Et soudain, tout change : Gilles Legardinier

Titre : Et soudain, tout change                                              big_4

Auteur : Gilles Legardinier
Édition : Fleuve Noir (2013)

Résumé :
Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.

À quelques mois du bac, tous se demandent encore quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent qu’avant l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie…

Du meilleur au pire, avec l’énergie délirante et l’intensité de leur âge, entre espoirs démesurés, convictions et doutes, ils vont expérimenter, partager et se battre.

Il faut souvent traverser le pire pour vivre le meilleur.

Avec cette nouvelle aventure, Gilles signe un roman comme il en a le secret et qui, entre éclats de rire et émotions, nous ramène là où tout commence vraiment. Cette histoire est aussi la nôtre. Bienvenue dans ce que nous partageons de plus beau et qui ne meurt jamais.

Critique : 
S’il n’y avait pas eu Yvan pour me pousser à lire ce livre, jamais je ne l’aurais ouvert ! Non, mais, une histoire avec des lycéens, racontée par une des lycéenne, très peu pour moi.

Voyez-vous même le 4ème de couverture : « Pour sa dernière année de lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie ».

Persuadée que j’étais qu’avec ce genre de littérature, j’allais me retrouver avec une narratrice à la con; vous savez, une gamine qui passe son temps à faire « Ohhhh nannnnhhh ils me parlent maintenant en plus. Je m’empourpre encore plus hannn » (© Wiitoo qui le fait mieux que moi). Vous voyez ce que je veux dire, un style gnangnan ou neuneu.

Mais puisque qu’Yvan avait écrit une chronique qui ne pouvait que me pousser à le lire et que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis… J’ai franchi le pas, sans avoir peur, puisque jusqu’à présent, tous ses conseils lectures se sont révélés judicieux.

Un seul regret : quand je pense que j’ai failli passer à côté d’un livre aussi drôle, aussi agréable à lire, aussi émouvant, aussi prenant, bref, rien que d’y penser, ça me fait frémir. Ah, mes sales préjugés littéraires, parfois…

Dangereux, d’ailleurs, ce livre, il a failli me faire louper mon arrêt de métro ! Le soir, plongée dans ma lecture, il a fallu un coup de coude de mon homme pour me faire lever les yeux. Je le regarde, l’air de dire « quoi ? » et il me dit « on arrive ». Non, pas possible… ben si. Il était étonné que je n’avais pas encore refermé mon livre, chose que je fais habituellement une station avant notre descente… Addictif !

On peut dire aussi que ce livre m’a fait passer par deux sensations extrêmes : les rires et les larmes. Et parfois, en très peu de temps… Me faire pleurer et ensuite rire aux larmes, ça, fallait le talent de l’auteur pour y arriver.

Durant ma lecture, des gloussements, des pouffements de rire, des éclats de rire, aussi. Heureusement, le fou rire a eu lieu durant ma pause et pas dans le métro, parce que je ne savais plus me ravoir…

En ce qui concerne les larmes… Lors de la lecture des dernières pages, alors que ma gorge était nouée et que l’émotion montait crescendo, mon lecteur MP3, ce traître, en a ajouté une couche en diffusant dans mes oreilles des chansons en adéquation avec les moments émouvants : « Return of the king : The End Of All Things » (LOTR) et « Postcard » de Purcell (oui, le violon de « Orgueil et Préjugés »).

Malgré la lecture aléatoire, j’avais la musique en parfaite harmonie avec les passages plus tristes que je lisais. Comme si j’avais besoin qu’on ajoute de la tristesse à ma lecture !

Ensuite, alors que j’avais toujours un serrement dans l’estomac et une boule au fond de ma gorge, j’ai éclaté de rire avec Tibor et ses facéties avec son « petit pingouin » (ceux qui ont lu sauront de quoi je parle) et voilà qu’après avoir pleuré d’émotion, je pleurais de rire, passant d’un extrême à l’autre… Avant de revenir vers des moments plus tragiques…

Ach, Kolôssâle Konzpiration de la part de ma musique qui a enchainé sur « Agnus Dei » de Mozart (je précise, on ne sait jamais, si Nabilla lisait ces lignes), musique de circonstance pour la fête que nos personnages donnent pour une personne qui nous quitte… Les larmes coulaient et je n’ai pas cherché à les étancher de suite.  Lire en musique, ça décuple les émotions.

Un livre « léger » (pas péjoratif, hein !), une écriture qui m’a emportée, des personnages avec lesquels je serais bien restée 200 pages de plus, c’est frais, drôle, émouvant, on ne s’ennuie pas et mes zygomatiques ont eu du mal à se remettre des petites phrases de Camille, la narratrice.

Je ne sais pas si Jérôme Chevillard l’a dit, mais Einstein, Chaplin et Alexandre le Grand l’ont déjà noté avec des formules parfois très efficaces. Pourtant, ce sont Riri, Fifi et Loulou qui me l’ont appris les premiers : dans la vie, le meilleur peut côtoyer le pire. Bien que n’étant ni un canard, ni célèbre, ni morte, je confirme.

Durant ma lecture, j’avais l’impression de me retrouver dans ma classe de terminale, bien que dans notre classe, ce n’était pas la bonne entente comme dans celle de Camille…

Sérieusement, l’auteur a réussi à se mettre dans la peau d’une jeune fille et il nous en parle avec « justesse ». La bonne atmosphère pile-poil… Alors que j’ai mon diplôme depuis un certain temps, j’étais de retour sur les bancs de l’école.

Franchement, laissez tomber vos préjugés littéraires, ça fait du bien de lire pareil roman, une vraie bouffée d’air frais.

Succombez au virus orange « ESTC », ça vous fera du bien au moral et c’est disponible sans ordonnance.

En tout cas, je compte bien m’acheter les deux autres livres de cet auteur pour m’offrir une autre tranche de rire !

Un coup de cœur de l’année 2013 !!