Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La compagnie noire : Glen Cook

Titre : Les Annales de la Compagnie Noire – T1 – La compagnie noire 

Auteur : Glen Cook                                                          big_2
Édition : J’ai Lu (2004)

Résumé :
Depuis des siècles, les traditions et souvenirs de la compagnie noire sont consignés dans les présentes annales.

Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées on déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble.

Entrée au service de la dame et de ses sorciers maléfiques, la compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire.

Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air, bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout commencent à se demander s’ils ont choisi le bon camp.

Ce sont des mercenaires, ils sont dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

La compagnie noire, troupe de mercenaire, a traversé les époques et les batailles. Son histoire est consigné dans les Annales de la troupe. Ses hommes respectent une tradition séculaire et honorent toujours leurs contrats, quelque soit leur employeur. Mais, Toubib, l’annaliste, va être témoin d’un bouleversement qui amènera la compagnie au service de la Dame et de ses Asservis, le « mal » absolu. Mais bon, après tout, un contrat reste un contrat…

Critique :
« La compagnie noire » traînait sur mes étagères depuis des lustres et je me suis dit qu’il était plus que temps que je me mette à lire ce cycle de Dark Fantasy !

Faudrait mieux ne pas trop laisser traîner sur les étagères les aventures de cette bande de mercenaires qui a plusieurs siècles d’existence… Cette troupe hétéroclite, composée de sorciers et d’anciens soldats qui sont parfois de véritables ordures. Personne ne s’est choisi et la compagnie est devenue leur famille.

Le passé est le passé et leurs existences, bien souvent ravagées ou sombres, n’ont aucun sens hors du bataillon. Dans la compagnie, on accepte chaque homme, même dans ses pires bassesses.

Les soldats de la compagnie noire se battent pour le fric. La politique, l’éthique, la morale, ils s’en foutent comme de leur première paire de chaussettes.

Ici, pas de preux chevalier juché sur son palefroi blanc immaculé et qui s’en va défendre la pucelle innocente et vierge… La compagnie est un corps d’armée, ils se battent, ils tuent, ils pillent…

Contrairement à d’autres cycles (Épée de Vérité), le Mal n’est pas incarné par un être dont la bassesse et l’infamie sont exagérés. Ici, le Mal, ce n’est qu’une question de point de vue. Le méchant, c’est celui qui est en face, point barre. Le (ou les) Méchants ont de l’humanité aussi.

J’étais donc plus qu’intéressée de découvrir l’histoire de cette troupe de mercenaires, de la suivre dans ses voyages, dans ses contrats, dans ses déboires et dans ses victoires (comme promis par la perspective des 13 romans).

Quoi de mieux que de lire leurs annales, tenues par Toubib, dont le nom révèle la fonction dans la troupe. D’ailleurs, il en est de même pour tous les personnages qui possèdent des noms tels que Tam-Tam, Miséricorde, Corbeau, Qu’un-Oeil, Silence, Bisounours (éliminez le mauvais surnom).

Et bien je suis au regret de vous dire que je n’ai PAS accroché et que la lecture des cent premières pages fut longue et laborieuse en raison du style de l’auteur qui écrit de manière fort basique en utilisant des phrases trop courtes : sujet + verbe + complément (parfois le complément est en option et on a juste le sujet et le verbe et point final).

Autant je suis contre les grandes phrases qui ne nous laissent pas respirer, autant je maudis les trop courtes qui me donnent l’impression d’être arrêtée tout le temps. Ces phrases courtes ont rendu le fil du récit décousu, embrouillé et bordélique et ne sont pas digne d’un auteur (juste bon pour les Harlequin, et encore !).

À la limite, je peux comprendre que l’histoire mette du temps à se mettre en place puisque l’auteur nous présente plusieurs membres de la compagnie, leurs relations entre eux, leurs grades, leurs fonctions. On apprend qui sera leurs futurs commanditaires, leurs ennemis, leurs alliés, comment ils ont rompu leurs engagements envers leur ancien commanditaire.

J’ai apprécié les voir prendre vie devant moi, découvrir leurs qualités et leurs défauts car ce ne sont pas des enfants de cœur.

Oui je râle de ne pas avoir accroché à cause du style d’écriture lapidaire et d’avoir été obligée de laisser tomber la lecture parce que, merde, j’avais vraiment envie de découvrir ce cycle de Dark Fantasy avec ses combats, ses duels, ses sièges, ses sombres manipulations politiques, ses créatures magiques, ses sorciers,… Tout mes ingrédients préférés s’y trouvaient.

Les personnages étaient hauts en couleur, certains attachants, d’autres détestables et même, parfois, les deux. Personne n’est tout blanc et les méchants ne sont pas tout noirs.

Enrageant, parce que j’avais apprécié ce léger humour caustique, ce cynisme dont font preuve les membres de la troupe. Ils se charrient, sont ironiques, et, bien que la vie ait été chienne avec eux, cela ne les empêchait pas d’en rire entre eux.

Le salut de ces hommes se trouvent peut-être dans l’écriture de ces annales car écrire l’histoire de ces mercenaires leur offrira un morceau d’éternité, mais mon salut à moi ne se trouvera pas dans la poursuite de leurs aventures…

Je laisse tomber et ça me fait râler parce que j’espérais passer un foutu bon moment avec ces rudes gaillards ! Surtout au regard des critiques dithyrambiques…

« Nul ne chantera des chansons en notre mémoire. Nous sommes la dernière compagnie franche de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes Annales. Nous sommes les seuls à porter notre deuil. C’est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a été et il en sera toujours ainsi. »

Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

7 réflexions au sujet de « Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La compagnie noire : Glen Cook »

    • Je n’avais pas le moral de descendre le livre en flèche parce que hormis ce style d’écriture qui est limite « simpliste », tout le reste est bon…

      En effet, un style lapidaire qui se fait lapider, c’est violent.

      Pire encore de descendre un livre alors qu’on vient d’encenser le scénario, les personnages, les idées, la noirceur… je te jure que ça me fait chi** de ne pas avoir su le finir et de ne pas avoir envie de poursuivre, sauf si un lecteur se fait l’avocat et me vend bien la suite… 🙂

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  1. J’ai ça aussi en stock (la série complète) mais pas encore eu le courage de m’y mettre (avec aussi l’assassin royal et l’épée de vérité)… En fantasy je reste 200% fan du Trône de Fer, enfin un univers où tout n’est pas noir ou blanc.

    Sinon je crois qu’un jour on me trouvera mort sous une pile monstrueuse de bouquin avec écrit en lettre de papier sur le mur : « Ma PàL m’a tuer »… Sauf que ma PàL actuelle est stockée sur une carte micro SD !

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    • Ah, toi aussi ? J’ai fait la blague à une blogueuse l’autre jour en lui disant que à force de me donner envie de lire, on me retrouverait sous ma pile de livres et que j’aurais écrit « Bianca m’a tuer » puisque la blogueuse en question est Bianca…

      Trône de fer, je l’ai vu mais pas encore lu. L’épée de vérité oui, mais chez lui, les bons sont bons et le méchant très méchant et répété à l’envi. Une bonne série, mais parfois, des redites et puis, merde, qu’ils les laissent s’envoyer en l’air, ses personnages, nom d’une pipe !

      L’assassin royal, j’ai zappé la fin, trop long et trop lent.

      Stockée sur une micro carte ?? Toute ta PAL est en édition numérique ?

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    • Je vais peut-être lire la suite, une babelienne me l’a plus que conseillé, elle aussi avait eu du mal avec le premier tome. Ça me ferait mal de laisser les deux autres tomes prendre la poussière.

      J’aime bien la dark fantasy parce que ce n’est pas un combat entre le Bien et le Mal. 🙂

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  2. Ping : Bilan Livresque Septembre 2013 | The Cannibal Lecteur

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