Oscar Wilde et le jeu de la mort : Gyles Brandreth

Titre : Oscar Wilde et le jeu de la mort               big_3-5

Auteur : Gyles Brandreth
Édition : 10-18 (2009)

Résumé :
Facétieux Oscar Wilde ! Après avoir choqué le monde par ses boutades lors de la première triomphale de L’Eventail de Lady Windermere, le voici qui propose à ses amis une curieuse activité pour les distraire : le jeu de la mort.

Chacun inscrit sur une feuille le nom de la victime de son choix et aux participants de deviner qui veut tuer qui. Mais quand la Mort commence à frapper les victimes potentielles dans l’ordre exact où elles ont été tirées, le drame succède à la comédie.

Flanqué de son fidèle ami Robert Sherard, et assisté par Arthur Conan Doyle et par le peintre Wat Sickert, Wilde mène l’enquête avec plus de zèle que jamais. Car son nom et surtout celui de sa femme figurent sur la liste funèbre…

Critique :
Si mon plus grand vice est de suivre Sherlock Holmes dans ses enquêtes, je n’ai jamais dédaigné suivre les pas d’un autre enquêteur.

Tant que meurtre il y a, l’enquête me comblera. Alors, suivre Oscar Wilde dans une enquête, tout en croisant la route de Conan Doyle et de Bram Stoker… What’else ?

De plus, le quatrième de couverture était alléchant : Oscar Wilde propose à ses amis une curieuse activité pour les distraire : « le jeu de la mort ». Chacun inscrit sur une feuille le nom de la victime de son choix et aux participants de deviner qui veut tuer qui.

Quand la Mort commence à frapper les victimes potentielles dans l’ordre exact où elles ont été tirées, le drame succède à la comédie…

Mon impression ? Cette deuxième enquête s’est avérée plus palpitante que la première (qui était bonne, je précise, mais qui durait plus longtemps dans le temps).

La différence, c’est que dans cette aventure, les morts se succèdent à un rythme effréné ! Mais toutes sont-ils d’origine criminelle ? Meurtres  ou bien morts naturelles ? Accident ? Suicide ? Hasard ? Des morts pour en masquer une seule ?

Toutes les hypothèses sont permises autour de ses morts ou disparitions plus qu’inquiétantes.

Pour l’un deux, j’avais eu de gros soupçons sur un auteur potentiel, mais ne voulant pas me gâcher le plaisir, j’ai fait semblant de rien.

Ensuite, un détail dans une attitude a allumé les feux d’alarme. Malgré tout, je ne voyais pas bien les implications avec tout le reste et je pensais que la solution serait bien plus complexe qu’une tentative de « noyer le poisson ».

« Mais qu’est-ce qui pourrait pousser les lecteurs à avoir envie de découvrir cet auteur ? », me demandez-vous…

Et bien, l’auteur a du talent, un certain talent et un talent certain, même, pour :

1. Ne pas m’avoir ennuyé durant les 460 pages, bien que l’enquête avance à son rythme;

2. Mélanger avec maestria la fiction des crimes avec la réalité de trois auteurs ayant existé (Wilde, Doyle et Stoker), d’un peintre (Wat Sickert qui fut accusé d’être l’Éventreur par certains), sans que l’on ait l’impression que tout cela n’est qu’un roman;

– Vous vous souvenez comment il y a un an ou deux j’ai été poursuivi dans les ruelles de King’s Cross par une horde de prostituées hurlant « Jack l’Éventreur » ? demanda Sickert en époussetant son pantalon du revers de la main.
– Je m’en souviens. Vous m’avez raconté cette histoire.
– Et je ne suis pas Jack l’Éventreur.
– Je sais.
– Tout ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sur la foi de présomptions.
– Je suis tout à fait d’accord, se défendit Oscar. Ce n’est pas ce que j’ai fait, ce que je ferais ou ce que je compte faire, je vous assure.

3. Me faire apprécier Oscar Wilde au-delà de tout. Il est pétillant, énergique, dispensateur de bons mots, fantasque, et excellent enquêteur. Oui, l’auteur l’a étudié et il nous le restitue d’une brillante manière;

4. Glisser des références au canon holmésien, tout n’en mettant pas trop afin d’éviter d’encombrer le néophyte, mais assez pour gâter les holmésiens. Oui, l’auteur connait Holmes aussi et nous donne l’impression que Wilde a soufflé beaucoup de choses à Doyle;

– Quoi qu’il en soit, conclut Conan Doyle en saisissant la théière, le sort de Sherlock Holmes est scellé. Quand le moment sera venu, j’emmènerai mon héros en Suisse et je le précipiterai au bas d’un précipice alpestre. Holmes tirera sa révérence et disparaîtra sans laisser de traces.

******

– Est-il apparu un élément d’importance sur lequel vous souhaiteriez attirer mon attention ?
– Uniquement concernant le curieux incident survenu à Capitain Flint [un perroquet] le matin du jour où il a trouvé la mort, Arthur.
– À ce que j’en sais, le perroquet n’a rien fait de particulier ce matin-là.
Oscar eu un sourire rusé.
– C’est ça le curieux incident.

5. Nous faire croire que tout est plié, que la pièce est jouée, que le rideau vient de tomber sur un sacré coup de théâtre et  nous sortir un lapin de son chapeau afin de nous émerveiller une seconde fois… « PAF », tu l’avais pas vu venir, celle-là, hein, Belette ? Non, j’avoue…

Bref, une lecture des plus agréables, dans une époque qui m’est chère (la victorienne), dans le Londres de Holmes, mais aussi de son père littéraire, du père de Dracula et dans le monde fantastique d’Oscar Wilde.

Un livre que l’on referme avec un sourire de satisfaction en raison du bon moment passé, mais aussi avec une pointe au cœur parce qu’on serait bien restée un peu plus en leur compagnie.

Livre participant aux Challenges « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), « Polar Historique » de Samlor,  « I Love London 2 » de Maggie et Titine,  « Victorien » chez Arieste et  « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

CHALLENGE - victorien-2013 CHALLENGE - Polar historique CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

Publicités

Girl Power tag ! Les femmes savent pourquoi… (Ich bin tagued !)

Asphodèle ne m’a pas loupée ! Après m’avoir fait du pied pour que je participe au challenge « À tous prix » (elle ne sait pas quel loup elle vient de faire rentrer dans le poulailler, elle ! :twisted:), v’là qu’elle me tague !

Enfin, je dirais qu’elle m’a demandé gentiment de répondre aux questions avec le but final de la faire marrer. Moi qui suis une fille sérieuse ! Arrêtez de rire, vous !

1) Raconte-moi ton futur projet, celui qui te tient à cœur et que tu souhaites réaliser dans un avenir assez proche :

Gagner à l’Euro Couillon et devenir multi-supra Milliardaire. Me faire une petite maison dans le Sud, là où c’est calme, et me faire une de ces put**** de bibliothèque de la mort qui tue ! Avec des étagères partout, partout, partout et des livres sur les étagères, bien entendu.

Un écran géant pour regarder mes séries, un fauteuil confortable pour lire et un divan, il me faudrait aussi des serveurs pour m’apporter mon café. La clââââsse ! Bon, il ne reste plus qu’à la remplir…

2) Il ne reste que 5 villes au monde où tu peux vivre : New-York, Londres, Paris, Barcelone et Biarritz. Laquelle choisis-tu ?

LONDRES ! Au 221b, Baker Street, rien de moins.

Et comme mon anarchie pour les règles stupides va remonter à la surface, j’irais de temps en temps à Paris pour acheter des livres dans les bouquineries. Et pour la bouffe, aussi, parce que la cuisine anglaise, c’est un peu :

3) Qu’est-ce qui t’a décidé à ouvrir un blog « déclic » ?

Une sale idée qui me trottait dans la tête et qui tournait et tournait, et dont je savais que je ne parviendrais pas à l’enlever à moins de sauter le pas : mon site est né et puisque je suis une challengeuse invétérée (cocaïnochallengomane), le blog est venu de lui même pour les commentaires. C’est vrai quoi, tout ceux que je connaissais avaient un blog… J’en voulais un moi aussi…

4) Ta meilleure astuce pour faire des économies ? Un bon plan à partager ?

Première règle : Ne pas avoir la connexion Internet !

Deuxième règle : Ne pas s’inscrire sur Babelio.

Troisième règle : Ne pas suivre les bloggeurs/euses.

Quatrième règle : Ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne (ça, c’est pas une blague pour rire, c’est la règle de ma maman et je la respecte toujours !)

5) Ce soir tu dînes quoi ?

Heu, en Belgique, on dîne à midi, le soir, on soupe ! Juste une petite précision.

Je soupe tout simplement… Je ne me charge jamais le soir, sauf si je joue à la grande gourmande… Grrrr ! Alors là, mon estomac est capable d’ingérer beaucoup, bien que depuis que je mange moins, il n’a plus les capacités d’autrefois.

Tout le problème de la femme réside dans ses capitons capiteux (comme le vin) qui emmagasinent comme s’ils étaient encore à l’époque des cavernes. Une fois les 25 ans passés, terminé les galipettes culinaires, on se reprend et on fait gaffe.

Donc, de la modération dans ma gloutonnerie. Une tartine, une tasse de lait, des olives et du pain. Je mange comme les pauvres, le soir !

Sinon, il reste un peu de l’excellente morue au fraises de Lagaffe… Qui en veut ?

 

6) Le produit de beauté miraculeux ?

Oserai-je le dire ? Les tranches de cornichons ! Je les insère dans un dagobert (pas le roi qui mettait sa culotte à l’envers !), coincés entre le jambon, les tomates, la feuille de salade, la sauce cocktail de chez D&L…

Et puis, tous les soirs, je me fais masser la plante des pieds et les épaules par chouchou et il me dit combien je suis la meilleure, la plus belle, la plus grande,… Non, ce n’est pas de la flatterie, c’est juste la vérité !

Bref, massage + sport en chambre ensuite. Beaucoup de sport en chambre… Mais attention, trop de sport, ça irrite. 😉

Du repos, aussi et des heures de rire, c’est anti-rides.

7) Qu’est-ce que le Girl Power pour une fille du XXIème siècle ?

La femme dans le divan et le mec à la vaisselle ! Le mec dans la cuisine, parce que la plupart des grands chefs, se sont des hommes !

Ne nous laissons pas faire, mesdames, luttons contre les « plafonds de verre », instaurons des plafonds en bois, c’est plus agréable pour les yeux. Utilisons nos vieux soutifs pour lancer des ballons d’eau sur les hommes qui passent dans la rue. Luttons et la révolution vaincra.

Moi je dis qu’avec le Girl Power, « Les femmes savent pourquoi »…

 

Là où je traîne mes guêtres… (en cours !)

Une liste non exhaustive des sites et des blogs où je vais traîner.

Les liens sont dans les logos. Mes excuses à ceux ou celles que j’aurais oublié…

SOMMAIRE :

1. Sites pour créer votre biblio
2. Site officiel sur Holmes
3. Les blogs littéraires ou holmésiens
4. Les maisons d’éditions (polars)
5. Polars noirs : quelques liens
6. Vous voulez éditer votre polar ??

 

1. Les sites pour créer votre biblio

Babelio, c’est le site de référence pour mettre en ligne votre bibliothèque (ou pas, vous n’êtes pas obligé de la rendre publique).

C’est le site de référence pour aller lire les dernières critiques sur les nouveautés, les anciennetés, bref, sur les livres.


Booknode : j’aurais pu aller constituer ma biblio chez eux, mais le site de Babelio était plus intéressant, plus attractif. A vous de voir et juger.


Livraddict : un autre site pour mette votre biblio en ligne, votre PAL, votre Wishlist… Pour ma part, je le trouve moins « chouette » que Babelio et plus obscur. Je n’y vais que pour le Forum parce que je participe au Challenge « Sherlock Holmes ».



2. Site officiel sur Holmes

Le site de la SSHF pour tous les passionnés du détective de Baker Street. De nombreuses infos, possibilités de vous insrire et de recevoir, via mails, l’Ironmonger Daily News. Vous saurez tout directement.

Énorme base de données sur les titres canoniques et les apocryphes, les bandes dessinées, les films, les séries,…



3. Les blogs littéraires et holmésiens

Le Ranch Sans Nom : il a la particularité que chaque couvertures de livres se trouvent en compagnie d’un verre ou d’une bouteille de bierre. De plus, ses critiques sont toujours très agréables à lire. Extra !


Sherlock, l’analyse : une analyse poussée de l’étude du détective à travers la série de la BBC.


Le boudoir de Meloë : une holmésienne passionnée, possédant un blog avec ses lectures et un autre, consacré au detective consulting…


Consulting Blogger : l’actualité consacrée à Sherlock Holmes, toujours par Meloë !

Son blog est en construction… Il ouvrira le 1er septembre 2013 et sera consacré intégralement à Sherlock Holmes. Livres, adaptations, holmésiens et holmésologie… Autant de sujets qui seront régulièrement alimentés.


Les voraces : de nombreuses critiques et même l’option « Culture Pourrie » avec des livres dont je ne voudrais même pas pour allumer le feu !! Mais qu’est-ce que c’est drôle.

Oh, il n’y a pas que la Culture pourrie, chez les Culturo-Vorace, allez faire un tour, vous comprendrez. Le ton est frais, humoristique, caustique et agréable.


Sherlock Holmes détective : Un passionné qui a réalisé, tout seul (enfin, avec l’aide de madame, c’est lui qui l’avoue) un site sur Sherlock Holmes. Moins fourni ou complet que celui de la SSHF, mais la différence entre un an d’existence pour lui et des années de navigation dans le canon holmésien pour le site de la SSHF. Un mordu de lecture holmésienne, tout comme moi. Plus de fiches sur les apocryphes que sur mon site.


Science de la déduction : Un site plus consacré à la police scientifique et aux différentes méthodes pour commettre un crime. Norah, que je connais bien, est une passionnée de Sherlock Holmes, toutes catégories confondues. Elle vous parlera des jeux, des films et des séries consacrées au détective. Son site est là dans le but d’aider ceux qui rédigent des fictions policières à ne pas raconter n’importe quoi. Elle n’a pas tout à fait tort…


La Solution à 7% : Elyon nous a consacré un site à la gloire de notre détective privé.


Les Livres de George : J’adore musarder sur son blog, lire ses derniers articles, laisser un commentaire. De plus, je suis en partenariat avec elle et L’Or Des Chambres pour le challenge « Objectif PAL Noire à Zéro ».


Métaphore : Le challenge « Romans Cultes », c’est chez elle que je le fait et je ne le regrette pas. De belles découvertes de livres en perspective. Toujours un plaisir de me balader dans son blog.


Le boudoir de Meloe : une fan de Sherlock Holmes elle aussi et des critiques toujours pertinentes et les discussions avec elle aussi. A noter qu’elle possède aussi un blog en anglais « A Scandal in WordPresss ».


Gruz : Présent sur Babelio tout comme beaucoup d’autres, il nous a fait un blog et ses critiques sont toujours dangereuses à lire : elles font monter ma Wishlist !!

Je ne compte plus les ouvrages ajoutés suite à ses critiques qui me donnaient envie de lire les romans critiqués. Ne pas utiliser sans avis médical ou bancaire…


Bianca lit des livres, des livres ! : Présente aussi sur Babelio, elle a des critiques toujours agréable à lire, qui me donne souvent envie de faire monter ma Wishlist et c’est aussi chez elle que je rempli mon devoir pour le Challenge « Les livres à lire au moins une fois ».


Au Cœur de mes Lectures et mes Rêveries : C’est toujours un plaisir d’aller faire un tour chez Arieste. C’est chez elle que je rempli le challenge « Victorien » et mes billets m’ont valu de pouvoir nommer un palier du challenge, celui des « plus de 40 billets » et j’ai choisi « Irene Adler » !


Les lectures d’Asphodèle, et les humeurs… : Aaah, Asphodèle ! Une visiteuse régulière de mon blog, de mon côté, je ne rate pas ses publications sur ses livres. Ses lectures ne rentrent pas souvent dans les miennes, ce qui fait que le plaisir que je prends en lisant ses critique, et bien mon portefeuille n’en pâtit pas.


Samlor : C’est chez lui que je participe au Challenge « Polar Historique ». Chez lui, il y en a pour tous les goûts de lecture !


Près de la plume… au coin du feu : voici où je posterai mes fiches critiques pour le Challenge « Myself » qui concernera mes auteurs russes.

Voilà ce qu’elle nous dit au sujet de son blog : « Petit blog principalement littéraire. Ce que je lis au fur et à mesure, les lectures qui m’ont marquée autrefois, les plumes qui me touchent le plus, les mots qui me parlent, tout ce qui concerne les livres et mon amour pour eux. Mais aussi, parfois, les musiques que j’écoute, les films, pièces de théâtre, concerts, expositions, etc … que je croise ».


Plaisirs à cultiver : Une des deux organisatrices du Challenge « I Love London«  (Maggie). Sa PAL est aussi longue que la mienne…


Liliba : Je l’avais oublié dans cette partie de mon site. Bon, elle se trouvait en bonne place dans les menus, ouf. Liliba, c’est l’organisatrice du Challenge « Thrillers et polars » sur lequel je suis assez active. Normal, j’en lis beaucoup. Allez faire un tour chez elle, l’ambiance est chaleureuse !


Black Novel : Ce blog a pour unique but de faire partager ses critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Des nouveautés, des éditions moins connues, des livres numériques,… Dangereusement addictif !


Passion Polar – Chez « La petite souris » : Le petit mulot vous parle aussi de ses dernières lectures… Méfiez-vous, il est terriblement addictif lui aussi et vous donne furieusement envie d’ajouter des livres !

En principe, il devrait être catalogué dans les blogs à éviter sous peine de voir sa PAL monter, monter… Un pousse au crime littéraire et j’adore.


Du bruit dans les oreilles, de la poussière dans les yeux.overblog.com : Vous me direz que si vous avez du bruit plein les oreilles et de la poussière dans les yeux, vous ne risquez pas d’entendre ou de voir quoique ce soit.  Tant mieux parce que ce monsieur à tendance à vous donner une furieuse envie de découvrir les livres qu’il nous chronique avec brio. Avec qui ?


Le noir émoi… : Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j’ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au cœur de mes noirs émois …


Liligalipette : « des galipettes entre les lignes »… Grande Organisatrice du Challenge « Totem », présente sur Babelio, ses critiques sont toujours un plaisir à lire.


1001 livres (Mille et un Classiques) : C’est une des organisatrices (Maggie) du Challenge « I Love London » et ses lectures sont plus classiques que les miennes… Cela ne m’empêche pas d’aller traîner mes guêtres du côté de chez elle.


Minou : Une blogueuse qui organise un Challenge nommé « Badinage et Libertinage » est une blogueuse avec laquelle il faut compter ! Vive le libertinage, donc !


Pol’Art Noir : Tout sur le Polar Noir, Noir de chez Noir. Le polar comme je l’aime, sans addition de saccharose, sans nuage de lait, tellement sombre qu’on n’y voit goutte. Noir, comme le café.

Pour les mordus du genre, voici le lien vers leur page des liens. Attention, c’est que du sombre !


Je vais aussi faire un tour sur ces sites :

1. Le Noir dans tous ses états
2. NoSFere
3. Polardeuse : les échos du monde du polar
4. POLAR NOIR
5. Bibliopoche.com



4. Les maisons d’éditions

Vous cherchez un titre particulier chez tel ou tel éditeurs ? Voici la liste (non exhaustive) des maisons d’éditions spécialisées dans les Polars.

Volontairement, je n’ai pas indiqué « Presse Pocket », « Le Livre de Poche » et ces toutes grosses machines de production de livres…

Ici, je privilégie les plus petites, les moins connues et la chouchoute des polardeurs (amateur de polars – néologisme) : Rivage Noirs !

1. Éditions Payot & Rivages – Collection RIVAGES/Noir
2. Éditions Payot & Rivages – Collection RIVAGES/THRILLERS
3. Sonatine Éditions – THRILLERS/POLICIERS
4. Perry Mason Classic Presses de la Cité
5. Bragelonne : pour la Fantasy !
6. Éditions Gallmeister : pour des polars inattendus, sortant des sentiers battus
7. Éditions Jigal : pour sortir des sentiers battus et découvrir d’autres auteurs
8. Folio Policier : parce qu’ils en ont des très bons !
9. Éditions Points Policier : idem
10. Éditions Métailié



Les purs et durs…


A l’Ombre du Polar
Trois amateurs de romans noirs, collectionneurs et fouineurs invétérés.


Action-Suspense
Claude Le Nocher lance son blog sur la toile (chroniques, interviews). Attrapez-le…


actu-du-noir
Jean-Marc Laherrère, ex-chroniqueur chez Mauvais Genres, vient de lancer son blog sur la toile. Il y décortique avec pertinence une couleur qui nous est chère.


Alibis
La revue pour tout savoir du polar canadien, francophone ou anglophone


Association 813
Tout amateur de polar qui se respecte se doit d’en être.


Black Zone
Pour ceux que le noir ne rebute pas? sous toutes ses formes : littérature, cinéma?


Calibre 47
Enfin… Claude Mesplède a son site officiel ! Une mine à construire et à explorer…


Geopolar
Une approche originale, passionnée et géographique du polar. Unsite à visiter !..


Hard Boiled
Site d’un passionné travailleur. Actualité du polar, historique, critiques et chroniques.


Hard-Boiled Dicks
L’intégrale de la revue. Vingt-deux aventures de  »durs à cuire » par Roger Martin.


K-Libre
Le polar au sens large… Toute l’actualité de la littérature policière et du roman noir, par Julien Védrenne et consorts.


L’Ours Polar
Revue consacrée au polar, à son actualité, aux auteurs. Critiques, chroniques cinéma.


Le Cercle Noir
Une équipe de chercheurs de talents menée, entre autres, par Bernard Bec


Le Journal d’un Traducteur
Emmanuel Pailler est traducteur (notamment pour Rivages). Il commente son travail…


Le Rayon du Polar
Luis Alfredo est lui-même auteur de romans et de nouvelles. Des envies de lectures?


Le Roman Policier Français
Site dédié au roman policier francophone du Xxème siècle.


Le Vent Sombre
Philippe Cottet se penche avec brio sur les personnages récurrents…


Mauvais Genres, Rade de Brest
Petite soeur du défunt « Mauvais Genres », mais celle-là est bien vivante. Le même amour.


Moisson Noire
Un nouveau blog polardeux en devenir…


Mystère Jazz
Chroniques et interviews sur les thèmes du polar et du jazz, par Paul Maugendre


Noir comme Polar
Site d’actualité du polar englobant livres, bandes dessinées, DVD. Design très soigné.


Polar au Féminin
Site consacré aux auteures du polar international. Entrées par thème.


Polar de Femme
Chroniques, critiques et échanges autour du roman policier  »féminin ».


Polar Noir
Polar Noir, le seul, le vrai. Du polar, mais du noir, rien que du noir, par E. Borges.


Polarmag
Enorme base de données sur le polar, un bel outil de recherche…


Polars Addict
Comme son nom l’indique… Un nouveau venu dans la galaxie noire du web.


Polars Pourpres
Une initiative à encourager que cette base de données du polar. Une affaire à suivre.


Sang d’Encre
Le blog de Raymond Pédoussaut, lecteur assidu de la planète polar et nouveau venu sur la toile.


SDM Inc.
Site canadien francophone qui présente un énorme référencement : 13 000 titres.


Dans la nébuleuse…


Auteurs du Nord
Le site de Franck Thilliez et de ses romans. Une véritable mine de renseignements.


Black Dahlia
Tout savoir sur Elisabeth Short et l’affaire du Dahlia Noir chère à James Ellroy.


Corsicapolar
Le polar vu de l’Île de Beauté. Mais pas seulement…


Du Noir dans les Veines
Après l’aventure Au Bord du Noir, Baptiste Madamour reprend du service. En solo…


Grands Détectives
Comme son nom l’indique : une approche métier…


La Noir’Rôde
La fameuse vache. Une association pour la promotion du polar.


Le Blog des Polars et Romans Policiers
Blog polardeux d’un passionné. Actualités et critiques.


Les Polars Gessiens
Découvrez les enquêtes de l’inspecteur Puppa? Des nouvelles, des énigmes?


Noires de Pau
Association dont le but affirmé est la promotion de la nouvelle de couleur noire?


Passage Jean-François Vilar
Comme son nom l’indique… Blog consacré à l’auteur Jean-François Vilar.


Polar dans un Coffre à Jouets
Parodie de polar dans le monde du jouets. Une curiosité…


Rdvdupolar
Nouveau venu sur la toile (2012) qui combine chroniques de lecture et interview  »sonores »…


Rue des Boulets
Mauvais Genres n’est plus mais Bernard Strainchamps reprend du service?


Sang pour Sang – POLAR
Association organisant le concours de nouvelles du même nom.


Tueurs en Série
Le site d’Emily Tibbatts, une véritable mine d’informations sur ce sujet.


Zinc Editions
Une approche  »graphique » du polar avec quelques produits  »inédits ».

Il y a aussi :

Les lectures de l’Oncle Paul : http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/

ABC Polar : http://abcpolar.over-blog.com/

Rayon Polar : http://www.rayonpolar.com/

Les Gridouillis, de Gridou : http://lesgridouillis.over-blog.com/

Unwalkers (Holden & Co) : http://www.unwalkers.com/

Les Lyvres de Yv : http://lyvres.over-blog.com/

Fondu au Noir 44 : http://fonduaunoir44.blogspot.fr/

Hannibal Le Lecteur : http://hanniballelecteur.over-blog.com/

Polars Noir et Blanc, de Richard : http://lecturederichard.over-blog.com/

Le blog d’Yspaddaden : http://yspaddaden.com/

Un polar, de Jacques Tessier : http://www.un-polar.com/

Association 813 : http://blog813.over-blog.com/

One more blog in the ghetto : http://chroniqueskurtziennes.wordpress.com/

Encore du Noir, de Yan : http://www.encoredunoir.com/

Nuages et vent, de Dominique P : http://nuagesetvent.over-blog.com/

L’Oiseau-Lyre, de Lystig : http://loiseaulyre.canalblog.com/

Bédé Polar, de Frédéric Prilleux : http://bedepolar.blogspot.fr/

Calibre 47, de Claude Mesplède : http://claudemesplede.com/

CorsicaPolar : http://www.corsicapolar.eu/

Mazel – son blog 2013 : http://mazel-pandore.blogspot.fr/

Moeurs Noires, de J.Jukal : http://moeurs.noir.over-blog.com/

Pol’Art noir : http://www.polarnoir.fr/

Le concierge masqué : http://www.concierge-masque.com/

Les polars de Marine : http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/

DJ Duclock : http://duclock.blogspot.fr/ 

Planète Polar – Philippe Lemaire : http://planete-polars.blog.leparisien.fr/

Les lectures de Blugeon : http://blugeon.blogspot.fr/

Toulouse Polars du Sud : http://www.toulouse-polars-du-sud.com/

Les amis de San-Antonio : http://lesamisdesan-antonio.blogspot.fr/

Noirs desseins : http://noirsdesseins.com/

Territoire Polar : http://romanpolicier.blogspot.fr/

Polar hardboiled : http://polar-hardboiled.info/

Les polars de Mika : http://les-polars-de-mika.blogspot.fr/

Les polars de Velda : http://leblogdupolar.blogspot.fr/

Terre du Noir : http://terredunoir.blogspot.fr/

Calibre 35 (auteurs) : http://www.calibre35.fr/

Le Noir émoi – Carine : http://lenoiremoi.overblog.com/

Le Noir dans tous ses états : http://lenoir62.canalblog.com/

Sang d’Encre Polars : http://ray-pedoussaut.fr/

Zone Livre policier et fantastique : http://www.zonelivre.fr/blog/

Blue Moon : http://blue-moon.fr/

Passion Romans : http://passion-romans.over-blog.com/

Du bruit: http://dubruitdanslesoreilles-delapoussieredanslesyeux.overblog.com/

Foumette : http://lesfrissonsdefoumette.over-blog.com/

Elena Piacentini (auteur) : http://www.carrieres-noires.com/wordpress/

Nadine Monfils (auteur) : http://www.nadinemonfils.com/

Lalie Waker (auteur) : http://www.laliewalker.com/NEW/

Emmanuelle Petit (auteur) : http://emmanuellepetitfr.wordpress.com/

Jérôme Leroy : http://feusurlequartiergeneral.blogspot.fr/

Serge Quadruppani : http://quadruppani.blogspot.fr/

Jean-Jacques Reboux : http://jeanjacquesreboux.blogspot.fr/

Hervé Sard (auteur) : http://hervesard.blogspot.fr/

Nicolas Jaillet (auteur) : http://nicolasjaillet.over-blog.com/

Olivier Kourilsky (auteur) : http://www.olivierkourilsky.fr/

Marc Villard (auteur) : http://www.marcvillard.net/

Marin Ledun (auteur) : http://www.pourpres.net/marin/

Éric Maneval (auteur) : http://ericmaneval.wordpress.com/

Jean-Marc Demetz (auteur) : http://jeanmarcdemetz.canalblog.com/

Bye-bye, bayou ! : Charles Williams

Titre : Bye-bye, bayou !                                        big_3-5

Auteur : Charles Williams
Édition : Gallimard (1964)

Résumé :
Jack Marshall mène la vie tranquille d’un policier de province. Une femme jolie et dépensière, un boulot stable, un salaire minable que quelques pots-de-vin rendent décent, et du temps pour aller pêcher dans le bayou, une sorte de lac entre étang et fleuve.

Oui, les choses iraient plutôt bien pour lui si, au fond de ce bayou, Jack n’était tombé sur une sirène blonde qui lui tourne la tête, et dont le mari violent et alcoolique, lui, est bien réel.

La sirène a un nom, Doris. Elle se montre d’abord farouche, puis finit par se laisser séduire. Autant dire que ce jour-là, Jack aurait mieux fait de se casser les deux jambes, car ce coup de foudre va déclencher une véritable tornade.

Petit plus : Charles Williams réussit le superbe portrait d’un homme à la personnalité ambiguë. Les difficultés de la vie, sa faiblesse de caractère transforment ce brave type en ciminel.

Ce qui ne nous empêche pas, et là est la force de Williams, de lui conserver toute notre sympathie.

Critique : 
Si la femme de Jack Marshall avait été moins dépensière, rien de tout cela ne serait arrivé ! Oui, je vous le dis.

Jack Marshall, flic de province, menait une petite vie tranquille. Boulot de flic pèpère, pots-de-vin récoltés chez les mères maquerelles du coin pour son shérif de chef, une épouse chiante,… Rien de transcendantal, me direz-vous.

Et cela aurait pu « rester, continuer, durer » si sa bourgeoise n’avait pas fréquenté des amies riches et voulu mener grand train, comme elles. D’ailleurs, si sa rombière n’avait pas insisté pour partir avec ses pétasses de copines à la mer, rien de tout ceci ne serait arrivé !

Hélas… Madame s’en va donc à la mer avec les derniers billets verts et Jack, dépité qu’à cause d’elle son compte en banque soit proche du niveau zéro (malgré les pots-de-vin qu’il chaparde à son chef), décide de prendre quatre jours de congé et d’en profiter pour aller pêcher dans le bayou (une sorte de lac, entre un étang et fleuve).

Tout aurait été pour le mieux, dans le meilleur des monde, si, au fond de ce bayou, Jack n’était pas tombé sur une sirène blonde qui lui a fait tourner la tête. Une sirène qui vit au fond du bayou avec un mari alcoolo et violent.

Doris… Un peu farouche, la sirène, au départ. Et Jack devient accro à elle sans même l’avoir touchée.

Revenu en ville, son esprit est tournée vers cette femme mystérieuse, à tel point que, bien que le shérif soit dans la merde avec un pasteur qui l’accuse de toucher du fric des tenancières de bordels et des gérants de tripots, malgré la menace d’un procès de la police devant le Grand Jury, Jack n’est là que de corps mais pas d’esprit.

C’est décidé, puisque sa pétasse prolonge son séjour à la mer, il va retourner quelques jours plus tard dans le bayou !

Ce jour-là, il aurait mieux fait de se casser les deux jambes, car son coup de foudre va déclencher une véritable tornade dans sa vie, et pas la tornade qu’il aurait espéré.

Il fallait le talent de Williams pour nous raconter cette histoire rocambolesque, mais plausible; pour nous donner de tels retournements de situation; pour manier un peu l’humour avec le tragique; pour insérer des tas de petites choses de la vie de la ville dans son récit; pour nous faire apprécier le personnage de Jack et pour nous planter le couteau si joliment à la fin, après des rebondissements remplis de suspense. Un vrai p’tit polar noir.

Dialogues au poil, scénario sans temps mort, suspense, pas trop d’humour parce que pas nécessaire, style d’écriture sans fioriture mais pas « plat » non plus, un personnage principal – Jack – qui a de la matière grise dans la tête et qui possédait un plan de bataille mitonné aux petits oignons !

Mais on oublie toujours un petit détail ! N’est-ce pas, Jack ?

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

20. Challenge « XIXe siècle »

CHALLENGE - XIXè siècle

Oui, mon cher Yvan, un de plus… J’avoue, je suis plus que droguée de Challenges… Là, je sens que je vais devoir entrer en cure de désintox de toute urgence !

Qui est la vile tentatrice ? C’est Netherfieldpark…. Et si je fais ce challenge, c’est parce qu’il est presque le même que le « Victorien » de Arieste. Donc, pas de travail supplémentaire si ce n’est double post.

Alors, qu’est-ce qu’on va lire ?

Le but du jeu est très simple : il s’agit de lire des livres écrits au XIXe siècle ou postérieurs mais s’inspirant de cette période. Les films, séries, comptes rendus d’exposition (etc.) sont aussi acceptés.

Ce challenge durera 1 an jusqu’au dimanche 14 septembre 2014. Il pourra être reconduit si l’enthousiasme est au rendez-vous.

Pas de liste, je suivrai mes envies, surtout que j’ai déjà bien rempli le challenge Victorien d’Arieste ! Le récapitulatif et les liens vers les livres lus seront postés ici.

19. Challenge « À tous prix » chez Asphodèle

Non, non, non et non ! Là, je suis innocente… Mon intention première n’était pas de participer à ce challenge, loin de là, mais cette diablesse d’Asphodèle a su me prendre par les sentiments et vu que je suis faible… Et bien, me voici dans ce challenge où je pensais que je n’avais rien à faire…

Ben oui, je ne suis pas une amatrice de livres primés, moi, je les fuis, même.

Hors, v’la ti pas qu’en fouillant un peu dans ma pile de livres, j’ai découvert que je possédais entre autre des  « Prix des lecteurs Quai du polar »,  un « Prix du meilleur roman francophone au Festival du Polar de Cognac », un « Prix Goncourt », un « Prix Clé de verre », un « Trophée 813 du meilleur roman en 1986 », un « Prix Ancres Noires »,…

Oh, j’ai tout ça, moi ? Et que des polars, en plus ! Tiens, encore un… Qu’est-ce qu’il est noté ? Ah, « Prix cassé », intéressant… Et là ? Un « Prix Réduit », de mieux en mieux ! Tiens, un « Prix Sacrifié » et un « Deux pour le Prix d’un »…

Si avec tout ça je n’arrive pas à présenter quelques fiches pour le challenge qu’Asphodèle reprend, ben, je ne m’appelle plus « Cannibal Lecteur » !

Par contre, je pourrais la jouer vache sadique comme je l’ai fait en juin pour le « Mois Anglais » auquel Titine m’avait inscrite d’office, à l’insu de mon plein gré : 34 fiches pour les 30 jours du mois anglais… La pauvre en a été dégoutée.

Le Loup dans la Smala : E. Richard Johnson

Titre : Le Loup dans la Smala

Auteur : E. Richard Johnson
Édition : Gallimard (1972)

Résumé :
Son nom est Jericho Jones, mais on l’appelle Judas. Tueur au service de la Mafia, il travaille en solo. A peine sorti de taule, il est convoqué par Candoli, le chef Mafioso de Chicago.

Le vieux, à l’agonie, l’envoie régler quelques comptes à Kansas City et surtout y chercher son fils qui rue un peu trop dans les brancards.

Dès le début, Judas comprend que son contrat sent mauvais et se heurte à un mur de silence. Mais à coups de titine, on peut toujours causer.

Critique : 
Avant toute chose, ceux qui n’apprécieraient pas cette critique recevront la visite de Jericho Jones, tueur au service de la Mafia… Que cela soit bien clair entre vous et moi !

Jericho Jones, dit « Judas » est  un tueur à gages, travaillant en solo et offrant ses services à tous, Mafia ou pas. Sauf si vous voulez faire flinguer votre belle-mère ! Là, il déclinera le contrat. Dommage, hein ?

L’ami Jericho est un peu rouillé suite au 5 ans qu’il vient de passer à l’ombre pour un meurtre. Non, ce n’était pas un « contrat », les flics ne connaissent même pas sa profession particulière ! La raison, il nous l’expliquera plus tard.

À peine sorti de taule, avant même d’avoir pu manger un steak et d’avoir pu se taper une prostituée, on vient le chercher parce que Candoli, parrain de la Mafia de Chicago a besoin de ses services : son fils, qu’il avait envoyé mettre un peu d’ordre à Kansas City, n’a plus donné signe de vie.

La mission de Jericho, s’il l’accepte ? (peut pas refuser) Savoir ce qu’il est arrivé à l’unique héritier du parrain mourant de Chicago et s’il est mort, apprendre qui lui a remplacé son extrait de naissance par un avis de décès et lui régler son compte. Avec la Mafia, on ne rigole pas…

– Tu veux dire qu’il refuse de payer Bicek ?
– À ce qu’il paraît. S’il continue comme ça, je donne pas cher de sa peau. Des leggings en ciment qu’il aura, oui, quand il plongera dans le fleuve !

Notre tueur accepte surtout parce qu’il voudrait en profiter pour savoir ce qu’il est arrivé à son ami cambrioleur, Blanky Shaw, dit « Sanitary Blacky », retrouvé avec 4 balles dans le buffet et le portefeuille toujours dans la poche !

Dès le départ, les bâtons vont se mettre dans les roues du vélo de Jericho et… Tiens, quelqu’un aurait-il marché dans une déjection canine ? Non ? Mais alors, pourquoi a-t-il l’impression que ce contrat pue ?

Langage argotique, ambiance sombre, guerre de succession dans la mafia, volonté de renier les vieilles règles de la Famille, coups bas à tous les étages, une enquête qui piétine à cause du fait que personne ne moufte, mensonges à gogo et foutage de gueule, des personnages bien campés, tous plus glauques l’un que l’autre, des règlements de compte à O.K Kansas et du plomb qui vole…

Sans oublier une dose d’humour :

– Bicek est un con, il serait incapable de faire marcher un bordel pour militaires, rétorquai-je.

Notre surnommé Judas devra se méfier afin de ne pas tomber sur plus traître que lui ! Et tâcher de se secouer les méninges rouillées afin de comprendre ce qui pue dans cette affaire et la résoudre.

Ça puait plus qu’un putois et Jericho a trouvé… Une fin en partie inattendue (je ne peux pas tout déduire) et une lecture fraiche, bien que le livre soit de 1972.

Il est à noter que le titre original était « The Judas »… Plus que le renard dans le poulailler, Judas a vraiment été le loup dans la smala.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

Le clan des Siciliens de Ennio Morricone…

Le Mystère du Hansom Cab : Fergus Hume

Titre : Le Mystère du Hansom Cab                                 big_3-5

Auteur : Fergus Hume
Édition : Payot et Rivages (2006)

Résumé :
Un soir, Malcolm Royston, conducteur de fiacre à Melbourne, découvre qu’il transporte le corps d’un homme qui a manifestement été assassiné.

Hormis un étui à cigarettes en cuir de Russie et le mouchoir de soie qui a servi a à chloroformer la victime, aucun papier ni signe distinctif ne permettent de l’identifier.

Samuel Gorby, détective de la police de Melbourne, va mener une enquête pleine de surprises, qui l’entrainera dans les beaux quartiers de la ville comme dans ses bas fonds les plus sordides.

Publié en 1886, « Le mystère du Hansom cab » est l’une des œuvres les plus célèbres de la littérature policière. Premier roman criminel à accéder au statut de best-seller, il surpassa en ventes les aventures de Sherlock Holmes.

« Le mystère du Hansom cab », derrière d’apparentes facilités, est avant tout le roman des tensions sociales contemporaines et l’on sera surpris ici du dénouement d’une incroyable immoralité.

Critique :
« Le Mystère du Hansom Cab » est considéré comme l’un des premiers classiques du roman policier, son auteur l’ayant publié en 1886, sa rédaction tenant plus du hasard que d’autre chose…

En effet, Hume s’était enquis auprès d’un libraire de Melbourne sur le type d’ouvrages qui se vendaient le plus : « Les romans judiciaires de Gaboriau se vendent fort bien », lui fut-il répondu et Hume fit l’acquisition de toutes ses œuvres (11) qu’il lu avec attention.

Je ne pouvais donc pas lire un autre roman après « L’affaire Lerouge » de Gaboriau… Je voulais comprendre aussi comment cette œuvre était devenue la plus célèbre de la littérature policière, avait accédé au statut de best-seller et avait surpassé en ventes « Les aventures de Sherlock Holmes » ! (d’après le quatrième)

Amis lecteurs, si vous êtes à la recherche d’un policier trépidant, oubliez celui-ci !

En effet, bien que le meurtre ait lieu de suite (après quelques lignes), l’auteur prend le temps de décrire l’atmosphère de l’époque et d’entretenir le suspense, il se permet des tas de digressions en nous introduisant dans la vie des divers protagonistes, introduit deux logeuses hautes en couleur dont une est à flinguer, nous sort une jeune fille amoureuse qui fait confiance aveuglément à son fiancé accusé,…

Mais malgré tout cela, l’intrigue suit son cours et le tout est savamment dosé pour entretenir le suspense et nous mener sur des fausses-pistes (ou pas).

Le pitch ? La nuit, dans le fiacre de Melbourne, le client transporté est retrouvé chloroformé par le cocher et n’ayant pas de papiers sur lui, impossible de dire qui il est…

Le détective Gorby va devoir mettre toute sa science en œuvre afin de trouver l’identité de ce gus qui, avant d’être mort, était ivre et qu’un gentleman soutenait tout en appelant un fiacre.

Tout à coup, celui qui le soutenait le laisse choir en criant « C’est vous ? » et se casse, laissant le cocher fort dépourvu. Ce gentleman fera ensuite demi-tour pour monter dans le fiacre – avec le futur mort – pour en descendre ensuite, sans préciser que le voyageur ivre a déjà mangé son extrait de naissance.

Voilà tout ce que le cocher peut dire, mais il arrive tout de même à décrire vestimentairement l’homme ainsi qu’à indiquer qu’il porte une moustache blonde.

Tout ça à l’air bien simple, mais en réalité, ça ne l’est pas et rien, je dis bien « rien » ne sera évident dans cette enquête.

La logeuse du défunt s’inquiétant de la disparition de son locataire, cela permettra au détective Gorby de trouver son identité et ensuite de chercher celui qui aurait pu le rayer de la carte des vivants…

Une fois le coupable arrêté, on pourrait penser que tout est terminé… Étrange alors que la moitié du livre n’est pas encore lue.

Comme par hasard, le jeune homme arrêté clame son innocence mais refuse de dire où il se trouvait au moment du meurtre. Une femme serait-elle cachée là-dessous ?

– Quelles drôles de créatures que les femmes ! Je suis de l’avis de Balzac : comment l’homme comprendrait-il la femme puisque Dieu, qui l’a créée, ne la comprend pas lui-même ?

Il voudrait que sa fiancée ne l’apprenne pas ? Protecteur ? Ou bête, très bête !

Là, c’est son avocat qui va jouer au Perry Mason et enquêter avec la ténacité d’un bouledogue ne voulant pas lâcher son os. Aidé dans son enquête par un autre détective, Kilsip. Le procès aura lieu et je ne donnerai pas le résultat de la délibération des jurés.

L’avocat Calton et le détective Kilsip… Un sacré duo ! Des milieux huppés aux bas-fonds sordides de Melbourne, plongeant dans la misère ou en côtoyant les bourgeois riches, ce sont eux qui vont réussir à remonter le fil de la soirée et à résoudre le mystère de la mort dans le Hansom Cab.

Scotchée durant le roman, m’étant attachée à certains personnages, j’étais sûre d’avoir trouvé le coupable, mais peste soit de l’auteur, il m’a bien eu et je me suis retrouvée à la fin, la bouche ouverte, devant le nom du coupable.

En effet, le dénouement est d’une immoralité crasse.

L’ancêtre du roman policier s’est révélé une bonne lecture, une sorte de roman noir avant l’heure, mais je lui préférerai toujours Sherlock Holmes (ok, je ne suis pas impartiale !).

Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La compagnie noire : Glen Cook

Titre : Les Annales de la Compagnie Noire – T1 – La compagnie noire 

Auteur : Glen Cook                                                          big_2
Édition : J’ai Lu (2004)

Résumé :
Depuis des siècles, les traditions et souvenirs de la compagnie noire sont consignés dans les présentes annales.

Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées on déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble.

Entrée au service de la dame et de ses sorciers maléfiques, la compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire.

Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air, bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout commencent à se demander s’ils ont choisi le bon camp.

Ce sont des mercenaires, ils sont dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

La compagnie noire, troupe de mercenaire, a traversé les époques et les batailles. Son histoire est consigné dans les Annales de la troupe. Ses hommes respectent une tradition séculaire et honorent toujours leurs contrats, quelque soit leur employeur. Mais, Toubib, l’annaliste, va être témoin d’un bouleversement qui amènera la compagnie au service de la Dame et de ses Asservis, le « mal » absolu. Mais bon, après tout, un contrat reste un contrat…

Critique :
« La compagnie noire » traînait sur mes étagères depuis des lustres et je me suis dit qu’il était plus que temps que je me mette à lire ce cycle de Dark Fantasy !

Faudrait mieux ne pas trop laisser traîner sur les étagères les aventures de cette bande de mercenaires qui a plusieurs siècles d’existence… Cette troupe hétéroclite, composée de sorciers et d’anciens soldats qui sont parfois de véritables ordures. Personne ne s’est choisi et la compagnie est devenue leur famille.

Le passé est le passé et leurs existences, bien souvent ravagées ou sombres, n’ont aucun sens hors du bataillon. Dans la compagnie, on accepte chaque homme, même dans ses pires bassesses.

Les soldats de la compagnie noire se battent pour le fric. La politique, l’éthique, la morale, ils s’en foutent comme de leur première paire de chaussettes.

Ici, pas de preux chevalier juché sur son palefroi blanc immaculé et qui s’en va défendre la pucelle innocente et vierge… La compagnie est un corps d’armée, ils se battent, ils tuent, ils pillent…

Contrairement à d’autres cycles (Épée de Vérité), le Mal n’est pas incarné par un être dont la bassesse et l’infamie sont exagérés. Ici, le Mal, ce n’est qu’une question de point de vue. Le méchant, c’est celui qui est en face, point barre. Le (ou les) Méchants ont de l’humanité aussi.

J’étais donc plus qu’intéressée de découvrir l’histoire de cette troupe de mercenaires, de la suivre dans ses voyages, dans ses contrats, dans ses déboires et dans ses victoires (comme promis par la perspective des 13 romans).

Quoi de mieux que de lire leurs annales, tenues par Toubib, dont le nom révèle la fonction dans la troupe. D’ailleurs, il en est de même pour tous les personnages qui possèdent des noms tels que Tam-Tam, Miséricorde, Corbeau, Qu’un-Oeil, Silence, Bisounours (éliminez le mauvais surnom).

Et bien je suis au regret de vous dire que je n’ai PAS accroché et que la lecture des cent premières pages fut longue et laborieuse en raison du style de l’auteur qui écrit de manière fort basique en utilisant des phrases trop courtes : sujet + verbe + complément (parfois le complément est en option et on a juste le sujet et le verbe et point final).

Autant je suis contre les grandes phrases qui ne nous laissent pas respirer, autant je maudis les trop courtes qui me donnent l’impression d’être arrêtée tout le temps. Ces phrases courtes ont rendu le fil du récit décousu, embrouillé et bordélique et ne sont pas digne d’un auteur (juste bon pour les Harlequin, et encore !).

À la limite, je peux comprendre que l’histoire mette du temps à se mettre en place puisque l’auteur nous présente plusieurs membres de la compagnie, leurs relations entre eux, leurs grades, leurs fonctions. On apprend qui sera leurs futurs commanditaires, leurs ennemis, leurs alliés, comment ils ont rompu leurs engagements envers leur ancien commanditaire.

J’ai apprécié les voir prendre vie devant moi, découvrir leurs qualités et leurs défauts car ce ne sont pas des enfants de cœur.

Oui je râle de ne pas avoir accroché à cause du style d’écriture lapidaire et d’avoir été obligée de laisser tomber la lecture parce que, merde, j’avais vraiment envie de découvrir ce cycle de Dark Fantasy avec ses combats, ses duels, ses sièges, ses sombres manipulations politiques, ses créatures magiques, ses sorciers,… Tout mes ingrédients préférés s’y trouvaient.

Les personnages étaient hauts en couleur, certains attachants, d’autres détestables et même, parfois, les deux. Personne n’est tout blanc et les méchants ne sont pas tout noirs.

Enrageant, parce que j’avais apprécié ce léger humour caustique, ce cynisme dont font preuve les membres de la troupe. Ils se charrient, sont ironiques, et, bien que la vie ait été chienne avec eux, cela ne les empêchait pas d’en rire entre eux.

Le salut de ces hommes se trouvent peut-être dans l’écriture de ces annales car écrire l’histoire de ces mercenaires leur offrira un morceau d’éternité, mais mon salut à moi ne se trouvera pas dans la poursuite de leurs aventures…

Je laisse tomber et ça me fait râler parce que j’espérais passer un foutu bon moment avec ces rudes gaillards ! Surtout au regard des critiques dithyrambiques…

« Nul ne chantera des chansons en notre mémoire. Nous sommes la dernière compagnie franche de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes Annales. Nous sommes les seuls à porter notre deuil. C’est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a été et il en sera toujours ainsi. »

Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

06 septembre 2013 : C’est publié !

In association with Gruz Entertainment, for the première fois of the world, voici THE Interview of The Cannibal Lecteur, zonder tabou !

En prime et en exclusivité mondiale (en mondovision et en couleur, s’il vous plaît), elle vous parlera de sa passion obsessionnelle pour un homme…

Une passion qui l’a étreint à l’âge innocent de 13 ans. Une obsession fatale qui dure depuis longtemps, une sorte d’histoire d’amour à sens unique avec un homme, grand et maigre, possédant un énooorme… cerveau ! Honni soit qui y a mal pensé. Cet homme, c’est un détective anglais, plus précisément : Sherlock Holmes !

Quand le docteur Jekyll devient Mister Hyde… Ou quand une paisible Belette se transforme en Cannibal Lecteur, dévorant des tas de polars innocents sur son passage, cherchant, tel un chien truffier, des pastiches holmésien, parce que sa passion n’est jamais assouvie totalement et que sa drogue littéraire doit couler dans ses veines 7 jours sur 7.

Oui, mesdames et messieurs, ces livres, elle les dévore voracement, avant de redevenir, au petit matin, une paisible travailleuse consciencieuse. Une Belette.

Et une fois le soir venu… The Cannibal Lecteur reprend possession de son corps et c’est repartit pour une séance de bave écumeuse sur le clavier ou les pages des livres policiers.

Tout, tout, tout (non, pas tout à fait), vous saurez tout ICI !