Samedi 15 février, c’était Bouquineries ! Ça va pas aider ma PAL…

Et oui, j’avais envie de me faire plaisir et puisque j’étais en repérage resto pour samedi prochain avec des fessebouquiens, l’occasion tombait à pic ! Ok, pas vraiment une excuse puisque j’ai fait un détour pour passer dans mes lieux de perditions préférés !

J’avoue ne pas avoir été raisonnable… Mais qui le serait face à tous ces livres qui me tendent les bras ? Surtout qu’il y avait quelques nouveautés que j’ai eu à moitié prix, ce qui m’en fait deux fois plus pour le même prix.

Sandra, des Readers, sur Fesse De Bouc, m’avait fait descendre dans sa cave puisque je n’avais pas encore lu certains auteurs : Gilles Caillot (maintenant c’est fait), Sire Cédric (fait aussi).

Mais il me restait Claire Favan pour avoir le droit d’en sortir, et vu que j’ai bu tout son stock de vin grands crus, je ne pouvais que acheter le dernier auteur qu’il faut avoir lu chez les Readers : Claire Favan ! Tadam, je vais pouvoir remonter de la cave… enfin, j’y retournerai à chaque fois que je dirai une bêtise ou que je posterai un comm un peu scabreux, sexuel, ou à tendance cochonne ! Bon, je pense que je devrais prendre un abonnement à la cave de Sandra, moi… 😀

Bref, je suis contente de mes achats (comme toujours), surtout que j’ai ENFIN trouvé « Rafael, derniers jours » que je cherche depuis des lustres !

La bédé de Sherlock Holmes est déjà lue et le dernier tome de Black Butler aussi.

Quand à ma PAL… Quelle PAL ??? 🙄

  1. On The Brings : Sam Millar
  2. Et ne cherche pas à savoir : Marc Behm
  3. Dossier 64 : Adler Olsen
  4. La Tombe était vide : Parrish
  5. Dans le ventre des mères : Marin Ledun
  6. Puzzle : Franck Thilliez
  7. Terminus Belz : Emmanuel Grand
  8. Derrière la haine : Barbara Abel
  9. Le Tueur de l’ombre : Claire Favan
  10. Les Jardins de la mort : Gerge P.Pélécanos
  11. Le Blues du tueur à gages : Lawrence Block
  12. La Galerie du rossignol : Paul Doherty
  13. Le Diable dans la ville blanche : Larson
  14. Les Rues de feu : Thomas H. Cook
  15. Les Catacombes : Tony Ball
  16. L’Embaumeur de Boston : Gerristen
  17. Rafael, derniers jours : McDonald
  18. Le Testament des templiers : Glen Cooper
  19. Replay : Grinwood
  20. La Nuit du chasseur : Grubb
  21. Surveille tes arrières : Donald Westlake
  22. Black Butler 15 : Toboso
  23. Sherlock Holmes – Crimes Alleys 2 Vocations forcées : Cordurié & Nespolino

Black Butler 15 - Toboso Blues du tueur à gages - Block Catacombes (les) - Ball Crimes Alleys 2 Vocations forcées - Cordurié & Nespolino Dans le ventre des mères - Ledun Derrière la haine - Abel Diable dans la ville blanche - Larson Dossier 64 - Adler Olsen Embaumeur de Boston - Gerristen Et ne cherche pas à savoir - Behm Galerie du rossignol (la) - Doherty Jardins de la mort - Pélécanos Nuit du chasseur (la) - Grubb On the brings - Sam Millar Puzzle - Thilliez Rafael derniers jours - Mcdonald Replay - Grinwood Rues de feu (les) - Thomas H. Cook Surveille tes arrières - Westlake Terminus Belz - Grand Testament des templiers - Cooper Tombe était vide (la) - Parrish Tueur de l’ombre - Favan

Purgatoire des innocents : Karine Giebel

Titre : Purgatoire des innocents                      big_5

Auteur : Karine Giebel
Édition : Fleuve noir (2013)

Résumé :
Raphaël a passé des années en prison pour vols à main armée puis pour récidive. Pendant son absence, sa mère est morte de chagrin tandis que son jeune frère William prenait le même chemin que lui. Raphaël, à sa libération, entraîne celui-ci dans leur premier braquage en commun, une bijouterie de la place Vendôme, avec la complicité d’un jeune couple.

L’affaire tourne mal, un policier et une passante sont tués, et William est grièvement blessé.

Leur cavale devient pour Raphaël une véritable course contre la montre : il faut sauver son frère. Les quatre fuyards atterrissent à quelques heures de Paris, et trouvent le numéro d’une vétérinaire, Sandra, qu’ils prennent en otage chez elle, dans sa ferme isolée, et forcent à soigner William. Sa vie contre celle du braqueur. C’est dans cet état d’esprit que Sandra doit opérer dans son salon, sans trembler, elle qui n’est pas chirurgienne.

Mais les jours passent et William n’est toujours pas en état de reprendre la route. Et lorsque le mari de Sandra prévient sa femme de son retour, tous attendent. Les uns de le prendre également en otage et Sandra d’être sauvée… ou peut-être autre chose…

Critique : 
Une fois de plus, madame Giebel vient de me lessiver, de m’essorer, me broyer, me concasser, me laminer, me laissant à la fin dans un état pitoyable, les larmes aux yeux.

Ceci est un livre fort, pas conseillé aux gens sensibles… Sauf si ils veulent passer à un autre genre.

Une écriture qui fait mouche, des phrases qui claquent, un scénario qui ne vous laisse aucun répit, un huis-clos oppressant qui fera basculer toutes vos certitudes…

C’est ça la marque de fabrique de cette auteure : d’une situation bien claire telle que « Quatre braqueurs, dont un blessé grave, qui viennent de réussir le casse du siècle – qu’à côté le Glasgow-Londres commence à rougir – et qui se réfugient chez une pauvre vétérinaire seule durant quelques jours, l’obligeant à recoudre le blessé et lui menant la vie dure » l’auteure peut changer toutes les cartes et vous faire chavirer dans un scénario qui fera capoter totalement vos petites certitudes du départ, vos empathies sur les personnages et toussa toussa…

Sérieux, quel serait le comble pour une bande de braqueurs, une bande de loups enragés, prêt à tout parce qu’ils ont des millions en bijoux, un blessé dont le frère ne veut pas le laisser dans cet état, et qui font irruption dans une bergerie où une femme – faible mouton – se trouve toute seule durant quelques jours, son mari étant absent ??

Le comble du comble pour ces loups affamés et sans émotions, infiltrés dans une bergerie serait que… Non, laissez tomber, vous ne trouverez pas !

Madame Giebel excelle dans l’art de nous rendre sympathiques des personnages qui seraient détestables de prime abord. J’avais déjà tremblé pour Marianne dans « Meurtre pour rédemption », alors qu’elle était une criminelle recluse, et ici, j’ai tremblé pour des êtres que je n’aurais pas voulu croiser au détour d’une bijouterie ou d’une banque.

Le huis-clos est oppressant, tendu, mais le dernier quart est le plus dur à lire, c’est celui qui fait le plus mal, la violence abjecte devant notre lot permanent dans ces pages.

« La douleur est une bonne compagne, fiston. Parce qu’elle est la plus fidèle qui soit. »

Certains hurleront à la surenchère de violence, mais moi, je dis « non, elle est logique » et on nous laisse souvent imaginer ce que fut le calvaire plutôt que de nous l’écrire.

Et ce n’est que le début, les prémices d’un jeu qui ne connaît qu’une issue. Un jeu dont il a truqué les règles, où la proie n’a aucune chance. (…) Il lui enlèvera tout ce qu’elle a. Absolument tout. La mettra à nu, l’écorchera vive. Jusqu’à ce qu’il ne reste que son essence. Puis jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

Moi, j’ai vibré, j’ai tremblé, j’ai espéré… et quelques larmes j’ai versé.

Il est des personnages de ce livre que je ne suis pas prête d’oublier de sitôt.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).