Happy New Year 2014 !

Happy New Year - loup-dans-la-neigeTout d’abord, un petit mot de remerciement à tous ceux et celles qui me suivent et qui ont la gentillesse de me laisser des petits mots sur mes chroniques.

Pour 2014, j’ai de très bonnes lectures sous la main, ce qui me promet de belles heures de lectures en perspectives.

Mes bonnes résolutions ? Aucune ! 😉 Si ce n’est lire, encore lire et toujours lire… Mais ça, c’est la normalité.

Alors, que vous soyez en famille ou au calme, en boite ou devant la cheminée, cela ne m’empêchera pas de vous souhaiter de joyeuses fêtes et une bonne et heureuse année 2014.

Pour moi, elle sera holmésienne avec la reprise, le 01/01/2014 (sur la BBC) de la saison 3 de Sherlock ! On va enfin savoir comment il a réussi à survivre à la chute. Si c’est dans le canon, en ne tombant pas, tout simplement, mais bon, tout le monde l’a vu chuter !

Happy New year SHMon bilan de lecture sera pour un petit peu plus tard.

Attention tout de même au lendemain de veille…

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Elfes – Tome 1 : Le Crystal des Elfes bleus

4fa7b-preview_page-phpTitre : Elfes – Tome 1 : Le Crystal des Elfes bleus            big_3-5

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Les Elfes bleus d’Ennlya, une petite ville portuaire du Nordrenn, ont tous été massacrés !

L’Elfe bleue Lanawyn et Turin, un homme réputé, enquêtent alors que toutes les pistes mènent vers un clan d’Yrlanais, ces Hommes du nord qui haïssent les Elfes.

Dans la cité île Elsemur, Vaalan une jeune Elfe bleue passe l’épreuve de l’eau des sens. La mère prophétesse voit son avenir proche, un avenir lié au crystal sacré.

« Celui qui contrôle le crystal, contrôle l’océan ».

Cette annonce fait grand bruit et il se murmure que Vaalann pourrait être le messie que les Elfes bleus attendent depuis plusieurs générations…

Entre enquête et initiation, cette histoire nous mène dans un monde de faux-semblants, de rêves et de désillusions !

Critique :
C’est grâce au magazine « Lanfeust » que j’avais découvert l’album 5 des Elfes.

Ayant pris mes renseignements sur la série, j’ai découvert avec ravissement que les éditions Soleil avaient lancé ce concept : faire une série de 5 albums sur un même univers – Elfes – mais en changeant à chaque album de scénaristes et de dessinateurs. Original ! Ce premier tome est consacré aux Elfes bleus.

Ouverture et feuilletage de l’album : un dessin maîtrisé, des couleurs pâles qui côtoient des couleurs plus chatoyantes, des Orks, des cadavres. Un début plus que prometteur.

Le scénario ? On se croirait dans une bonne vieille enquête : Turin, un homme, voyage avec la belle Lanawynles, Elfe de son état. Ils se rendent dans la ville portuaire d’Ennlya.

Là, c’est la stupeur additionnée de puanteur : tous les Elfes d’Ennlya ont été massacrés et tout porte à croire que le forfait a été perpétré par les Yrlanais, une tribu humaine qui entretient des relations houleuses avec ces voisins immortels.

Des problèmes entre les peuples, les races : on se croirait sur la Terre…

Lanawyn, aidée de Turin, va entreprendre la délicate mission d’élucider le mystère.Tout en faisant gaffe de ne pas se laisser mener par des indices de culpabilité trop gros que pour être vrai. Faudrait faire gaffe aussi de ne pas heurter certaines sensibilités, parce que dans l’ombre, ça complote ! Une étincelle et tout peut s’embraser.

L’album n’est pas uniquement centré sur l’enquête car « ailleurs », une prêtresse dévoile à la jeune Vaalann son destin : elle est l’Élue, celle qui sera digne de contrôler le crystal qui permet de se faire obéir de l’océan.

Avantage du format one-shot : on sait qu’à la fin, tout sera joué, pas de « suite » directe, le prochain album étant consacré à une autre race elfique (les Sylvains). Donc, pas de tirage en longueur.

Des inconvénients ? Oui et un fameux : le format du one-shot  n’autorise pas le développement des caractéristiques du peuple des « longues oreilles ». Pas assez de place que pour développer plus, ce qui n’aurait pas fait de mal… À mon avis, deux tomes auraient été nécessaires pour donner plus de corps à l’histoire et aux protagonistes. Comme quoi, quand c’est trop court, c’est pas assez long !

Ce que j’ai apprécié, en plus du graphisme, c’est l’alternance entre l’enquête de Lanawyn et Turin sur le massacre des villageois d’Ennlya  et le parcours de Vaalan pour devenir la guide de son peuple puisqu’elle est l’Élue. Le tout est habillement agencé et parfaitement imbriqué puisque tout se dévoile au fur et à mesure de l’histoire.

Suspense, pas de temps mort dans la narration, du mystère, une enquête « policière », de la nécromancie, de la lâcheté pour certains et du courage pour d’autre, une attaque « surprise », des gens qui veulent devenir Calife à la place du Calife, de la vengeance, de la haine, de la rancœur, de la xénophobie entre les différents peuples, de l’amitié, aussi… Bref, un cocktail des plus agréable.

Quant aux personnages, malgré le manque d’espace pour mieux les développer, ils sont intéressants, certains sont attachants et le tout est bien présenté, compte tenu des 52 pages pour pouvoir tout faire.

Ce récit, pour les habitués de la fantaisy, pourrait paraître « trop classique », mais il n’en reste pas moins « plaisant » et comme je vous l’ai déjà dit, les dessins sont superbes : que ce soit sur les gros plans des personnages ou des grandes cases montrant les décors majestueux du royaume marins des petits êtres bleus… Enfin, pas si petits, on n’est pas chez les Schtroumpfs non plus.

Le dessinateur a utilisé une technique que j’aime beaucoup : une grande image et des petites cases dessus. Ça varie et apporte beaucoup à l’originalité.

On ne lui reprochera que le fait d’être un one-shot et de ne pas avoir de tome 2 ainsi qu’un air de déjà-vu. Il me semble que le monde des Elfes pouvait donner plus d’idées moins  basique.

Attention, j’ai tout de même passé un très un bon moment d’évasion !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

Docteur Sleep : Stephen King

Titre : Docteur Sleep                        big_4-5

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2013)

Résumé :
Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook.

Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil.

La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme…

Critique : 
L’avantage d’avoir attendu aussi longtemps pour lire « Shining », c’est que je n’ai pas dû poireauter 36 ans pour avoir des nouvelles du petit Danny Torrance, moi ! Imaginez ceux qui, l’ayant lu il y a longtemps, se faisant des films sur ce que Danny aurait pu devenir…

Ben moi, juste après avoir posé « Shining » sur la table, j’ai attrapé « Docteur Sleep » et poursuivit l’aventure, retrouvant Danny et sa mère après leurs aventures mouvementées…

« Le deuxième jour du mois de décembre d’une année où un planteur de cacahuètes de Géorgie était aux affaires à la Maison-Blanche, l’un des plus grands hôtels de villégiature du Colorado brûla de fond en comble ».

Wendy n’est pas en forme et Danny est en proie avec ses démons Overlookiens. Heureusement que Dick Halorann est là pour expliquer à son jeune élève comment rendre ses démons muets.

« C’est ce que fait le maître quand l’élève est prêt. Apprendre est un cadeau en soi, tu sais. Le meilleur que quiconque puisse offrir ou recevoir ».

Il fallait oser écrire la suite de « Shining », 36 ans après… Là où l’exercice aurait pu se révéler « casse-gueule » et le devenir, et bien, il n’en est rien.

Le King est parvenu à nous livrer une suite à cent lieues de Shining (pas de huis-clos et je n’ai pas eu la trouille), faisant grandir le petit Danny, sans que l’histoire ne devienne un bouillon infâme.

L’écriture de King a changée, en 36 ans, et il n’était plus en proie aux démons de la dive bouteille. Malgré tout, il sait toujours faire passer les émotions et nous faire avaler une brique sans que l’on ait l’impression d’en lire une.

Sa force ? Savoir faire évoluer ses personnages : Danny a grandi, mais au début, on est loin d’un Superman utilisant son Don pour aider les autres. Loin de là…

Il est alcoolo, a des crises de violence tout comme son père et il est même arrivé à me décevoir énormément sur un acte qu’il a commis… Acte qui le hantera toute sa vie. Oui, Danny est humain ! Son auteur a bien compris qu’il fallait passer par des moments durs et lui faire toucher le fond avant de le faire remonter.

« Il plongea la main dans son sac en papier brun, dévissa le bouchon du contenant en verre empli de liquide alcoolisé et renifla l’odeur ambrée. Cette odeur aussi savait parler, même si elle n’avait qu’un seul message à délivrer : Salut, vieil ami. Meurs encore un peu. »

La force du King réside aussi dans sa manière de renouveler l’histoire, de ne pas tourner en rond : l’invention du « Nœud Vrai » – sorte de secte « vampirique » très riche, sillonnant le pays en camping-car, tels des romanichels de luxe, et voleurs d’un bien plus précieux que l’argent – était un coup de Maître.

Les Méchants sont fouillés, travaillés, c’est le mythe du « vampire suceur de sang » qui est revisité puisqu’ils ne se nourrissent pas de notre fluide rouge, mais d’autre chose… On croise leur route dans le début du roman, sans savoir « qui » ils sont exactement et quel sera leur rôle dans le roman.

De même pour la petite Abra, que nous suivrons dès sa naissance, apprenant toujours plus sur cette enfant possédant le Don. On la suit dans son évolution, on partage ses doutes et on remarque qu’elle possède un tic bien connu des lecteurs de Shining… Un personnage attachant et on sent venir les recoupements avec Dan.

C’est un autre talent du King que de nous parler de tout ces personnages, ingrédients indispensables de la recette finale, alternant les récits, aiguisant notre curiosité, mais sans trop nous révéler de ce que sera leur rôle, jusqu’à ce que tout le monde soit en place et que le lecteur ait tordu ses méninges en vaines supputations.

Si cette suite a été écrite sans que le King n’ait recours à la prise de substances alcoolisées ou illicites, il n’en reste pas moins qu’elle comporte une grande partie de son âme, de sa vie, du fonctionnement des A.A et il n’hésite pas à nous parler de la dépendance à l’alcool qui fait tout perdre, de la famille au boulot, en passant par l’argent, par l’estime que l’on a de soi et la moralité. On perd tout ! Sans doute que le King avait le désir de tordre le cou de ses propres démons d’ancien alcoolo…

Sans oublier l’accent mis sur l’importance de la famille (comme dans Shining), de ses réflexions sur une certaine Amérique et sur ces pensionnés qui sillonnent le pays dans leurs caravanes de luxe, sur ces gens qui vieillissent et rendent leur dernier soupir, la peur au ventre, dans des hospices mouroirs.

L’avantage du livre, c’est qu’il n’est pas bourré d’action au détriment d’un scénario pâlot (comme pour certains films). Que du contraire, le scénario est bétonné, l’action présente, mais pas tout le temps et je me suis laissée emporter par le maelström du grand final qui se met en place lentement mais sûrement.

Durant ma lecture, j’ai même trouvé qu’il y a un bon équilibre entre le tout : la vie que Danny se cherche, sa lutte contre ses démons au goût de malt, son travail à l’hospice, ses réunions aux A.A, ses amis, l’existence du Nœud Vrai, leurs exactions, la vie d’Abra, la montée en puissance de son Don et sa rencontre avec Danny…

« Quand l’élève est prêt, le maître apparaît ».

Bref, la plume du King est un tapis magique qui nous emporte vers l’émerveillement de son histoire. Une suite qui peut se lire indépendamment de Shining, mais entre nous, la lecture du premier apportera bien plus au second !

J’ai aimé Danny tout petit, j’ai aimé ce qu’il est devenu, son travail afin d’aider les mourants à passer le cap final et mon empathie s’est tournée vers la petite Abra parce qu’on a envie de la protéger, comme on voulait protéger Danny dans Shining.

Une scène m’a fait chaud au cœur sur le « toit du monde », dans le final et je remercie Stephen d’avoir inséré cette ultime preuve de l’amour… « Il » n’a jamais voulu le tuer mais « il » n’aurait jamais su résister à la puissance de l’Overlook… C’est tout simplement magnifique et magique.

Laissez-moi terminer par une petite mise en garde : quand vous circulerez sur les routes d’Amérique, méfiez-vous de ces Winnebago et Bounder. On ne sait jamais qui peut se trouver à l’intérieur. Ni « quoi ».

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014)et au « Challenge US » chez Noctembule.

Petit Papa Nowel est passé en retard…

blog -Pere noel-LePost_Deligne♫ Petit papa Noël
Quand tu descendras du ciel ♪
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier. ♪

Oui, le père Nowel est passé en retard chez moi… Conseil, éloignez les enfants de cet article, s’il vous plaît. Gamin, ne lis pas ces lignes, le traumatisme n’est pas loin.

Bon, maintenant que c’est fait, allons-y !

Comme vous le savez tous, le Père Noël n’existant pas (j’avais dit d’éloigner les enfants !!), on en est réduit à s’offrir des cadeaux ou à donner des listes…

Bref, mon Chouchou n’ayant pas vraiment le temps de courir les échoppes (il n’aime pas trop ça et de plus, je n’avais pas laissé de liste), il m’avait demandé de m’acheter moi-même mon cadeau et ensuite, il me le rembourserait…

Mon choix s’était porté sur :
« Nu dans le jardin d’Eden » de Harry Crews
« Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone » de Colomino (scénariste) et Palomé (dessins)

Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone - Colomino Nu dans le jardin d'Eden - Crews

Avant les fêtes, j’avais passé commande dans un librairie et ma commande étant arrivée, je suis allée la chercher, Chouchou allant avec moi. Tout en furetant un peu, j’ai ajouté trois livres à mon paquet, comptant me faire plaisir avec mes étrennes reçues (oui, malgré mon âge, malgré le fait que je travaille, la marraine de ma mère aime nous glisser des billets dans les poches).

C’est là que le père Nowel est passé parce que Chouchou m’a interdit de la payer ! Allez, hop, on ajoute les autres livres au paquet de Noël, même si papa Nowel était déjà passé dans mes petits souliers.

« C’est dans la boîte » de Frédéric Ernotte
« L’apparence de la chair » de Gilles Caillot
« Lignes de sang » de Gilles Caillot (je vais cailloter)
« Né sous les coups » de Waites
« Smoky » de Will James
« Et si Notre-Dame la nuit… » de Catherine Bessonat
« Sherlock Holmes et le chien des Baskerville » de Unglik

 Né sous les coups - Waites C'est dans la boîte - Ernotte Et si Notre-Dame la nuit - Bessonart Smoky - Will James Sherlock Holmes et le chien des Baskerville - Unglik

 Lignes de sang - CaillotApparence de la chair - Caillot

Neuf livres… De belles heures de lecture en perspective ! Merci qui ? Merci Chouchou Nowel…

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Sisterhood of the world award

C’est reparti pour un petit tag, cette fois-ci c’est Bianca qui me le décerne et j’en profite pour la remercier d’avoir pensé à moi pour cet award !

Voici les règles du jeu :

1- Fournir un lien et remercier le blogueur qui vous a nominé pour ce prix : C’est fait !
2- Nommer à votre tour 10 blogs que vous choisirez : Non, mes blogueurs préférés sont déjà nominés et les quelques autres n’aiment pas parler d’eux…
3- Faites un lien vers ces blogs tout en laissant un message aux nominées afin qu’elle sachent qu’elles ont été choisies : Pas besoin 😉
4- Répondez aux 10 questions suggérées : Je dirai tout !
5- Afficher le logo du prix sur votre blog : C’est fait !

1. Votre couleur préférée ?
Je serais tentée de tricher et d’en citer plusieurs… J’aime le rouge, l’orange et le jaune pour leur côté chaleureux, mais j’avoue avoir aussi un faible pour la sobriété du noir.

2. Votre animal de compagnie préféré ?
Le chien… Depuis ma naissance, j’ai été entourée par des chiens, dont un gardait mon parc et auquel je tirais les moustaches. Dès mes deux ans, j’adorais la chienne de mon père, un berger allemand. C’était facile chez nous, nous habitons à la campagne et les chiens vivent en semi-liberté dans la grande cour, dormant dans l’ancienne écurie de mon grand-père et jouant leur rôle de gardien.

Ensuite, après quelques années sans chien dans mon environnement, mes parents en ont repris et j’ai toujours été avec un animal derrière moi, sauf depuis Noël 2010, date à laquelle j’ai perdu mon chien et depuis, je n’en ai pas repris, mais je m’amuse souvent avec les trois chiens qui sont chez mes parents !

Non, Bianca, ma détestation de Noël ne vient pas de la perte de mon chien, la magie n’agissait déjà plus sur moi depuis quelques années.

3. Votre boisson préférée ?
Le café ! Noir. Je carbure au café dès le matin, ensuite, une tasse vers 8h, avant le boulot, une autre vers 10h, à ma mini-pause et puis plus rien jusqu’au soir… Ensuite, vers 20h, j’en bois une autre, ma dernière. Ce qui me permet aussi d’assumer un autre de mes vice : les tasses !! J’en ai des dizaines et j’adore boire mon café dans des différentes, de la petite tasse au mug.

Pourtant, bien que je suis une caféivore, j’ai découvert depuis quelques années les bienfaits du thé et j’en bois souvent une l’après-midi, à ma grande pause, celle du repas. Depuis, j’ai acheté une cuillère à thé et une théière dans une échoppe asiatique. J’ai aussi mes adresses pour mon thé, qui doit être vert ou noir, et sans citron, sans lait et sans sucre !

Il ne me reste plus qu’à fumer la pipe et je ferai comme Holmes ! (qui buvait du café lui aussi).

4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ?
On m’aurait posé cette question il y a quelques mois, j’aurais choisi Twitter parce qu’il me permet de recevoir des alertes ou des liens de mes séries préférées (Sherlockology me tient au courant de la série Sherlock de la BBC), des maisons d’éditions,… Mais je ne tweete avec personne en particulier et il était donc pour moi juste un outil de prévention, mais pas social.

Depuis peu, Yvan m’a poussé à aller le rejoindre lui et une bande de fêlés chez FB… Je n’aimais pas FB et je l’évitais, pourtant, j’ai écouté son conseil (avec celui de Foumette) et j’y suis allée, sous pseudo, of course.

Que dire ? Je m’y amuse, je ris, je souris, j’éclate de rire, je me marre, je partage, bref, aucun regret ! Attention, je garde des mesures de sécurité draconienne : pas de nom, pas de photos privées, pas d’adresse privée, ma ville changée, pas d’école, bref, juste « Cannibal Lecteur », ses lectures, ses conneries, ses imbécilités… 😉


5. Votre modèle préféré ?
Aucune surprise dans ma réponse : Sherlock Holmes ! Je suis admirative de son esprit de déduction, de concision, de sa logique, de sa méthode d’investigation et pour une fan de criminologie, Holmes en est le précurseur, le patient Zéro, celui qui a fait avancer la science criminelle, qui lui a donné ses lettres de noblesse.

Holmes réfléchissait avant de donner une théorie, faisait en sorte que sa théorie colle avec les faits et pas le contraire (faire en sorte que les faits sélectionnés fassent concorder sa théorie). Il ne cherchait pas la gloire, la laissait volontiers aux autres et n’hésitait pas à travailler sans honoraires pour des clients nécessiteux.

Science de Sherlock Holmes - WagnerSH - 20081016192141

6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ?
Je serais menteuse en répondant « donner » parce que je dois bien avouer que recevoir des cadeaux est très agréable et que j’ai toujours peur de me louper dans l’exercice difficile de choisir un cadeau pour les autres.

Surtout que je déteste offrir un truc juste pour dire que j’ai offert quelques chose… Mon but est de trouver le cadeau qui fera plaisir, qui sera utile, ce qui n’est pas un exercice facile.

Pour le Noël de ma petite sœur, je soudoie son amie, ou son homme, afin de trouver ce dont elle aurait besoin. Et personne ne sait rien !!!

Voilà pourquoi pour mon anniversaire, je laisse toujours traîner une liste de livres pour que Chouchou sache quoi faire…

7. Votre chiffre préféré ?
Le 69 et le 666… 😀

Plus sérieusement, j’aime bien le 7 et le 8 dans un registre moins sulfureux.

HORREUR - 666 Flambant

8. Votre jour préféré ?
J’aime le jeudi soir parce qu’il me susurre dans le creux de l’oreille que demain c’est vendredi… Oui, je le dis bien fort, j’aime le vendredi, la fin de la semaine, et je guette le moment où l’heure de la quille arrivera. Non pas que je n’aime pas mon job, mais bon, le week-end, c’est le pied !!

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9 Votre fleur préférée ?
La rose… Mais j’aime quand elle sont jaune ou orange !


10. Quelle est votre passion ?

Lire !! Parce que j’aime lire depuis que je suis toute petite, que ce soit des romans ou des bandes dessinées.

Me balader dans la campagne en m’amusant des facéties des chiens…

Et lorsque j’ai le temps, monter à cheval… Mais vu qu’elle est chez mes parents, ce n’est qu’une fois par mois, et ces derniers temps, pas eu le temps du tout… Notre dernière sortie était le 20 juillet…

GRIMOIRE - pile-de-livres-anciens-avec-des-lunettes-de-lecture-sur-le-bureau

Shining : Stephen King

Titre : Shining                                                           big_5

Auteur : Stephen King
Édition : J’ai Lu (1999)

Résumé :
Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille.

Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.

Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur œuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être.

Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…

Petit plus : Porté à l’écran par Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal, Shining est avant tout l’histoire de la lente déchéance d’un homme rongé par la haine.

Critique : 
« C’était la nuit que le vent se mettait à hurler autour de l’aile ouest de l’hôtel. Il détestait tout particulièrement les nuits – elles étaient pires que tout ».

Danny Torrance avait peut-être le Don de réveiller les forces obscures tapies dans l’hôtel Overlook, mais Stephen King a toujours eu le Don de réveiller mes vieilles peurs et de me coller des frissons avec des choses simples ou des scénarios qui, a priori, pourraient nous paraître éculés.

Si j’avais délaissé cette œuvre majeure du King lorsque j’étais plus jeune, c’était parce que j’avais peur d’avoir peur… Oui, ce livre me fichait la trouille !

Un hôtel isolé, bloqué durant des mois par la neige, Jack Nicholson-Torrance, une hache à la main, sa tête de psychopathe fou et voilà…

« Il alla vers la planche à hacher et saisit le manche du maillet. Il le leva et le fit tournoyer. Le maillet faucha l’air avec un sifflement menaçant. Jack Torrance se mit à sourire ».

C’est la publication de Docteur Sleep qui m’a poussé à enfin sortir « Shining » de ma pile afin de me plonger dedans. J’avoue que j’en frissonne encore et ce n’est pas à cause de la neige ou du froid. Et je pense que je n’ai pas été la seule à avoir la trouille durant ma lecture !

« Il eut l’impression que ses testicules se transformaient en deux petites bourses ridées, pleine de glace pilée, et ses tripes en gélatine ».

L’histoire, je la connaissais, en gros, mais le détail fut encore plus terrifiant, angoissant… Et le King, malgré une écriture assez « simple », possède un véritable talent de conteur pour nous conter son histoire qui nous entraîne petit à petit dans l’horreur, avec un vieil hôtel dans les personnages principaux. Il est temps de compter vos abattits !

Parlons un peu de ce personnage pour le moins inhabituel… Construit en 1907, l’Overlook est un somptueux hôtel des Montagnes Rocheuses qui a changé de nombreuses fois de propriétaires, passant dans de mauvaises mains. Bref, c’est un hôtel qui a un passé pour le moins « agité » et surtout particulièrement sanglant : suicides et meurtres. Quand au précédent gardien, il a massacré sa femme et ses deux filles…

– Ullman m’a raconté que le premier gardien a tué sa famille puis s’est suicidé.
– Ouais, ce mec, Grady. C’était un salaud, je l’ai vu tout de suite à son sourire de faux jeton. On venait juste de commencer les travaux et Ullman, toujours aussi radin, était prêt à embaucher Jack l’Éventreur lui-même s’il acceptait d’être payé au rabais.

Certaines personnes exceptionnelles possédant le Don peuvent se retrouver, malgré elles, témoins de ce passé sanglant sous la forme de visions, d’apparitions, de fantômes,… Ce qui fut le cas pour Dick Hallorann, cuisinier et d’une femme de chambre. Ce sera pareil pour le tout jeune Danny « Prof » Torrance.

La femme qui gisait dans la baignoire était morte depuis longtemps. Elle était toute gonflée et violacée et son ventre, ballonné par les gaz et ourlé de glace, émergeait de l’eau gelée comme une île de chairs livides. Elle fixait sur Danny des yeux vitreux, exorbités comme des billes.

Un hôtel isolé qui semble doué d’une conscience autonome et foncièrement malfaisante… Fallait penser à l’écrire et le cauchemar que le King eu en 1974, dans la chambre 217 d’un hôtel où sa famille était les seuls clients, n’y est pas étranger.

Y’a pas à dire, Stephen King sait vous terrifier uniquement avec des ambiances angoissantes, des vieux ascenseurs, des tuyaux d’incendie et des buissons de buis représentant des animaux.

Au cours du roman, j’ai ressenti des frissons d’angoisse avec ce foutu hôtel qui avait lancé une véritable OPA de séduction sur Jack, ne sachant pas s’accaparer de l’esprit de Danny, qui lui, faisait de la résistance. Brrrr, oui, j’ai eu peur.

Ce livre, c’est une écriture qui fait mouche, du suspense, de l’angoisse, des temps fort, un huis-clos oppressant… Le tout distillé goutte à goutte.

Le fait d’attendre aussi longtemps pour découvrir ce roman fut une bonne chose parce que cela fait peu de temps que j’ai appris que le King était dépendant à l’alcool lorsqu’il a écrit ce livre, tout comme son personnage, Jack Torrance. Cela confère au récit une force bien plus grande que s’il avait été écrit par un auteur sobre comme un moineau.

L’auteur savait très bien ce que Jack pouvait ressentir lorsqu’il se retrouve sans alcool, essayant tant bien que mal de s’en sortir; comme il savait bien l’état d’esprit que son personnage pouvait avoir lorsqu’il cédait aux chants des sirènes pur malt.

Si Stephen King détesta l’adaptation de Kubrick c’est parce qu’il lui reprochait d’avoir négligé les thèmes de la désintégration de la famille et de l’alcoolisme qu’il traitait dans ce livre avec une sacrée justesse.

Autre chose, si dans le film, Jack Nicholson/Torrance cédait assez vite à la psychopathie ambiante, sombrant rapidement du côté obscur de l’hôtel, il n’en est pas de même dans le livre où l’auteur prend le temps de le faire sombrer dans le déchéance. On voit Jack changer petit à petit et on tremble pour sa famille.

C’est ce qui donne tout le sel au récit : pas de précipitation ! L’Overlook infiltre l’esprit et les veines de Jack avec lenteur, prenant possession de lui, petit à petit, mais pas à 100% puisque Jack réussira tout de même à avoir quelques moments de lucidité, dont un fort important pour mettre en garde son fils : la marionnette a eu un sursaut de résistance…

Puisque je viens de vous parler de Jack, je vais m’attarder sur les autres personnages : il est un fait que certains sont plus attachants que d’autres et j’ai ressenti une tendresse particulière pour le petit Danny, 5 ans, qui va devoir faire face à des écueils dont il n’est pas préparé, ainsi que sa mère qui doit le protéger et pour le cuisinier, Hallorann, qui a le Don lui aussi.

Si le petit Danny a le rôle phare (normal pour un enfant lumière), si l’hôtel Overlook a un rôle central, si le cuisinier Dick Hallorann aura son importance, si Wendy, la mère de Danny joue son rôle de protectrice du mieux quelle peut, Jack Torrance est la pièce maîtresse du roman.

Voilà un autre point que j’ai apprécié dans « Shining » : l’évolution de Jack Torrance. Au départ, ce n’est qu’un pitoyable poivrot, un pilier de comptoir. Un homme au caractère versatile, changeant d’avis comme les vapeurs d’alcool changent sous la direction du vent. Comme toujours, c’est le même combat : il veut arrêter de boire, mais il veut le faire sans aide aucune, uniquement par sa seule volonté, ce qui est quasiment impossible.

Bref, pas un personnage que l’on a envie d’aimer. Pourtant, lorsque King nous parle de lui, nous faisant découvrir dans le récit ce que fut sa vie, sa jeunesse, nous parlant de ses ambitions perdues, de son père violent, de l’amour qu’il ressent pour son fils, Danny, et bien, mon regard a changé et j’ai commencé à ressentir de l’empathie pour lui.

Il n’est pas coupable de tout… L’hôtel a pris possession de lui et il n’est plus qu’un pantin dans les mains d’un marionnettiste plus fort que lui.

Un autre point que j’ai bien aimé : dans les dernières pages, lorsque tout est consommé et consumé, l’auteur nous montre que l’Overlook peut avoir une influence maléfique, diabolique, même sur les gens les plus purs… Achevant de me convaincre, par là-même, que Jack n’avait pas la capacité de résister et qu’il ne fut qu’une marionnette pour l’hôtel.

La télépathie, le combat de l’écrivain contre la page blanche, la famille, la solitude, le passé, la dépendance à l’alcool… sont des thèmes qui, dans ce roman, sont exploités avec une rare justesse.

Merci, Stephen, de m’avoir, une fois de plus, donné une excellente histoire bien frissonnante avec des personnages forts ! Si un jour je te croise, je pourrais te dire que ta littérature a marqué ma vie, avec celle de Conan Doyle (mais lui, je risque moins d’avoir l’opportunité de le croiser).

En 1978, « Shining » a été nommé au prix Locus du meilleur roman de fantasy, terminant à la quatrième place.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), challenge Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel et Le « Challenge US » chez Noctembule.

Mes coups de coeur littéraires de 2013

Coup de coeur

Je sais, l’année n’est pas terminée et je pense que je vais en ajouter à la liste si j’ai le temps de les lire, mais en attendant, vu que les jours avancent, je vous livre en primeur ma liste de coups de coeur littéraire de l’année 2013.

Il y a un peu de tout : des thrillers, des polars noirs, des classiques, des livres anciens, des nouveautés de l’année, des auteurs connus, des oubliés… Leur ordre d’apparition sur cette page n’est pas synonyme de « classement », c’est juste le hasard de ma liste. Ce qui veut que le premier n’est pas meilleur que le dernier, ils sont tous pour moi important, mais pour différentes raisons.

Le dernier que j’ai lu et qui m’a emporté dans un tourbillon de rires, de fous rires, de larmes, d’émotion, de sourires et qui m’a fait un bien fou, c’est « Et soudain tout change » de Legardinier. Léger, mais profond. Amusant, mais émouvant.

Au rayon « Thriller » différent des autres, il y a tout d’abord le surprenant « Le festin du serpent » de Gilberti. Des thrillers, j’en ai lu ma dose, la recette est connue, souvent la même, à la limite éculée… Mais lui, il a revisité le genre, tout en le respectant, mais en l’améliorant d’une manière qui m’a bluffée, époustouflée, emballée. Putain, c’était de la balle (je m’excuse pour cet écart de langage).

Ensuite, il y a aussi « Les apparences » de Gilyan Flynn. Là aussi c’est un thriller, mais du comme je n’en avais jamais lu. Bluffée j’ai été, menée en bateau, ébahie, surprise, bref, du tout bon lui aussi. Comme quoi, on peut encore surprendre les gens avec des thrillers. Faut juste se dépasser.

Apparences - Flynn Festin du serpent - Gilberti

Au rayon « Polars Noirs », j’en ai eu quelques uns… Monsieur Denis Lehane nous en classe trois dans mes coups de cœur : « Un dernier verre avant la guerre » qui est fort sombre, « Sacré » qui l’est moins, mais qui m’a filé un de ces coup de pied au cul, et ensuite, le terrible « Ténèbres, prenez-moi la main ». Et entre nous, j’aurais pu aussi classer le surprenant « Shutter Island »…

Sacré - Lehane Dernier verre avant la guerre - LehaneTenebres prenez moi la main - Lehane

Ellroy m’a emmené au-delà de toutes barrières puisque j’étais dans la tête d’un tueur… « Un tueur sur la route » est immoral car Plunkett est froid, méthodique, calculateur, schizophrène, intelligent (frôlant le génie), il ne possède aucun sentiment de pitié ou d’empathie, aucune once de gentillesse. Pire, il ne ressent aucun regrets de ces actes. C’est une machine à tuer. À vous faire froid dans le dos parce qu’il ne se cherche pas d’excuses.

Dans le registre « Polars Noir avec humour », j’ai adoré « 1275 âmes » de Jim Thompson. Le ton est léger, le shérif Nick Corey est sans vergogne qui manipule le lecteur et les autres personnages du roman. Tout le roman n’est qu’un long regard horrifié et désabusé sur les Blancs habitant dans les campagnes du sud des états-unis en 1920. « 1275 âmes » est, pour moi, l’un des meilleurs romans noirs jamais édités.

Un tueur sur la route - Ellroy - Autre cover

Dans un autre registre, mais toujours du même auteur, il y a le froid « L’assassin qui est en moi ». Lou Ford est un jeune adjoint au shérif avenant, serviable, séduisant. On lui donnerait le bon Dieu sans confession. A tort… Pris au premier degré, ce livre vous glace les sangs.

Registre « Polar avec de l’humour noir » on a « Bad Chili » de Lansdale. Toujours avec un vocabulaire des plus fleuris, Lansdale nous plonge dans un univers très glauque. Bastons et castagnes sont bien sûr toujours des valeurs sûres de nos deux héros. La lecture de ce roman reste toutefois jubilatoire et toujours aussi drôle malgré le sujet abordé.

Dans les polars plus « classiques » mais qui sortent du schéma habituel, j’ai sélectionné « La femme en vert » de Indridason qui signe une fois de plus un polar assez lent mais très prenant, le fameux « Un employé modèle » de Paul Cleave qui nous plonge dans le quotidien d’un serial-killer et l’hilarant « Cul-de-Sac » de Kennedy. Tous différent l’un de l’autre, mais ils m’ont tous emporté.

Le très prenant aux tripes « Meurtre pour rédemption » de Karine Giébel qui m’a fait pleuré et le « Miséricorde » de Jussi Adler-Olsen que je n’ai pas lâché avant la fin.

Quant à Caryl Férey, il me colle deux coups de pied au cul avec « Haka » et « Zulu ». Du polar ethnique, profond, violent, prenant.

Haka - Saga Maorie

« Le mystère Sherlock Holmes » de Erre est un huis-clos qui m’a fait hurler de rire et j’ai été agréablement surprise par « Un certain Docteur Watson » de Stuart-Davies qui ne partait pas favori puisque l’auteur faisait de Watson un homme placé par Moriarty pour surveiller Holmes.

Du côté du « fantastique », Alec Covin m’a emporté dans un tourbillon de frissons avec ses « Loups de Fenryder » et j’ai hâte de découvrir la suite.

Loups de Fenryder Covin - J'ai Lu

Quant au King (Stephen), il en classe deux avec l’excellent « 22/11/63 » qui nous plonge dans l’Amérique peut avant l’assassinat de Kennedy (et son assassinat), et le flippant « Shining » que je n’avais jamais eu l’occasion de lire. Niveau huis-clos, j’étais servie avec cet hôtel isolé et entouré de neige et de phénomènes inquiétants…

Dans mes classiques plus anciens, j’ai frissonné avec Jack London et son Grand Nord : « L’appel de la forêt » et « Croc-Blanc » furent des lectures très prenante aussi, avec des chiens comme personnages principaux.

Appel de la forêt - Call of the wild - LP - London

Un coup de cœur aussi avec Soljenitsyne et « Une journée d’Yvan Denissovitch ». Une journée dans un goulag… Sobre, sans violence, mais d’une force prodigieuse. Magnifique.

25 coups de coeur… et encore, j’ai dû me faire violence ! 😉 Et puis, qui sait, il se peut que « Docteur Sleep » de Stephen King vienne rejoindre le petit groupe…

Et soudain, tout change : Gilles Legardinier

Titre : Et soudain, tout change                                              big_4

Auteur : Gilles Legardinier
Édition : Fleuve Noir (2013)

Résumé :
Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.

À quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu’avant l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie…

Du meilleur au pire, avec l’énergie délirante et l’intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre.

Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur.

Avec cette nouvelle aventure, Gilles signe un roman comme il en a le secret et qui, entre éclats de rire et émotions, nous ramène là où tout commence vraiment. Cette histoire est aussi la nôtre. Bienvenue dans ce que nous partageons de plus beau et qui ne meurt jamais.

Critique : 
S’il n’y avait pas eu Yvan pour me pousser à lire ce livre, jamais je ne l’aurais ouvert ! Non, mais, une histoire avec des lycéens, racontée par une des lycéenne, très peu pour moi.

Voyez-vous même le 4ème de couverture : « Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie ».

Persuadée que j’étais qu’avec ce genre de littérature, j’allais me retrouver avec une narratrice à la con; vous savez, une gamine qui passe son temps à faire « Ohhhh nannnnhhh ils me parlent maintenant en plus. Je m’empourpre encore plus hannn » (© Wiitoo qui le fait mieux que moi). Vous voyez ce que je veux dire, un style gnangnan ou neuneu.

Mais puisque qu’Yvan avait écrit une chronique qui ne pouvait que me pousser à le lire et que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis… J’ai franchi le pas, sans avoir peur, puisque jusqu’à présent, tous ses conseils lectures se sont révélés judicieux.

Un seul regret : quand je pense que j’ai failli passer à côté d’un livre aussi drôle, aussi agréable à lire, aussi émouvant, aussi prenant, bref, rien que d’y penser, ça me fait frémir. Ah, mes sales préjugés littéraires, parfois…

Dangereux, d’ailleurs, ce livre, il a failli me faire louper mon arrêt de métro ! Le soir, plongée dans ma lecture, il a fallu un coup de coude de mon homme pour me faire lever les yeux. Je le regarde, l’air de dire « quoi ? » et il me dit « on arrive ». Non, pas possible… ben si. Il était étonné que je n’avais pas encore refermé mon livre, chose que je fais habituellement une station avant notre descente… Addictif !

On peut dire aussi que ce livre m’a fait passer par deux sensations extrêmes : les rires et les larmes. Et parfois, en très peu de temps… Me faire pleurer et ensuite rire aux larmes, ça, fallait le talent de l’auteur pour y arriver.

Durant ma lecture, des gloussements, des pouffements de rire, des éclats de rire, aussi. Heureusement, le fou rire a eu lieu durant ma pause et pas dans le métro, parce que je ne savais plus me ravoir…

En ce qui concerne les larmes… Lors de la lecture des dernières pages, alors que ma gorge était nouée et que l’émotion montait crescendo, mon lecteur MP3, ce traître, en a ajouté une couche en diffusant dans mes oreilles des chansons en adéquation avec les moments émouvants : « Return of the king : The End Of All Things » (LOTR) et « Postcard » de Purcell (oui, le violon de « Orgueil et Préjugés »).

Malgré la lecture aléatoire, j’avais la musique en parfaite harmonie avec les passages plus tristes que je lisais. Comme si j’avais besoin qu’on ajoute de la tristesse à ma lecture !

Ensuite, alors que j’avais toujours un serrement dans l’estomac et une boule au fond de ma gorge, j’ai éclaté de rire avec Tibor et ses facéties avec son « petit pingouin » (ceux qui ont lu sauront de quoi je parle) et voilà qu’après avoir pleuré d’émotion, je pleurais de rire, passant d’un extrême à l’autre… Avant de revenir vers des moments plus tragiques…

Ach, Kolôssâle Konzpiration de la part de ma musique qui a enchainé sur « Agnus Dei » de Mozart (je précise, on ne sait jamais, si Nabilla lisait ces lignes), musique de circonstance pour la fête que nos personnages donnent pour une personne qui nous quitte… Les larmes coulaient et je n’ai pas cherché à les étancher de suite.  Lire en musique, ça décuple les émotions.

Un livre « léger » (pas péjoratif, hein !), une écriture qui m’a emportée, des personnages avec lesquels je serais bien restée 200 pages de plus, c’est frais, drôle, émouvant, on ne s’ennuie pas et mes zygomatiques ont eu du mal à se remettre des petites phrases de Camille, la narratrice.

Je ne sais pas si Jérôme Chevillard l’a dit, mais Einstein, Chaplin et Alexandre le Grand l’ont déjà noté avec des formules parfois très efficaces. Pourtant, ce sont Riri, Fifi et Loulou qui me l’ont appris les premiers : dans la vie, le meilleur peut côtoyer le pire. Bien que n’étant ni un canard, ni célèbre, ni morte, je confirme.

Durant ma lecture, j’avais l’impression de me retrouver dans ma classe de terminale, bien que dans notre classe, ce n’était pas la bonne entente comme dans celle de Camille…

Sérieusement, l’auteur a réussi à se mettre dans la peau d’une jeune fille et il nous en parle avec « justesse ». La bonne atmosphère pile-poil… Alors que j’ai mon diplôme depuis un certain temps, j’étais de retour sur les bancs de l’école.

Franchement, laissez tomber vos préjugés littéraires, ça fait du bien de lire pareil roman, une vraie bouffée d’air frais.

Succombez au virus orange « ESTC », ça vous fera du bien au moral et c’est disponible sans ordonnance.

En tout cas, je compte bien m’acheter les deux autres livres de cet auteur pour m’offrir une autre tranche de rire !

Un coup de cœur de l’année 2013 !!

Satan dans le désert : Boston Teran

Titre : Satan dans le désert                    big_3-5

Auteur : Boston Teran
Édition : Folio (2005)

Résumé :
Bienvenue en Californie comme au Nouveau-Mexique ! Vous y trouverez des folles sans identité, isolées en plein désert dans des caravanes en ruine, des bandes non identifiées, insaisissables, menées par des gourous en quête de gibier, des taulards cuits et recuits par le soleil, surveillés par des flics improbables et des hommes prospères protégés par les murs de leurs villas discrètes…

Vous y trouverez l’enfer sur terre. Parce que son ex-femme a été massacrée et que sa fille a disparu, le flic Bob Hightower sort enfin de sa léthargie. Ce qu’il découvrira au bout du chemin dépasse l’entendement.

« Les mots de Boston Teran vous hantent longtemps après que vous avez refermé son livre. Je suis encore sous le choc » (Harlan Coben).

Petit Plus : Boston Teran, auteur sous pseudonyme, dit seulement de lui qu’il est né dans le Bronx de parents italiens et qu’il vit aujourd’hui en Californie.

« Satan dans le désert » a reçu le prix Creasey Dagger du premier roman en Angleterre ainsi que le prix Calibre 38 du meilleur roman policier 2004 en France.

Critique : 
Ça, c’est ce qui s’appelle une lecture « coup de poing uppercut »… Assurément, âmes sensibles, abstenez-vous d’ouvrir pareil livre, vous le refermeriez bien vite. Ce roman est donc à ne pas mettre entre toutes les mains, c’est pour cela que je ne le conseillerai qu’aux lecteurs avertis.

Comment vous expliquer cette lecture très sombre, cette violence qui suite de toutes les pages, tout en vous expliquant que « Satan dans le désert » est un roman hallucinant et que je l’ai apprécié ?

Sur le toit de goudron noir, la pluie génère une multitude de ruisseaux irréguliers qui s’évacuent vers les gouttières oxydées. Mais elle ne lave rien. Elle ne l’a jamais fait. La crasse qui est le lot quotidien de chacun est bien trop importante.

Le pitch : Bob Hightower est ce qu’on appelle un flic « pépère », assis derrière son bureau, dans un bled proche de Los Angeles, à la frontière du désert.

Il est divorcé, adore sa fille et tout irait bien dans sa vie si on n’avait pas retrouvé son ex-femme et son nouveau mari plus que sauvagement assassinés… Et quand je dis « sauvagement », je suis encore gentille… Le chien et le cheval sont dans le même état et Gabi, sa fille chérie de quatorze ans, est introuvable parce qu’enlevée.

Bob est dépourvu de moyen, il n’a pas de piste, contrairement au lecteur, puisque nous savons déjà « qui » est le commanditaire de toute cette sauvagerie, nous savons « qui » l’a perpétré, mais nous ignorons le « pourquoi ».

C’est une ancienne toxico, Case, qui va donner une piste à Bob. Lorsqu’elle a lu le fait divers qui se rapportait à la tuerie, elle a reconnu la marque de Cyrus : un mec taré, violeur, assassin, dealer, nihiliste, maquereau, tortionnaire… La totale, quoi. Un type qui prend plaisir à détruire l’innocence, à faire plonger des enfants dans la dépendance et à leur faire subir les pires perversions sexuelles ou tortures de malade. Il pratique aussi son art de la torture sur des adultes, juste pour le plaisir.

Tétanisé par la peur, le gosse se met à trembler. Cyrus se campe devant l’autre, examine longuement son membre et le prend en main.
– C’est une vraie queue de diable que tu as là, toi.
Terrifié, le gamin refuse de le regarder dans les yeux.
– Une vraie queue de diable, répète Cyrus en soupesant, appréciateur.

Comment elle le sait ? À votre avis ? Case a fait partie de sa bande, enfin le mot « secte niant Dieu » serait plus adapté. Elle a réussi à s’en sortir, plus morte que vivante et elle accepte d’aider Hightower, le « mouton » qui veut s’attaquer à des « loups », trouvant ainsi une occasion de se venger de ce qu’elle a subit. Et puis, Case, c’est aussi un loup…

Road movie d’enfer, traque sans pitié où tous les coups sont permis, où les chasseurs prennent le risque de devenir gibier et où notre flic pépère va devoir se transformer en loup pour faire couleur locale et tenter de se frayer un passage entre les crocs du diable sans y laisser trop de plumes.

– C’est pas à l’Amérique propre et puritaine que vous avez affaire, sur ce coup-là. Cette merde, c’est l’enfer. Une histoire de drogue, de sang et de foutre, déjanté, à un point que vous n’avez pas idée. C’est pas comme si vous entriez dans une librairie ésotérique de Hollywood Boulevard pour acheter quelques babioles sataniques. Ces types-là prennent leur pied en foutant en l’air les gens normaux comme… votre ex-femme et son mari.

Et puis, parfois, les braves gens peuvent cacher une face sombre qui est aussi tordue que les pires psychopathes avec lesquels ils font affaire…

De toute façon, on sait que s’ils sortent gagnant de leur cavale contre Cyrus, personne n’en ressortira indemne psychologiquement parlant.

Bien que la prose de l’auteur ne soit pas toujours d’une grande finesse (c’est pas Lehane), j’ai été emporté par cet espèce de road-movie, cette course vers la mort qui se déroule dans la chaleur suffocante du Nouveau Mexique et il me fut impossible de lâcher le bouquin avant d’être arrivé à la fin ! J’étais excité comme une puce au salon de la moquette.

Aux blanches étendues salines de l’est répond, comme un écho, le « terrible désert » de l’ouest évoqué par John Steinbeck. Un enfer de sel et de sécheresse au-dessus duquel les montagnes miroitent tels des corbeaux d’ébène.

Niveau dialogues, ils sont percutants, très crus et imbibé de discours sur la religion, le Bien, le Mal, Dieu… et autres imprécations démentes. Bref, ça clashe souvent.

– On a tous besoin d’appartenir à un club. Le club de Dieu ou le club des Hurlements. Dans le même pâté de maison, chacun son groupe. Mais les morceaux de musique qu’ils jouent ont été empruntés à d’autres et noyés dans les conneries. Et de toute façon le prix d’entrée est bien trop élevé dans les deux. Tu veux la vérité Coyote ? Va frapper aux cercueils.

Si la prose de Bostan Teran n’est pas « exceptionnelle »,  ses mots ont tous été des coups de poings dans ma face, ses phrases sont tranchantes comme la lame affûtée du couteau de Jack l’Éventreur et quand je pensais qu’il m’avait amené au bout de l’horreur, et bien non, il est allé encore plus loin. Simple mais incisif et saisissant.

Au final, une sacrée descente en enfer de plus de quatre cent pages qui se dévorent  la rage aux tripes, sans pouvoir lâcher le bouquin, tant on a envie de savoir si Bob et Case vont arriver victorieux au bout de leur voyage dans les entrailles du Mal et si Gabi, la fille de Bob, en ressortira vivante. Savoir dans quelle mesure ce voyage les aura changé, aura changé leur vision des choses.

– Il va charger cette petite mignonne et, bien vite, elle se retrouvera à quatre pattes dans un bouge, à se faire enculer par un camé sidaïque. Il prendra des photos, ou peut-être qu’il filmera tout ça. Il la forcera à le sucer pendant qu’il lui montrera le film. Il s’amusera avec elle tout le temps de la projection et, quand le générique de fin défilera, il parachèvera son œuvre en la pendant par les pieds et en l’ouvrant du clito au…
Case ne peut en dire d’avantage. Et Anne est trop choquée pour parler.

Niveau des personnages, j’ai eu un gros faible pour Case, sans cesse en lutte avec ses vieux démons qui sont « cocaïne » et « souvenirs horribles ».

Elle et Bob forment un duo détonnant qui ne se serait jamais croisé sans la tuerie et l’envie de Case d’en finir avec son passé. Ils sont plausibles et l’auteur ne brûle pas les étapes dans le récit de leur animosité qui se transforme petit à petit en respect profond, la confiance s’installant au fur et à mesure. De plus, nos deux amis ne sont pas des héros tout blanc… Ils ont leur part d’ombre.

Niveau du Méchant et de sa bande, ils sont abominables, sans pitié, sans coeur, sans empathie, ayant eu, eux aussi, leurs traumatismes. On aurait d’ailleurs tort de considérer Cyrus comme « juste » un dingue ou juste un « simple » psychopathe. Ce sadique possède de multiples talents et l’intelligence ne lui fait pas défaut. Un expert dans la propagation du Mal : la peur est un bonheur pour lui, la souffrance une plénitude, la violence un véritable orgasme ou une thérapie à l’hypocrisie de ce monde.

Rien ne sera épargné aux personnages : des morts violentes, du sang, des scènes de tortures, des viols, un petit shoot,… Bref, ils peuvent déposer plainte de suite contre l’auteur !

Niveau rythme de l’histoire, je ne savais pas à quoi m’attendre, pestant un peu que, dès le départ, on sache « qui » a commandité la tuerie et qui l’a exécuté…

C’était sans compter sur le talent de l’auteur pour me réserver quelques belles surprises durant ma lecture et pour m’emmener dans un voyage apocalyptique où quand on pense que tout est fini, ben non, il en reste encore dans le moteur !

On peut dire que Boston Teran a porté son polar à des sommets de violence que je n’avais pas encore rencontrés… sans jamais se départir d’un style d’écriture étonnant (simple mais percutant). Assurément, « Satan dans le désert » ne m’a pas laissée indifférente et j’en suis sortie groggy.

Alors, si vous adorez les cocktails « violence » mélangés à la poudre de fusil, additionné de drogues-sang-viols-tortures, le tout macérant dans du mezcal  avec une touche de tabasco pimenté, foncez !

« Satan dans le désert » a reçu le prix Creasey Dagger du premier roman en Angleterre ainsi que le prix Calibre 38 du meilleur roman policier 2004 en France.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au « Challenge US » chez Noctembule et Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle.

Bilan Livresque : Novembre 2013

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Le Bilan de Novembre n’est pas terrible : 6 livres seulement au compteur… Mon pire score pour 2013 !

Et, une fois de plus, rien n’est sorti de ma PAL Noire…

D’accord, j’avais un sacré pavé au menu avec « Crime et châtiment » de Dostoïevski… 1000 pages que j’ai eu du mal à terminer, n’arrivant pas à entrer dans le roman (ICI). Bon, ça m’a permis de lire un auteur russe pour mon challenge « Myself », mais j’ai de la peine de n’avoir pas su apprécier ce roman noir à sa juste valeur…

Une bombe ensuite avec « Les Apparences » (ICI) de Gillian Flynn : waw, quel roman bluffant ! Assurément dans mes coups de coeur de l’année ! Un roman policier comme je n’en avais jamais lu et je remercie mon collègue Babelien Gruz qui est en même un collègue de blog : Yvan.

Un autre roman noir de la collection « Rivages & Payot », adapté au cinéma « Mort un dimanche de pluie » de Joan Aiken (ICI). Roman d’ambiance, sombre, angoissant, il est à lire un jour de pluie pour renforcer justement l’ambiance d’un petit village anglais. Au bord d’une piscine, on perdrait beaucoup. Roman sombre, court, bref, mais diablement efficace !

J’ai continué avec un roman noir, un des premiers même édité chez Gallimard, dans sa mythique « Série Noire ». Horace Mc Coy n’a pas connu le succès de son vivant, ce qui est bien dommage parce que son livre « Un linceul n’a pas de poches » méritait un meilleur accueil que celui qu’il reçu aux États-Unis (ICI). Écrit avant la Seconde Guerre Mondiale, McCoy nous dresse donc un portrait horriblement sinistre des États-Unis : censure de la presse, extrémisme, Ku Klux Klan….

Novembre devait être le mois du Noir parce que ensuite, comme si ça ne me suffisait pas, j’en ai ouvert un autre : « Serena » de Ron Rash (ICI). Entre western, roman noir et drame shakespearien, faisant la part belle à la nature sauvage des Appalaches, l’auteur dresse un impressionnant portrait d’une femme que je ne suis pas prête d’oublier. L’intervention régulière, dans le cours du récit, des ouvriers de l’exploitation qui commentent l’action qui se déroule sous leurs yeux, vient appuyer la dimension tragique de cette histoire puissante et sombre. Magnifique !

Je termine en beauté avec un roman encore plus sombre que tout les autres « Satan dans le désert » (ICI) de Boston Teran : un road movie sanglant, le récit d’une course poursuite entre un père, prêt à tout pour récupérer sa fille enlevée par un sadique psychopathe, aidé dans sa quête par une ex-toxico et ex-membre de la secte du tueur. C’est violent, cru et il faudra l’adresse de l’auteur pour ne pas sombrer dans le glauque gratuit.

Pour terminer mon mois, j’ai lu avec enthousiasme deux des bédés que mon homme m’avait offertes pour mon anniversaire. « Elfes T1 – Le Crystal des Elfes bleus » de Jean-Luc Istin et « Elfes T2 – L’Honneur des Elfes sylvains » de Nicolas Jarry.

Oui, je n’en ai lu que 2, je fais durer mon plaisir et le reste, c’est pour le mois de décembre qui compte déjà un coup de cœur littéraire…

Bilan Livresque Novembre : 6 livres et 2 bandes dessinées

  1. Crime et châtiment : Dostoïevski
  2. Les Apparences : Gillian Flynn
  3. Mort un dimanche de pluie : Joan Aiken
  4. Un linceul n’a pas de poches : Horace Mc Coy
  5. Serena : Ron Rash
  6. Satan dans le désert : Boston Teran
  7. Elfes T1 – Le Crystal des Elfes bleus : Jean-Luc Istin
  8. Elfes T2 – L’Honneur des Elfes sylvains : Nicolas Jarry

J’ai rempli encore quelques challenges puisque tous les livres participaient à l’un où l’autre, quand ce n’est pas à plusieurs en même temps : le Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014); le Challenge « Les 100 livres à avoir lu » de Bianca; le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; le Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu; le Challenge « Victorien » chez Arieste; le Challenge « US » chez Noctembule; le Challenge « I Love London 2 » de Maggie et Titine et le Challenge « XIXè siècle » chez Netherfieldpark.

Apparences - FlynnSatan dans le désert - Teran