Crime et châtiment : Fiodor Dostoïevski

Titre : Crime et Châtiment

Auteur : Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Édition: Folio Classique (1995) / Livre de Poche (2008)

Résumé :
Seul l’être capable d’indépendance spirituelle est digne des grandes entreprises.

Tel Napoléon qui n’hésita pas à ouvrir le feu sur une foule désarmée, Raskolnikov, qui admire le grand homme, se place au-dessus du commun des mortels.

Les considérations théoriques qui le poussent à tuer une vieille usurière cohabitent en s’opposant dans l’esprit du héros et constituent l’essence même du roman.

Pour Raskolnikov, le crime qu’il va commettre n’est que justice envers les hommes en général et les pauvres qui se sont fait abusés en particulier. « Nous acceptons d’être criminels pour que la terre se couvre enfin d’innocents », écrira Albert Camus.

Mais cet idéal d’humanité s’accorde mal avec la conscience de supériorité qui anime le héros, en qualité de « surhomme », il se situe au-delà du bien et du mal.

Fomenté avec un sang-froid mêlé de mysticisme, le meurtre tourne pourtant à l’échec. Le maigre butin ne peut satisfaire son idéal de justice, tandis que le crime loin de l’élever de la masse, l’abaisse parmi les hommes.

Raskolnikov finira par se rendre et accepter la condamnation, par-là même, il accèdera à la purification. Crime et Châtiment est le roman de la déchéance humaine, l’oeuvre essentielle du maître de la littérature russe.

Critique :
Voilà une lecture dont je ressors mitigée tellement j’ai eu du mal à en venir à bout de ce pavé… Je sens que je vais faire grincer des dents, tant pis, ce ne sont pas mes dents et je suis ici pour donner mon avis, ce qui n’engage que moi.

Ayant fait, dernièrement, une superbe découverte avec les romans noirs et puisque les critiques dithyrambiques de ce livre le cataloguaient dans les noirs de chez noir et autres thrillers psychologiques, j’ai décidé de franchir le pas et de me pencher sur ce pavé littéraire.

« Crime et châtiment », pour ceux qui reviennent de Mars, c’est une « odyssée » sur le thème du salut par la souffrance.

Le roman dépeint l’assassinat d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par Raskolnikov, un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg, et de ses conséquences émotionnelles, mentales et physiques sur le meurtrier.

Raskolnikov avait une théorie particulière : selon lui, il existe des êtres supérieurs pour lesquels la notion de mal habituelle ne s’applique pas.

Cette élite est au-dessus des gens inférieurs et si pour atteindre un objectif noble, une de ces personnes se voit obligée de commettre un crime, elle peut le faire et a même le droit de passer outre les lois et les scrupules. Est-ce qu’on accuse Napoléon d’être un criminel ? Que nenni ! On lui élève même des statues.

Et puis, la fin ne justifie pas t-elle les moyens lorsqu’il s’agit d’améliorer la justice sociale ?

Tuer cette vieille usurière afin de lui voler son argent pour faire le bien, selon lui, c’est moralement tolérable. Son plan de bataille foirera puisque, surpris par la soeur de sa victime, il lui donnera aussi l’extrême onction par la hache.

Commettre un crime est une chose, l’assumer en est une autre et Raskolnikov n’assume pas. Il est rongé par les remords et la culpabilité, torturé par des dilemmes moraux et sa raison commence à défaillir, le rendant paranoïaque.

Fièvre, délire, visions, sa plongée dans l’enfer va aller crescendo. Notre homme arrivera même à rejeter sa mère et sa sœur.

L’atmosphère du livre est oppressante, étouffante, dérangeante. Tout cela est représentatif de ce que notre criminel ressent lorsqu’il est bouffé par la culpabilité.

Enfermé dans sa petite chambre, la chaleur plombant la ville, tout cela ne l’aide pas, plongé qu’il est dans son huis-clos lugubre. Il en est de même pour la ville de Saint-Pétersbourg : superbe et cruelle, certaines de ses rues suintant de misère qui grouille dans les taudis.

Ici, nous sommes aux côtés du criminel, on s’attache, non pas à la résolution du crime, mais à la manière dont Raskolnikov va pouvoir vivre avec son crime sur la conscience. Croyez-moi, ça le ronge comme de l’acide, surtout que notre homme a échoué dans son projet de vie.

Comment vous faire part de mon ressenti de lecture ? Pas facile… Parce que je ne sais pas trop où ça a coincé chez moi.

Le « message » du livre m’a bien plu, il m’a parlé, je l’ai compris; les personnages étaient tous bien travaillés, torturés; la misère noire dépeinte Dostoïevski était plus que réaliste et on peut dire qu’il a eu un regard acide sur la société russe de son époque.

Son écriture n’est pas plate mais plutôt frénétique, un peu folle, enflammée, les mots sont puissants, tout est décrit avec force et justesse. Bref, un grand auteur, cet homme.

Malgré tout, j’ai failli très souvent piquer du nez sur les pages durant ma lecture… Arrêtez de faire grincer vos dents, ce n’est pas bon pour l’émail ! De plus, cela me fait râler de ne pas avoir su entrer dans le livre pour l’apprécier, parce qu’il avait tout pour me plaire.

Tenez, les personnages, par exemple… Que du bon : ils sont tous taillés sur mesure, profonds, torturés.

Marmeladov, fonctionnaire désespéré et au chômage,  un alcoolo qui en a été réduit à accepter que sa fille Sonia se prostitue afin d’aider sa famille. Marmeladov qui, entre autre, mourra en laissant sa famille dans la misère totale.

Sa fille Sonia, justement, qui a dû vendre son corps et ses charmes pour aider sa famille et qui se dévoue ensuite corps et âme pour notre meurtrier. Magnifique.

Le juge d’instruction, qui utilise des méthodes psychologiques et qui joue avec Raskalnikov au jeu du chat et de la souris. Il est aussi terrible et tout aussi patient que le félin lorsqu’il serre une proie dans ses griffes. Un personnage terrible et bien travaillé.

Svidrigaïlov, qui a sombré dans le côté obscur de la force (représentant la part sombre de Raskolonikov) qui ne trouvera pas la voie de la rédemption; Loujine, un être machiavélique, cruel, bref, un personnage horrible mais superbement bien travaillé, comme tous les autres.

Rien à dire de plus sur les autres personnages, ils tous fascinants, excessifs, outranciers, travaillés. « What’else ? » me direz vous.

« Crime et châtiment » est une oeuvre majeure, phénoménale, dans laquelle l’auteur décrit avec force et justesse ce que peut être la nature humaine dans ce quelle a de plus terrible. C’est une peinture au vitriol de la misère et de la lâcheté, sans parler de la condition humaine.

Malheureusement, je suis passée à côté. Dommage… J’aurais peut-être dû fractionner la lecture de cette oeuvre car je manquais de concentration.

En tout cas, je m’en serais voulue de ne pas vous en parler avec emphase parce que ce n’est pas la faute du livre si je suis passée outre. Tout était bien fait, bien écrit, travaillé, et tout s’emboîtait à la perfection. Il avait tout ce qu’il fallait dans le récit, la psychologie, les personnages, la trame de fond.

Ce n’est pas parce que je l’ai loupé mon rencart avec lui que vous devez passer outre. Je compte revenir vers lui, plus tard, en fractionnant ma lecture.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Challenge « Victorien » chez Arieste, Challenge « Les 100 livres à avoir lu » de Bianca, Challenge « Myself » par Près de la Plume-Au coin du feu, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel et Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Happy Birthday for me (dable)

Oui, aujourd’hui, je prenais un an de plus… et aussi des livres en plus ! Non, je ne veux pas dire par là que j’ai pris du poids, je ne suis pas en train de vous parler d’une unité de mesure, mais bien de littérature !

Chouchou, dans sa grande bonté m’achète des livres pour mes fêtes (il sait jamais quoi m’offrir), suivant scrupuleusement la liste que j’établis et que je laisse traîner de manière discrète sur la table.

Le pauvre n’étant pas un amateur de littérature, se trouvait fort dépourvu dans l’univers formidable des polars de la FN**. Problème résolu puisque je lui liste des titres de bédé que je ne possède pas, imprimant même la couverture pour lui faciliter la tâche.

Cette année, j’avais ajouté quelques romans policiers, poches ou belles éditions, afin d’avoir une surprise plus grande. Je ne le crus pas lorsqu’il me dit que la FN** n’avait aucun des romans listé.

Connaissant l’animal, je soupçonnais une ruse de sa part. Et bien non ! Aucun des romans listés n’était présent dans le rayonnage de la FN**, employé modèle aidant mon pauvre chou à s’en sortir. Tout sur commande, rien d’autre.

Ah, si, un s’y trouvait tout de même… Mais je vais faire durer le suspense et vous parler des bédés reçues !

InterspaceELFES : 5 races dans un même monde, 5 scénaristes & 5 dessinateurs pour 5 histoires ! 

Série découverte dans le « Lanfeust Mag » avec le nouveau tome, le 5, pas encore sorti. J’ai donc décidé de découvrir toute la série.

1. Le Crystal des elfes bleus
2. L’Honneur des Elfes sylvains
3. Elfes Blanc, Cœur noir
4. L’Élu des semi-elfes
5. La dynastie des elfes noirs (Pas encore paru)

Interspace

Les Naufragés d’Ythaq, Tome 11 : L’Haleine de l’Ogre

« Dans un univers où les êtres humains ont appris à voyager dans l’espace et ont colonisé de nombreux mondes, le Brume-de-Comète, un luxueux vaisseau spatial de croisière de la compagnie SilverStar Lines, subit une mystérieuse avarie causée par une force inconnue et s’écrase sur une planète non répertoriée des cartes spatiales. »

Ils sont revenus, mais d’autres convoitent la fameuse clé de ce monde qui n’existe sur aucune carte et sur lequel ils s’étaient crashés. J’ai toujours plaisir à retrouver les personnages et l’humour d’Arleston.

Interspace

Les forêts d’Opale – Tome 8 : Les hordes de la nuit
Darko est l’élu de la prophétie, celui qui doit libérer le monde de l’emprise maléfique des prêtres de la lumière et du nécromant Kamphre D’Yrkhone.

Il devait retrouver les titans, mais ceux-ci sont morts et son ancêtre Cohars a basculé, victime de la puissance d’une pierre noire. Pourtant, Sleilo semble parvenir à contrôler la puissance de cette pierre.

Ici, il affronte les cercles des enfers…

Interspace« Des boutres de Port Pourpre au grand désert du Delpont, la route est longue pour les guerrières Lynche et Raya, mercenaires au service d’une caravane humanitaire. Leur objectif : sauver des malheureux de la famine. Si Raya, la rousse au coeur d’artichaut suit avec une dévotion sans faille le charismatique Yquem, il n’en est pas de même pour l’intransigeante Lynche.

Quel lien y a-t’il entre les signes qu’elle porte sur le corps et les maîtres de l’expédition ? Les deux guerrières sont bientôt rejointes par Yssam, une troisième mercenaire à la personnalité troublante. Sur les routes de Troy, une aventure qui les mènera loin de leurs combats habituels à la découverte d’une abomination insoupçonnée. »


Les guerrières de Troy
1. Yquem le généreux
2. L’or des profondeurs

Avec Dany au dessin, il était évident qu’entre tous les mercenaires qui sévissent sur le monde de Troy, Arleston choisirait de suivre le chemin de donzelles court vêtues plutôt que de mâles pouilleux. Lu dans « Lanfeust Mag » : drôle et léger.

InterspaceEt le seul roman qui se trouvait à la FN** était… je vous le donne en mille ! « Yeruldelgger » de Ian Manook.

« Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l’inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l’obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole.

La découverte du cadavre d’une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments.

Dans un pays à l’histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d’argent et de pouvoir s’est déclarée autour d’une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète.

Pour lutter contre les puissances qui veulent s’accaparer son pays, Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d’investigation, et dans la force de ses poings.

Parce qu’un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir. Peu à peu, sans pitié ni pardon…

Serena : Ron Rash

Titre : Serena

Auteur : Ron Rash
Édition : Livre de Poche

Résumé :
Situé dans les Smoky Mountains de Caroline du Nord, Serena allie, selon l’auteur, « drame élisabéthain, problèmes environnementaux et richesse de la langue ».

L’héroïne, sorte de Lady Macbeth des années 1930, est l’épouse de George Pemberton, riche et puissant exploitant forestier. Ces deux-là sont des prédateurs, prêts à tout pour faire fructifier leur entreprise dont l’objectif est de couper tous les arbres à portée de leur main.

Une ambition que vient menacer le projet d’aménagement d’un parc national, pour lequel l’État convoite leurs terres. Pemberton met sa fortune à contribution pour soudoyer tous les banquiers et politiciens qu’il faut, et Serena n’hésite pas à manier fusil et couteau pour éliminer les obstacles humains.

Belle, ambitieuse et intrépide, Serena fascine son mari et ses employés, pour lesquels elle n’éprouve aucune compassion. Et pourtant chaque jour apporte son lot de blessés, voire de morts, tant le métier de bûcheron est dangereux en soi et la nature alentour hostile, quoique magnifique.

Le roman prend des allures de thriller lorsqu’elle poursuit de sa haine implacable le fils naturel que Pemberton a engendré avant son mariage et qu’il semble vouloir protéger. Sa fureur vengeresse ira très loin…

Critique : 
♫ Se-re-naaa, ton univers impi-toy-aaaa-ble ♪… Oui, Serena est pire que le très célèbre J.R !

Plantons le décor : nous sommes en plein cœur des Appalaches, en Caroline du Nord, peu après la grande dépression de 1929, au milieu d’une exploitation forestière. Presque «sur» exploitation parce qu’après leur passage, il ne restera plus un arbre debout, hormis les croix du cimetière.

Lorsque le noyer d’Amérique de trente pieds succomba à la scie va-et-vient de Ross et Henryson, la vallée et les crêtes ressemblaient à la chair écorchée d’un gigantesque animal.

L’exploitation appartient à la société de monsieur Pemberton qui la gère avec deux associés. Tiens, d’ailleurs le voici, Pemberton, avec son épouse. Son épouse ? Oui, messieurs les ouvriers, votre boss vient de se marier lors de son séjour à Boston et, croyez-moi, vaudrait mieux pas chercher des crosses à sa femme.

Non, pas en raison de la haute stature de votre patron… Juste en raison du caractère intraitable de sa femme ! Un ouvrier en fera les frais : non seulement il perdra son pari contre elle (2 semaines de travail sans salaire), mais en plus, madame le fera renvoyer ensuite, pour en faire un exemple.

Serena, c’est le genre de femme qu’on n’a pas envie de croiser sur son chemin, surtout si on à l’intention de lui mettre des bâtons dans les roues. Elle ne se laisse pas faire et elle a de la répartie… Sa langue est comme un fouet, elle claque. Ou comme la langue d’un serpent qui siffle avant de mordre.

– De par sa nature même, le beau sexe ne possède pas les qualités analytiques du sexe fort, mais dans ce cas précis, vous êtes parvenue, je ne sais comment, à pallier cette faiblesse.
– Mon mari m’a dit que vous étiez originaire de ces montagnes, d’un lieu qu’on appelle Wild Hog Gap, dit-elle à Cheney. Nul doute que votre opinion du sexe féminin a été formée en observant les souillons auprès desquels vous avez grandi, mais je puis vous assurer que les natures féminines sont plus variées que ne veut bien le reconnaître votre expérience limitée.

En comparaison, les autres femmes du roman font pâle figure, hormis la petite Rachel, 17 ans – qui s’était faite monter par monsieur Pemberton avant qu’il ne parte à Boston et revienne marié et qui est grosse de ses oeuvres… La pauvre gamine perdra son père lorsqu’il défia Pemberton au poignard.

Lorsque Pemberton regagna les montagnes de Caroline du Nord, […], parmi les personnes qui attendaient son train, sur le quai de la gare, se trouvait une jeune femme enceinte de ses œuvres. Elle avait auprès d’elle son père qui, sous sa redingote défraîchie, était armé d’un couteau de chasse affûté le matin même avec beaucoup de soin, de façon à pouvoir l’enfoncer aussi loin que possible dans le cœur de l’arrivant.

Elle a du courage, cette brave Rachel, mais elle aura intérêt à raser les murs parce que Serena l’a mauvaise à cause du fait qu’elle ne saura pas donner un enfant à son mari. Heu, tout compte fait, Rachel ferait mieux de fuir !

Serena… On ne sait pas si elle crève d’ambition ou si elle a soif d’une revanche sur la vie. Notre dame a les cheveux courts, porte des pantalons, monte à cheval comme les hommes et parcourt, sur son cheval arabe blanc, son fief boisé, au cœur des Smoky Mountains, un aigle perché sur le bras droit.

Serena… Plus diabolique que romantique. À beaucoup, elle inspire la peur, le respect, le désir, la haine. Biffez la mention inutile.

Pemberton, elle l’a vu et elle l’a voulu, s’offrant à lui le premier soir. Ce qu’elle veut, elle l’obtient, par tout les moyens.

Que voilà un personnage antipathique à 200%, la Serena. Surtout lorsqu’elle se met à régler tout ses problèmes à coups de cadavres, alors que son mari, lui, utilise sa fortune pour soudoyer les banquiers et politiciens, afin de tirer un maximum de ses terres avant de les laisser au futur Parc National. Totalement exsangue, bien entendu.

Ne vous y trompez pas : le mari a beau être fasciné par son épouse, ce sont tout les deux des prédateurs. Par contre, seule Serena a un cœur de pierre. Elle est bien plus dangereuse que lui, aussi.

Au fil des pages, elle devient de plus en plus froide, implacable, meurtrière, calculatrice, éliminant tout ceux qui sont dans son chemin, comme on abat un arbre. Aussi froide et impitoyable que les hivers rigoureux et mortels des Smoky Mountains. Aussi sèche que le sable des déserts brûlants.

Mais Serena ne tue pas elle-même… Non, tout comme elle utilise un aigle pour chasser les serpents, elle a un homme de main. Ses mains restent propres.

Roman noir, sur fond de misère sociale, de chômage et de crève-la-faim qui sont prêt à tout pour avoir un travail, même dans le milieu des bûcherons où on ne fait pas de vieux os. Ici, l’écologie est considérée comme un gros mot.

Quant aux droits des travailleurs… Les droits de qui ? Ce sont des esclaves, rien de moins. Un meurt ? Ils sont des dizaines à vouloir sa place.

Ce que j’ai aimé, en plus du contexte social, c’est que le roman ne soit pas centré uniquement sur la vie du couple Pemberton. Il nous parle aussi des ouvriers, de leur travail, nous fait partager leurs pensées philosophique, le cimetière qui se remplit des leurs, des concessions nouvelles qu’il faut négocier, sur ce parc National que certains veulent faire là où se trouve l’exploitation forestière. Bref, pas un moment de répit. Un roman profond.

Une écriture simple, mais pas simpliste, limite venimeuse comme Serena. Un récit lent, mais pas ennuyant, grâce au récit de la vie des Pemberton entrecoupé des récits des bûcherons, de la vie de Rachel qui élève seule son fils, des négociations pour d’autres terrains, des manigances de Serena et des bons mots qui parsèment le récit.

– J’ai assez de gadoue collée au cul pour y faire pousser un picotin de maïs, déclara-t-il d’un ton lugubre.
– Et moi j’en ai assez rien que dans mes cheveux pour boucher toutes les fentes d’une cabane en rondins, renchérit Henryson.

Argent, corruption, pas de justice – hormis celle du plus fort (ou de celui qui tue le premier) – un shérif qui fait tout ce qu’il peut pour lutter contre la puissance des Pemberton. Ce shérif, il en a dans le caleçon. C’est le seul a ne pas baisser les yeux et son froc devant eux.

Un personnage que j’ai apprécié, avec la petite Rachel. Deux personnages auxquels on s’attache, on tremble pour eux, on souffre avec la jeune maman qui fait ce qu’elle peut pour élever son gamin, sachant très bien qu’elle ne doit rien attendre du père biologique.

Un roman fort sombre, aux personnages travaillés, torturés, dont les quelques bûcherons dont nous suivons le parcours et leurs réflexions sur la femme du patron, le monde,…

Du venin dans les dialogues, dans les descriptions des hommes au travail et dans les paysages saccagés, sans parler du venin dans les pensées et les gestes de Serena et de ses sbires.

La fin m’a scié… Mais j’aurais dû m’en douter, avec Serena !

♫ Oh Serena, ton coeur est trop dur ♪

Livre particiapant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulture et  Le « Challenge US » chez Noctembule.

« L’arroseur arrosé » ou l’intervieweur interviewé ! Yvan sur le divan…

YES ! Yvan a accepté de répondre à nos questions et le voilà à son tour sur la sellette, lui a pour habitude de donner la parole au blogueurs, le voici couché dans le divan de 6 psys (chopathes)…

C’est Nathalie (Sous les pavé… La page) qui en a eu l’initiative et qui m’a contacté par FB, me demandant si j’en étais et si je pouvais lui donner deux questions. J’avoue que l’exercice des questions n’est pas facile, j’aime mieux y répondre que les poser.

Yvan a l’art de poser les questions, mais je dois dire qu’il a su se plier à l’exercice des réponses avec brio. On en sait un peu plus sur ses lectures, ses passions, ses livres préférés (à vos listes, prêt, copiez !), sa méthode pour trouver un livre, ses genres préférés, les gens qu’il inviterait à sa table… Bref, ENRICHISSANT !

Le lien est plus bas, dans le message que Yvan a posté sur son blog… Vous avez ainsi deux adresses de blogs qui valent la peine d’être connu ! Et visité… Sauf si vous ne voulez pas faire augmenter vos PAL 🙄

Voici ce que Yvan a publié sur son blog, lui qui n’aime pas parler de lui :

Ceux qui suivent ce blog, connaissent mon goût de l’interview, y compris avec mes collègues blogueurs.

Une coalition secrète de mes amis a été fomentée pour me faire à mon tour passer à la question ;-)

Si par hasard, dépit, désœuvrement, curiosité ou masochisme vous vous intéressez au résultat, c’est par ICI.

Black Butler – Tome 14 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 14

Titre : Black Butler – Tome 14                  big_3-5

Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana (2013)

Résumé :
Sebastian a été frappé par la faux de la mort d’Undertaker. Les images qui surgissent de sa lanterne cinématique en même temps que le sang jaillit de ses plaies retracent sa rencontre avec Ciel.
Le fil sépia des souvenirs raconte les débuts du majordome inexpérimenté chez son maître.

Critique :
Le tome 13 s’était fini sur la lanterne cinématique de Sebastian qui défilait et nous avions appris tout ses déboires afin d’apprendre le métier de majordome. Là, nous constatons que le jeune Ciel a eu, lui aussi, beaucoup de mal à apprendre à tirer, à monter à cheval, et que sa reconstruction ne fut pas une partie de plaisir. L’humour noir est toujours présent.

– Tu fais trop de bruit, Sebastian !!
– Je suis absolument désolé. Il y avait beaucoup d’intrus, ils m’ont donné du fil à retordre.
– C’est pareil tous les soirs, je ne le supporte plus ! Tu ne peux pas faire le « nettoyage » un peu plus silencieusement ? De plus, je t’ai bien dit d’en épargner au moins un pour que je sache qui est leur commanditaire.
– Oui ! Ça m’a échappé.

Ma foi, on serait bien resté avec les souvenirs gravé dans la lanterne cinématique de Sébastian parce que se sont des moments drôles en raison du fait que nos deux héros ne maîtrisaient rien à leurs débuts, mais le Campania est en train de couler et l’eau accumulée dans la poupe du bateau fait lever la proue (pour ceux qui n’ont pas de dico : l’eau accumulée dans le cul du bateau fait lever l’avant), ce qui fait revenir tout ce petit monde à la réalité : faut quitter le bateau le plus vite possible.

Pour les morts-vivants, pas de soucis, ce n’est pas le naufrage qui va venir à bout de leur quête de leur âme perdue et Sebastian va encore devoir s’occuper de tout.

« Même morts, les humains veulent supplanter les autres pour obtenir l’objet de leur convoitise ! Ce sont vraiment des êtres cupides ! »

Ce tome clôt le triptyque des morts qui revenaient à la vie et le naufrage du Campania. Beaucoup d’action et de combat, rien à dire, ça bougeait dans tout les sens. De plus, dans ce tome, Ciel nous en dévoile un peu plus et on sent bien qu’il est plus qu’attaché à son diable de majordome.

Ensuite, après le sauvetage des rescapés, retour sur la terre ferme. Après un petit intermède marrant avec la chasse aux œufs de Pâques, Ciel a une nouvelle mission : infiltrer le collège anglais de Weston pour comprendre comment certains élèves ont pu disparaître, dont un est le fils du cousin de la reine, le duc Clemence.

Un gros clin d’œil à l’univers d’Harry Potter en raison des quatre dortoirs qui ressemblent fort aux quatre maisons de Poudlard, avec des z’animaux pour insigne…

J’ai hâte de voir la suite de leurs aventures et leur enquête, dans un lieu clos tel qu’un collège anglais huppé.

« Black Butler », pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est avant tout un univers original, accrocheur et un graphisme somptueux. Un mélange détonnant d’action et d’humour, de mystère et de suspense.

– Tu seras mon glaive et mon bouclier… C’est un ordre, Sebastian. Et tu me donneras la victoire !
– Yes, my lord. Je vous apporterai sans faute la couronne de la victoire. Quand vous vous coifferez de cette couronne parée de désespoir… votre âme sera, la chose est sûre… absolument exquise.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « I Love London 2 » de Maggie et Titine, Challenge « Victorien » chez Arieste, Challenge « Polar Historique » de Samlor et Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Black Butler – Tome 13 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 13

Titre : Black Butler – Tome 13                                           big_3-5

Auteur : Yana Toboso
Éditeur : Kana (Février 2013)

Résumé :
Sur le paquebot, les choses ne vont pas en s’améliorant : tout le monde cherche à quitter le navire. Des morts vivants, ou ce qui y ressemble, parcourent en effet les couloirs. De plus, des shinigamis s’y trouvent aussi, à la poursuite de Sebastian.

Ce dernier fini par retrouver Ciel et Lizzie, mais ils sont attaqués. Lizzie dévoile alors un aspect « peu mignon » de sa personnalité à son fiancé.

Ciel, qui a échappé de justesse à la menace des cadavres en mouvement grâce aux talents à l’épée d’Elizabeth, découvre enfin le secret de la résurrection des morts.

Critique :
Le tome 12 s’était terminé avec une révélation sur le personnage de la fiancé de Ciel, Elizabeth et le moment des explications est donc venu.

– Même vous, monsieur, vous ne pouvez rien contre une femme n’est-ce pas ?

Le lecteur, impatient de retrouver les personnages qu’il avait abandonné, pose de nouveau ses pieds sur le pont du Campania qui continue son naufrage dans la mer froide et glacée… suite à la collision avec un Iceberg.

Notre naufrage ressemble toujours à s’y méprendre à celui du Titanic, en tout point, avec 23 ans d’avance (nous sommes en 1889-90) et Céline Dion qui braille, en moins. Ouf… ♫ Near, far, wherever you are ♪ Ta gueule, Céline ! Merci…

Le bateau va sombrer, y’à pas assez de canots, mais le jeune Ciel (qui fait partie des « chiens de garde » de la reine Victoria) et Sebastian, son diable de majordome, ont autre chose à faire que de monter avec les premières classes dans un canot : avant de s’enfuir, ils doivent vaincre la cargaison de morts « en mouvement » et trouver le coupable de cette abomination qui va à l’encontre de toute les règles.

« Dans ce monde, la mort est une règle qu’on ne peut absolument pas enfreindre ».

Dans leur tâche titanesque, nos deux amis seront « aidés » des deux Shinigamis bien connu (ceux qui récupèrent l’âme des morts et arrêtent leurs lanternes cinématique), qui, eux aussi, voudraient bien comprendre pourquoi ces morts ne sont pas resté « mort » et se sont mis en mouvement, attaquant les vivants. Et régler la situation une bonne fois pour toute. Le tout avec un petit dose d’humour…

– Monsieur, il m’exaspère de plus en plus… Puis-je le tuer ?

Les ingrédients habituels sont réunis pour nous mener à la fin du triptyque « Campania » (dans le tome suivant). Une fois de plus, ce tome est haut en aventure, en action, en suspense et en remue-ménage, avec, en prime, un coup de théâtre qui m’a laissé la mâchoire pantelante ! QUOI ??? C’était lui ??

J’ai adoré aussi l’explication de l’auteur sur le fait que les morts continuaient à vivre et le coup de la lanterne cinématique. C’était « originale » et « plausible ».

De plus, l’auteur, nous offrira encore un horrible moment de frayeur avec un angoissant moment de suspense (faut préparer le tome suivant, hein !) déroulant ensuite un long flash-back sur la rencontre Ciel/Sebastian, au travers de la lanterne cinématique du diable de majordome.

Un grand moment pour quelqu’un qui, comme moi, suit la série depuis le début, parce que c’est toute la partie de l’apprentissage du « diable qui se fit majordome » que nous découvrons, tandis que le jeune Ciel, traumatisé de son enlèvement, panse ses blessures tant bien que mal. Hé, hé, on en sait un peu plus.

– Dans la tristesse, la colère, la confusion et le désespoir… On prononce des paroles de malédiction…

Par contre, pas toujours facile de suivre le fil des combats entre les deux Shinigamis,  Sebastian et le troisième larron. Ces trois là ne sont pas prêts de s’entendre…

« Black Butler », pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est avant tout un univers original, accrocheur et un graphisme somptueux. Un mélange détonnant d’action et d’humour, de mystère et de suspens.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, Challenge « Victorien » chez Arieste,  « Polar Historique » de Sharon (reprise du challenge de Samlor) et Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Les apparences : Gillian Flynn

Apparences - Flynn

Titre : Les apparences                                              big_4

Auteur : Gyllian Flynn
Édition : Sonatine (2012) / Livre de Poche (2013)

Résumé :
Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi.

Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée.

Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal.

Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

POLAR - Apparences trompeusesCritique : 
-‭ ‬Accusé Yvan,‭ ‬levez-vous et expliquez aux lecteurs ici présent votre crime ‭ !
-‭ ‬Une fois de plus,‭ ‬votre Horreur,‭ ‬j’ai conseillé un super roman à Belette.
-‭ ‬Vous connaissez son addiction aux super livres et pourtant,‭ ‬vous la poussez à la faute‭ ? ‬C’est un comportement criminel,‭ ‬ça,
-‭ ‬Que voulez-vous,‭ ‬votre Hobbit,‭ ‬elle aime ça…‭ ‬Résister à la tentation pour mieux y succomber‭ !
-‭ ‬Bon,‭ ‬faudrait pas que ça devienne une habitude,‭ ‬tout de même‭ !
-‭ ‬Je pense que je risque encore de me retrouver dans la position de l’accusé,‭ ‬votre Saigneur.‭ ‬Pour elle,‭ ‬je suis un dealer et ma came,‭ ‬c’est que de la bonne‭ ‬:‭ ‬des super livres même pas coupés,‭ ‬purs à sang pour sang.‭ ‬Trop tard pour elle,‭ ‬elle va devoir se shooter avec mes coups de cœur.‭

Oui,‭ ‬vous l’aurez deviné,‭ ‬je dois encore cette lecture à l’ami Babelien,‭ ‬Yvan,‭ ‬qui rit sous cape,‭ ‬le gredin.‭ ‬Même pas mal,‭ ‬on me l’avait prêté,‭ ‬ce livre.

Le pitch ‭ ? ‬Amy a disparu et Nick se trouve fort dépourvu…‭ ‬Surtout que sa disparition coïncide avec leur‭ ‬5ème anniversaire de mariage.‭

Le mariage, c’est des compromis et des efforts, et encore des efforts, et de la communication, et des compromis. Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance.

‬La police débarque,‭ ‬l’enquête piétine et les regards se tournent vers Nick ‭ ‬:‭ ‬serait-il pas un peu coupable,‭ ‬celui-là ‭ ?? ‬Surtout qu’il y a des lacunes,‭ ‬des blancs,‭ ‬des contradictions dans ses explications sur son emploi du temps du matin de la disparition.‭ ‬

Et puis,‭ ‬les extraits du journal d’Amy offerts aux lecteurs ne sont pas tendres avec lui.‭ ‬Si jamais les flics tombaient sur le journal intime d’Amy…‭ ‬Oups.

Les médias en ajoutent et voilà Nick sur la sellette…‭ ‬Pourtant,‭ ‬il clame son innocence mais son comportement n’est pas en adéquation avec ce qu’il dit.‭ ‬Alors,‭ ‬coupable or not coupable ‭ ?

Sincèrement,‭ ‬je m’attendais à une entourloupe de la part de l’auteur,‭ ‬mais pas de cette manière là‭ ! ‬On peut dire qu’il m’a bluffé durant toute la première partie du roman avant d’abattre son jeu,‭ ‬révélant une main gagnante.

Il n’y a que dans mes lectures que j’aime me faire mener en bateau,‭ ‬que l’auteur joue avec mes pieds et de me raconte des carabistouilles ‭ ‬:‭ ‬la surprise n’en est que meilleure,‭ ‬surtout lorsque tout le récit est cohérent et bien ficelé,‭ ‬comme ici.

Ma surprise,‭ ‬je l’ai eue durant la première partie ‭ ‬:‭ ‬je m’étais faite mon idée sur Nick et Amy,‭ ‬et puis,‭ ‬bardaf,‭ ‬insidieusement j’ai ramassé une claque dans ma poire.‭ ‬Une sacrée claque‭ !

L’avantage de ce récit,‭ ‬pour ceux qui ne le sauraient pas encore,‭ ‬c’est que les chapitres sont alternés‭ ‬:‭ ‬un écrit par Nick,‭ ‬le mari et un autre par l’épouse disparue,‭ ‬Amy‭ (‬des extraits de son journal intime,‭ ‬du moins,‭ ‬dans la première partie‭)‬,‭ ‬ce qui fait que nous en apprenons un peu plus sur ce couple pour le moins étrange ‭ ‬:‭ ‬la perte de leur emploi,‭ ‬leurs problèmes financiers,‭ ‬leur déménagement dans un bled paumé,‭ ‬ville d’enfance de Nick,‭ ‬leurs problèmes de couple,‭ ‬l’enfance d’Amy,‭ ‬dans l’ombre du personnage de‭ « ‬l’épatante Amy »‬,‭ ‬une sorte de double d’elle-même,‭ ‬mais en mieux,‭ ‬créé par ses parents,…

C’est une responsabilité injuste qui accompagne l’état d’enfant unique – vous grandissez en sachant que vous n’avez pas le droit de décevoir, vous n’avez même pas le droit de mourir. Il n’y a pas de remplaçant pour accourir après vous ; c’est vous, et point. Ça vous donne un besoin irrépressible d’être parfait, et vous vous enivrez du pouvoir qui va avec. C’est de cette étoffe-là qu’on fait les despotes.

La seconde partie fait la part belle aux circonstances qui ont fait que Amy a disparu et aux conséquences de sa disparition sur son mari ‭ ‬:‭ ‬perte de crédibilité,‭ ‬accusation de meurtre,‭ ‬les médias qui le clouent au pilori,‭ ‬le monde entier qui le juge,‭ ‬la police qui le regarde de plus en plus de travers,…

Les médias ont saturé l’univers juridique. Avec Internet, Facebook, YouTube, les jurys impartiaux, ça n’existe plus. On ne part jamais de zéro. 80, 90 % d’une affaire se décide avant même d’entrer dans une salle d’audience.

C’est un véritable tour de force de l’auteur que d’alterner les personnalité de ses deux narrateurs,‭ ‬variant le style,‭ ‬comme si le récit était vraiment écrit par deux auteurs de sexe différent.‭

Flynn joue avec nos pieds,‭ ‬nos nerf,‭ ‬nous fait douter,‭ ‬on ne sait plus à quel saint se vouer ni à qui se fier.‭ ‬Et les chapitres s’enchainent sans que l’on ait envie de lâcher la brique de‭ ‬690‭ ‬pages,‭ ‬surtout que la seconde partie est diabolique d’ingéniosité.‭ ‬Là,‭ ‬fallait un esprit pervers pour concocter un truc pareil.

Suspense,‭ ‬secrets,‭ ‬mensonges,‭ ‬trahisons,‭ ‬manigances,‭ ‬critique des médias qui font ou défont toute une vie,‭ ‬cynisme,…‭ ‬Tout est bon dans ce roman et je me suis surprise plusieurs fois à insulter un certain personnage.

Et la fin ‭ ? ‬J’aurais aimé une autre,‭ ‬mais celle-ci est encore plus diabolique que celle que j’aurais voulue,‭ ‬parce qu’elle prouve que le plus culotté est le gagnant…

Je n’ai rien d’autre à ajouter. Je voulais simplement m’assurer que j’avais le dernier mot. Je trouve que je l’ai bien mérité.

Du tout grand art,‭ ‬ce livre‭ !

Les gens aiment bien s’imaginer qu’ils connaissent les autres : les parents veulent croire qu’ils connaissent leurs enfants. Les femmes veulent croire qu’elles connaissent leurs maris.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), du « Challenge US » chez Noctembule et de Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Grand Prix des Lectrices ELLE « Policier »).

CHALLENGE - À tous prixCHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)CHALLENGE - mois americain

Mort un dimanche de pluie : Joan Aiken

Titre : Mort un dimanche de pluie        big_3-5

Auteur : Joan Aiken
Édition : Payot et Rivages – Rivages Noir (1986)

Résumé :
…Mais il plut tous les dimanches cet été-la. D’ailleurs, il plut presque tous les jours.

Pour Jane, ce fut l’été de la peur. Un couple étrange envahit sa vie, son mari devint distant et inquiet, ses enfants tombèrent malades, le chat mourut dans un piège à lapins…

La terreur s’installa peu à peu, jusqu’à l’explosion finale.

Fille du poète anglais Conrad Aiken, Joan Aiken a commencé par écrire des livres pour enfants avant de devenir une de ces reines du suspense qui savent distiller l’angoisse avec délectation.

Mort un dimanche de pluie » frappe par sa rapidité et sa concision. »

Mort un dimanche de pluie fut adapté au cinéma et réalisé par Joël Santoni en 1986.

Critique :
Le titre de ce roman des éditions Payot‭ & ‬Rivages m’avait intriguée et vu qu’il portait le numéro‭ ‬11,‭ ‬je m’étais laissée tenter par ce petit livre de‭ ‬146‭ ‬pages,‭ ‬augurant qu’un des premiers numéros ne pouvait pas être mauvais…

146‭ ‬pages écrites en tout petit…‭ ‬Vous me direz que c’est peu.‭ ‬Je vous répondrai qu’il n’y avait pas besoin d’en écrire plus‭ !

Ces‭ ‬146‭ ‬pages sont la preuve qu’il n’est pas toujours nécessaire de lire des briques de‭ ‬600‭ ‬pages,‭ ‬écrites par les maîtres du suspense et des sueurs froides,‭ ‬pour ressentir le double effet kiss cool‭ ‬:‭ ‬angoisse‭ ‬+‭ ‬adrénaline.‭

Oui,‭ ‬on peut ressentir un lourd sentiment de malaise et d’anxiété‭ ‬avec un petit livre    ! D’ailleurs, on nous l’a toujours dit : la taille ne fait pas tout ! On peut avoir un petit roman terriblement efficace.

Ce récit est comme un bon whisky‭ ‬:‭ ‬l’angoisse et la terreur ont été distillées goutte à goutte pour nous donner un nectar à savourer dans un fauteuil profond,‭ ‬en écoutant le vent souffler aux fenêtres,‭ ‬pour mieux se sentir dans la campagne anglaise,‭ ‬sous la pluie froide et humide.

Ici,‭ ‬pas de monstres poilus avec de grandes dents pour vous coller une trouille d’enfer,‭ ‬mais un couple qui fait froid dans le dos,‭ ‬les Mc Gregor.‭ ‬Un couple‭  ‬aux manies étranges,‭ ‬dérangeantes,‭ ‬suspectes,‭ ‬terrifiantes…‭ ‬qui ont envahi la vie de Jane Drummond.

Mc gregor,‭ ‬le‭ «‬jardinier‭» ‬a été engagé par le mari de Jane,‭ ‬Graham Drummond,‭ ‬alors qu’il croule sous les dettes et les hypothèques de la maison.‭ ‬D’ailleurs,‭ ‬depuis qu’il a fait entrer le jardinier à son service,‭ ‬son mari se comporte étrangement.

Quant à l’épouse de Mc Gregor,‭ ‬elle est encore pire que son mari‭ ‬:‭ ‬engagée pour garder les deux enfants du couple Drummond,‭ ‬elle tient plus de la vipère que de la bonne d’enfant et la fillette du couple est terrorisée par sa gardienne‭ ‬:‭ ‬pipi au lit,‭ ‬cauchemars,‭ ‬somnambulisme,‭ ‬brûlures‭ «‬accidentelles‭»‬,‭ ‬tels sont une partie des symptômes de la fillette,‭ ‬son frère étant trop petit que pour comprendre quoi que ce soit.

Le malaise devient aussi épais que le fog londonien…

Jane est inquiète pour ses enfants‭ (‬le lecteur aussi,‭ ‬ses yeux ne décollent plus des pages‭)‬,‭ ‬mais elle ne peut pas rompre son contrat de travail de deux mois car son ménage a besoin de cet argent.‭

Et puisque son mari snobe les factures,‭ ‬ne ramène pas d’argent à la maison,‭ ‬n’a pas l’air de bosser beaucoup et qu’en plus,‭ ‬il prend la défense du couple de vipères,‭ ‬le nourri en son sein,‭ ‬ne prêtant même pas une oreille attentive aux récriminations légitimes de son épouse…‭ ‬Notre Jane est bien embêtée,‭ ‬Comment se débarrasser de ces parasites envahisseurs‭ ?

Notre pauvre femme va devoir prendre le taureau par les cornes…‭ ‬à moins que les événements ne la précipitent dans la gueule du loup plus vite qu’elle ne le pensait.

Au travers d’une écriture concise et d’un récit rapide,‭ ‬l’auteur nous entraîne dans ce maelström d’interrogations‭ ‬:‭ ‬qui est ce couple étrange‭ ? ‬Que veulent-ils aux Drummond‭ ? ‬Quel est le secret que cache monsieur Drummond‭ ? ‬Un secret ou plusieurs‭ ? ‬Etc…‭ ‬Les apparences sont souvent trompeuses.

Le récit ne traîne pas en route,‭ ‬tout se déglingue aux alentours de Jane et le lecteur ressent des sueurs froides à l’idée de l’explosion finale qui pourrait avoir lieu.

Je peux vous dire que je me suis accrochée aux pages,‭ ‬dévorant le récit,‭ ‬l’adrénaline courant dans mes veines,‭ ‬la bouche sèche.

L’auteur fait monter le suspense crescendo et à chaque page,‭ ‬on redoute le drame,‭ ‬on vibre avec Jane,‭ ‬un petit bout de femme qui s’interroge,‭ ‬qui ne sait pas quelle mouche a piquée son mari,‭ ‬mais qui ne veut qu’une chose ‭   ‬:‭ ‬protéger ses deux enfants.‭

C’est diabolique ce récit.‭ ‬146‭ ‬pages oppressantes.

C’est avec un plaisir certain que j’ai bouffé ce court roman,‭ ‬poussant un soupir de soulagement à la fin‭ ‬:‭ ‬ma terreur prenait fin.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « I Love London 2 »  de Maggie et Titine et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

Un linceul n’a pas de poches : Horace Mc Coy

Titre : Un linceul n’a pas de poches       big_4

Auteur : Horace Mc Coy
Édition : Série Noire Gallimard N°4 (1946) / Folio Policier (1998)

Résumé :
Écœuré, Mike Dolan quitte le journal où il travaille. Il ne supporte plus de ne pouvoir faire éclater la vérité, le quotidien étant muselé par les annonceurs et soumis à diverses pressions.

Avec son meilleur ami et reporter judiciaire, Eddie Bishop, et avec Myra Barnovsky, ils décident decréer « Cosmopolite », un hebdomadaire dont la devise est « La vérité, toute la vérité et rien que la vérité ».

Les dents vont grincer et les menaces pleuvoir. La jeunesse et l’impétuosité auront-elles raison du système en place ?

Petit Plus : Avec Hammett et Chandler, McCoy est l’un des pères fondateurs du roman noir américain. Dans « Un linceul n’a pas de poches », son récit le plus autobiographique, il s’est servi de son expérience de journaliste pour dresser un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société.

Le sujet toujours d’actualité et la qualité de l’écriture font que ce roman publié en 1937 n’a pas pris une ride.

Critique :
Puisque j’affectionne régulièrement plonger dans le roman noir, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de me taper le numéro 4 de la mythique collection « Série Noire ».

Non, ne cherchez pas vainement un crime et en enquêteur habituel, ici, rien n’est habituel. Les crimes, se sont les notables de la ville qui les commettent avec leurs magouilles. Leurs complices ? Les journaux complaisants qui détournent la vérité ou la maquille.

L’enquêteur ? Mike Dolan, un jeune journaliste assoiffé de vérité qui a déniché une magouille et, puisque son patron ne veut pas publier son article sur le match de base-ball truqué, il plaque tout afin de créer sa propre revue, se disant qu’il pourra exercer son métier comme il l’entend ainsi que dénoncer tout ce qui lui semble contraire à la morale..

Mike sait que si les journaux n’osent plus appeler les enfants de salaud par leur nom, c’est à cause des pressions qu’excercent sur eux les notables de la ville et les annonceurs publicitaires. Tout le système est gangrené.

Mais ce n’est pas évident de créer sa propre revue lorsqu’on est sans le sous et criblé de dettes ! La rigueur de Mike fait peur et après quelques publications, son imprimeur se défile et sa revue est retirée des kiosques suite à un article qui a dérangé la personne visée.

Malgré plusieurs menaces, Mike est bien décidé de continuer à faire tomber les gros bonnets.

Son combat n’est-il pas perdu d’avance, lui qui voudrait nettoyer les écuries d’Augias d’un seul coup de torchon ? (non, pas au kärcher).

Plume trempée dans le vitriol, cynisme à tous les étages, personnages haut en couleur dont le « héros », rempli de défauts est un joli cœur, véritable bête noire des pères possédant une jolie fille, assoiffé de reconnaissance, voulant côtoyer les plus grands… Homme épris de justice, il me fait penser à un Don Quichotte des temps modernes.

Vous l’aurez compris, ce roman « noir de noir » est un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société américaine et de la société en général.

Écrit avant la Seconde Guerre Mondiale, McCoy nous dresse donc un portrait horriblement sinistre des États-Unis : censure de la presse, extrémisme, Ku Klux Klan…. Pays de la liberté ? Mon c**, oui !

Tout comme son personnage principal qui lui ressemblait beaucoup, Mc Coy paiera très cher cette peinture peu reluisante : son roman ne sera pas publié en Amérique, mais en Angleterre et ensuite en France, dans la mythique série noire de Marcel Duhamel.

« No pockets in a shroud » devra patienter jusque 1948 pour être édité : et encore, ce sera une version remaniée de l’édition anglaise, qui, elle-même, avait subi des coupes par rapport au manuscrit original.

La fin est brutale, mais il ne pouvait en être autrement…

Un roman qui se lit vite, les dialogues pulsent, l’action aussi, on ne s’ennuie pas et ça valait la peine d’être lu !

 

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « Challenge US » chez Noctembule et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

Bilan Livresque : Octobre 2013

BILAN - Sherlock-Moriarty PALAlors, le bilan de ce mois d’octobre ? Plus que correct ! 9 livres, comme pour septembre, mais plus de pages lues puisque mon bilan compte tout de même une énorme brique que fut « Le trône de fer » (790 pages) et « Les raisins de la colère » (640 pages), que j’avais entamé fin septembre et laissé en suspens.

Il faut ajouter à cela 2 mangas et 1 bande dessinée. Au final, je pourrais noter que j’ai 12 livres au compteur.

Je l’avais donc commencé fin septembre, mais j’avais fait une petite pause car la brique était épaisse : « Les raisins de la colère » de John Steinbeck (ICI) m’a passionné mais je lui ai trouvé quelques longueurs, tout de même. Ce livre est à lire pour en savoir plus sur les conséquences de la grande crise financière de 1929 et les gens qu’elle a mis sur la route…

Il paraît que « Le Facteur sonne toujours deux fois » selon James M. Cain (ICI). Titre donné au livre par le plus grand des hasards, il raconte l’amour fou qu’un homme et une femme ressentirent l’un pour l’autre et leurs manigances pour se débarrasser du mari de la dame. Attention, ne jamais oublier que le Destin, tôt ou tard se pointera pour apurer vos comptes. Court, bref, mais intense.

Un roman fort sombre, lourd dans son atmosphère, j’ai nommé l’ancien truand « Pike » de Benjamin Whitmer (ICI). Étrange que ce flic aussi sombre qu’une nuit sans lune et qui sème les cadavres derrière lui se fasse pourchasser par un ex-truand qui mène une vie plus réglo que la sienne. Le monde à l’envers. Tout ici n’est que violence, qu’elle soit psychologique ou physique. Le tout est purement gratuit, parfois. Et il manque de la profondeur dans l’histoire.

Ma seconde brique du mois avec cette super brique « Le Trône de Fer – Intégrale 1 » comprenant les deux premiers romans (Le Trône de fer/Le Donjon rouge) de George R.R. Martin (ICI). Ayant vu la série avant, j’ai eu plus facile à m’y retrouver dans la profusion de personnages. Ce livre, c’est du lourd et du bon !

Non, je n’ai pas donné ma « La langue au chat », mais j’ai passé un bon moment avec l’avocat Perry Mason, de Erle Stanley Gardner (ICI).

« Couché dans le pain », mais pas avec le soleil pour témoin, loin de là puisque nous sommes dans un roman noir de Chester Himes (ICI). Avec les policiers hors-norme que sont Ed Cercueil et Fossoyeur Jones.

James Ellroy est entré dans la tête d’un tueur, nous livrant un portrait de l’intérieur avec « Un tueur sur la route » : âmes sensibles s’abstenir, non pas en raison du sang ou des crimes violents et gratuits, mais en raison de la personnalité de Martin Michael Plunkett, le tueur (ICI) .

Pour me changer les idées, rien que tel qu’un livre de Gyles Brandreth : « Oscar wilde et le cadavre souriant » (ICI). Plus lent que le tome 2, mais pour celui qui veut plonger dans l’univers du théâtre, c’est extra !

Grand moment de détente avec le nouvel « Astérix chez les Pictes » par ses deux nouveaux « papas » que sont Jean-Yves Ferri et Didier Conrad. Mon verdict ? Correct pour un premier album !

Au menu, de l’humour, des jeux de mots, des têtes connues (Johnny Hallyday sous les traits d’un barde hirsute et Vincent Cassel en méchant diabolique tout vert).

Bref, un album de transition plus qu’honorable quand on a connu les derniers. Comme d’hab, les clichés sont présents : les Pictes ne boivent que du whisky, jouent au lancer de troncs d’arbres, adorent la cornemuse et leurs noms commencent tous par Mac.

Ensuite, deux mangas de Yana Toboso : « Black Butler », les tomes 13  (ICI) et 14 (ICI) pour clore le cycle du voyage à bord du Campania, avec quelques surprises à bord. La fin du 14 annonce le cycle suivant où Ciel va enquêter dans une école huppée, style Eton.

J’ai clos le mois d’octobre avec un thriller que Yvan m’avait plus que conseillé : « Le festin du serpent » de Ghislain Gilberti (ICI). L’auteur, s’est transformé en python, m’enserrant l’esprit dans les anneaux puissants de son thriller, les resserrant de plus en plus autour de moi, jusqu’à me faire lâcher prise et quitter le monde réel. Un vrai festin, je vous jure ! Je m’en suis léchée les babines et les canines… Pardon, les crochets !

Avec tout ces livres, j’ai continué à remplir quelques challenges : Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014); le Challenge « Polar Historique » de Samlor; le Challenge « I Love London » de Maggie et Titine; le Challenge « Romans Classiques » de Métaphore; sans oublier le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; mon Challenge « Victorien » chez Arieste où je pète des flammes, celui du  « Pavé de l’été » chez Sur Mes Brizées; le Challenge « À tous prix » chez Asphodèle, le Challenge « US » chez Noctembule; le Challenge « I Love London 2 » de Maggie et Titine et le Challenge « XIXè siècle » chez Netherfieldpark.

Bilan Octobre : 9 livres (tous dans des challenges) + 2 mangas + 1 bédé = 12

  1. Les raisins de la colère : John Steinbeck
  2. Le Facteur sonne toujours deux fois : James M. Cain
  3. Pike : Benjamin Whitmer
  4. Le Trône de Fer – Intégrale 1 : George R.R. Martin
  5. La langue au chat… : Erle Stanley Gardner
  6. Couché dans le pain : Chester Himes
  7. Un tueur sur la route : James Ellroy
  8. Oscar wilde et le cadavre souriant : Gyles Brandreth
  9. Astérix chez les Pictes :Jean-Yves Ferri et Didier Conrad
  10. Black Butler 13 : Yana Toboso
  11. Black Butler 14 : Yana Toboso
  12. Le festin du serpent : Ghislain Gilberti

Festin du serpent - GilbertiBlack Butler - Tome 13 Black Butler - Tome 14