Sisterhood of the world award

C’est reparti pour un petit tag, cette fois-ci c’est Bianca qui me le décerne et j’en profite pour la remercier d’avoir pensé à moi pour cet award !

Voici les règles du jeu :

1- Fournir un lien et remercier le blogueur qui vous a nominé pour ce prix : C’est fait !
2- Nommer à votre tour 10 blogs que vous choisirez : Non, mes blogueurs préférés sont déjà nominés et les quelques autres n’aiment pas parler d’eux…
3- Faites un lien vers ces blogs tout en laissant un message aux nominées afin qu’elle sachent qu’elles ont été choisies : Pas besoin 😉
4- Répondez aux 10 questions suggérées : Je dirai tout !
5- Afficher le logo du prix sur votre blog : C’est fait !

1. Votre couleur préférée ?
Je serais tentée de tricher et d’en citer plusieurs… J’aime le rouge, l’orange et le jaune pour leur côté chaleureux, mais j’avoue avoir aussi un faible pour la sobriété du noir.

2. Votre animal de compagnie préféré ?
Le chien… Depuis ma naissance, j’ai été entourée par des chiens, dont un gardait mon parc et auquel je tirais les moustaches. Dès mes deux ans, j’adorais la chienne de mon père, un berger allemand. C’était facile chez nous, nous habitons à la campagne et les chiens vivent en semi-liberté dans la grande cour, dormant dans l’ancienne écurie de mon grand-père et jouant leur rôle de gardien.

Ensuite, après quelques années sans chien dans mon environnement, mes parents en ont repris et j’ai toujours été avec un animal derrière moi, sauf depuis Noël 2010, date à laquelle j’ai perdu mon chien et depuis, je n’en ai pas repris, mais je m’amuse souvent avec les trois chiens qui sont chez mes parents !

Non, Bianca, ma détestation de Noël ne vient pas de la perte de mon chien, la magie n’agissait déjà plus sur moi depuis quelques années.

3. Votre boisson préférée ?
Le café ! Noir. Je carbure au café dès le matin, ensuite, une tasse vers 8h, avant le boulot, une autre vers 10h, à ma mini-pause et puis plus rien jusqu’au soir… Ensuite, vers 20h, j’en bois une autre, ma dernière. Ce qui me permet aussi d’assumer un autre de mes vice : les tasses !! J’en ai des dizaines et j’adore boire mon café dans des différentes, de la petite tasse au mug.

Pourtant, bien que je suis une caféivore, j’ai découvert depuis quelques années les bienfaits du thé et j’en bois souvent une l’après-midi, à ma grande pause, celle du repas. Depuis, j’ai acheté une cuillère à thé et une théière dans une échoppe asiatique. J’ai aussi mes adresses pour mon thé, qui doit être vert ou noir, et sans citron, sans lait et sans sucre !

Il ne me reste plus qu’à fumer la pipe et je ferai comme Holmes ! (qui buvait du café lui aussi).

4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ?
On m’aurait posé cette question il y a quelques mois, j’aurais choisi Twitter parce qu’il me permet de recevoir des alertes ou des liens de mes séries préférées (Sherlockology me tient au courant de la série Sherlock de la BBC), des maisons d’éditions,… Mais je ne tweete avec personne en particulier et il était donc pour moi juste un outil de prévention, mais pas social.

Depuis peu, Yvan m’a poussé à aller le rejoindre lui et une bande de fêlés chez FB… Je n’aimais pas FB et je l’évitais, pourtant, j’ai écouté son conseil (avec celui de Foumette) et j’y suis allée, sous pseudo, of course.

Que dire ? Je m’y amuse, je ris, je souris, j’éclate de rire, je me marre, je partage, bref, aucun regret ! Attention, je garde des mesures de sécurité draconienne : pas de nom, pas de photos privées, pas d’adresse privée, ma ville changée, pas d’école, bref, juste « Cannibal Lecteur », ses lectures, ses conneries, ses imbécilités… 😉


5. Votre modèle préféré ?
Aucune surprise dans ma réponse : Sherlock Holmes ! Je suis admirative de son esprit de déduction, de concision, de sa logique, de sa méthode d’investigation et pour une fan de criminologie, Holmes en est le précurseur, le patient Zéro, celui qui a fait avancer la science criminelle, qui lui a donné ses lettres de noblesse.

Holmes réfléchissait avant de donner une théorie, faisait en sorte que sa théorie colle avec les faits et pas le contraire (faire en sorte que les faits sélectionnés fassent concorder sa théorie). Il ne cherchait pas la gloire, la laissait volontiers aux autres et n’hésitait pas à travailler sans honoraires pour des clients nécessiteux.

Science de Sherlock Holmes - WagnerSH - 20081016192141

6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ?
Je serais menteuse en répondant « donner » parce que je dois bien avouer que recevoir des cadeaux est très agréable et que j’ai toujours peur de me louper dans l’exercice difficile de choisir un cadeau pour les autres.

Surtout que je déteste offrir un truc juste pour dire que j’ai offert quelques chose… Mon but est de trouver le cadeau qui fera plaisir, qui sera utile, ce qui n’est pas un exercice facile.

Pour le Noël de ma petite sœur, je soudoie son amie, ou son homme, afin de trouver ce dont elle aurait besoin. Et personne ne sait rien !!!

Voilà pourquoi pour mon anniversaire, je laisse toujours traîner une liste de livres pour que Chouchou sache quoi faire…

7. Votre chiffre préféré ?
Le 69 et le 666… 😀

Plus sérieusement, j’aime bien le 7 et le 8 dans un registre moins sulfureux.

HORREUR - 666 Flambant

8. Votre jour préféré ?
J’aime le jeudi soir parce qu’il me susurre dans le creux de l’oreille que demain c’est vendredi… Oui, je le dis bien fort, j’aime le vendredi, la fin de la semaine, et je guette le moment où l’heure de la quille arrivera. Non pas que je n’aime pas mon job, mais bon, le week-end, c’est le pied !!

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9 Votre fleur préférée ?
La rose… Mais j’aime quand elle sont jaune ou orange !


10. Quelle est votre passion ?

Lire !! Parce que j’aime lire depuis que je suis toute petite, que ce soit des romans ou des bandes dessinées.

Me balader dans la campagne en m’amusant des facéties des chiens…

Et lorsque j’ai le temps, monter à cheval… Mais vu qu’elle est chez mes parents, ce n’est qu’une fois par mois, et ces derniers temps, pas eu le temps du tout… Notre dernière sortie était le 20 juillet…

GRIMOIRE - pile-de-livres-anciens-avec-des-lunettes-de-lecture-sur-le-bureau

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Shining : Stephen King

Titre : Shining                                                           big_5

Auteur : Stephen King
Édition : J’ai Lu (1999)

Résumé :
Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille.

Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.

Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur œuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être.

Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…

Petit plus : Porté à l’écran par Kubrick avec Jack Nicholson dans le rôle principal, Shining est avant tout l’histoire de la lente déchéance d’un homme rongé par la haine.

Critique : 
« C’était la nuit que le vent se mettait à hurler autour de l’aile ouest de l’hôtel. Il détestait tout particulièrement les nuits – elles étaient pires que tout ».

Danny Torrance avait peut-être le Don de réveiller les forces obscures tapies dans l’hôtel Overlook, mais Stephen King a toujours eu le Don de réveiller mes vieilles peurs et de me coller des frissons avec des choses simples ou des scénarios qui, a priori, pourraient nous paraître éculés.

Si j’avais délaissé cette œuvre majeure du King lorsque j’étais plus jeune, c’était parce que j’avais peur d’avoir peur… Oui, ce livre me fichait la trouille !

Un hôtel isolé, bloqué durant des mois par la neige, Jack Nicholson-Torrance, une hache à la main, sa tête de psychopathe fou et voilà…

« Il alla vers la planche à hacher et saisit le manche du maillet. Il le leva et le fit tournoyer. Le maillet faucha l’air avec un sifflement menaçant. Jack Torrance se mit à sourire ».

C’est la publication de Docteur Sleep qui m’a poussé à enfin sortir « Shining » de ma pile afin de me plonger dedans. J’avoue que j’en frissonne encore et ce n’est pas à cause de la neige ou du froid. Et je pense que je n’ai pas été la seule à avoir la trouille durant ma lecture !

« Il eut l’impression que ses testicules se transformaient en deux petites bourses ridées, pleine de glace pilée, et ses tripes en gélatine ».

L’histoire, je la connaissais, en gros, mais le détail fut encore plus terrifiant, angoissant… Et le King, malgré une écriture assez « simple », possède un véritable talent de conteur pour nous conter son histoire qui nous entraîne petit à petit dans l’horreur, avec un vieil hôtel dans les personnages principaux. Il est temps de compter vos abattits !

Parlons un peu de ce personnage pour le moins inhabituel… Construit en 1907, l’Overlook est un somptueux hôtel des Montagnes Rocheuses qui a changé de nombreuses fois de propriétaires, passant dans de mauvaises mains. Bref, c’est un hôtel qui a un passé pour le moins « agité » et surtout particulièrement sanglant : suicides et meurtres. Quand au précédent gardien, il a massacré sa femme et ses deux filles…

– Ullman m’a raconté que le premier gardien a tué sa famille puis s’est suicidé.
– Ouais, ce mec, Grady. C’était un salaud, je l’ai vu tout de suite à son sourire de faux jeton. On venait juste de commencer les travaux et Ullman, toujours aussi radin, était prêt à embaucher Jack l’Éventreur lui-même s’il acceptait d’être payé au rabais.

Certaines personnes exceptionnelles possédant le Don peuvent se retrouver, malgré elles, témoins de ce passé sanglant sous la forme de visions, d’apparitions, de fantômes,… Ce qui fut le cas pour Dick Hallorann, cuisinier et d’une femme de chambre. Ce sera pareil pour le tout jeune Danny « Prof » Torrance.

La femme qui gisait dans la baignoire était morte depuis longtemps. Elle était toute gonflée et violacée et son ventre, ballonné par les gaz et ourlé de glace, émergeait de l’eau gelée comme une île de chairs livides. Elle fixait sur Danny des yeux vitreux, exorbités comme des billes.

Un hôtel isolé qui semble doué d’une conscience autonome et foncièrement malfaisante… Fallait penser à l’écrire et le cauchemar que le King eu en 1974, dans la chambre 217 d’un hôtel où sa famille était les seuls clients, n’y est pas étranger.

Y’a pas à dire, Stephen King sait vous terrifier uniquement avec des ambiances angoissantes, des vieux ascenseurs, des tuyaux d’incendie et des buissons de buis représentant des animaux.

Au cours du roman, j’ai ressenti des frissons d’angoisse avec ce foutu hôtel qui avait lancé une véritable OPA de séduction sur Jack, ne sachant pas s’accaparer de l’esprit de Danny, qui lui, faisait de la résistance. Brrrr, oui, j’ai eu peur.

Ce livre, c’est une écriture qui fait mouche, du suspense, de l’angoisse, des temps fort, un huis-clos oppressant… Le tout distillé goutte à goutte.

Le fait d’attendre aussi longtemps pour découvrir ce roman fut une bonne chose parce que cela fait peu de temps que j’ai appris que le King était dépendant à l’alcool lorsqu’il a écrit ce livre, tout comme son personnage, Jack Torrance. Cela confère au récit une force bien plus grande que s’il avait été écrit par un auteur sobre comme un moineau.

L’auteur savait très bien ce que Jack pouvait ressentir lorsqu’il se retrouve sans alcool, essayant tant bien que mal de s’en sortir; comme il savait bien l’état d’esprit que son personnage pouvait avoir lorsqu’il cédait aux chants des sirènes pur malt.

Si Stephen King détesta l’adaptation de Kubrick c’est parce qu’il lui reprochait d’avoir négligé les thèmes de la désintégration de la famille et de l’alcoolisme qu’il traitait dans ce livre avec une sacrée justesse.

Autre chose, si dans le film, Jack Nicholson/Torrance cédait assez vite à la psychopathie ambiante, sombrant rapidement du côté obscur de l’hôtel, il n’en est pas de même dans le livre où l’auteur prend le temps de le faire sombrer dans le déchéance. On voit Jack changer petit à petit et on tremble pour sa famille.

C’est ce qui donne tout le sel au récit : pas de précipitation ! L’Overlook infiltre l’esprit et les veines de Jack avec lenteur, prenant possession de lui, petit à petit, mais pas à 100% puisque Jack réussira tout de même à avoir quelques moments de lucidité, dont un fort important pour mettre en garde son fils : la marionnette a eu un sursaut de résistance…

Puisque je viens de vous parler de Jack, je vais m’attarder sur les autres personnages : il est un fait que certains sont plus attachants que d’autres et j’ai ressenti une tendresse particulière pour le petit Danny, 5 ans, qui va devoir faire face à des écueils dont il n’est pas préparé, ainsi que sa mère qui doit le protéger et pour le cuisinier, Hallorann, qui a le Don lui aussi.

Si le petit Danny a le rôle phare (normal pour un enfant lumière), si l’hôtel Overlook a un rôle central, si le cuisinier Dick Hallorann aura son importance, si Wendy, la mère de Danny joue son rôle de protectrice du mieux quelle peut, Jack Torrance est la pièce maîtresse du roman.

Voilà un autre point que j’ai apprécié dans « Shining » : l’évolution de Jack Torrance. Au départ, ce n’est qu’un pitoyable poivrot, un pilier de comptoir. Un homme au caractère versatile, changeant d’avis comme les vapeurs d’alcool changent sous la direction du vent. Comme toujours, c’est le même combat : il veut arrêter de boire, mais il veut le faire sans aide aucune, uniquement par sa seule volonté, ce qui est quasiment impossible.

Bref, pas un personnage que l’on a envie d’aimer. Pourtant, lorsque King nous parle de lui, nous faisant découvrir dans le récit ce que fut sa vie, sa jeunesse, nous parlant de ses ambitions perdues, de son père violent, de l’amour qu’il ressent pour son fils, Danny, et bien, mon regard a changé et j’ai commencé à ressentir de l’empathie pour lui.

Il n’est pas coupable de tout… L’hôtel a pris possession de lui et il n’est plus qu’un pantin dans les mains d’un marionnettiste plus fort que lui.

Un autre point que j’ai bien aimé : dans les dernières pages, lorsque tout est consommé et consumé, l’auteur nous montre que l’Overlook peut avoir une influence maléfique, diabolique, même sur les gens les plus purs… Achevant de me convaincre, par là-même, que Jack n’avait pas la capacité de résister et qu’il ne fut qu’une marionnette pour l’hôtel.

La télépathie, le combat de l’écrivain contre la page blanche, la famille, la solitude, le passé, la dépendance à l’alcool… sont des thèmes qui, dans ce roman, sont exploités avec une rare justesse.

Merci, Stephen, de m’avoir, une fois de plus, donné une excellente histoire bien frissonnante avec des personnages forts ! Si un jour je te croise, je pourrais te dire que ta littérature a marqué ma vie, avec celle de Conan Doyle (mais lui, je risque moins d’avoir l’opportunité de le croiser).

En 1978, « Shining » a été nommé au prix Locus du meilleur roman de fantasy, terminant à la quatrième place.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), challenge Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel et Le « Challenge US » chez Noctembule.