Bilan Livresque : Août 2013

9 livres… Huumm, pas terrible mon bilan du mois d’août… La faute à un gros pavé qui m’a pris du temps à lire. 840 pages qui m’ont pris deux semaines, et, résultat, un bilan en demi-teinte. Si, en demi-teinte parce que je comptais lire beaucoup plus !

Hé oui, je participe pour le dernier mois aux  Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et à « Destination PAL » chez Lili Galipette !

Malgré tout, j’ai fait de belles lectures, avec, tout d’abord, « Ténèbres prenez-moi la main » de Dennis Lehane (ICI). SUPER ! Super noir, aussi. Et un titre de plus pour le challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 !

Lecture chiante avec « Tabou » de Casey Hill (ICI) qui est proche, dans ces cent premières pages, du style littéraire de Harlequin… Limite si je ne l’ai pas envoyé en l’air, ce livre dont je vous conseille de passer votre chemin (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

« Ville noire, ville blanche » de Richard Price (ICI). Le voilà le gros pavé qui m’a empêché de lire plus tant il était gros et long à lire en raison de petits caractères et d’un développement assez long à se mettre en place aussi. Malgré tout, il est à découvrir pour la manière dont l’auteur décrit la montée de la haine raciale (Challenges Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées,Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Après 15 jours de lecture pavesque, il me fallait du light et j’ai sorti deux petits Folio Policier qui m’ont bien agrémentés ma lecture. Tout d’abord, il y a eu « Vivement dimanche ! » de Charles Williams (ICI). Rien à avoir avec l’émission de Druker, mais ce petit polar était une bouffée d’oxygène. Scénario génial, meurtres, accusé innocent et ruse sont au menu de ce roman (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Le second Folio était le scénario du film que Sébastien Japrisot avait écrit : « Le passager de la pluie » (ICI), film avec Richard Bronson et Marlène Jobert. Le film, dans mes lointains souvenirs, était génial. Le livre en est sa copie conforme, sans la moustache de Bronson… Petit bémol dont il faut passer outre : les dialogues présentés comme dans une pièce de théâtre (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Comme j’ai décidé de lire des auteurs russes, mais de commencer par des épaisseurs guère épaisse, j’avais acheté « Une journée d’Yvan Denissovitch » de Soljenitsyne (ICI). Yvan est prisonnier du goulag et le roman est le récit d’une de ses journées, du lever au coucher. Alors qu’il aurait pu facilement tomber dans le pathos ou le récit dur, Soljenitsyne reste sobre dans ses descriptions, pas de sang, pas de tortures. Récit sobre, mais prenant, poignant et merveilleux d’optimisme de la part de Denissovitch (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu.

Polar de chez « Rivages&Payot » ensuite avec « Par qui la mort arrive » de Joseph Hansen (ICI). Un enquêteur qui appartient au milieu des assurances; une mort appartenant au milieu homo et dont il doit s’assurer que ce n’est pas un suicide déguisé en meurtre; un coupable homo dont on ne sait pas à cent pour cent s’il l’est vraiment… vraiment coupable,  homo on en est sûr. Pour la police, ça ne fait aucun doute, sa culpabilité, mais Dave Brandstetter est tenace et bon enquêteur. Il est gay, aussi. Un départ un peu lourd suite aux nombreux personnages, mais ensuite, ça file (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Comme je voulais m’encanailler et remplir mon quota de deux livres pour le Challenge « Badinage et libertinage » de Minou, j’ai lu « La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux » du Marquis de Sade (ICI). Philosophie de comptoir, scènes de sexe qui sentent la resucée, bref, sulfureux à l’époque, encore un tout petit peu à la nôtre, mais la lecture ne m’a pas transcendée. Et la gamine de 15 ans qui devient une grande cochonne en deux secondes chrono, ça sent le mauvais scénario de film porno série Z. Sorry, Marquis, vous ne m’eûtes point émoustillée (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu).

Pour terminer, quoi de mieux que LE premier roman policier, du moins, celui qui passe pour être le premier et dont Agatha Christie et Conan Doyle se sont inspirés pour les leurs ? Ce fut donc de ma PAL Noire que je sortis enfin « L’affaire Lerouge » d’Émile Gaboriau (ICI). Pfff, comment dire, ce fut laborieux comme roman !

Bien que le meurtre ait eu lieu de suite, il y a souvent des diatribes au niveau des pensées des personnages qui deviennent souvent lourdes. Ok, je sais qu’elles sont importantes parce qu’elles mettent tout en place, je sais que le juge ne pouvait pas expliquer en deux lignes le pourquoi du comment le nom du vicomte Albert de Commarin lui rappelait de mauvais souvenirs, mais bon, trop is te veel ! Tiens, petit aparté : Sherlock Holmes détestait Lecoq, le personnage de Gaboriau. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 & Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur).

Bilan livresque d’Août : 9 livres + relecture de 3 bédés (9 livres pour les Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore &  « Destination PAL » chez Lili Galipette)

  1. Ténèbres prenez-moi la main : Lehane (« Thrillers et polars »)
  2. Tabou : C Hill (« Thrillers et polars »)
  3. Ville noire, ville blanche : Price (« Pavé de l’été » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  4. Vivement dimanche ! : Ch Williams (Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  5. Le passager de la pluie : S Japrisot (« Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  6. Par qui la mort arrive : J Hansen (« Thrillers et polars »)
  7. Une journée d’Yvan Denissovitch : Soljenitsyne (« Myself » )
  8. La philosophie dans le boudoir : Sade (« Badinage et libertinage »)
  9. L’affaire Lerouge : É Gaboriau (« Thrillers et polars » / PAL Noire)
  10. Ric Hochet – Tome 19 – Les signes de la peur : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  11. Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  12. Valhardi – Tome 7 – Le mauvais oeil : Jijé (« Thrillers et polars »)

La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux : Marquis de Sade

Titre : La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux

Auteur : Marquis de Sade                                                big_2
Édition : Maxi Poche

Résumé :
Cachez cet auteur que je ne saurais voir. J’ai nommé le marquis de Sade. Grand absent des anthologies scolaires, Sade fut longtemps le paria de la littérature française.

Et pourtant, c’est bien de littérature qu’il s’agit et d’éducation qui plus est.

« La Philosophie dans le boudoir », chef-d’œuvre du divin marquis, est le plus ambitieux des manifestes du libertinage jamais écrit. Avec Sade, l’acte accompagne toujours la théorie et il est plaisant de voir son Dolmancé, mâle incroyablement membré dans la pleine possession de ses moyens, éduquer la jeune Eugénie, 15 ans à peine, aux acrobaties du corps et à la gymnastique de l’esprit.

Confiée aux mains de Mme de Saint-Ange et de Dolmancé, Eugénie, élève douée, progresse très vite dans le domaine du plaisir.

« Nous placerons dans cette jolie petite tête tous les principes du libertinage le plus effréné, nous l’embraserons de nos feux, nous l’alimenterons de notre philosophie », annonce Mme de Saint-Ange.

Au terme de 300 pages voluptueuses, la jeune fille ignorante sera devenue experte et aguerrie en philosophie du plaisir.

« La Philosophie dans le boudoir » n’est pas un classique de l’érotisme, c’est le livre fondateur, la Bible du plaisir qui pourrait faire passer le Kama Sutra pour une simple fiche technique.

Critique : 
Que dire de ce livre si ce n’est que les protagonistes feraient mieux de parler moins et de s’envoyer en l’air plus !

Ben oui, durant les moments de « pause » entre deux sodomies ou autre pénétrations en « al », les protagonistes pérorent sur Dieu, la politique, la morale et autres sujets qui m’ont fait bailler d’ennui tant ces messieurs étaient sûr de détenir la Vérité Absolue.  La diatribe sur la non-existence de Dieu est à mourir d’ennui !

Désolée, mais durant les phases réfractaires de chouchou, je n’aurais pas du tout envie de l’entendre me parler de politique ou de religion ! Surtout que Sade y va quand même fort dans sa philosophie qui tient plus de celle « du comptoir » que d’ailleurs.

Oh pardon… Pour ceux qui aurait une cul-ture zéro,  » La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux », c’est l’histoire de la journée d’éducation sexuelle et de débauche de la jeune Eugénie, 15 ans au compteur, que madame de Saint-Ange et son frère incestueux vont initier a toutes les facettes du sexe par tous les orifices.

C’est « la journée de la luxure », le tout aidé d’un sodomite qui cause beaucoup trop : Dolmancé.  Plus un syphilitique, mais en fin de roman.

En deux mots : ça éduque la gamine, ça baise tous ensemble ou séparé, ça cause et ensuite, ça refornique par tous les trous qui existent.

Les scènes de sexe ? C’est de la resucée : un « sandwich » entre trois hommes, de l’inceste frère-soeur, de la sodomie en veux-tu-en-voilà, du « décalotage » et suçage en tout genre. Rien de neuf sous le soleil, si ce n’est la perversion de certaines histoires où Dolmancé parle d’un homme qui a des rapports sexuels avec sa fille, lui fait un enfant, le dépucelle aussi, etc… Sade voulait choquer, il l’a fait.

Par contre, peu de descriptions dans les scènes de sexe. Certes, pour l’époque, ça a dû choquer la ménagère de moins de 50 ans, mais maintenant, bof. J’ai lu des fan-fics cochonnes bien plus détaillées dans leur scène hot que celles du roman du Marquis !

Ce que je reproche d’autre au livre ? Les dialogues qui sont souvent à se taper la tête au mur tant ils peuvent être bêtes, parfois.

Pire, lors de la fameuse scène de couture (ceux qui ont lu comprendront, les autres, imaginez), la mère – qui est censée avoir très mal vu l’endroit où on la coud – ne hurle pas très fort sa douleur, c’est limite si on n’a pas l’impression d’une mauvaise actrice qui veut en faire trop : « Tu me déchires, scélérate ! Que je rougis de t’avoir donné l’être ! ».

Heu, on est en train de lui suturer un certain endroit… Ça ne m’a même pas collé de frissons de dégoût tant cela ne faisait « pas vrai », ses récriminations de douleur.

Sans parler que les dialogues sont présentés comme dans une pièce de théâtre, et là, ça ne passait pas, malgré la vaseline.

De plus, une gamine de 15 ans qui se fait débaucher l’arrière-train sans arrières-pensées, comme si on lui expliquait la cuisine, demandant qu’on la débauche fissa… Là, je tique un peu en raison du fait qu’elle devient une grosse cochonne en deux secondes chrono.

N’ayant jamais vu un vit de sa vie (vit = pénis), elle se fait prendre par derrière comme d’autre vont prendre un verre, criant même qu’on la lui fourre profond. Hop, ça glisse comme chez une vielle péripatéticienne. Pas très réaliste.

Les personnages sont parfois à tuer, surtout Dolmancé, qui, à force de crier « je décharge, je décharge », m’a pompé l’air !

Je termine « No shocking » par le livre, ayant juste ressenti de l’ennui profond, mais très profond !

Marquis, tu aurais pu détailler plus tes scènes au lieu de nous faire toujours le même scénario sexuel !

Lu dans le cadre du challenge « Badinage et libertinage » organisé par Minou et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 18 : Enquête dans le passé      big_3-5

Scénariste : A-P Duchâteau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1974) 

Résumé :
Ric Hochet est appelé en renfort à Arestat par le Commissaire Bourdon pour prêter main forte à son homologue le commissaire Berger qui enquête sur la disparition d’un de ses amis, le brigadier Sauval.

L’évocation de ce nom ramène Richard, le père de Ric, 35 ans en arrière, au temps où celui-ci cherchait à élucider une affaire de meurtre commis en ce même lieu par Donnet l’assistant d’un scientifique sur deux membres de la famille opulente des Rambaud.

Sauval est retrouvé mort assassiné d’une flèche en plein cœur. De plus, Martin Rambaud, le dernier survivant des trois frères, affirme avoir été contacté téléphoniquement par un individu ayant la même voix que Donnet.

Tous ces faits troublants semblent avoir un lien direct avec ceux qui se sont déroulés dans le passé. Ric va mener l’enquête.

Critique :
La première fois que j’avais ouvert cet album, j’avais été stupéfiée de me trouver face à un Ric Hochet dont le visage n’était pas tout à fait celui de d’habitude (le même que les premiers dessins de Tibet, en fait) et qui avait l’air d’avoir franchi les couloirs du temps pour un retour vers le passé…

En effet, sa voiture ressemblait à une voiture de collection, ses vêtements dataient d’une époque révolue et tout le monde avait l’air d’avoir pris la DeLorean du Dr Emmett Brown pour faire un tour dans une époque antérieure aux années 70, frusques assorties !

Étonnée, j’avais poursuivi ma lecture et l’enquête de Ric Hochet sur la mort mystérieuse d’un notable de la petite ville d’Arestat…

Petit passage sur la place du village où j’entrevis l’affiche du film « Le schpountz » avec Fernadel. Les yeux ébahis, je m’étais demandée si c’était moi ou l’auteur qui avait bu… Diantre, on se serait cru fin des années 30 !

Le coupable du crime démasqué, il finissait par se jeter du haut des falaises et Ric Hochet, après avoir failli mourir lui aussi, s’en retournait dans le soleil couchant. Pour peu, il aurait pu chanter « I’m poor lonesome detective ».

Page suivante, même paysage que la première image de l’album à quelques différences près : la Porsche jaune de Ric et, à côté de lui… Richard, son père !

Bon sang, mais c’était… bien sûr ! *Illumination*

La particularité de ce 18ème tome est qu’il regroupe en fait deux enquêtes dans une même histoire, chacune se déroulant à une époque différente : l’enquête de Richard, 35 ans plus tôt et celle de son fils, Ric, ensuite.

Une nouvelle vague d’assassinat a eu lieu à Arestat et Ric et son papounet vont assister le commissaire Bourdon et le commissaire local, Berger. Assister ? Hum, c’est plutôt le duel des enquêteurs Hochet sous le regard du commissaire Bourdon qui sera vite largué.

Même lieu, mêmes protagonistes, donc, mais tout le monde a pris 35 balais au compteur et ils sont tout étonnés de voir que l’enquêteur de leurs jeunes années n’a pas vieilli. Normal, le fils ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa !

Le père et la fils ont déjà compris que le crime le plus récent trouvait son origine dans l’enquête qui s’était déroulée dans le passé et qui s’était soldée par la noyade du coupable, un attardé mental. Est-il de retour ? Aurait-il survécu à la chute et à la noyade ?

Ici, pas de capillotractage, on est face à une intrigue policière calculée au millimètre près et de très bonne facture (ce qui est loin d’être le cas pour la majeure partie d’entre elles).

Le lecteur est ballotté de fausses pistes en cul-de-sac et au final, on se dit qu’en coffrant tout le monde, on résoudrait sans doute l’affaire… Mes soupçons s’étaient portés sur tous les protagonistes de l’histoire. Exceptés Bourdon et les Hochet, père et fils.

Par contre, le scientifique Keller, le braconnier Pecquet, le touriste Marshall et tout le reste de la clique font parti du lot « hautement suspects ».

C’est Ric qui, muni de tous les indices, assemblera les pièces du puzzle et finalisera l’enquête avec une jolie ruse des plus rusée !

Aux dessins, Tibet nous déploie son talent : ses décors et ses personnages qui évoluent sur deux époques distinctes sont tout simplement réussis.

D’ailleurs, comme un certain Goscinny, il se paye le luxe de prêter les traits de Bernard Blier au Commissaire Berger pour une copie plus que conforme.

« Enquête dans le passé » est de la toute grande enquête policière racontée et mise en scène avec brio ! Des comme ça, j’en aurais aimé plus.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

The versatile blogger award : Shocking ! J’ai été taguée !

Ooh, mais que vois-je ? Liliba a laissé un trace sur mon blog, la petite coquine ! Elle m’a taguée ! Nondidjû !

Alors, voyons voir le mode d’emploi de ce truc afin de ne pas faire de conneries… Que dois-je faire ?

 

  1. Tout d’abord, célébrer l’initiative en arborant fièrement les couleurs du logo des VBA en haut d’un post dédié : C’est fait !
  2. Puis, remercier chaleureusement la bloggeuse/le blogger truculent qui vous aime et le fait savoir : Lui dire merci ??? Non, mais, allo quoi ? Elle fait des tags sur mon mur et je dois lui dire « merci » ? Comme si je n’avais que ça à faire avec mes billets en retard, mon bilan mensuel, les devoirs que je dois rendre à Metaphore et Lili Galipette pour le challenge des PAL qui fondent !
  3. Lister 7 points sur vous : Seulement 7… mouais, ça peut aller… et je lui pardonne parce que le chiffre « 7 » est mon préféré. Seven m’avait donné des frissons et puis, l’étage du ciel qui m’intéresse le plus, c’est le septième.
  4. Nominer 15 autres blogueurs méritants : Naan, là, je passe mon tour ! Je réponds aux tags mais je ne passe pas la boulette chaude aux autres, sauf s’ils me supplient de leur envoyer le tag, ce que je ferai bien volontiers si certains se sentent abandonné dans la blogo.
  5. Les prévenir que nous avons exprimé tout notre amour à leur attention par un petit message. Pas de basse vengeance comme l’a fait Liliba… mhouhahahaha

Mes 7 points… grimpez doucement jusqu’au septième *voix suave*

  1. Je suis une aficionado des romans policiers… un flic ou un enquêteur, un cadavre dans le placard, un gros calibre en main, je ne me sens plus.
  2. Avant, j’avais un faible pour le chocolat, j’en aurais bien recouvert monsieur entièrement pour le lécher ensuite. Maintenant ? Non. Ce n’est pas que je n’aie plus envie de couvrir monsieur de substance collante et sucrée afin de tout relècher, non, mais le chocolat n’est plus ce qu’il était depuis qu’ils foutent dedans autre chose comme substance pour économiser sur le beurre de cacao.
  3. Mes mains sont souvent occupées à faire quelque chose… Comme mon esprit, jamais au repos, toujours en éveil.
  4. J’aime les hommes qui portent l’uniforme… attention, pas les grosses bedaines, mais les mecs sveltes et en uniforme, ça me fait pétiller les yeux. L’arme dressée devant eux – bien que je sois pacifiste – j’aime admirer ça. Le lever des couleurs, le drapeau qui monte… Chacun son fantasme !
  5. Ma bibliothèque est énooooorme ! M’en fiche, j’adore la contempler, la regarder s’agrandir, voir qu’elle monte toujours plus haut (jusqu’au jour où tout s’effondrera).
  6. Je pratique l’équitation, ma jument ayant la chance de ne pas souvent travailler et de ne sortir que pour des balades. La chevauchée fantastique, c’est par ici !
  7. J’aime farniente et ne rien faire… le repos du guerrier, après la dure semaine de labeur, ça fait du bien.

 

Par qui la mort arrive : Joseph Hansen

Titre : Par qui la mort arrive                                     big_3-5

Auteur : Joseph Hansen
Édition : Payot et Rivages (1986)

Résumé :
Rick Wendell, copropriétaire d’un bar gay, a été assassiné. Debout, à côté de son cadavre, se tenait Larry Johns, prostitué occasionnel.

Pour tous, l’affaire paraît claire. Mais pas pour Dave Brandstetter, enquêteur des assurances, qui trouve que Larry fait un coupable un peu trop idéal.

Pendant un concours pour l’élection de «Mr Marvelous», Dave découvre la vérité, et que l’amour, qu’il soit hétéro ou homo, peut engendrer la jalousie, la haine et le désespoir, et qu’il y a toujours quelqu’un qui souhaite votre mort.

Critique : 
Que voilà donc un roman joyeux ! Oh zut, je voulais dire « gay » ! Pourquoi ? Parce que l’enquêteur principal, Dave Brandstetter, est homo, comme la victime, Rick Wendell et l’accusé, Larry Johns, prostitué à ses heures perdues (il n’y a pas de sot métier, en ces temps de crise, pensez-y, messieurs !).

Dès le départ, nous suivons Dave Brandstetter, enquêteur pour les assurances, dans sa quête de la vérité; à savoir si Rick Wendell, copropriétaire d’un bar gay, a bien été assassiné par Larry Johns, le jeune homme qui se tenait nu à côté de son cadavre, en train d’essuyer les empreintes sur le révolver.

Cela lui titille les cellules grises, à l’ami Dave (qui n’a rien à voir avec le  chanteur du même nom) : le Larry fait un coupable un peu trop idéal.

Rick aurait pu se suicider et dans ce cas là, l’assurance qui l’emploie ne devra pas verser la prime d’assurance de 25.000 $.

Personnage sympathique et tenace, Dave n’a rien d’un imbécile et passe son temps à interroger tout les protagonistes de l’affaire, et je peux vous dire que des coupables potentiels, il y en a en-veux-tu-en-voilà ! Les seuls que je n’ai pas soupçonné, ce sont les trois chiens de Tom Owen, c’est vous dire…

Le style de Hansen est assez déroutant au départ. Je m’explique : la profusion de personnages fait perdre un peu les pédales au lecteur dans la première partie. L’auteur ne s’embarrasse pas toujours à vous décrire ses personnages, mais par contre, la tortue qui mâchouille sa laitue fanée, oui.

Pourtant, ce roman de 240 pages à été bouffé en peu de temps, parce qu’une fois passé le début et les interrogatoires menés par Dave (à croire que les flics n’ont rien foutu), la suite s’emballe !

Si tout le monde avait un motif pour le meurtre de Rick, ils furent tous soupçonnés et mis devant leurs faits et gestes. Là, j’ai été baladée par l’auteur qui s’est bien joué de moi en me faisant croire que le coupable était sous mon nez. Erreur !

Le final est assez dingue : on se trouve au concours pour l’élection de «Mr Marvelous» (des mecs qui défilent à poil) et là, je râlais de ne pas avoir d’images. Si les membres masculins de Babelio pouvait remédier à cela en m’envoyant leurs photos en tenue d’Adam, merci. *fin du message personnel*

Bluffée ! J’ai adoré ce petit roman au style si étrange et dont les diverses implications – qui semblaient n’avoir aucun rapport entre elles – s’imbriquent l’une dans l’autre.

Conclusion : les homos sont des amoureux comme les autres, ils connaissent les mêmes soucis que les hétéros : jalousie, tromperie, haine tenace, amour fou, folie digne d’une midinette,… Je le savais déjà mais sait-on jamais, Frigide pourrait me lire !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

18. Challenge « Il était une fois dans l’Ouest »

Quoi ? Oui, encore un ! Pas ma faute, j’aime les six coups, la poudre, les duels, Blondin, les chevaux, les bandits et les cow-boy. Et si tu discutes, pied-tendre, je te logerai tellement de plomb dans le corps que le croque-mort aura du mal à soulever ton corps !

Où se déroule le marquage de petits veaux ? Dans l’Arieste Corral.

Hé, on pourra dire « Il était une fois dans l’Arieste »…

On déguste au saloon jusqu’au 1er septembre 2014 ! À cheval !

Le passager de la pluie : Sébastien Japrisot

Passager de la pluie - Japrisot

Titre : Le passager de la pluie                            big_4

Auteur : Sébastien Japrisot
Édition : Gallimard (1998) /Folio Policier

Résumé :
Une petite station balnéaire en automne. Une jeune femme sage, au bonheur sage, mariée à un navigateur aérien : Mellie.

Un soir de pluie, toute sa vie bascule : le passager d’un autocar qui n’amène plus personne la surprend chez elle, l’attache sur son lit, la violente. Ce qui se passe ensuite, au cours de cette nuit de cauchemar, Mellie seule le sait et ceux qui liront ce livre.

Mais, le lendemain même, arrive au village un Américain mystérieux, qui la traque, aussi tranquille et dangereux qu’un félin : Harry Dobbs.

Entre eux commence un face-à-face qui va durer quatre jours, intense et sans merci, un duel où toutes les tricheries sont permises, où tous les coups font mal. A tout moment, l’un ou l’autre pourrait gagner. L’inquiétant M. Dobbs est malin et il a beaucoup d’atouts.

POLAR - Passager de la pluieCritique :
Charles Bronson donnant la réplique à Marlène Jobert… Le film « Le passager de la pluie » (1970), je l’avais vu il y a longtemps, une fois où il était passé à la télévision et c’était mon père qui m’avait conseillé de le regarder avec lui. Dernièrement, je suis tombée sur le livre et j’ai décidé de le lire.

Le livre est pareil au film, le scénario étant de Japrisot, l’auteur du livre.

Le déroulement du roman est pareil aussi à un épisode du lieutenant Columbo puisque nous connaissons le nom du coupable : Mélie… malgré tout, le livre est prenant parce qu’il y a un détail important dont le lecteur n’est pas au courant et qui fait monter la tension… De plus, on ne sait pas comment Mélie va s’en sortir et si elle va s’en sortir.

Mélie (Marlène Jobert) est la jeune épouse de Tony, pilote de l’aviation civile, souvent absent. Leur maison est à l’écart de la ville, en bord de mer.

Un soir, Mélie est agressée chez elle et violée par un inconnu. Elle le tue et elle se débarrasse du corps en le jetant d’une falaise. Ni vu, ni connu.

Le lendemain surgit un personnage mystérieux : Harry Dobbs (Bronson), un américain, qui s’introduit lui aussi dans la maison de Mélie et s’intéresse de très près à l’affaire dont il semble tout savoir ou presque.

Véritable harceleur envers Mélie, il lui pose des tas de questions qu’elle ne comprend pas, jouant avec elle comme un chat avec une souris puisqu’il connaît une partie des réponses.  Mais sait-il tout ou joue-t-il au bluff ?

S’engage alors une rude partie entre Mélie et Dobbs, parfois brutale, parfois plus tendre.

Partie tendre quand il la surnomme « Love Love » comme noté sur son tablier; brutale quand il la menace d’un Luger…

Cette « partie de poker » où Mélie ne voulait pas jouer devient un face-à-face où aucun des deux ne peut baisser la garde, un mano à mano dont l’enjeu demeure inconnu, un duel où les coups bas sont permis.

Et durant tout ce temps, la police enquête, elle aussi, et Mélie commence à avoir la sueur qui lui coule le long de l’échine dorsale, le lecteur aussi.

Le seul inconvénient du livre est d’être écrit comme un scénario de film et donc, d’avoir les noms des protagonistes devant chacun de leurs dialogues, comme dans une pièce de théâtre. J’ai eu un peu de mal au départ, et puis, mes yeux ont gommé les noms et les dialogues incisifs se sont succédé sans aucun problème.

Bien que l’on sache que Mélie a tué le dingue qui l’avait violée, le tout est de savoir ce que Dobbs sait vraiment, comment il va la coincer, et s’il va la coincer, aussi !

Un retournement de situation à la fin met le lecteur sur les genoux, comme Mélie.

L’écriture est incisive, les dialogues super, les personnages énigmatiques, on ne sait pas tout sur eux, mais ils nous sont sympathiques, surtout Mélie et Harry Dobbs.

J’ai aimé la manière dont Mélie a réglé son problème, sa manière de tenir sa langue, ses blessures d’enfance et le caractère brutal de Dobbs (Bronson allait bien dans le rôle), sa manière d’enquêter et d’arriver devant elle en sachant toutes les réponses, ou presque.

Le roman est court mais il est bon ! Et comme je ne me souvenais plus de tous les détails du film, j’ai eu droit à la surprise du chef avec le petit coup bas… Excellent !

Livre particpant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1) dfb37-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpgCHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Vivement dimanche ! : Charles Williams

Vivement dimanche - Williams

Titre : Vivement dimanche !                                        big_4-5

Auteur : Charles Williams
Édition :
Folio Policier

Résumé :
Propriétaire d’une grosse agence immobilière, John Duke Warren est marié avec Frances, qui dirige une boutique de mode mitoyenne avec le magasin d’articles de sports de Dan Robert.

Un matin, on retrouve celui-ci mort au marais Crossman, dans un des affût utilisé pour la chasse aux canards.

Une voix charitable téléphone alors à Warren pour lui révéler que sa femme a assassiné Robert dont elle était la maîtresse. La correspondante mystérieuse précise que Frances a égaré son briquet chez la victime.

Peu après, l’agent immobilier retrouve sa femme et une violente dispute éclate, interrompue par l’arrivée d’un policier qui demande à Warren de se rendre au commissariat.

Celui-ci, en rentrant chez lui une heure plus tard, découvre le cadavre de son épouse.

POLAR - Vivement dimanche - FilmCritique : 
« Vivement dimanche ! » n’a rien à voir avec l’émission dominicale de Michel « Bonsoir, merci » Druker. D’ailleurs, en traduisant le roman, il  aurait été plus judicieux de traduire à la lettre le titre original « The long saturday night » qui symbolise mieux la looongue nuit du samedi que Duke Warren va passer.

John Duke Warren, agent immobilier, avait tout pour être heureux : une agence qui marche bien, une charmante épouse et le droit d’appartenir au Club des Chasseurs de Canards (8 membres, seulement).

Or, peu après qu’il ait été tirer quelques coups sur des canards innocents, on retrouve le sieur Roberts – un autre membre – la tête emportée par un coup de fusil tiré à bout portant.

Suicide ? Impossible, il tirait avec du calibre n°6 et les plombs que les flics ont extrait de sa tête sont de calibre n°4…

Les canards n’étant pas armés, les soupçons ont pesé légèrement sur Duke (prénom prédestiné) mais il sort libre du commissariat.

Ensuite, les choses vont s’emballer :

  • Un appel anonyme qu’il reçoit et qui accuse sa femme d’avoir tué Roberts car on a retrouvé son briquet chez lui;
  • Duke qui commence à douter de son épouse (qui est en voyage) et qui n’était déjà plus à l’hotêl quand elle lui avait téléphoné ce matin (alors qu’elle lui certifiait qu’elle était encore dans son lit);
  • De l’argent qu’elle a dépensé, mais où et pourquoi autant ?
  • Sa femme qui rentre en avance : ils se disputent;
  • Le policier vient le rechercher parce que le shérif veut lui reposer des questions suite à un appel anonyme qu’il a reçu lui aussi;
  • À son retour, quand il monte dans la chambre, il découvre sa femme morte… Et pas de mort naturelle : sa tête est défoncée !

Duke aurait pu appeler les flics, mais non, c’est trop tard, il a raté le coche !

Le voici en cavale pour trouver le fin mot de cette histoire. Mais il n’est pas seul, il pourra compter sur une personne qui le croit innocent…

« Amusant », voilà ce que je pourrais dire de ce livre car le pauvre Duke n’est pas au bout de ses peines ! Ce ne sera pas facile d’arriver à démêler cet écheveau afin de prouver son innocence.

Amusant, mais terriblement intelligent, notre Duke, quand il mène une enquête sur sa femme morte, faisant appel à des détectives privés et mettant au point une technique pour ne pas devenir le choux que la chèvre de shérif dévorerait en une bouchée.

Rusé aussi, parce que se planquer ensuite dans son bureau, fallait avoir les couilles de le faire ! Duke les a eues.

182 pages sans temps mort, mené tambour battant, une enquête à suivre en même temps que notre agent immobilier, reconvertit en Sherlock Holmes le temps d’une nuit d’un samedi long comme un jour sans pain !

Personnage que l’on apprécie, Duke n’est peut-être pas le meilleur détective, mais il fait ce qu’il faut pour y arriver.

Mention « Napoléonienne » à son aide qui se comportera comme un renard plus que rusé !

L’écriture est simple, mais pas simpliste, Charles Williams nous a concocté un agréable polar qui se lit tout seul tant il est savoureux, nous réservant quelques surprises de son cru.

Sans oublier les nombreux traits d’humour…

— Mais… mais pourquoi l’avez-vous giflé ?
— Ma foi, c’était un peu ridicule, à vrai dire, mais sur le moment ça m’a paru le moyen le plus simple de l’obliger à sortir sa main de mon soutien-gorge.
— Vous ne voulez pas dire… pas Georges ?
— Je vous assure qu’il a des mains.
— Eh bien ! Bon Dieu ! Ah ! le vieux cochon ! L’hypocrite ! C’est donc la raison de votre démission ?
— Oui. Pas à ce moment là, mais plus tard.

Ou encore :

— Vous a-t-elle dit pourquoi je suis allée la voir ?
— Elle a dit que vous aviez essayé de la violer.
— C’est tout ?
— Elle a sans doute estimé que ça suffisait. Vous avez fait irruption dans sa chambre à trois heures du matin et vous vous êtes mis à lui arracher ses vêtements. Si vous cherchiez seulement à obtenir sa recette de ragoût de veau, vous l’auriez dit.

(Non, ce n’est pas l’audition de DSK, mais le shérif Scanlon qui interroge Duke Warren sur son interrogation musclée qu’il a eue avec une protagoniste de l’affaire).

François Truffaut a réalisé un film sur le livre en 1983, avec Fanny Ardent et Jean-Louis Trintignant dans les rôles phares. L’action ne se déroule pas aux États-Unis dans le film.

Livre particpant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1) 624b5-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpgCHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Ville noire, ville blanche : Richard Price

Titre : Ville noire, ville blanche                               big_4

Auteur : Richard Price
Édition:  10-18 (2009)

Résumé :
Une jeune femme blanche, en état de choc, se réfugie aux urgences d’un hôpital. Un inspecteur qui l’interroge relève très vite dans son récit et son comportement des contradictions…

Roman choc entre deux communautés – la noire et la blanche, dans une banlieue new-yorkaise -, ce livre n’est qu’en apparence un thriller et révèle une ampleur sociale et psychologique d’une intensité impressionnante.

Critique : 
620 pages pour 48h… 48h réparties sur 620 pages. Y’a pas à dire, on aura pas le temps d’aller faire pipi. Enfin, moi j’ai eu le temps parce que ça m’a pris un certain temps pour en venir à bout…

Écrit en tout petit, imprimé très haut jusque très bas de la page, et une histoire qui prend son temps de se développer : j’ai failli lâcher prise mais je me suis retenue et j’ai continué la lecture parce qu’intéressée par ce qui pouvait bien se passer dans ces pages.

Après un speech sur l’assassinat de deux habitants d’un quartier chaud dans la banlieue de New-York surnommé « Darktown », une femme Blanche arrive aux urgences après avoir traversé à pied le quartier noir. Elle est blessée aux mains et ne veux rien dire.

C’est Big Daddy (Lorenzo Council), le flic noir, qui prendra sa déposition. Lui, c’est le pilier de la cité, l’icône, celui qui peut parler aux dealers, celui que l’on écoute et que l’on respecte.

Par bribes, Brenda lui explique qu’elle s’est faite car-jacker sa voiture par un Noir et que le voleur l’a trainée à terre, ce qui explique ses mains en sang.

Dès le départ, il a compris que Brenda cache quelque chose. Qu’est-ce qu’une Blanche est venue foutre dans un quartier Noir ? Dans cette ruelle où trainent des dealers ? Pourquoi traverser la ville pour venir dans cet hôpital ? Pourquoi… ? Il y en aura des tonnes, de « pourquoi » !

Brenda et l’inspecteur Lorenzo… Ces deux là ne vont plus se quitter ! Non, pas de « chabadabada », mais en raison du caractère explosif que l’affaire va déclencher : en effet, Brenda avoue – trois heures après – que son gamin était dans la voiture !

Une Blanche, agressée par un Noir et son fils enlevé… il n’en faut pas plus pour faire chauffer les esprits des gens en ces chaleurs de l’été. Et puis, certains grognent parce qu’ils savent qu’on aurait pas fait tout ça si le gosse avait été Noir…

On n’arrête pas le spectacle pour un seul singe.
— Ben, quelquefois si. Tout dépend du singe, de la couleur de son poil.

Ce roman ne va pas vite, il prend le temps de faire monter la température entre les deux communautés : les Blancs et les Noirs. Une communauté qui vit dans les beaux quartiers et l’autre pas…

Entre les flics du quartier de Gannon qui investissent le quartier Noir d’Armstrong – le bien nommé « Darktown » – pour retrouver le fils de Brenda, sœur d’un flic Blanc, les journalistes, les arrestations arbitraires, les coups, les insultes, le ton monte et l’ambiance du livre devient plombée.

Si la sueur coule dans le dos des protagonistes, elle coule aussi dans la nuque du lecteur qui « sent » venir le bordel à plein-nez.

On ne peut pas dire non plus que Brenda aide l’inspecteur Lorenzo « Big Daddy » Council dans son enquête. Tout est dit par bribes, elle se renferme comme une huître, colle ses écouteurs sur les oreilles, se comporte bizarrement et pendant ce temps, la haine raciale monte comme la température dans un four allumé.

À un moment donné, on se rend compte qu’on a posé ses fesses sur un baril de poudre et qu’une flamme se rapproche dangereusement de la mèche. Les Noirs sont mécontents, ils savent que si le gosse avait été noir, jamais on aurait déployé de moyens pour le retrouver ! Les flics Blancs ont dépassé les bornes et tout le monde sait que « les bornes ont des limites » !

Vaut mieux pas se trouver dans les parages lorsque ça explosera… Et l’inspecteur Lorenzo aura fort à faire pour essayer que sa cité garde son sang-froid. L’émeute et le bain de sang sont proches et plus les minutes passent, plus ça chauffe !

Et Brenda, dit-elle toute la vérité ? Quels secrets leur cache-t-elle ? Pourquoi est-elle aussi capricieuse ? Pourquoi ne fait-elle pas plus pour retrouver son fils ?

620 pages oppressantes, noires, sombres, dures, longues. La haine monte lentement mais sûrement, les vieilles rancœurs entre les deux communautés ressortent, l’huile est sur le feu, le lait aussi et l’auteur nous décrit cette poudrière de manière magistrale.

Les personnages sont légion, certains tordus, d’autre bizarre, bref, chacun a son caractère.

Un roman à lire lorsqu’on a du temps devant soi, afin de le lire sur quelques jours et pas sur deux semaines comme moi.

Livre adapté au cinéma « La couleur du crime » en 2005 avec Samuel L. Jackson dans le rôle.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et le « Pavé de l’été » chez Sur Mes Brizées et le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)624b5-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpgCHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Valhardi – Tome 7 – Le mauvais oeil : Jijé

Titre : Valhardi – Tome 7 – Le mauvais œil                      big_2-5

Scénariste : Philip
Dessinateur : Jijé
Édition : Dupuis (1983) 

Résumé :
Valhardi et Gègène sont entraînés dans une histoire d’espionnage où un taxidermiste est impliqué dans le trafic.

Critique :
Jean Valhardi, c’est un héros de bédé qui a eu beaucoup de papas… Voyons un peu ce qui est arrivé comme évolution à cet agent d’assurance qui, par la suite, deviendra un aventurier pur et dur…

Alors, « Les Aventures de Jean Valhardi », c’est une série de bande dessinée franco-belge créé en 1941 dans le n°40/41 du journal Spirou par Jean Doisy (au scénario) et le célèbre Jijé au dessin.

Le dessin sera repris par la suite par Eddy Paape, puis par René Follet, alors qu’au scénario vont ce succéder Eddy Paape, Yvan Delporte, Jean-Michel Charlier, Philip, André-Paul Duchâteau et Jacques Stoquart. Ouf !

Jean Valhardi, c’est un enquêteur en assurances, donc. Prototype des héros de bande dessinée qui ne connaissent pas la peur, qui sont beaux, blonds et forts. Ils se sortent de tous les mauvais pas et leur taux de réussite d’affaire est de 100%.

Durant les années « Jean-Michel Charlier », son faire-valoir sera Arsène, un type de forte corpulence, pas musclé et fanfaron, tout le contraire du héros.

Dans cette aventure où se mêle l’espionnage, Valhardi est en compagnie de Gégène, un jeune extravagant roux qui, de statut de faire-valoir à ses débuts, passera à celui de vedette à part entière de la série. Gégène, c’est la touche humour et drague.

Jijé est au dessin (et j’aime les dessins de Jijé) et le scénariste n’est autre que son frère, Philip.

Le scénario est bateau, si je puis dire (on ira sur les quais de la Seine, les bandits étant sur un voilier et on traversera même la Manche), avec une enquête tournée vers l’espionnage et le transfert mystérieux de données par un moyen que Valhardi n’a pas encore découvert.

Aventure plaisante, elle se lit vite, pas de temps mort, des rebondissements, de l’humour. Quoiqu’il se passe, les héros arrivent toujours à foutre en l’air une organisation criminelle bien rodée, bien huilée et, à eux tout seul, ils résolvent toutes les affaires. Tout est bien qui fini bien…

Bon, nous sommes dans la bédé et tout n’est pas toujours réaliste…

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)