Huit millions de façons de mourir : Lawrence Block

Titre : Huit millions de façons de mourir

Auteur : Lawrence Block
Édition : Gallimard (2002)

Résumé :
Un jeune mac noir expert en art africain. Des putes qu’on lui tue, avec un acharnement forcené. Un ancien flic reconverti dans le privé, et qui boit, et qui sait qu’il boit trop, qu’il boit à mort. Et, tout autour, huit millions de New-Yorkais qui mourront un jour, chacun à sa façon, sordide, idiote, cruelle.

Critique : 
Depuis que je suis sur Babelio, ma LAL (Liste À Lire) a considérablement augmenté, la PAL aussi (Pile À Lire), l’une entraînant l’autre. Ces augmentations, je les dois à certains critiqueurs babeliens. Ne vous inquiétez pas, j’ai les noms de ces contributeurs inscrits dans mon carnet noir.

Je n’écoute pas tout le monde (j’ai mes dealers), mais quand certains membres me donnent des conseils de lectures et que le livre à l’air intéressant, je suis leur avis (pas sur du Harlequin et pas sur du « Barbant » Cartland, bref, faut du lourd !).

Ce roman, je le dois justement à un Généreux Contributeur… Selon lui, le livre valait de détour.

Alors ? Et bien, je dois vous avouer que les 80 premières pages furent longues et laborieuses et que j’ai dû m’accrocher pour poursuivre la lecture.

Les pérégrinations de Matt Scudder, alcoolo, aux réunions de A.A m’ont fait bailler d’ennui. La petite affaire qu’une call-girl lui avait confié au début du livre m’a fait soupirer. Je nageais en pleine barbantitude (néologisme inventé sur la racine de « barbant » en l’honneur de « bravitude »).

Tudieu, l’ami se serait-il planté en me le conseillant ? Pourtant, ses avis valent autant qu’un Souverain or accroché à la chaîne de la montre de Holmes. Comment ça, c’est pas grand-chose ? Si, si, pour moi, le Souverain or a grande valeur.

Alors, je me suis accrochée au livre avec l’ardeur d’un ivrogne accroché à sa bouteille et j’ai eu raison. A partir du moment où Matt applique sa théorie du « deux verres, je gère », j’ai bien senti comment ça allait se terminer et je l’ai vu descendre vers le fond de la bouteille, comme si j’avais lu le scénario à l’avance. Tu gères ? Mon oeil !

Au final, j’ai bien aimé ce livre, il se boit comme un pur malt, à petites gorgées, pour mieux le savourer.

Matt Scudder m’a un peu laissé indifférente, mais j’ai eu un faible pour Chance, le proxénète adepte de l’art africain.

Quand la call-girl est retrouvée morte, tuée à la machette, le ton du livre change et l’enquête, bien que lente, va monter crescendo.

Matt est un personnage étrange, le détective privé qui n’a pas de licence officielle et est un ancien flic a des méthodes parfois expéditives. La scène dans la ruelle, avec le voyou, ne m’a pas fait sourciller, encore un peu je lui criais « vas-y, mets-lui une branlée ».

Ici, pas de rythme trépidant. Si c’est ce que tu cherches, ami lecteur, passe ton chemin car notre détective prend son temps, interrogeant ses anciens réseaux, en autre, tout ses indics de l’époque où il était flic et il remonte patiemment le fil des deux meurtres.

Deux ? Oui, le mec à machette affutée comme la lame du couteau de Jack l’Éventreur a encore frappé ! Après Kim, il s’est fait un travelo (la nana avec la paire de couilles de ma citation, et bien, c’est elle).

Faut savoir aussi qu’entre les deux « coups de machette » à gogo, il y a eu ce qui pourrait ressembler à un suicide…

Les flics ? Ils s’en foutent royalement ! Il n’y a que le proxénète qui voudrait bien savoir qui a massacré son employée à la machette et si sa seconde travailleuse s’est bien donnée la mort ou si on lui a donné un coup de main. Diable, c’est que son entreprise lucrative risque de connaître la crise !

Non, Chance n’est pas comme les autres macs, il est différent, il aime bien ses filles.

Lors de son enquête, Matt va tout faire pour trouver le meurtrier et le mobile. Attention, il lui faut démêler les fils de l’écheveau tout en essayant de ne pas replonger dans l’alcool, sinon, c’est la mort qui l’attend. Ses réunions aux A.A est un autre fil conducteur du livre, sans oublier un autre, les morts « bêtes » dans New-York. Et vu qu’il y a huit millions d’habitants, il y a huit millions de façon de mourir.

La solution, je ne l’avais pas déduite, même pas deviné les prémisses, pourtant, tous les indices étaient sous mon nez.

Le début fut lent, le temps que ce pur malt arrive à bonne température. Une fois cette formalité accomplie, le verre se boit tout seul, à petites gorgées pour mieux savourer le plaisir avant de l’avaler cul-sec pour enfin voir le fond du verre et savoir QUI a tué ? Et pourquoi !

Une excellente surprise que ce roman. J’ai eu raison de persévérer.

Vous voyez que les conseils de certains valent quand même leur pesant de whisky ! Heu, pardon, qu’ils valent un Souverain or !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel, Challenge « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et Challenge « Destination PAL » chez Lili Galipette.

CHALLENGE - DEstination la PAL

CHALLENGE - Faire fondre la PAL

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4 réflexions au sujet de « Huit millions de façons de mourir : Lawrence Block »

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