Bilan Livresque Mensuel : Avril 2014

BILAN - Coyote réfléchit OKEt mon bilan livresque d’Avril, il raconte quoi ?? 6 romans et 6 bédés.

Bon, « peux mieux faire » sera la phrase à retenir pour ce bilan… qui est important parce que j’ai lu et relus des bédés, sinon, ben, c’était pas super !

Puisque le Challenge « Un hiver en Suède » était terminé et que sa suite le « Challenge Nordique » commençait, j’en ai profité pour lire ce roman islandais de ma nouvelle PAL.

Si « Je sais qui tu es » de Yrsa Sigurdardottir (ICI) commence fort, donne la chair de poule et des angoisses, j’ai trouvé son final un peu trop « fantastique » et trop facile…

Oui, il aurait été difficile d’expliquer tout les curieux  phénomènes, mais je ne m’attendais pas du tout à l’élément fantastique dans le récit.

Pour varier mon plaisir, j’ai emprunté  « Nous étions les hommes » de Legardinier (ICI) afin de voir comment l’auteur se débrouillait dans un thriller scientifique. Force est de constater que l’auteur qui m’avait rire et pleurer dans « Et soudain tout change » était tout aussi capable de me faire frissonner. Sa plume est reconnaissable et les bons mots sont présent aussi. Un bon moment de lecture.

Dans le cadre d’une LC chez Bianca dont j’avais totalement oublié que je participais dès avril, j’ai vite attrapé « Le Bourreau de Hyde Park » de Anne Perry (ICI) afin de me mettre en ordre avec quelques jours de retard… En deux jours, j’avais terminé le roman qui m’a fait passer un bon moment.

Ceci était mon 31ème livre lus sur les 132 que compte ma PAL Noire.

C’est ici que j’ai perdu du temps de lecture : « Little Bird » de Craig Johnson (ICI) est un roman assez lent et profond et en plus, ma pharyngite n’a pas arrangé les choses et le roman a trainé un peu.

Walt Longmire occupe depuis 24 ans le bureau du shérif du comté d’Absaroka et monsieur apprécierait se la couler douce. On a affaire à un roman dont le rythme est très lent, on rentre doucement dans l’histoire et celui qui cherche du trépidant devra aller voir ailleurs.Le final est angoissant et j’ai poussé un cri de surprise. Un roman noir dans un trou perdu du trou du cul de l’Amérique

Qui veut un p’tit noir bien serré ?? Je lui conseille alors de lire « La Clé de verre » de Dashiell Hammett (ICI), bien que son autre roman « Moisson Rouge » soit plus dur et plus violent…

Étrange, aussi car toute la découverte du récit passe uniquement par l’intermédiaire de Ned Beaumont à travers ses dialogues, ses gestes, son attitude. Pour connaitre chacun des personnages du livre, il faudra les rencontrer un à un, en suivant Ned Beaumont du matin jusqu’au bout de la nuit, des œufs brouillés du petit déjeuner au dernier verre d’alcool à trois heures du matin.

Ayant acheté quelques bédés dont une étant le tome 5 des « Quatre de Baker Street », je me devais de relire les tomes précédents (sauf le 1 que j’avais fait le mois avant).

C’est donc confortablement installé dans mon canapé que j’ai relu à la chaîne « Les Quatre de Baker Street – T2 – Le dossier Raboukine » de Djian, Legrand & Etien (ICI), qui a un fort contexte politique avec les immigrants russes.

Enchainant ensuite avec « Les Quatre de Baker Street – T3 – Le Rossignol de Stepney » (ICI), et son côté mafieux à cause des sommes que les commerçants doivent payer afin d’assurer leur « protection ». Un petit tour dans l’asile de Beldam est aussi au programme.

Le moins drôle puisqu’il parle de la « mort » (fausse, je sais, je sais) de Sherlock Holmes et de nos 3 compères qui se retrouvent sans leur mentor et employeur. Beaucoup d’émotions et une incursion dans les « pensionnats » pour jeunes filles avec « Les Quatre de Baker Street – T4 – Les orphelins de Londres » (ICI).

Ce nouveau tome, je l’attendais avec impatience, je sachant pas si j’allais revoir Holmes ou si les auteurs allaient faire évoluer nos garnements durant quelques albums sans le détective. Belle surprise pour « Les Quatre de Baker Street – T5 – La Succession Moriarty » (ICI). Et la réaction de Watson est bien plus réaliste que dans le canon.

Dubitative avec par contre avec cet autre album acheté en même temps que le tome 5 des « Quatre de Baker Street » car le côté fantastique y est de nouveau présent, comme dans tous les albums de la collection. « Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La trame » de Cordurié & Laci (ICI) est à réserver aux fans de fantastique. Pour Holmes, le visage est toujours inexpressif et l’absence de Watson commence à nous peser, aussi bien qu’à lui qu’à moi.

Là, par contre, c’est une réussite et j’ai passé du bon temps à tenter de résoudre le crime tout en jouant à l’apprenti détective. « Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros ! » de Ced (ICI) est jouissif.

On y incarne Watson et on doit résoudre l’enquête, avec juste un peu d’aide de Holmes. Faites attention, on peut y perdre la vie ou avoir la mort d’autre sur la conscience !! C’est interactif et amusant.

Cette fois-ci, je m’y suis prise à temps pour commencer à lire « Traitors Gate » de Anne Perry  (ICI) afin de ne pas être en retard. Ici, on parlera plus de l’Afrique et des colons anglais, allemands et… belges, que de thé et de scones.

Ce sont tout ces petits détails politiques sur les colonies en Afrique qui m’ont fait adorer ce roman, bien plus porté sur la politique étrangère que les autres. Le roman à soulevé mon enthousiasme et les 378 pages ont défilé sans que je les voie passer. Certains pourraient trouver que Charlotte est peu présente, je ne leur donne pas tort, mais cela n’a rien enlevé à mon plaisir de lecture.

Il était mon 32ème livre lu sur les 132 que comptait ma PAL Noire. Il m’en reste donc 100.

J’avais commencé « Les Impliqués » de Miloszewski, mais je n’en suis qu’à la page 300 sur 448… Mes premières impressions sont bonnes : le rythme est lent, on suit le personnage principal, Teodore Szacki, procureur, en proie avec une enquête sur un crime étrange (une broche à rôtir dans l’oeil) et en proie avec des tourments privés.

Le livre est surtout une critique acide sur le système judiciaire de la Pologne. Chez eux, les procureurs sont débordés, mal payés, et vont sur le terrain, comme les flics. Ils n’ont pas d’horaire bien défini, ils croulent sous la paperasse administrative, le taux d’élucidation est médiocre, les dossiers s’empilent et son classé sans suite.

Nombreux sont ceux qui concernent des affaires de meurtres par alcoolisme ou suite à des violences conjugales. Ce roman, c’est tout le pays – hommes politiques, rouage de ses institutions, mentalité des populations – qui passe à la moulinette ou au scalpel.

Bilan Livresque Avril : 6 romans et 6 bédés

  1. Je sais qui tu es : Yrsa Sigurdardottir
  2. Nous étions les hommes : Legardinier
  3. Bourreau de Hyde Park (le) : Anne Perry
  4. Little Bird : Craig Johnson
  5. Clé de verre (la) : Dashiell Hammett
  6. Traitors Gate : Anne Perry
  7. Les Quatre de Baker Street – T2 – Le dossier Raboukine
  8. Les Quatre de Baker Street – T3 – Le Rossignol de Stepney
  9. Les Quatre de Baker Street – T4 – Les orphelins de Londres
  10. Les Quatre de Baker Street – T5 – La Succession Moriarty
  11. Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La trame
  12. Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros ! : Ced
  13. Les Impliqués : Miloszewski (En Cours ! p300)

Participant tous à des challenges tels que : Le Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), le Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, le Challenge « Victorien » chez Arieste, le Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Traitors Gate : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 15]

Titre : Traitors Gate                                             big_4
Auteur : Anne Perry

Édition :  10/18

Résumé :
Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Thomas Pitt, est retrouvé mort dans un club londonien. Accident ? Suicide ? Son fils n’y croit pas et demande à Thomas d’enquêter.

Pendant ce temps, au ministère des Colonies, un traître divulgue à l’Allemagne des informations sur la politique anglaise en Afrique.

Or, Desmond travaillait aux Affaires étrangères et avait porté des accusations contre le gouvernement au sujet des colonies. Les suspects : un groupe d’hommes très influents et fort soucieux de leur réputation.

C’est alors que le corps d’une aristocrate londonienne est découvert dans la Tamise…

Thomas Pitt et sa femme vont risquer leur vie dans cette intrigue qui mêle souvenirs, amitié et affaire d’État. C’est toute l’expansion de l’Empire qui est en jeu.

La  » reine  » du polar victorien nous entraîne de nouveau, avec jubilation, dans une époque dont elle connaît tous les secrets.

Critique : 
Avec l’auteur, on ne perd pas son temps en palabres inutiles durant des pages et des pages, mais on va directement au nœud du problème rapidement : Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Pitt, est mort et son décès est plus que suspect au yeux de son fils, Matthew.

Voilà pourquoi il demande à son ami Pitt d’enquêter sur ce qu’il pense être un assassinat et tant qu’il y est, il pourrait aussi trouver le responsable des fuites au Ministère des Colonies.

Parce que franchement, ça commence à bien faire ce petit rigolo qui passe des infos importantes sur l’Afrique aux Allemands ! Déjà que le climat entre les deux grandes puissances est délétère en ce qui concerne la politique coloniale Africaine. Manquerait plus qu’ils leur chouravent des futures colonies…

Voilà donc notre commissaire Pitt embarqué dans une enquête pas facile du tout : faut agir tout en diplomatie au Ministère des Colonies pour ne pas affoler le traître, enquêter en toute discrétion sur la mort de Sir Desmond car le « Cercle Intérieur », la puissante organisation, y est sans aucun doute mêlée et le supérieur du commissaire Pitt en fait partie.

Bref, c’est chaud boulette pour notre commissaire dégingandé. Mais je n’ai pas trop peur, je sais qu’il va arriver à démêler cette pelote de laine. Normal, il a un manteau aussi fripé que celui de l’inspecteur Columbo.

L’avantage, dans les romans de madame Perry, c’est que l’on en apprend plus sur les mœurs de l’époque victorienne. Pas vraiment sur la couleur des petits dessous affriolants ou sur les releveurs de seins ou de fesses que les dames portaient dans leurs lourdes jupes, mais plutôt sur la manière de penser des gens de l’époque, sur les différences flagrantes entre les classes sociales ou les droits et les non-droits des uns et autres.

– Si Christabel réussit, lorsque vous irez chez le dentiste ou à la banque, ou que vous ferez appel à un plombier ou à un architecte, vous aurez une chance de tomber sur une femme ! Et Dieu fasse que votre médecin ou votre pasteur n’en soit pas une !
Pitt demeura sans voix.
– Au-delà de l’incapacité émotionnelle, intellectuelle et physique des femmes à exercer ce genre de fonctions [celles des hommes], poursuivit Aylmer, il ne faut pas oublier que cela privera de leur travail des milliers d’hommes. Je vous l’ai dit, Christabel Thorne est une vraie révolutionnaire !
– Et… on la laisse faire ? s’étonna Pitt.
– Bien sûr que non ! Mais avez-vous déjà d’arrêter une femme vraiment déterminée ? N’importe quelle femme, veux-je dire, pas nécessairement Christabel Thorne.
Pitt pensa a Vespasia et sut exactement ce qu’Aymler voulait dire.

Ici, on parlera plus de l’Afrique et des colons anglais, allemands et… belges, que de thé et de scones. Ce sont tout ces petits détails politiques sur les colonies en Afrique qui m’ont fait adorer ce roman, bien plus porté sur la politique étrangère que les autres.

– Vraiment, les bénéfices seront énormes, pour un coût relativement bas, dit Chancellor.
– Pour nous, oui, fit Kreisler d’une voix sourde. Mais pour les Africains ?
– Pour eux aussi. Ils vont sortir de leur préhistoire pour entrer directement dans le XIXe siècle. [Chancellor]
– C’est bien ce que je pensais, fit Susannah [épouse de Chancellor], toujours songeuse. mais des transitions aussi brutales ne vont pas sans violence. Ces gens-là ne veulent peut-être pas d’un mode de vie que nous leur imposons sans leur demander leur avis.
– Ces gens-là ne savent pas ce que nous allons leur apporter, ironisa Chancellor. Ils ne peuvent donc pas avoir d’opinion.
– C’est bien ce que je pense : nous décidons pour eux, souligna Susannah. Je ne suis pas sûre que nous ayons le droit de faire cela.

Je dois dire que le roman à soulevé mon enthousiasme (à défaut de soulever les jupes des dames) et les 378 pages ont défilé sans que je les voie passer.

Pourtant, dans ce tome, Charlotte est moins présente dans l’enquête, pas de tea-party, pas d’Emily non plus, sa sœur. Non, nous avons une Charlotte un peu en retrait, sauf à la fin, où elle va cartonner.

Les deux enquêtes de Pitt se marient bien, un cadavre s’ajoute pour une 3ème enquête et j’ai été étonnée de la tournure des événements dans le final. L’auteur a varié les plaisirs.

Certes, pas de « trépidations » au sens propre de l’action, mais un roman plus profond sur la politique de colonisation et ses multiples dérives. Et Dieu sait qu’elles furent nombreuses.

Des personnages attachants et des crocs-en-jambes finaux qui ne furent pas pour me déplaire ! Un vrai plaisir de lecture.

PS : J’ai posté ce billet avec 5 jours d’avance pour la LC de mai chez Bianca, parce que la dernière fois, j’avais quelques jours de retard et Bianca m’a durement punie : 20 coups de fouet (oh ouiiii) et l’intégrale Harlequin à lire !

Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), du Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), du Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, de l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur, du Challenge « Victorien » chez Arieste, du Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et, last but not leaste, d’une LC chezBianca.