Ric Hochet – Tome 18 – Enquête dans le passé : A-P Duchateau & Tibet

Titre : Ric Hochet – Tome 18 : Enquête dans le passé      big_3-5

Scénariste : A-P Duchâteau
Dessinateur : Tibet
Édition : Le Lombard (1974) 

Résumé :
Ric Hochet est appelé en renfort à Arestat par le Commissaire Bourdon pour prêter main forte à son homologue le commissaire Berger qui enquête sur la disparition d’un de ses amis, le brigadier Sauval.

L’évocation de ce nom ramène Richard, le père de Ric, 35 ans en arrière, au temps où celui-ci cherchait à élucider une affaire de meurtre commis en ce même lieu par Donnet l’assistant d’un scientifique sur deux membres de la famille opulente des Rambaud.

Sauval est retrouvé mort assassiné d’une flèche en plein cœur. De plus, Martin Rambaud, le dernier survivant des trois frères, affirme avoir été contacté téléphoniquement par un individu ayant la même voix que Donnet.

Tous ces faits troublants semblent avoir un lien direct avec ceux qui se sont déroulés dans le passé. Ric va mener l’enquête.

Critique :
La première fois que j’avais ouvert cet album, j’avais été stupéfiée de me trouver face à un Ric Hochet dont le visage n’était pas tout à fait celui de d’habitude (le même que les premiers dessins de Tibet, en fait) et qui avait l’air d’avoir franchi les couloirs du temps pour un retour vers le passé…

En effet, sa voiture ressemblait à une voiture de collection, ses vêtements dataient d’une époque révolue et tout le monde avait l’air d’avoir pris la DeLorean du Dr Emmett Brown pour faire un tour dans une époque antérieure aux années 70, frusques assorties !

Étonnée, j’avais poursuivi ma lecture et l’enquête de Ric Hochet sur la mort mystérieuse d’un notable de la petite ville d’Arestat…

Petit passage sur la place du village où j’entrevis l’affiche du film « Le schpountz » avec Fernadel. Les yeux ébahis, je m’étais demandée si c’était moi ou l’auteur qui avait bu… Diantre, on se serait cru fin des années 30 !

Le coupable du crime démasqué, il finissait par se jeter du haut des falaises et Ric Hochet, après avoir failli mourir lui aussi, s’en retournait dans le soleil couchant. Pour peu, il aurait pu chanter « I’m poor lonesome detective ».

Page suivante, même paysage que la première image de l’album à quelques différences près : la Porsche jaune de Ric et, à côté de lui… Richard, son père !

Bon sang, mais c’était… bien sûr ! *Illumination*

La particularité de ce 18ème tome est qu’il regroupe en fait deux enquêtes dans une même histoire, chacune se déroulant à une époque différente : l’enquête de Richard, 35 ans plus tôt et celle de son fils, Ric, ensuite.

Une nouvelle vague d’assassinat a eu lieu à Arestat et Ric et son papounet vont assister le commissaire Bourdon et le commissaire local, Berger. Assister ? Hum, c’est plutôt le duel des enquêteurs Hochet sous le regard du commissaire Bourdon qui sera vite largué.

Même lieu, mêmes protagonistes, donc, mais tout le monde a pris 35 balais au compteur et ils sont tout étonnés de voir que l’enquêteur de leurs jeunes années n’a pas vieilli. Normal, le fils ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa !

Le père et la fils ont déjà compris que le crime le plus récent trouvait son origine dans l’enquête qui s’était déroulée dans le passé et qui s’était soldée par la noyade du coupable, un attardé mental. Est-il de retour ? Aurait-il survécu à la chute et à la noyade ?

Ici, pas de capillotractage, on est face à une intrigue policière calculée au millimètre près et de très bonne facture (ce qui est loin d’être le cas pour la majeure partie d’entre elles).

Le lecteur est ballotté de fausses pistes en cul-de-sac et au final, on se dit qu’en coffrant tout le monde, on résoudrait sans doute l’affaire… Mes soupçons s’étaient portés sur tous les protagonistes de l’histoire. Exceptés Bourdon et les Hochet, père et fils.

Par contre, le scientifique Keller, le braconnier Pecquet, le touriste Marshall et tout le reste de la clique font parti du lot « hautement suspects ».

C’est Ric qui, muni de tous les indices, assemblera les pièces du puzzle et finalisera l’enquête avec une jolie ruse des plus rusée !

Aux dessins, Tibet nous déploie son talent : ses décors et ses personnages qui évoluent sur deux époques distinctes sont tout simplement réussis.

D’ailleurs, comme un certain Goscinny, il se paye le luxe de prêter les traits de Bernard Blier au Commissaire Berger pour une copie plus que conforme.

« Enquête dans le passé » est de la toute grande enquête policière racontée et mise en scène avec brio ! Des comme ça, j’en aurais aimé plus.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

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