Bilan Livresque : Juin 2013

Au mois de juin, il y avait le Mois Anglais et mes vacances ! Programme chargé, donc.

Heureusement, j’ai travaillé plus pour récupérer beaucoup et vu que mes bagages se font rapidemment, j’ai eu le temps de lire et de rédiger des critiques pour tout mes challenges.

Juin est aux couleurs de Sherlock Holmes, version canonique ou pastiches, couleur polar aussi, qu’ils soient historiques ou noirs…

Alors, mon bilan de lecture de juin ? Bon ou pas bon ? Un grand cru, je dois dire !!

Mes billets pour le challenge Anglais (qui comptaient aussi pour le « challenge Victorien », le « Thrillers et polars », le challenge « Polar Historique », le « Sherlock Holmes », le « I love London » et le « Ma PAL fond au soleil » et « Objectif PAL ») furent nombreux et je n’ai pas chômé.

Attention ! Les livres du canon holmésiens n’entrent pas en ligne de compte pour la fonte de la PAL puisqu’ils sont relus très souvent à tel point que je les connais par cœur…

Au final ? 21 livres lus pour la fonte de la PAL ! (Je bas mon record du mois d’août 2010 et ses 19 livres lus) + 2 Bandes dessinées + 2 mangas (un non encore chroniqué) = 25

3 romans relus car je les aime bien + 2 bédés relues aussi puisque je recevais la suite en juin. J’en ai profité pour faire des fiches.

Peux pas faire mieux ou plus. A ma décharge, certains étaient tout petit et on pouvait facilement en lire deux sur la journée (les Sherlock’s Story), la collection de Enola Holmes se lit vite, ainsi que celle avec Wiggins.

Exceptionnellement, je ne ferai pas un petit texte explicatif de chaque titre sur ce billet, le temps me manque.

Pas de déception dans ma lecture, des belles découvertes (les Enola Holmes), des relectures toujours aussi émouvantes (les pastiches holmésien), des suites apétissantes (les bédés et les mangas) et des clôtures de série plus que super (les bédés et City Hall).

  1. Zulu : Caryl Férey
  2. Jack l’éventreur et les fantasmes victoriens : Marx Roland
  3. Livre des morts (le) : Stuart Davies
  4. Sherlock Holmes et associés 1 – L’affaire Zalindas : Mack-Citrin
  5. Penny Blood : Bob Garcia
  6. Sherlock’s Story 4 – Dentelles de la reine : Inconnu
  7. Sherlock’s Story 5 – Faux-monnayeurs de Londres : Inconnu
  8. Sherlock’ Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise : Inconnu
  9. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney : Inconnu
  10. Wiggins et Sherlock contre Napoléon : Nicodème Béatrice
  11. Rival pour Sherlock Holmes (un) : Nicodème Béatrice
  12. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : Ellery Queen (Relecture)
  13. La Solution à 7%  : Meyer Nicolas (Relecture)
  14. Le Fantôme de l’opéra  : Meyer Nicolas (Relecture)
  15. Le secret de la pyramide : Alan Arnold
  16. Enola Holmes 1 – La double disparition : Springer Nancy
  17. Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair : Springer Nancy
  18. Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs : Springer Nancy
  19. Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail : Springer Nancy
  20. Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu : Springer Nancy
  21. Enola Holmes 6 – Métro Baker Street : Springer Nancy
  22. Sherlock Holmes & le Necronomicon, Tome 1 : L’ennemi intérieur (Relecture)
  23. Sherlock Holmes & le Necronomicon, tome 2 : La nuit sur le monde (bédé)
  24. Jack l’éventreur, tome 1 : Les liens de sang (Relecture)
  25. Jack l’éventreur, tome 2 : Le Protocole Hypnos (bédé)
  26. Black Butler – Tome 12 : Yana Toboso (Manga)
  27. City Hall – Tome 3 : Guillaume Lapeyre (Manga)
  28. Sacré : Dennis Lehane
  29. 1275 âmes : Jim Thompson
  30. Huit millions de façon de mourir : Lawrence Block

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Huit millions de façons de mourir : Lawrence Block

Titre : Huit millions de façons de mourir

Auteur : Lawrence Block
Édition : Gallimard (2002)

Résumé :
Un jeune mac noir expert en art africain. Des putes qu’on lui tue, avec un acharnement forcené. Un ancien flic reconverti dans le privé, et qui boit, et qui sait qu’il boit trop, qu’il boit à mort. Et, tout autour, huit millions de New-Yorkais qui mourront un jour, chacun à sa façon, sordide, idiote, cruelle.

Critique : 
Depuis que je suis sur Babelio, ma LAL (Liste À Lire) a considérablement augmenté, la PAL aussi (Pile À Lire), l’une entraînant l’autre. Ces augmentations, je les dois à certains critiqueurs babeliens. Ne vous inquiétez pas, j’ai les noms de ces contributeurs inscrits dans mon carnet noir.

Je n’écoute pas tout le monde (j’ai mes dealers), mais quand certains membres me donnent des conseils de lectures et que le livre à l’air intéressant, je suis leur avis (pas sur du Harlequin et pas sur du « Barbant » Cartland, bref, faut du lourd !).

Ce roman, je le dois justement à un Généreux Contributeur… Selon lui, le livre valait de détour.

Alors ? Et bien, je dois vous avouer que les 80 premières pages furent longues et laborieuses et que j’ai dû m’accrocher pour poursuivre la lecture.

Les pérégrinations de Matt Scudder, alcoolo, aux réunions de A.A m’ont fait bailler d’ennui. La petite affaire qu’une call-girl lui avait confié au début du livre m’a fait soupirer. Je nageais en pleine barbantitude (néologisme inventé sur la racine de « barbant » en l’honneur de « bravitude »).

Tudieu, l’ami se serait-il planté en me le conseillant ? Pourtant, ses avis valent autant qu’un Souverain or accroché à la chaîne de la montre de Holmes. Comment ça, c’est pas grand-chose ? Si, si, pour moi, le Souverain or a grande valeur.

Alors, je me suis accrochée au livre avec l’ardeur d’un ivrogne accroché à sa bouteille et j’ai eu raison. A partir du moment où Matt applique sa théorie du « deux verres, je gère », j’ai bien senti comment ça allait se terminer et je l’ai vu descendre vers le fond de la bouteille, comme si j’avais lu le scénario à l’avance. Tu gères ? Mon oeil !

Au final, j’ai bien aimé ce livre, il se boit comme un pur malt, à petites gorgées, pour mieux le savourer.

Matt Scudder m’a un peu laissé indifférente, mais j’ai eu un faible pour Chance, le proxénète adepte de l’art africain.

Quand la call-girl est retrouvée morte, tuée à la machette, le ton du livre change et l’enquête, bien que lente, va monter crescendo.

Matt est un personnage étrange, le détective privé qui n’a pas de licence officielle et est un ancien flic a des méthodes parfois expéditives. La scène dans la ruelle, avec le voyou, ne m’a pas fait sourciller, encore un peu je lui criais « vas-y, mets-lui une branlée ».

Ici, pas de rythme trépidant. Si c’est ce que tu cherches, ami lecteur, passe ton chemin car notre détective prend son temps, interrogeant ses anciens réseaux, en autre, tout ses indics de l’époque où il était flic et il remonte patiemment le fil des deux meurtres.

Deux ? Oui, le mec à machette affutée comme la lame du couteau de Jack l’Éventreur a encore frappé ! Après Kim, il s’est fait un travelo (la nana avec la paire de couilles de ma citation, et bien, c’est elle).

Faut savoir aussi qu’entre les deux « coups de machette » à gogo, il y a eu ce qui pourrait ressembler à un suicide…

Les flics ? Ils s’en foutent royalement ! Il n’y a que le proxénète qui voudrait bien savoir qui a massacré son employée à la machette et si sa seconde travailleuse s’est bien donnée la mort ou si on lui a donné un coup de main. Diable, c’est que son entreprise lucrative risque de connaître la crise !

Non, Chance n’est pas comme les autres macs, il est différent, il aime bien ses filles.

Lors de son enquête, Matt va tout faire pour trouver le meurtrier et le mobile. Attention, il lui faut démêler les fils de l’écheveau tout en essayant de ne pas replonger dans l’alcool, sinon, c’est la mort qui l’attend. Ses réunions aux A.A est un autre fil conducteur du livre, sans oublier un autre, les morts « bêtes » dans New-York. Et vu qu’il y a huit millions d’habitants, il y a huit millions de façon de mourir.

La solution, je ne l’avais pas déduite, même pas deviné les prémisses, pourtant, tous les indices étaient sous mon nez.

Le début fut lent, le temps que ce pur malt arrive à bonne température. Une fois cette formalité accomplie, le verre se boit tout seul, à petites gorgées pour mieux savourer le plaisir avant de l’avaler cul-sec pour enfin voir le fond du verre et savoir QUI a tué ? Et pourquoi !

Une excellente surprise que ce roman. J’ai eu raison de persévérer.

Vous voyez que les conseils de certains valent quand même leur pesant de whisky ! Heu, pardon, qu’ils valent un Souverain or !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel, Challenge « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et Challenge « Destination PAL » chez Lili Galipette.

CHALLENGE - DEstination la PAL

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1275 âmes : Jim Thompson

Titre : 1275 âmes                                                             big_5

Auteur : Jim Thompson
Édition : Gallimard (2006) / Folio Policier (1998)
Édition originale : Gallimard / Série Noire (1966)

Résumé :
Shérif de Pottsville, village de 1 275 âmes, Nick Corey a tout pour être heureux : un logement de fonction, une maîtresse et surtout un travail qui ne l’accable pas trop car il évite de se mêler des affaires des autres.

Bien sûr, cette routine ne va pas sans quelques ennuis : son mandat arrive à terme et son concurrent a de fortes chances d’emporter les prochaines élections.

Et puis, même les petits maquereaux du coin en viennent à lui manquer de respect. Aussi Corey trouve-t-il qu’il est grand temps de faire le ménage, à commencer par tous ceux-là.

Petit plus : Grâce à l’humour qui porte le livre, la roublardise de Corey lui vaut la sympathie du lecteur qu’il manipule à l’instar des autres personnages.

Pourquoi Jim Thompson n’eut-il pas plus de reconnaissance littéraire, cela reste un mystère à la lecture de 1 275 âmes, l’un des meilleurs romans noirs jamais édités.

Une pure merveille qui a donné lieu à une adaptation cinématographique exceptionnelle, « Coup de torchon » de Bertrand Tavernier avec Philippe Noiret et Isabelle Huppert.

Critique : 
HI-LA-RANT ! Durant ma lecture, je n’ai pas arrêté de pouffer de rire, de m’esclaffer au risque d’en perdre mon souffle. Pourtant, à l’analyse froide, il n’y a vraiment pas de quoi rire ! On termine quand même la lecture avec 6 morts. Dont 4 tués à bout portant.

Dès le départ, nous faisons connaissance avec Nick Corey, personnage principal du livre et shérif de Pottsville, village de 1 275 ploucs, heu, pardon, de 1275 âmes. Entre nous, le titre original est « Pop. 1280 » et je me demande bien où sont passés les 5 âmes disparues. Cinq personnes perdues dans une traduction, ça fait désordre, non ? (Jean-Bernard Pouy répond à la question dans « 1280 âmes »).

Au premier abord, le shérif Nick Corey m’a fait penser à un mec qui est en attente pour une greffe du cerveau. Oui, une sorte de shérif débile, pas très malin, et je me gaussais de sa stupidité, pensant que cet Averell Dalton était issu du croisement entre Nabilla et François Pignon, bref, un champion du monde en puissance pour un dîner de cons mémorable.

Je ne vous parle même pas du langage de Nick et des autre protagonistes, parce qu’entre les « exaque » , les « p’tet » ou les « j’dis pas que », sans compter les gros mots, Pivot en avalerait son dico.

J’ai vite retourné ma veste et changé mon fusil d’épaule. Nick Corey est en fait le fils caché de Napoléon et Machiavel. Le stratège brillant accouplé au machiavélisme puissance 10.

Naaan, sérieux, si l’auteur ne maniait pas la plume de manière si brillante, en la trempant dans l’humour (noir), l’histoire nous ferait frémir et hurler parce qu’elle n’est jamais qu’une vision fort sombre de l’espèce humaine. En principe, j’aurais dû être scandalisée de ce que je lisais.

Tout le roman n’est qu’un long regard horrifié et désabusé sur les Blancs habitant dans les campagnes du sud des états-unis en 1920 et le jugement est sans appel : ils ont l’esprit plus étroits que le cul d’une donzelle vierge qui se ferait prendre par un troll des montagnes. Plus étroits que ça, tu meurs.

Personne n’est à sauver : que ce soit des personnages secondaires qui ont tous un truc à se reprocher à Nick Corey qui un mec plus que paresseux, fourbe, plus malhonnête que les banquiers américains, plus menteur qu’un politicien en campagne électorale, assez violent tout de même, dépourvu de remords, infidèle, manipulateur avec tout le monde, il n’aime que lui et pour ajouter une cerise sur ce portrait peu flatteur, il est cynique. Un brin sadique et lubrique aussi.

On devrait le haïr et on l’apprécie tout de même. Malgré tout ce qu’il commet comme exactions, on ne peut s’empêcher de rire et de battre des mains en criant « encore » ! On ne devrait pas…

Le passage où Nick s’occupe d’Oncle John, un Nègre (pas péjoratif, j’utilise le terme de l’époque qui veut tout dire sur la manière dont ces gens étaient considérés et traités : même pas humain) est terrible. Je n’avais pas moufté pour les trois premiers, mais là… mon cœur s’est serré. Pas longtemps, Nick m’a de nouveau fait rire.

Malgré l’horreur, on continue sa lecture parce que l’on veut connaître la suite des tribulations de Nick Corey, de ce qu’il va pouvoir inventer pour sauver sa réélection, sur comment il va enfin se débarrasser de sa harpie de femme et de son beau-frère Lennie (un débile profond, frère de sa femme, débile comme le Lennie de Steinbeck, la charisme en moins), comment il va arriver à se séparer de sa première maîtresse pour retrouver sa deuxième maîtresse… Ou jongler avec les deux…

On se croirait dans un Vaudeville, les portes qui claquent en moins, tellement la situation devient serrée à un moment donné. Le suspense est à son comble parce que aussitôt un problème de résolu qu’un autre arrive ou se crée.

Chaque page est un florilège de scepticisme, de pessimisme, d’érotisme, de cynisme, remplie de vulgarités, de sadisme, enrobée de blasphèmes et de sacrilèges, roulée dans le roublardise et trempée dans l’hypocrisie.

Le pouvoir rend fou, quand le gens ne savent pas, ils inventent et un gentil peur cacher un salaud, entre autre. Voilà ce qu’on peut retirer, entre autre, lorsqu’on trait le roman.

Attention, du livre coule assez bien de sang, la plaisanterie étant noyée dedans.

L’épilogue m’a laissé la bouche ouverte, se fermant et s’ouvrant à la manière d’un poisson rouge échoué sur la table de la cuisine. My god, Napoléon a dû être fier de la stratégie de Nick et Machiavel a dû avoir du plaisir au fond de sa tombe en apprenant comment le Nick manipulait bien. Le Nick, il a niqué tout le monde !

Bref, un portrait au vitriol de la société, sans concession, tout le monde est coupable et tout le monde devra payer pour les fautes qu’ils ont commise, même Nick (si ça l’avait moins chatouillé dans le pantalon, il ne se serait pas retrouvé marié à la harpie).

Mais personne n’est assez lucide que pour reconnaître que s’il est dans la merde, c’est qu’il l’a bien voulu.

Décapant ! Hilarant. On devrait voir rouge, mais on rit jaune parce que c’est quand même noir (couleur à l’envers du drapeau de mon pays).

Dorénavant, je tiendrai à l’œil les gars un peu empotés, qui ont l’air d’avoir été absent lors de la distribution des cerveaux…

Ça me fait penser qu’en Belgique, nous avons un héritier qui a l’air empoté… Il est peut-être comme Nick Corey ? Si oui, ça va swinguer !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel, Challenge « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et Challenge « Destination PAL » chez Lili Galipette.

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City Hall – Tome 3 : Lapeyre & Guérin

Titre : City Hall – Tome 3

Scénariste : Guillaume Lapeyre
Dessinateur : Rémi Guérin
Édition : Ankama Editions (2013)   

Résumé :
La terrifiante vérité que la police de City Hall espérait étouffer se révèle au grand jour lorsque Lord Black Fowl déverse une pluie de papier sur la foule réunie à l’inauguration de l’Exposition universelle. Le dispositif de surveillance Big Eye a été réactivé ; Jules Verne et son père occupent désormais la tête du classement des ennemis de la couronne : l’avenir n’a jamais semblé aussi sombre…

Pourquoi Black Fowl se laisse-t-il si facilement intercepter ? Quel lien obscur l’unit à Jules Verne ? Quel horrible souvenir est dissimulé dans la mémoire brumeuse de l’écrivain…?

Découvrez enfin qui se cache sous le masque du corbeau et pour quel enjeu il est prêt à mettre Londres à feu et à sang ! Fin de la mission et révélations fracassantes pour ce tome 3 au rythme effréné.

Critique :
Le concept du départ m’avait bien plu : Londres, époque victorienne… pas de livres, pas de papier, RIEN ! Mais alors, comment font-ils pour lire ? Ben, facile, sur des e-books ! Heu, on a pas parlé d’époque victorienne, là ?

Bienvenue dans l’univers du steampunk (1) ! Ici, l’écriture manuscrite est interdite depuis des siècles, elle n’est même plus enseignée et la population ne sait même plus qu’un jour le papier a existé (je ne sais pas comment ils font quand ils vont aux toilettes).

La raison de l’interdiction est simple : tout ce que vous écrivez prend vie. On les appelle les Papercuts et ça a dégénéré en guerre, il y a longtemps. Vous comprenez la bannissement des livres !

Le mélange d’un environnement mécanique (on prône le travail à la chaîne comme une nouvelle méthode de rentabilité révolutionnaire) et avec des écrans LCD m’a déstabilisé les premiers instants (dans le tome 1). Dans ce contexte particulier, la technologie s’est développée plus rapidement que la Révolution Industrielle et c’est étrange de voir deux époques différentes cohabiter : époque victorienne et machine modernes.

Jules Verne et Arthur Conan Doyle, les personnages principaux, sont deux jeunes plein de dynamisme et ils sont toujours à la poursuite de Black Fowl pour tenter de l’arrêter. Amélia Earhart, qui les aide, est une jeune fille dynamique et elle le prouvera encore dans ce tome 3. A eux trois, ils forment une bonne équipe et Conan Doyle a un faible pour Amélia.

Le méchant est à la hauteur de tout les bons méchants, ce qui donne un bon récit. Black Fowl, on ne sait pas qui il est, il possède du papier, de quoi écrire, il sait comment bien s’en servir et veut en tirer profit.

En plus, le méchant est aidé dans sa tâche par un nouvel allié. Un écrivain capable de créer des papercuts comme personne d’autre n’en a le pouvoir. C’est chaud !

Alors ce tome 3 ? Ça bouge dans tous les sens, sans une minute de répit, les personnages connus font leur apparition : Abraham Lincoln, Mary Sheilley, Houdini, Lovecraft, George Orwell, le professeur Bell et un certain dispositif nommé « Big Eye » qui a été réactivé et qui fait curieusement penser à Big Brothers.

Bref, le final laissait présager un certain nombre de rebondissements et je n’ai pas été trompée sur la marchandise : il y a de la révélation dans l’air et c’est canon !

Oh non, il n’y a pas qu’une révélation ! Une donnée et une offerte : deux pour le prix d’une. J’ai eu mon quota de coup de pied aux fesses avec cette clôture du premier cycle. Violent !

A savoir que nous avons droit à la suite du second cycle… de quoi vous accrocher au cas où vous auriez décidé de vous arrêter à ce premier cycle. Encore un coup de pied dans le cul !

A lire si vous n’êtes pas allergique au steampunk et si l’utilisation de manière détournée de personnages ayant réellement existé  ne vous rebute pas!

(1) Terme inventé pour qualifier un genre de la littérature de science-fiction né à la fin du XXème siècle, dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXème siècle.

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba,  « I Love London » de Maggie, le challenge « Victorien » chez Arieste et critique postée trop tard pour le « Mois anglais » de Titine (mais lu durant).

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