A.O.C. (Assassinats d’Origine Contrôlée) : Richard Le Boloc’h, Éric Le Boloc’h & Yann Marchesseau

Titre : AOC (Assassinats d’Origine Contrôlée)              big_2

Auteurs : Richard Le Boloc’h / Yann Marchesseau / Éric Le Boloc’h
Édition : Michel Lafon (2007)

Résumé :
Célèbre pour ses vestiges médiévaux et la diversité de ses terroirs, la paisible petite ville de Saint-Émilion bascule dans l’horreur à l’approche des vendanges vertes. Dans cette cité de vignoble où l’héritage ecclésiastique est des plus conséquents, l’assassinat du curé ne manque pas d’échauffer les esprits.

L’appartenance de la victime à la confrérie viticole locale constitue-t-elle le mobile du crime ? C’est ce que semble penser le capitaine du S.R.P.J. de Bordeaux Thierry Cuche, pour qui les membres de cet ordre notoire sont autant de suspects. Alibis fragiles, vieilles rancunes : tous semblent avoir quelque chose à cacher.

L’enquête s’intensifie avec l’apparition d’un corbeau et la multiplication des macchabées. Le cauchemar va commencer. Bientôt, Saint-Émilion sera plus connue pour ses meurtres que pour ses crus.

Critique :
Après avoir lu quelques thrillers/polars ethnologique, je me suis dit qu’un thriller œnologique ne pouvait pas faire de mal, déjà qu’il traînait dans ma pile à lire depuis des lustres…

Allez hop, boire… heu, lire un p’tit coup c’est agréable et je me frottais les mains à l’idée de passer un moment dans les vignes du Seigneur, dans la petite ville de Saint-Émilion.

Que vous dire si ce n’est que ce livre, tel un bon vin, m’a donné une envie folle de dormir !

Narration au présent (je déteste) rendue encore plus détestable par l’utilisation de phrases courtes, donnant cette horrible impression d’être arrêtée dans ma lecture, qualité d’écriture bof-bof, et un rythme tellement lent dans les cent premières pages que j’ai soupiré et passé des blocs entiers tellement c’était désespérant.

Pourtant, le postulat de départ avait tout pour plaire : des meurtres dans une ville renommée pour ses vignes et son vin, le premier à comparaître devant Dieu étant le curé de la paroisse, un polar « terroir » avec l’ambiance des vignes, des vignerons, du bon vin…, un corbeau et la multiplication des macchabées (non, pas celle des petits pains, je m’excuse).

Bref, un polar qui avait tout d’un grand cru mais qui ne fut (de chêne ?), l’eusses-tu cru, qu’une piquette !

Ah non, pardon, rendons à Bacchus ce qui est à Dionysos, la fin, my god, est du tonnerre de Dieu ! Là, je tire mon chapeau aux auteurs, parce que c’était pervers de chez pervers.

Dommage qu’il n’y ait eu que la fin pour récupérer le roman… Je n’en garderai pas un souvenir impérissable puisque j’ai dû sauter des pages et des pages…

Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), de l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et de « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

16 réflexions au sujet de « A.O.C. (Assassinats d’Origine Contrôlée) : Richard Le Boloc’h, Éric Le Boloc’h & Yann Marchesseau »

  1. Dommage quand on a l’impression que l’auteur a une belle fin en tête mais pas le reste… C’est le sentiment que tu as eu ?
    Bon ça tombe bien, il fallait que tu boives moins 😉

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    • Oui, le début est lent et lourd, j’en baillais tellement que j’ai sauté des pages, ensuite, ça bouge un peu plus avec d’autres meurtres, mais bon, pas prenant comme certains livres… par contre, la fin, une tuerie !! Merde, alors ! Elle était forte celle-là !!

      Moins de pages auraient donné un récit plus nerveux et bien que je ne me sois pas embêtée avec mes lapons, je me faisais ch*** avec les Saint-Émolion(nais) 😀

      Bon, un PAL Noire en moins ! 😉 Je vais essayer de boire moins, mais je promets rien 😀

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  2. j’ai quelque policier-comico-oenologiques à la maison par un de tes compatriotes : Robert Reumont (de Charleroy). Je n’ai pas encore eu l’occasion de les lire, mais ma mère m’assure que c’est très bien ! (en plus, il cite des personnes existant vraiment, dont le parrain d’un ami qui était viticulteur). Si d’aventure tu tombes dessus, je te les conseille (les titres : Rouge sur Blanc, le crime nouveau est arrivé, Flagrants-délices au Saumur-Champigny, et Coup de Rouge en Touraine). La maison d’éditions ayant trépassée, je ne sais pas si il a réédité ailleurs, s’il a continué la série… Je n’ai malheureusement pas gardé de liens (l’aventure dans l’édition en tant qu’employé n’ayant pas été un très bon souvenir).
    pas la peine de me dire que je fais gonfler ta pal, c’est fait exprès 😉

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    • Ok, je vois, je pense qu’il est de Charleroi, sans le « y ». Charleroi, la ville dont on parle ailleurs pour saluer son côté horrible, sale, bref, pas la vitrine de la Belgique ! (Bruxelles non plus, le journaliste de Libé avait raison, Bruxelles ma belle est une poubelle) 😦

      Je note, je note, mais je saurai être raisonnable parce qu’un livre brassé avec savoir se déguste avec sagesse 😀

      On va demander à Babélio !

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      • désolée pour le « y », on m’a crié le nom et j’ai pas demandé d’explications ! tu sais, Paris n’est pas super propre (Tours est tout neuf, tram oblige, mais ça va pas durer !) et même mon cher Cardiff… ça dépend du quartier !… :/

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        • C’est pas grave ! 😀 Toutes les villes sont sales, très sales et plus personne ne nettoie et tout le monde s’en fou.

          Les gens sales ne sont pas punis et les autres, voyant que c’est sale, en ajoutent… bande de cons ! 👿

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  3. Y’a un mec qui a dit « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »… Bin là c’est le contraire, un beau flacon de prime abord mais avec de la piquette insipide dedans.
    Et dire qu’ils se sont mis à trois pour arriver à un tel résultat ! Faudrait garder celui qui a écrit la fin et virer les deux autres…

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    • Oui, six mains pour ça… Certains ont sans doute aimé le roman, je suppose et je l’espère pour les auteurs. Ben oui, ils ont gâchés de l’encre et du papier, ont sué vin et eau, alors, quand même, ils méritent une commission. 🙄

      Le milieu bouge un peu, plus que le début, les deux derniers chapitres sont super, dommage que je n’ai pas ressenti autant d’ivresse avec le reste de la bouteille. Ici, c’était le fond qui était bon. Un livre qui bouscule toutes les expressions ! 😉

      On demande l’auteur de la fin… on demande l’auteur de la fin ! Qu’il se présente à l’accueil afin de se faire confier un autre roman dont le début sera équivalent à la fin, merci 😉

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