 : Le feu du ciel : Mary Renault

Titre : Alexandre – Tome 1 : Le feu du ciel      big_2

Auteur : Mary Renault
Édition : Le Livre de Poche (2004)

Résumé :
À la cour du roi Philippe de Macédoine, le petit Alexandre grandit, idolâtré par son père et sa mère, la reine Olympias, parmi les soldats et les serviteurs.

Beau, sensible, attentif, l’enfant révèle bien vite une intelligence exceptionnelle et un indomptable désir de dominer.

À douze ans, il tue un homme ; à treize, il dompte le fameux cheval Bucéphale ; à seize ans, il gouverne en l’absence de son père et prend le commandement d’une armée. Le roi meurt lorsqu’il a vingt ans, le laissant seul face au puissant ennemi perse…

L’étendue et la rigueur des connaissances historiques, une intuition rare des êtres et des sentiments, une exceptionnelle richesse imaginative, telles sont les qualités qui ont permis à Mary Renault (1905-1983) de nous donner un récit romanesque qui s’impose à l’égal des meilleures biographies.

Critique : 
Le petit Alexandre est un sacré gamin ! Le petit Nicolas ne lui arrive même pas à l’ongle du doigt de pied… Son ascendance, déjà, n’est pas triste : fils du roi Philippe II de Macédoine et de maman Olympias, qui n’est autre que la fille de Néoptolème, roi d’Épire (de la tribu des Molosses) et la nièce de Léonidas – pas le marchand de pralines, ni celui qui lutta aux Thermopyles…

Afin qu’il garde les pieds sur terre  (hem !), sa mère le convainc qu’il est le descendant de Zeus par son père (de par Héraclès, le fils de Zeus) et d’Achille par elle-même. Pas « Achille Brad Pitt », mais le vrai héros légendaire de la guerre de Troie. Ensuite, elle laissera sous-entendre que son père n’est pas son père mais qu’elle l’aurait conçu avec Zeus, himself.

Le petit Alexandre cumule un tas de qualités : beau, sensible, attentif, possédant une intelligence exceptionnelle, il parle aux Dieux, connait le définition du mot « stratégie » sans compter cet indomptable désir de dominer qu’il mettra en pratique plus tard… Sur les champs de bataille…

Notre gamin possède un tempérament passionné, ses colères terribles sont assez violentes (il tient ça de sa mère), suivies de prompts repentirs. Capable d’élans généreux aussi, ce qui lui vaut des fidélités sans failles. Ses convictions religieuses ? Entachées de superstitions.

Le trait de caractère dominant chez Alexandre, c’est sa volonté de fer, qui peut aller jusqu’à l’obstination et l’entêtement.

Vous jouiez aux Légos quand vous étiez petits garçons ? Lui non. À douze ans, il tue un homme de sang-froid, à treize, il dompte le fameux cheval Bouképhalas. Son précepteur ? L’illustre Aristote, qui l’initiera à la culture grecque. Les héros de l’Iliade ? Il rêve de leur ressembler…

À seize ans, il gouverne en l’absence de son père et prend le commandement d’une armée. Le CV est impressionnant.

À vingt ans, papounet Philippe II trépasse et le laisse seul face aux Perses qui ont des intentions belliqueuses… Et aux Perses, on ne répond pas « cassez-vous, pov’cons ! ». Mais la suite, c’est pour le deuxième roman.

Tiens, au fait, les mœurs sexuelles d’Alexandre… Homo or not homo ?  L’auteur reste en retrait de cette polémique, la question ne se posant pas dans une société qui acceptait la bisexualité comme la norme. Alors, si Alexandros a joué avec le kiki d’Héphaistion, je m’en br**** ! Rien n’est prouvé. Par contre, une amitié pareille, c’est exceptionnel…

Je ne me prononcerai donc pas sur la rigueur des connaissances historiques de l’auteur : sûr, elle en sait plus que moi ! Et ça se remarque dans le roman qu’elle sait de quoi elle parle. Érudition quand tu nous tiens…

Certes, nous n’avons pas de témoin vivants sous la main pour les vérifications d’usage, mais on peut dire que le récit historique, bien que romancé, s’approche de la vérité. Les notes de l’auteur en fin de roman nous le signalent.

L’auteur peut aussi se targuer d’une exceptionnelle richesse imaginative et s’il est dit que « son roman est l’égal des meilleures biographies », je me dois de tempérer mon enthousiasme premier par un soupir…

Le problème du récit, c’est que ça n’avance pas très vite… Nous terminons cette première partie à la page 600 et le roi Philippe vient de mourir assassiné. Le roi Philippe II de Macédoine, pas notre nouveau roi à nous, les Belges !

Autant je n’avais pas vu le temps passer en lisant l’histoire romancée de Gengis Khan par Conn Iggulden, autant j’ai baillé souvent sur la biographie romancée de Alexandre le Grand. Un comble pour moi qui voulait en savoir un peu plus sur ce personnage !

Autre point noir, mais qui ne concerne pas l’auteur, c’est d’avoir vu – à ma grande honte – quelques extraits du film avec Collin Farrell en blonde et Angelina Jolie dans le rôle de sa maman. Ça vous fou en l’air les premières pages car je voyais les images horribles de ces acteurs mal castés ou mal castrés, au choix !

Le roman est long, laborieux, j’ai ramé pour arriver à la fin et c’est bien dommage, je m’attendais à mieux. Je pense que je ne chercherai pas à acquérir les deux suivants…

Ma foi, je vais aller voir si Valerio Manfredi fait dans le moins soporifique sur Alexandre Le Grand…

Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées, Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Les morsures de l’ombre : Karine Giebel

Titre : Les morsures de l’ombre                         big_5

Auteur : Karine Giebel
Édition : Pocket (2009)

Résumé :
Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu… Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras…

Ensuite, c’est le trou noir. Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur.

Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal. Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?

Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché. Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?

Critique : 
« Un roman glaçant, qui ferait passer « Misery » de Stephen King pour un roman d’ados ! » nous disait le 4ème de couverture. Bon, je réfuterai le fait que King ait écrit de la littérature pour ados boutonneux, mais faut avouer que sa Kathy Bates a trouvé une femme pire qu’elle ! Oui, c’est possible !

Analysons le tout : huis-clos dans les deux romans, sont aussi oppressant l’un que l’autre, on a des sévices corporels, mentaux, bref, des tortures au menu et un pauvre gars face à une femme tyrannique version « maîtresse/infirmière very sadique »…

Mais… La Kathy de King voulait juste que Paul Sheldon ressuscite Misery, son héroïne, ici, la Lydia (pas celle de Babelio… enfin, j’espère) nous donne l’impression de vouloir assouvir une vengeance.

Que s’est-il passé pour que le commandant de police Benoît Lorand se retrouve enfermé dans une cellule chez cette sculpturale sadique rousse ? On boit un verre, on flirte et on fini derrière les barreaux avec une folle qui vous torture ?

Non, ceci n’est pas la dernière méthode pour vous empêcher de boire… Ni pour vous punir d’avoir trempé votre biscuit ailleurs que dans la tasse de café de votre légitime… C’est plus que ça, mais je ne dévoilerai pas les bijoux de la couronne !

Ce roman, c’est un « Tu n’iras pas te coucher de sitôt » que j’ai lu en une journée, les pages défilant devant mes yeux jusque bien tard le soir.

Ambiance des plus oppressantes, violences, folie, Lydia est une femme dangereuse qui a l’air d’avoir deux fils qui se touchent dans la tête.

Au fur et à mesure de l’histoire, on apprend la sienne (d’histoire !) et on comprend mieux certaines de ses errances verbales quand elle affirmait être morte.

Benoît est un personnage qui a priori pourrait être détestable : dragueur, séducteur, sûr de son pouvoir, il trousse les filles plus vite que son ombre, les prends, les reprends parfois et ensuite, basta ! Dès que sa zézette est retournée dans le slip, il oublie sa conquête d’une nuit. Pourtant, on s’y attache et on souffre avec lui. Il a du caractère et une sacrée paire de cou***** !

Tête de mule, il préféra crever de faim plutôt que de s’abaisser devant la rouquine aussi froide que Bree Van De Kamp et aussi tortionnaire qu’une nazie.

En 278 pages, l’auteur nous fait monter l’adrénaline, alternant ses chapitres ou ses paragraphes, nous montrant la calvaire inhumain de Benoît, l’enquête de ses collègues flics ainsi que des morceaux de vie de sa tyrannique geôlière qui jouit de sa souffrance.

Ce n’est qu’à la fin, dans un suspense insoutenable, que les fils se dénouent tout à fait, nous infligeant quelques coups de pieds bien sentis.

Oh, la vache ! J’étais loin d’être au « courant » d’une fin pareille (ceux qui ont lu apprécieront le jeu de mot avec le courant).

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

Ric Hochet – Tome 15 – Le monstre de Noireville : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 15 : Le monstre de Noireville       big_5

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1972) 

Résumé :
Ric Hochet et le Commissaire Bourdon arpentent les rues et alentours de Noireville dans l’espoir de glaner des renseignements sur l’assassinat singulier d’un touriste, mordu par un individu souffrant de lycanthropie.

Les habitants n’étant pas trop coopératifs, l’enquête avance petitement malgré l’intervention de Diane, la fille du Comte, et le Père Rémy, jusqu’à qu’un deuxième meurtre d’un autre touriste soit commis.

Ric décide, alors, de réunir la population et de proposer au coupable un rendez-vous sans témoin. La rencontre a lieu le soir même à l’issue de laquelle Ric sauve sa peau in extremis.

Malheureusement, elle ne permet pas au reporter de saisir les motivations de ces assassinats.

Que peut bien cacher cette lugubre affaire qui semble faire appel à des faits survenus cinq ans plus tôt ?

POLAR - RH NoirevilleCritique :
Ceci est mon album de Ric Hochet préféré ! Ma madeleine de Proust « frissons »… En effet, j’avais découvert, quand j’étais gamine, dans tout le stock des journaux « Spirou » de mon père, quelques journaux « Tintin » et l’un d’eux m’avait fichu une frousse bleue !

La couverture représentait un loup-garou gueule ouverte, poil blanchâtre et deux mains qui se levaient devant un visage pour cacher cette vision d’horreur (image sur mon blog).

Malgré mon palpitant battant à tout rompre, j’avais ouvert le magazine en tremblant de peur et lu les quelques pages de cette aventure de Ric Hochet, qui, à cette époque, je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam.

N’ayant pas les magazines précédents, je dus commencer l’histoire en plein milieu de récit, je vis néanmoins la présence du loup-garou et la publication se terminait sur un cliffhanger… Et je n’avais pas le numéro suivant pour assouvir ma curiosité  !

Cela me frustra : une belle peur, des frissons et pas la suite ! Vous pensez bien, que bien des années plus tard, je comblai cette attente !

Oui, un loup-garou sévit bien dans la région d’une petite Commune ardennaise sinistre qui porte bien son nom de « Noireville ».

Le climat y est capricieux, plus que détestable et c’est sous la pluie, avec des couleurs « sable délavé » que le récit commence par Ric Hochet qui fait semblant de ne pas connaître Bourdon afin de cacher aux habitants qu’ils enquêtent ensemble.

Noireville, quelques âmes, la mort étrange d’un étranger et un café nommé « Au beau soleil » où les notables du village refont le monde en buvant plus que nécessaire et sans l’ami « modération ».

Noireville, on dirait un village en léthargie, plus mort que vivant… Les faits sanglants se déroulent dans l’indifférence générale puisque les morts étaient des étrangers à la commune. Ils ont de petit esprit, à Noireville, ou alors, ils savent des choses que Ric et le commissaire ne savent pas !

En attendant, Ric croise le chemin du loup-garou… Dans les premières cases, mais le dessinateur ne nous montre pas tout d’entrée de jeu. On la verra mieux ensuite, cette créature qui vous mord à la gorge.

Bon, j’avais déjà vu « la bête » dans le Tintin, mais si vous commencez la lecture sans rien savoir, l’apparition d’une ombre plus velue que Demis Roussos, la présence de griffes, le tout dans des lieux isolés, sous la pluie ou baigné par la pleine lune, croyez-moi, le trouillomètre est à zéro !

L’enquête a l’air de piétiner, un second meurtre, puis un troisième a lieu…

Ces trois hommes morts, vivant à l’étranger et étant venu mourir dans un village qui n’est même pas sur les guides touristiques, font penser à Ric que…

Une intrigue captivante, angoissante, un brin de fantastique, mais sans que les explications finales vous valent un mal de crâne. Non, ce n’est pas encore l’ère des explications capillotracté.

Le scénariste mène tout ses personnages de manière habile, subtile et, cerise sur la truffe du lycanthrope, il vous surprend dans un final remarquable et inattendu.

Les dessins de Tibet sont sobre, sans trop de couleur et rendent l’album encore plus inquiétant. Les scènes nocturnes sont bien réalisées et la faible luminosité donne des ombres inquiétantes. Brrrr !

Beaucoup de détails aussi dans les plans extérieurs.

Dans ce quinzième tome de Ric Hochet, nous nous trouvons face à une enquête policière mâtinée d’un zeste de fantastique. Assurément, elle m’avait donné froid dans le dos. Assurément, elle est ma préférée (avec « Le fantôme de l’alchimiste » et « Mystère à Porquerolles »).

Normal, Tibet et Duchateau étaient deux monstres de la bande dessinée… Quoi de mieux pour vous croquer, vous et les galettes de beurre destinées à votre mère-grand ?

Ici, leur talent est comme la Tour de Noireville : fort haut… Dommage que dans certains albums à venir, la dégringolade aura lieu…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et Challenge « Totem » de Lili Galipette.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)LOGO LOUP GAROU - Copie