Bilan Livresque : Août 2013

9 livres… Huumm, pas terrible mon bilan du mois d’août… La faute à un gros pavé qui m’a pris du temps à lire. 840 pages qui m’ont pris deux semaines, et, résultat, un bilan en demi-teinte. Si, en demi-teinte parce que je comptais lire beaucoup plus !

Hé oui, je participe pour le dernier mois aux  Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore et à « Destination PAL » chez Lili Galipette !

Malgré tout, j’ai fait de belles lectures, avec, tout d’abord, « Ténèbres prenez-moi la main » de Dennis Lehane (ICI). SUPER ! Super noir, aussi. Et un titre de plus pour le challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 !

Lecture chiante avec « Tabou » de Casey Hill (ICI) qui est proche, dans ces cent premières pages, du style littéraire de Harlequin… Limite si je ne l’ai pas envoyé en l’air, ce livre dont je vous conseille de passer votre chemin (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

« Ville noire, ville blanche » de Richard Price (ICI). Le voilà le gros pavé qui m’a empêché de lire plus tant il était gros et long à lire en raison de petits caractères et d’un développement assez long à se mettre en place aussi. Malgré tout, il est à découvrir pour la manière dont l’auteur décrit la montée de la haine raciale (Challenges Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées,Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Après 15 jours de lecture pavesque, il me fallait du light et j’ai sorti deux petits Folio Policier qui m’ont bien agrémentés ma lecture. Tout d’abord, il y a eu « Vivement dimanche ! » de Charles Williams (ICI). Rien à avoir avec l’émission de Druker, mais ce petit polar était une bouffée d’oxygène. Scénario génial, meurtres, accusé innocent et ruse sont au menu de ce roman (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Le second Folio était le scénario du film que Sébastien Japrisot avait écrit : « Le passager de la pluie » (ICI), film avec Richard Bronson et Marlène Jobert. Le film, dans mes lointains souvenirs, était génial. Le livre en est sa copie conforme, sans la moustache de Bronson… Petit bémol dont il faut passer outre : les dialogues présentés comme dans une pièce de théâtre (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel).

Comme j’ai décidé de lire des auteurs russes, mais de commencer par des épaisseurs guère épaisse, j’avais acheté « Une journée d’Yvan Denissovitch » de Soljenitsyne (ICI). Yvan est prisonnier du goulag et le roman est le récit d’une de ses journées, du lever au coucher. Alors qu’il aurait pu facilement tomber dans le pathos ou le récit dur, Soljenitsyne reste sobre dans ses descriptions, pas de sang, pas de tortures. Récit sobre, mais prenant, poignant et merveilleux d’optimisme de la part de Denissovitch (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu.

Polar de chez « Rivages&Payot » ensuite avec « Par qui la mort arrive » de Joseph Hansen (ICI). Un enquêteur qui appartient au milieu des assurances; une mort appartenant au milieu homo et dont il doit s’assurer que ce n’est pas un suicide déguisé en meurtre; un coupable homo dont on ne sait pas à cent pour cent s’il l’est vraiment… vraiment coupable,  homo on en est sûr. Pour la police, ça ne fait aucun doute, sa culpabilité, mais Dave Brandstetter est tenace et bon enquêteur. Il est gay, aussi. Un départ un peu lourd suite aux nombreux personnages, mais ensuite, ça file (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Comme je voulais m’encanailler et remplir mon quota de deux livres pour le Challenge « Badinage et libertinage » de Minou, j’ai lu « La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux » du Marquis de Sade (ICI). Philosophie de comptoir, scènes de sexe qui sentent la resucée, bref, sulfureux à l’époque, encore un tout petit peu à la nôtre, mais la lecture ne m’a pas transcendée. Et la gamine de 15 ans qui devient une grande cochonne en deux secondes chrono, ça sent le mauvais scénario de film porno série Z. Sorry, Marquis, vous ne m’eûtes point émoustillée (Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu).

Pour terminer, quoi de mieux que LE premier roman policier, du moins, celui qui passe pour être le premier et dont Agatha Christie et Conan Doyle se sont inspirés pour les leurs ? Ce fut donc de ma PAL Noire que je sortis enfin « L’affaire Lerouge » d’Émile Gaboriau (ICI). Pfff, comment dire, ce fut laborieux comme roman !

Bien que le meurtre ait eu lieu de suite, il y a souvent des diatribes au niveau des pensées des personnages qui deviennent souvent lourdes. Ok, je sais qu’elles sont importantes parce qu’elles mettent tout en place, je sais que le juge ne pouvait pas expliquer en deux lignes le pourquoi du comment le nom du vicomte Albert de Commarin lui rappelait de mauvais souvenirs, mais bon, trop is te veel ! Tiens, petit aparté : Sherlock Holmes détestait Lecoq, le personnage de Gaboriau. (Challenge « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 & Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur).

Bilan livresque d’Août : 9 livres + relecture de 3 bédés (9 livres pour les Challenges « Faire fondre sa PAL » chez Metaphore &  « Destination PAL » chez Lili Galipette)

  1. Ténèbres prenez-moi la main : Lehane (« Thrillers et polars »)
  2. Tabou : C Hill (« Thrillers et polars »)
  3. Ville noire, ville blanche : Price (« Pavé de l’été » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  4. Vivement dimanche ! : Ch Williams (Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  5. Le passager de la pluie : S Japrisot (« Thrillers et polars » et « La littérature fait son cinéma – 3ème année »)
  6. Par qui la mort arrive : J Hansen (« Thrillers et polars »)
  7. Une journée d’Yvan Denissovitch : Soljenitsyne (« Myself » )
  8. La philosophie dans le boudoir : Sade (« Badinage et libertinage »)
  9. L’affaire Lerouge : É Gaboriau (« Thrillers et polars » / PAL Noire)
  10. Ric Hochet – Tome 19 – Les signes de la peur : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  11. Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet (« Thrillers et polars »)
  12. Valhardi – Tome 7 – Le mauvais oeil : Jijé (« Thrillers et polars »)

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La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux : Marquis de Sade

Titre : La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux

Auteur : Marquis de Sade                                                big_2
Édition : Maxi Poche

Résumé :
Cachez cet auteur que je ne saurais voir. J’ai nommé le marquis de Sade. Grand absent des anthologies scolaires, Sade fut longtemps le paria de la littérature française.

Et pourtant, c’est bien de littérature qu’il s’agit et d’éducation qui plus est.

« La Philosophie dans le boudoir », chef-d’œuvre du divin marquis, est le plus ambitieux des manifestes du libertinage jamais écrit. Avec Sade, l’acte accompagne toujours la théorie et il est plaisant de voir son Dolmancé, mâle incroyablement membré dans la pleine possession de ses moyens, éduquer la jeune Eugénie, 15 ans à peine, aux acrobaties du corps et à la gymnastique de l’esprit.

Confiée aux mains de Mme de Saint-Ange et de Dolmancé, Eugénie, élève douée, progresse très vite dans le domaine du plaisir.

« Nous placerons dans cette jolie petite tête tous les principes du libertinage le plus effréné, nous l’embraserons de nos feux, nous l’alimenterons de notre philosophie », annonce Mme de Saint-Ange.

Au terme de 300 pages voluptueuses, la jeune fille ignorante sera devenue experte et aguerrie en philosophie du plaisir.

« La Philosophie dans le boudoir » n’est pas un classique de l’érotisme, c’est le livre fondateur, la Bible du plaisir qui pourrait faire passer le Kama Sutra pour une simple fiche technique.

Critique : 
Que dire de ce livre si ce n’est que les protagonistes feraient mieux de parler moins et de s’envoyer en l’air plus !

Ben oui, durant les moments de « pause » entre deux sodomies ou autre pénétrations en « al », les protagonistes pérorent sur Dieu, la politique, la morale et autres sujets qui m’ont fait bailler d’ennui tant ces messieurs étaient sûr de détenir la Vérité Absolue.  La diatribe sur la non-existence de Dieu est à mourir d’ennui !

Désolée, mais durant les phases réfractaires de chouchou, je n’aurais pas du tout envie de l’entendre me parler de politique ou de religion ! Surtout que Sade y va quand même fort dans sa philosophie qui tient plus de celle « du comptoir » que d’ailleurs.

Oh pardon… Pour ceux qui aurait une cul-ture zéro,  » La philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux », c’est l’histoire de la journée d’éducation sexuelle et de débauche de la jeune Eugénie, 15 ans au compteur, que madame de Saint-Ange et son frère incestueux vont initier a toutes les facettes du sexe par tous les orifices.

C’est « la journée de la luxure », le tout aidé d’un sodomite qui cause beaucoup trop : Dolmancé.  Plus un syphilitique, mais en fin de roman.

En deux mots : ça éduque la gamine, ça baise tous ensemble ou séparé, ça cause et ensuite, ça refornique par tous les trous qui existent.

Les scènes de sexe ? C’est de la resucée : un « sandwich » entre trois hommes, de l’inceste frère-soeur, de la sodomie en veux-tu-en-voilà, du « décalotage » et suçage en tout genre. Rien de neuf sous le soleil, si ce n’est la perversion de certaines histoires où Dolmancé parle d’un homme qui a des rapports sexuels avec sa fille, lui fait un enfant, le dépucelle aussi, etc… Sade voulait choquer, il l’a fait.

Par contre, peu de descriptions dans les scènes de sexe. Certes, pour l’époque, ça a dû choquer la ménagère de moins de 50 ans, mais maintenant, bof. J’ai lu des fan-fics cochonnes bien plus détaillées dans leur scène hot que celles du roman du Marquis !

Ce que je reproche d’autre au livre ? Les dialogues qui sont souvent à se taper la tête au mur tant ils peuvent être bêtes, parfois.

Pire, lors de la fameuse scène de couture (ceux qui ont lu comprendront, les autres, imaginez), la mère – qui est censée avoir très mal vu l’endroit où on la coud – ne hurle pas très fort sa douleur, c’est limite si on n’a pas l’impression d’une mauvaise actrice qui veut en faire trop : « Tu me déchires, scélérate ! Que je rougis de t’avoir donné l’être ! ».

Heu, on est en train de lui suturer un certain endroit… Ça ne m’a même pas collé de frissons de dégoût tant cela ne faisait « pas vrai », ses récriminations de douleur.

Sans parler que les dialogues sont présentés comme dans une pièce de théâtre, et là, ça ne passait pas, malgré la vaseline.

De plus, une gamine de 15 ans qui se fait débaucher l’arrière-train sans arrières-pensées, comme si on lui expliquait la cuisine, demandant qu’on la débauche fissa… Là, je tique un peu en raison du fait qu’elle devient une grosse cochonne en deux secondes chrono.

N’ayant jamais vu un vit de sa vie (vit = pénis), elle se fait prendre par derrière comme d’autre vont prendre un verre, criant même qu’on la lui fourre profond. Hop, ça glisse comme chez une vielle péripatéticienne. Pas très réaliste.

Les personnages sont parfois à tuer, surtout Dolmancé, qui, à force de crier « je décharge, je décharge », m’a pompé l’air !

Je termine « No shocking » par le livre, ayant juste ressenti de l’ennui profond, mais très profond !

Marquis, tu aurais pu détailler plus tes scènes au lieu de nous faire toujours le même scénario sexuel !

Lu dans le cadre du challenge « Badinage et libertinage » organisé par Minou et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

CHALLENGE - DEstination la PAL CHALLENGE - Faire fondre la PAL

Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 18 : Enquête dans le passé      big_3-5

Scénariste : A-P Duchâteau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1974) 

Résumé :
Ric Hochet est appelé en renfort à Arestat par le Commissaire Bourdon pour prêter main forte à son homologue le commissaire Berger qui enquête sur la disparition d’un de ses amis, le brigadier Sauval.

L’évocation de ce nom ramène Richard, le père de Ric, 35 ans en arrière, au temps où celui-ci cherchait à élucider une affaire de meurtre commis en ce même lieu par Donnet l’assistant d’un scientifique sur deux membres de la famille opulente des Rambaud.

Sauval est retrouvé mort assassiné d’une flèche en plein cœur. De plus, Martin Rambaud, le dernier survivant des trois frères, affirme avoir été contacté téléphoniquement par un individu ayant la même voix que Donnet.

Tous ces faits troublants semblent avoir un lien direct avec ceux qui se sont déroulés dans le passé. Ric va mener l’enquête.

Critique :
La première fois que j’avais ouvert cet album, j’avais été stupéfiée de me trouver face à un Ric Hochet dont le visage n’était pas tout à fait celui de d’habitude (le même que les premiers dessins de Tibet, en fait) et qui avait l’air d’avoir franchi les couloirs du temps pour un retour vers le passé…

En effet, sa voiture ressemblait à une voiture de collection, ses vêtements dataient d’une époque révolue et tout le monde avait l’air d’avoir pris la DeLorean du Dr Emmett Brown pour faire un tour dans une époque antérieure aux années 70, frusques assorties !

Étonnée, j’avais poursuivi ma lecture et l’enquête de Ric Hochet sur la mort mystérieuse d’un notable de la petite ville d’Arestat…

Petit passage sur la place du village où j’entrevis l’affiche du film « Le schpountz » avec Fernadel. Les yeux ébahis, je m’étais demandée si c’était moi ou l’auteur qui avait bu… Diantre, on se serait cru fin des années 30 !

Le coupable du crime démasqué, il finissait par se jeter du haut des falaises et Ric Hochet, après avoir failli mourir lui aussi, s’en retournait dans le soleil couchant. Pour peu, il aurait pu chanter « I’m poor lonesome detective ».

Page suivante, même paysage que la première image de l’album à quelques différences près : la Porsche jaune de Ric et, à côté de lui… Richard, son père !

Bon sang, mais c’était… bien sûr ! *Illumination*

La particularité de ce 18ème tome est qu’il regroupe en fait deux enquêtes dans une même histoire, chacune se déroulant à une époque différente : l’enquête de Richard, 35 ans plus tôt et celle de son fils, Ric, ensuite.

Une nouvelle vague d’assassinat a eu lieu à Arestat et Ric et son papounet vont assister le commissaire Bourdon et le commissaire local, Berger. Assister ? Hum, c’est plutôt le duel des enquêteurs Hochet sous le regard du commissaire Bourdon qui sera vite largué.

Même lieu, mêmes protagonistes, donc, mais tout le monde a pris 35 balais au compteur et ils sont tout étonnés de voir que l’enquêteur de leurs jeunes années n’a pas vieilli. Normal, le fils ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa !

Le père et la fils ont déjà compris que le crime le plus récent trouvait son origine dans l’enquête qui s’était déroulée dans le passé et qui s’était soldée par la noyade du coupable, un attardé mental. Est-il de retour ? Aurait-il survécu à la chute et à la noyade ?

Ici, pas de capillotractage, on est face à une intrigue policière calculée au millimètre près et de très bonne facture (ce qui est loin d’être le cas pour la majeure partie d’entre elles).

Le lecteur est ballotté de fausses pistes en cul-de-sac et au final, on se dit qu’en coffrant tout le monde, on résoudrait sans doute l’affaire… Mes soupçons s’étaient portés sur tous les protagonistes de l’histoire. Exceptés Bourdon et les Hochet, père et fils.

Par contre, le scientifique Keller, le braconnier Pecquet, le touriste Marshall et tout le reste de la clique font parti du lot « hautement suspects ».

C’est Ric qui, muni de tous les indices, assemblera les pièces du puzzle et finalisera l’enquête avec une jolie ruse des plus rusée !

Aux dessins, Tibet nous déploie son talent : ses décors et ses personnages qui évoluent sur deux époques distinctes sont tout simplement réussis.

D’ailleurs, comme un certain Goscinny, il se paye le luxe de prêter les traits de Bernard Blier au Commissaire Berger pour une copie plus que conforme.

« Enquête dans le passé » est de la toute grande enquête policière racontée et mise en scène avec brio ! Des comme ça, j’en aurais aimé plus.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

The versatile blogger award : Shocking ! J’ai été taguée !

Ooh, mais que vois-je ? Liliba a laissé un trace sur mon blog, la petite coquine ! Elle m’a taguée ! Nondidjû !

Alors, voyons voir le mode d’emploi de ce truc afin de ne pas faire de conneries… Que dois-je faire ?

 

  1. Tout d’abord, célébrer l’initiative en arborant fièrement les couleurs du logo des VBA en haut d’un post dédié : C’est fait !
  2. Puis, remercier chaleureusement la bloggeuse/le blogger truculent qui vous aime et le fait savoir : Lui dire merci ??? Non, mais, allo quoi ? Elle fait des tags sur mon mur et je dois lui dire « merci » ? Comme si je n’avais que ça à faire avec mes billets en retard, mon bilan mensuel, les devoirs que je dois rendre à Metaphore et Lili Galipette pour le challenge des PAL qui fondent !
  3. Lister 7 points sur vous : Seulement 7… mouais, ça peut aller… et je lui pardonne parce que le chiffre « 7 » est mon préféré. Seven m’avait donné des frissons et puis, l’étage du ciel qui m’intéresse le plus, c’est le septième.
  4. Nominer 15 autres blogueurs méritants : Naan, là, je passe mon tour ! Je réponds aux tags mais je ne passe pas la boulette chaude aux autres, sauf s’ils me supplient de leur envoyer le tag, ce que je ferai bien volontiers si certains se sentent abandonné dans la blogo.
  5. Les prévenir que nous avons exprimé tout notre amour à leur attention par un petit message. Pas de basse vengeance comme l’a fait Liliba… mhouhahahaha

Mes 7 points… grimpez doucement jusqu’au septième *voix suave*

  1. Je suis une aficionado des romans policiers… un flic ou un enquêteur, un cadavre dans le placard, un gros calibre en main, je ne me sens plus.
  2. Avant, j’avais un faible pour le chocolat, j’en aurais bien recouvert monsieur entièrement pour le lécher ensuite. Maintenant ? Non. Ce n’est pas que je n’aie plus envie de couvrir monsieur de substance collante et sucrée afin de tout relècher, non, mais le chocolat n’est plus ce qu’il était depuis qu’ils foutent dedans autre chose comme substance pour économiser sur le beurre de cacao.
  3. Mes mains sont souvent occupées à faire quelque chose… Comme mon esprit, jamais au repos, toujours en éveil.
  4. J’aime les hommes qui portent l’uniforme… attention, pas les grosses bedaines, mais les mecs sveltes et en uniforme, ça me fait pétiller les yeux. L’arme dressée devant eux – bien que je sois pacifiste – j’aime admirer ça. Le lever des couleurs, le drapeau qui monte… Chacun son fantasme !
  5. Ma bibliothèque est énooooorme ! M’en fiche, j’adore la contempler, la regarder s’agrandir, voir qu’elle monte toujours plus haut (jusqu’au jour où tout s’effondrera).
  6. Je pratique l’équitation, ma jument ayant la chance de ne pas souvent travailler et de ne sortir que pour des balades. La chevauchée fantastique, c’est par ici !
  7. J’aime farniente et ne rien faire… le repos du guerrier, après la dure semaine de labeur, ça fait du bien.

 

Par qui la mort arrive : Joseph Hansen

Titre : Par qui la mort arrive                                     big_3-5

Auteur : Joseph Hansen
Édition : Payot et Rivages (1986)

Résumé :
Rick Wendell, copropriétaire d’un bar gay, a été assassiné. Debout, à côté de son cadavre, se tenait Larry Johns, prostitué occasionnel.

Pour tous, l’affaire paraît claire. Mais pas pour Dave Brandstetter, enquêteur des assurances, qui trouve que Larry fait un coupable un peu trop idéal.

Pendant un concours pour l’élection de «Mr Marvelous», Dave découvre la vérité, et que l’amour, qu’il soit hétéro ou homo, peut engendrer la jalousie, la haine et le désespoir, et qu’il y a toujours quelqu’un qui souhaite votre mort.

Critique : 
Que voilà donc un roman joyeux ! Oh zut, je voulais dire « gay » ! Pourquoi ? Parce que l’enquêteur principal, Dave Brandstetter, est homo, comme la victime, Rick Wendell et l’accusé, Larry Johns, prostitué à ses heures perdues (il n’y a pas de sot métier, en ces temps de crise, pensez-y, messieurs !).

Dès le départ, nous suivons Dave Brandstetter, enquêteur pour les assurances, dans sa quête de la vérité; à savoir si Rick Wendell, copropriétaire d’un bar gay, a bien été assassiné par Larry Johns, le jeune homme qui se tenait nu à côté de son cadavre, en train d’essuyer les empreintes sur le révolver.

Cela lui titille les cellules grises, à l’ami Dave (qui n’a rien à voir avec le  chanteur du même nom) : le Larry fait un coupable un peu trop idéal.

Rick aurait pu se suicider et dans ce cas là, l’assurance qui l’emploie ne devra pas verser la prime d’assurance de 25.000 $.

Personnage sympathique et tenace, Dave n’a rien d’un imbécile et passe son temps à interroger tout les protagonistes de l’affaire, et je peux vous dire que des coupables potentiels, il y en a en-veux-tu-en-voilà ! Les seuls que je n’ai pas soupçonné, ce sont les trois chiens de Tom Owen, c’est vous dire…

Le style de Hansen est assez déroutant au départ. Je m’explique : la profusion de personnages fait perdre un peu les pédales au lecteur dans la première partie. L’auteur ne s’embarrasse pas toujours à vous décrire ses personnages, mais par contre, la tortue qui mâchouille sa laitue fanée, oui.

Pourtant, ce roman de 240 pages à été bouffé en peu de temps, parce qu’une fois passé le début et les interrogatoires menés par Dave (à croire que les flics n’ont rien foutu), la suite s’emballe !

Si tout le monde avait un motif pour le meurtre de Rick, ils furent tous soupçonnés et mis devant leurs faits et gestes. Là, j’ai été baladée par l’auteur qui s’est bien joué de moi en me faisant croire que le coupable était sous mon nez. Erreur !

Le final est assez dingue : on se trouve au concours pour l’élection de «Mr Marvelous» (des mecs qui défilent à poil) et là, je râlais de ne pas avoir d’images. Si les membres masculins de Babelio pouvait remédier à cela en m’envoyant leurs photos en tenue d’Adam, merci. *fin du message personnel*

Bluffée ! J’ai adoré ce petit roman au style si étrange et dont les diverses implications – qui semblaient n’avoir aucun rapport entre elles – s’imbriquent l’une dans l’autre.

Conclusion : les homos sont des amoureux comme les autres, ils connaissent les mêmes soucis que les hétéros : jalousie, tromperie, haine tenace, amour fou, folie digne d’une midinette,… Je le savais déjà mais sait-on jamais, Frigide pourrait me lire !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

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