Le « Mois Anglais 2014 » : Bilan de mes publications

Oui, Titine, Cryssilda & Lou avaient de nouveau osé m’inviter au célèbre « Mois Anglais » qui se déroule chaque année en juin…

C’est surtout Titine qui est la plus folle ou celle qui aime vivre le plus dangereusement, parce qu’elle avait déjà eu un aperçu de ce dont j’étais capable quand on me poussait un peu… Le « Mois anglais » 2013

Là, à cause de moi, elles doivent être en burn-out quelque part…

En 2013, j’avais déjà cartonné avec 36 fiches, mais cette année, j’ai pulvérisé les compteurs avec 62 fiches !

Sans oublier que la plupart de ces billets entrent aussi dans les challenges « I Love London », dans le « Victorien », dans le « XIXème siècle », le « Polar historique », le  « Thrillers & polars » et le « Sherlock Holmes ».

  • 11 mangas (Black Butler – City Hall)
  • 1 bédé (Sherlock Holmes : Crimes Alley 2)
  • 10 romans
  • 2 séries télé (Whitechapel – Ripper Street)
  • 1 téléfilm en deux parties (Jack The Ripper)
  • 2 films sur Jack The Ripper (From Hell – Murder by decree)
  • 16 articles sur Jack The Ripper (de mon cru)
  • 13 articles sur Sherlock Holmes (de mes petites mains)
  • 6 articles sur la série Granada (Sherlock Holmes) : 1 pour l’intor et 5 sur les épisodes.

Bilan du Mois Anglais 2014 – Tous les billets par ordre de parution :

  1. City Hall – Tome 1 : Lapeyre (relecture jamais fait de fiches)
  2. Le vrai journal de Jack l’Éventreur : Bob Garcia
  3. Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 2 – Vocations forcées : Cordurié
  4. City Hall – Tome 2 : Lapeyre (relecture jamais fait de fiches)
  5. City Hall – Tome 4 : Lapeyre
  6. Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick  : Howell & Ford
  7. Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso (relecture jamais fait de fiches)
  8. Ripper Street – Saison 2 : Série
  9. Les mois d’avril sont meurtriers : Robin Cook
  10. Jack The Ripper – Intro
  11. Black Butler – Tome 2 : Yana Toboso (relecture)
  12. Jack The Ripper – 1. Petite histoire de l’East End
  13. Jack The Ripper – 2. Première victime : Mary Anne Nichols
  14. Jack The Ripper – 3. Mais que fait la police ?
  15. Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso (relecture)
  16. Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso (relecture)
  17. Jack The Ripper –  4. Deuxième victime : Annie Chapman
  18. From Hell : Film d’Albert et Allen Hughes (2001)
  19. J’étais Dora Suarez : Robin Cook
  20. Élémentaire mes chers parents : Pardheilla
  21. Jack The Ripper – 5. Les Lettres : « Dear Boss » – « From Hell » & « Saucy Jack »
  22. Jack The Ripper –  6. Troisième victime : Elizabeth Stride
  23. Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso (relecture)
  24. Black Butler – Tome 6 : Yana Toboso (relecture)
  25. Meurtre par décret – Murder by decree : Film Bob Clark (1979)
  26. Jack The Ripper – 7. Quatrième victime : Catherine Eddowes
  27. Black Butler – Tome 7 : Yana Toboso (relecture)
  28. Black Butler – Tome 8 : Yana Toboso (relecture)
  29. Jack The Ripper – 8. ♫ Presse qui roule, nous casse les couilles ♪
  30. Jack The Ripper –  9. Mais que fout la police ??? [PART I]
  31. Jack The Ripper –  9. Mais que fout la police ??? [PART II]
  32. Jack The Ripper –  9. Mais que fout la police ??? [PART III & fin]
  33. Jack The Ripper – 10. Cinquième victime : Mary Jane Kelly
  34. Jack The Ripper – 11. Une légende était née : surnom
  35. Adieu demain : Michael Mention
  36. Jack The Ripper – 12. Mode opératoire, théories, suspects… [FIN]
  37. Sherlock Holmes – The Consulting Detective : Intro
  38. Sherlock Holmes – 1. Sherlock Holmes en long et en large
  39. Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.1. AMOUR
  40. Retour à Whitechapel : Michael Moatti
  41. Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.2 SEXE
  42. Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3 DROGUES
  43. Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3.1 Mister Sherlock et docteur Holmes
  44. Jack The Ripper – 13. Reportages Télé
  45. Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.4 ♫ ROCK’N ROLL♪
  46. Sherlock Holmes – 3. Holmes travestit
  47. Sherlock Holmes – 4. Gédéon Theusmanie ?
  48. Whitechapel : Série (2009)
  49. Sherlock Holmes – 5. Sherlock Holmes – Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 1]
  50. Sherlock Holmes – 6. Sherlock Holmes – Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 2]
  51. Sherlock Holmes – 7. Sherlock Holmes – Pour conclure (dans le foin ?)
  52. Sherlock Holmes – 8. Sherlock Holmes en bref…
  53. Le livre rouge de Jack l’Éventreur : Stéphane Bourgoin
  54. Sherlock Holmes : Série Granada [Intro]
  55. 1. Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia
  56. Jack The Ripper : Téléfilm en deux parties (1988)
  57. Comment vivent les morts : Robin Cook
  58. 2. Sherlock Holmes : Le ruban moucheté – The Speckled Band (Granada)
  59. 3. Sherlock Holmes : Les Hommes Dansants – The Dancing Men
  60. 4. Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League
  61. 5. Sherlock Holmes : L’Escarboucle Bleue – The Blue Carbuncle
  62. Jack l’Éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort

Bilan Mois Anglais par « genre » :

1. Romans (10 billets) : 4 sur l’Éventreur – 1 Sherlock Holmes

  1. Le vrai journal de Jack l’Éventreur : Bob Garcia
  2. Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick  : Howell & Ford
  3. Les mois d’avril sont meurtriers : Robin Cook
  4. J’étais Dora Suarez : Robin Cook
  5. Élémentaire mes chers parents : Pardheilla
  6. Adieu demain : Michael Mention
  7. Retour à Whitechapel : Michael Moatti
  8. Le livre rouge de Jack l’Éventreur : Stéphane Bourgoin
  9. Comment vivent les morts : Robin Cook
  10. Jack l’Éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort

2. Films et téléfilms (3 billets) : Jack l’Éventreur

  1. From Hell : Film d’Albert et Allen Hughes (2001)
  2. Meurtre par décret – Murder by decree : Film Bob Clark (1979)
  3. Jack The Ripper : Téléfilm en deux parties (1988)

3. Séries (7 billets) : 2 sur « Jack » et 5 sur « Sherlock Holmes »

  1. Ripper Street – Saison 2 : Série
  2. Whitechapel : Série (2009)
  3. Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia
  4. Sherlock Holmes : Le ruban moucheté – The Speckled Band (Granada)
  5. Sherlock Holmes : Les Hommes Dansants – The Dancing Men
  6. Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League
  7. Sherlock Holmes : L’Escarboucle Bleue – The Blue Carbuncle

4. Mangas (11 billets)

  1. City Hall – Tome 1 : Lapeyre (relecture jamais fait de fiches)
  2. City Hall – Tome 2 : Lapeyre (relecture jamais fait de fiches)
  3. City Hall – Tome 4 : Lapeyre
  4. Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso (relecture jamais fait de fiches)
  5. Black Butler – Tome 2 : Yana Toboso (idem)
  6. Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso
  7. Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso
  8. Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso
  9. Black Butler – Tome 6 : Yana Toboso
  10. Black Butler – Tome 7 : Yana Toboso
  11. Black Butler – Tome 8 : Yana Toboso

5. Sherlock Holmes canonique (13 billets)

  1. Sherlock Holmes – The Consulting Detective : Intro
  2. 1. Sherlock Holmes en long et en large
  3. 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.1. AMOUR
  4. 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.2 SEXE
  5. 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3 DROGUES
  6. 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3.1 Mister Sherlock et docteur Holmes
  7. 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.4 ♫ ROCK’N ROLL♪
  8. 3. Holmes travestit
  9. 4. Gédéon Theusmanie ?
  10. 5. Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 1]
  11. 6. Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 2]
  12. 7. Pour conclure (dans le foin ?)
  13. 8. Sherlock Holmes en bref…

6. Sherlock Holmes : série Granada (6 billets) : 5 épisodes + 1 intro

  1. Sherlock Holmes : Série Granada [Intro]
  2. Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia
  3. Le ruban moucheté – The Speckled Band (Granada)
  4. Les Hommes Dansants – The Dancing Men
  5. La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League
  6. L’Escarboucle Bleue – The Blue Carbuncle

7. Jack The Ripper (16 billets)

  1. Jack The Ripper – Intro
  2. 1. Petite histoire de l’East End
  3. 2. Première victime : Mary Anne Nichols
  4. 3. Mais que fait la police ?
  5. 4. Deuxième victime : Annie Chapman
  6. 5. Les Lettres : « Dear Boss » – « From Hell » & « Saucy Jack »
  7. 6. Troisième victime : Elizabeth Stride
  8. 7. Quatrième victime : Catherine Eddowes
  9. 8. ♫ Presse qui roule, nous casse les couilles ♪
  10. 9. Mais que fout la police ??? [PART I]
  11. 9. Mais que fout la police ??? [PART II]
  12. 9. Mais que fout la police ??? [PART III & fin]
  13. 10. Cinquième victime : Mary Jane Kelly
  14. 11. Une légende était née : surnom
  15. 12. Mode opératoire, théories, suspects… [FIN]
  16. 13. Reportages Télé
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La Voix : Arnaldur Indriðason [Erlendur Sveinsson 3]

Titre : La Voix                                                              big_4

Auteur : Arnaldur Indridason
Édition : Points (2008)

Résumé :
Mauvaise publicité pour l’hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d’enfants.

La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur ne l’entend pas de cette oreille.

Déprimé, assailli par des souvenirs d’enfance douloureux, il s’installe dans l’hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins…

 

Critique :
♫ Petit Papa Noël ♪ Toi qui as descendu ton pantalon ♫ Pour te faire câliner ton joujou ♫ Tu n’as pas oublié ton p’tit caoutchouc ♫ Mais avant de jouir, ton torse s’est fait occire ♫ Planté par un couteau… ♫ Ça a fait r’tomber ton poireau ♫ Ton p’tit imper anglais… ♪ S’est mis à flotter sur ta hampe ♫

Un sacré gros coup d’mou qu’il a eu le Père Nowel ! Dans tous les sens du terme… Alors qu’il était occupé  à se faire tutoyer la clarinette, il s’est fait trucider d’un coup de surin.

C’est avec le pantalon sur les chevilles, les couleurs en berne et la capote pendouillant sur son membre tout aussi raplapla qu’il fut trouvé par une des nettoyeuses de l’hôtel.

Son pantalon était baissé. Un préservatif pendouillait sur son membre.
— Quand tu descendras du ciel, avec tes… chantonna Sigurdur Oli en regardant le cadavre.

Lorsque le commissaire Erlendur Sveinsson et son équipe arrive, c’est dans cette attitude un peu grotesque qu’il découvre Gudlaugur, l’homme à tout faire d’un hôtel de luxe de Reikjavik, et qui jouait aussi au Père Nowel pour les enfants.

Un homme qui vivait seul, logeait dans un cagibi de l’hôtel et avait peu d’amis, pour ne pas dire « aucun » et apparemment pas de famille. Alors, pourquoi s’est-il fait tuer ? Et par qui ?? Par la dame qui officiait à genoux ? Monica Lewinsky serait-elle suspecte ?

L’enquête est assez lente, comme dans tous les romans de l’auteur et on s’attache ici beaucoup plus au commissaire Erlendur qu’aux autres membres de l’équipe – Elinborg et Sigurdur Oli – qui eux, ne pensent qu’aux fêtes de Noël.

[Note pour moi-même : éviter de lire des romans « période de Noël » lorsqu’on est en vacances sous le soleil, ça l’fait moins, niveau climat !]

On en apprendra plus aussi sur la disparition du petit frère du commissaire ainsi que sur sa fille Eva Lind, sur leurs difficultés relationnelles et les questions que sa fille se pose sur ce père trop taiseux.

« La femme en vert » avait des chapitres alternés, nous faisant découvrir la vie d’une famille, pareil pour « La cité des jarres » qui nous parlait de la guerre froide… Ne voyant rien venir ici, j’avais pensé que ce roman n’aurait pas cette profondeur qui m’avait plu dans les autres.

Et bien, je me trompais, il y avait de la profondeur et beaucoup de tristesse dans le personnage de Gudlaugur, dans son enfance et sa vie. Je regrette de n’avoir connu ce personnage qu’au travers de sa mort.

— Non, plus personne ne se rappelle qui était Gudlaugur, regretta Erlendur.

Claustrophobe, attention, ce roman est un huis-clos entre les murs de l’hôtel… Erlendur, n’en ayant rien à faire des fêtes de Noël, va se louer un chambre dans cet hôtel qui se veut luxueux mais dont le chauffage est défectueux et où le personnel n’est pas toujours aussi clean que ses chambres.

Roman glauque aussi de par ses sujets abordés : meurtres, prostitution, pédophilie, drogues, jalousies, et coups bas chez les têtes blondes.

Les fausses pistes sont au menu aussi, et j’ai adoré me faire mener en bateau.

Ce roman m’a aussi surpris par son coupable, habituée que j’étais à ressentir de l’empathie pour les meurtriers des romans d’Indridasson.

Et puis, événement international, il y a quelques touches d’humour qui m’ont bien fait sourire…

— Pour l’amour de Dieu, supplia le directeur en serrant son mouchoir et en adressant à Erlendur un regard implorant. Il s’agit seulement du portier.
Erlendur se fit la réflexion que dans cet hôtel-là, Marie et Joseph n’auraient jamais obtenue de chambre.

— Je n’ai pas les idées aussi mal placées que toi, répondit Sigurdur Oli en jetant un regard à Erlendur.
— Les idées mal placées ! Est-ce que le Père Noël avec le pantalon baissé et une capote sur la quéquette serait sorti de mon imagination ?

Erlendur faisait de son mieux pour faire abstraction de sa poitrine mais avait bien du mal à s’empêcher de la regarder. Il n’avait jamais vu des seins aussi gros sur un corps aussi fin et fluet.

Erlendur ne put pas s’empêcher de poser la question :
— Vous avez vraiment besoin de toute cette poitrine ?
— Vous ne trouvez pas qu’ils sont beaux ? répondit-elle en les remontant pour les exposer avec toutefois une grimace. Ces coutures me font souffrir le martyre, soupira-t-elle.
— Si, et en plus ils sont… gros, la consola Erlendur.
— Et flambants neufs ! renchérit Stina toute fière.

Ainsi que de nombreux moments qui m’ont plus touchés.

Pas aussi merveilleux que « La femme en vert », mais ce roman possède des qualités qui font de lui un très grand roman fort sombre.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Grand Prix de la Littérature Policière 2007), Challenge « Nordique » chez Mes chroniques Littéraires et « Challenge Ma PAL fond au soleil – 2ème édition » chez Metaphore.

Bilan Livresque Mensuel : Juin 2014

Le Bilan Livresque du mois de juin est à l’heure et aussi le plus copieux de tous mes bilans… la raison ? Le Mois Anglais, of course !

Ajoutons à cela 15 jours de vacances annuelles et un glandage total au boulot faute de… travail ! Oui, juin, juillet, août, on se la coule plus douce.

Donc, j’ai lu des romans et surtout j’ai fait une relecture de certains de mes mangas qui se déroulaient en Angleterre. J’ai aussi travaillé sur des articles afin de vous parler de Jack The Ripper – faits réels, fictions écrites, séries, téléfilm, film et roman documentaire – et de Sherlock Holmes.

Et puis, qui dit « juin », dit aussi « Ma PAL fond au soleil » chez Metaphore.  Donc, il faut que je la fasse baisser, cette maudite PAL ! (11 de moins)

Alors, ces comptes ?? 11 romans de lus, 11 mangas relus (et chroniqués) et 1 bédé = 23 livres au total !!

Tout d’abord, j’ai relu « City Hall – Tome 1 » de Guérin & Lapeyre (ICI), j’ai fait le tome 2 (ICI) – le 3 aussi, mais déjà une chronique pour lui, ça compte pas – avant de découvrir le tout dernier : le tome 4 (ICI) !!

J’apprécie toujours de voir évoluer Jules Verne et Conan Doyle dans un Londres steampunk. Le manfra (manga français) a des défauts, mais il se laisse lire avec plaisir.

« Le vrai journal de Jack L’Éventreur – d’après les notes du Dr. Watson » de Bob Garcia (ICI) m’a laissé sur ma faim. Alors que je pensais tomber sur un roman écrit « comme de la main du tueur », je me suis retrouvée dans les souvenirs d’un enfant. Heureusement, le livre était très court, mais je n’ai pas vu grand-chose de Jack The Ripper.

La bédé était une relecture aussi. Je ne l’avais pas chroniquée l’année dernière parce que cette suite ne m’avait pas emballée… Même en relisant, c’est toujours pas ça… « Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 2 – Vocations forcées » de Cordurié (ICI) est à oublier. Le tome 1, chroniqué pour le mois anglais 2013, lui, était super.

Une histoire qui me tenait à coeur car le film, vu il y a trèèèès longtemps, m’avait ému. Le personnage était tout aussi émouvant dans les premier épisodes de la saison 2 de « Ripper Street ». Voilà pourquoi je fus heureuse de trouver lors d’une brocante de mai : « Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant » de Michael Howell & Peter Ford (ICI). Magnifique, émouvant, pas de pathos, très digne.

J’ai encore beaucoup de grands auteurs à découvrir et ce fut monsieur Robin Cook qui fut tiré au sort avec « Les Mois d’avril sont meurtriers »(ICI). L’auteur nous a conCOOKté une merveilleuse recette de cuisine. Son flic, sergent à l’A14 des « décès non éclaircis », n’a pas de nom, mais il a une présence et la détermination d’un pitt-bull quand il a happé un gigot. Un roman noir que j’ai dévoré.

Durant tout le début du mois anglais, j’ai relu les 8 premiers tomes de la série « Black Butler » de Yana Toboso dont l’action se déroule dans le Londres de 1888. Oui, durant tout le mois, je me trouvais dans l’ombre de Jack The Ripper… J’ai redécouvert les aventures et enquêtes du comte Ciel de Phantomhive, chien de garde de la reine, et de son diable de majordome.

Pourquoi les 8 premiers tomes alors que la série en est déjà à son 15ème ? Parce que j’avais déjà publié des chroniques des tomes 9 à 15, tiens !

Allez, le mois anglais, ce n’est qu’une fois par an, donc, puisque je dois lire anglais, je me suis resservie en cuisine avec « J’étais Dora Suarez » de mon ami Robin Cook (ICI) qui a l’art de vous mitonner des romans noirs digne d’un grand chef étoilé.

Attention les âmes sensible, dans les premières pages du roman, vous suivrez, comme si vous y étiez, tous les faits et gestes d’un tueur, qui, muni d’une hache, voulu décapiter la jeune Dora Suarez, 30 ans. Une enquête avec le sergent sans nom de l’A14. Un grand roman noir, mais un roman en deuil… Mes dents étaient serrées, mais j’ai eu mon coup de coeur !

Allez, un peu de gaiété après tout ces romans noirs ! Un p’tit coup de Sherlock, pourquoi pas ? Un bon moment de passé avec ce roman « pièce de théâtre » : « Élémentaire mes chers parents – Théâtre de S Holmes » de François Pardeilhan (ICI).

Ce petit livre, c’est 154 pages pétillantes et savoureuses à lire, surtout grâce aux répliques acides du père de Sherlock envers son beau-frère. On découvre dans ces pages un Sherlock de 18 ans, en compagnie de ses parents, Sieger et Violet. Le roman est agréable et se lit tout seul. L’enquête est sympathique et j’ai vu venir les escrocs de loin, tout comme Sherlock. Les autres n’avaient rien vu venir.

On m’en avait dit le plus grand bien et ils avaient raison, Brad pat et Yvan ! Mois anglais oblige, j’ai décidé de m’attaquer à « Adieu demain » de Michaël Mention (ICI). Vingt ans se sont écoulés depuis l’arrestation de l’Éventreur du Yorkshire. Un nouveau tueur sévit dans le Nord de l’Angleterre. Ce roman mélange les genres et nous fait du « Quatre en un ». Un roman qui m’a marqué et que je ne risque pas d’oublier de sitôt !

Tout mon mois de juin fut quasi consacré à Jack The Ripper et j’en avais profité pour sortir de mes étagères tout ce que j’avais sur le tueur. ce roman, je l’avais acheté à la Foire du Livre de Bruxelles et je me suis régalée ! « Retour à Whitechapel » de Michel Moatti (ICI) est une réussite.

Il a réussi à mélanger la fiction avec le réel, donnant vie au quartier de Whitechapel et à quelques unes de ses prostituées les plus célèbres ! Tout est recomposé, sans pathos, sans exagération, le tout formant un roman où le voyeurisme n’est pas invité et où l’enquête que mène Amélia a quelque chose de touchant.

Quand je vous disais que…. « Le Livre rouge de Jack l’Éventreur » de Stéphane Bourgoin (ICI) m’a permis de constater que les faits décrits dans le livre de Michel Moatti étaient exacts. Ici, pas de théories fumeuses, pas de solutions, juste les faits, cliniques, précis, aiguisés. Pour ceux et celles qui voudraient en savoir beaucoup plus sur le tueur de Whitechapel. Bien écrit et non ennuyant !

Heu, oui, une addiction à cet auteur anglais qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme américain. « Comment vivent les morts » ? Je ne sais pas, mais c’est le titre de cet autre roman noir de Robin Cook (ICI). La belle Marianne a disparu du petit village de Thornhill et personne n’a déclaré sa disparition ! Une enquête de notre sergent sans nom de l’A14.

Ce roman est une sorte de portait noir d’une société pourrissante. Le ton du début est grinçant, le sergent est à prendre avec des pincettes. Bien, mais en-deçà de « Dora Suarez ».

« Jack l’Éventreur démasqué – L’enquête définitive » de Sophie Herfort (ICI) est, au contraire de celui de Stéphane Bourgoin, une enquête sur l’Éventreur qui en plus de nous livrer tous les faits, nous livre un nom ! Oui, l’identité du tueur est dévoilée ici.

Attention, bien que son enquête soit clinique et bien fournie, cela restera, pour moi, une théorie, une hypothèse comme une autre. Coïncidences malheureuses ou troublantes ? À vous de voir…

« La voix » de Arnaldur Indridason (ICI – à faire) faisait partie de mes bagages de vacances lui aussi. Non, rien à voir avec le mois anglais, mais cela fait trois fois que j’emporte un Indridason avec moi durant mes vacances et je ne voulais pas déroger à ma sacrosainte manie de le lire au bord de la piscine.

Alors, quoi de neuf en Islande ? Rien, Erlendur Sveinsson est toujours pareil à lui-même… et là, il se trouve face à un père Noël refroidi d’un coup de couteau, le pantalon sur les jambes, quéquette à l’air et préservatif pendouillant lamentablement sur le membre flasque.

Je pensais n’avoir droit qu’à une enquête, me disant que l’auteur ne nous proposerait pas un récit parallèle comme dans ses autres romans (la vie d’une famille ou un récit plus politique) et bien, je me suis trompée : il y a bien une histoire dans l’histoire, bien qu’elle soit présentée différemment des autres (pas d’alternance de chapitres). J’ai vibré et j’ai souffert pour « la voix »…

Il m’aura manqué peu de choses pour ajouter en plus « Un intérêt particulier pour les morts » de Ann Granger ! Si nous n’avions pas coupé le retour des vacances en deux pour s’arrêter le samedi soir chez mes parents, j’aurais eu tout mon dimanche pour lire et terminer ce roman (je suis à la page 150/376) qui se passe dans l’Angleterre de 1864.

Bilan Livresque Juin : 23 livres lus (11 romans, 11 mangas & 1 bédé)

  1. City Hall – Tome 1 : Guérin & Lapeyre
  2. Le vrai journal de Jack L’Éventreur (d’après les notes du Dr. Watson) : Bob Garcia
  3. Sherlock Holmes Crime Alleys – Tome 2 : Vocations forcées : Cordurié
  4. City Hall – Tome 2 : Guérin & Lapeyre
  5. City Hall – Tome 4 : Guérin & Lapeyre
  6. Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant : Michael Howell & Peter Ford
  7. Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso
  8. Mois d’avril sont meurtriers (les) : Robin Cook
  9. Black Butler – Tome 2 : Yana Toboso
  10. Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso
  11. Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso
  12. J’étais Dora Suarez : Robin Cook
  13. Élémentaire mes chers parents – Théâtre de S Holmes : Pardeilhan
  14. Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso
  15. Black Butler – Tome 6 : Yana Toboso
  16. Black Butler – Tome 7 : Yana Toboso
  17. Black Butler – Tome 8 : Yana Toboso
  18. Adieu demain : Michaël Mention
  19. Retour à Whitechapel : Michel Moatti
  20. Livre rouge de Jack l’Éventreur (le) : Stéphane Bourgoin
  21. Comment vivent les morts : Robin Cook
  22. Jack l’Éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort
  23. La voix : Indridason
  24. Un intérêt particulier pour les morts : Ann Granger (pas terminé)

Jack l’éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort

Titre : Jack l’éventreur démasqué : L’enquête définitive             big_4

Auteur : Sophie Herfort
Édition : Points (2008)

Résumé :
Ceci est une histoire vraie. En 1888, la police retrouve le corps lacéré d’une prostituée en pleine rue. Après Polly, quatre autres seront assassinées. Alors que Scotland Yard investigue, les journaux s’enflamment, les suspects se multiplient, la police n’avance pas…

Cent vingt ans après, l’enquête menée par Sophie Herfort est sans appel : Jack l’Éventreur a désormais un nom.

Critique : 
Sophie Herfort aurait-elle bel et bien répondu à cette vieille énigme qui a plus de 100 ans ? 126 ans, même.

C’est en tout cas ce qu’elle va tenter de nous démontrer… et je demandais à voir ! Voilà qui est fait.

Doit-on classer cette affaire pour autant ? Est-elle vraiment définitive ? Peut-on retourner à nos petites affaires maintenant que le voile est levé sur l’identité du tueur de Whitechapel, prénommé « Jack The Ripper » ??

Nous allons tenter de répondre à tout cela ! En tout cas, moi, j’étais curieuse de savoir ce que l’auteure allait nous proposer comme coupable et comme théorie, mobile, preuves…

Petits bémols en ce qui me concerne : j’avais regardé dernièrement deux documentaires sur l’Éventreur (merci le Net !) et l’auteure, en tant qu’invitée, avait parlé de « son » coupable, des ses motivations et parlé de quelques preuves, faits troublants… Oups, j’aurais dû lire le livre plus vite, moi.

De plus, après avoir « travaillé » en juin sur le tueur de Whitechapel dans le but de réaliser des petits articles sur les meurtres, après avoir lu des tas d’articles, regardé des documentaires, fouillé le Net et lu « Le livre rouge de Jack l’Éventreur » de Bourgoin, j’avais un peu l’overdose des faits de 1888 dont l’auteur nous sert en début de son livre !

Je vous rassure de suite, les conditions de vie de l’East End, les récits des meurtres et de l’enquête se déroule sur 85 pages très bien écrites (du mieux que l’on peut avec des faits historiques), ne laissant pas place à l’ennui, sauf si vous connaissez tout cela et que tout est encore frais dans votre mémoire. Mais même, j’ai relu avec plaisir.

Alors, son enquête ? Elle commence à la page 91, elle est clinique, précise, fouillée, travaillée. Je suis sciée.

Si Patricia Cornwell donnait l’impression dans son livre « Jack l’éventreur : Affaire classée » d’avoir réuni tous les indices qui pouvaient incriminer le peintre Sickert afin qu’ils collent à sa théorie, ici, ce n’est pas le cas.

Walter Sickert n’est pas Jack l’Éventreur ! La démonstration de Patricia Cornwell présente une faille majeure : l’enquête repose essentiellement sur une analyse de l’ADN mitochondrial recueilli sur les lettres écrites par Sickert et sur d’autres présumées de la main de l’Éventreur. Les deux concorderaient. Or, selon les experts, la probabilité qu’un élément de n’importe quel échantillon d’ADN mitochondrial puisse coïncider avec un autre échantillon serait élevé et concernerait jusqu’à dix pour cent de la population. Cornwell avait jusqu’à dix pour cent de chances que l’ADN de Sickert et de Jack soient identique, sans pour autant que les deux hommes ne fassent qu’une seule et même personne. Considérant le nombre d’individus ayant manipulé les lettres de l’Éventreur, on imagine à quel point les résultats sont contestables et faussés.

L’étude de Herfort semble plus sérieuse et bien moins onéreuse ! Son enquête semble avoir tout d’un « vraie » car elle a compulsé des tas d’ouvrages, sans oublier toutes les lettres anonymes reçues par Scotland Yard en 1888 et 1889. Du moins, toutes celles qui n’ont pas brûlées durant le Blitz de la Seconde Guerre Mondiale.

Les coïncidences entre le tueur de Whitechapel et son coupable sont étranges, troublantes, nombreuses…

Melville Macnaghten (je ne spolie rien, son nom se trouve dans la table des matières en première page du roman) est un personnage trouble et les preuves à charge sont nombreuses, les questions aussi.

Les coïncidences sont même trop nombreuses pour qu’il n’y ait pas anguille sous roche !

Malgré tout, je ne prendrai pas ce roman pour parole d’évangile car un bon enquêteur-écrivain pourrait faire de Sherlock Holmes le tueur de Whitechapel… Il suffit d’un peu de talent et de faire parler les preuves ou les faits troublants dans le sens que l’on veut.

J’avoue que l’auteure a ouvert une porte et que le tout est cohérent, bien que pour certaines choses, il puisse y avoir d’autres explications…

Je sais, je chicane, mais je n’ai pas du tout envie que l’on me prouve par A+B l’identité du tueur. Laissons planer un peu de mystère, c’est tellement plus exquis.

Au final ? On est face à une recherche précise, à un travail d’enquêtrice énorme, bien fourni, facile à lire, pas embêtant du tout, intéressant, comportant un index est bien chargé en fin de volume.

Celui qui était ignorant ne le sera plus. Celui qui en savait déjà beaucoup en apprendra un peu plus… Le prologue est déjà éclairant :

L’image d’Épinal de l’Éventreur, souvent dépeint en cape noire, chapeau haut de forme, portant cane et sac Gladstone verni, semble désormais relever du folklore. Il est vrai qu’à côté du mythe « Jack », la plupart des tueurs en série sont d’une « banalité » affligeante. Jeffrey Dahmer – le « cannibal du Milwaukee » – avait l’air d’un jeune premier, Ed Kemper – « l’ogre de Santa Cruz » – ressemblait à un bûcheron et Landru à un clerc de notaire.

Quant au préfet Sir Charles Warren, il va en prendre plein son grade ! Oui, il était incompétent…

À son arrivée à Scotland Yard, Warren [le préfet] avait entrepris de transférer les agents de l’est dans les quartiers de l’ouest et vice versa. Il ne s’y serait pas mieux pris s’il avait voulu, comme dit le Times, « que ses officiers ignorent tout de leur terrain ». L’exemple illustre parfaitement cette attitude bornée, consistant à vouloir calquer l’organisation de la police sur celle de l’armée. Warren en supporte pas l’insubordination de ses officiers. Il veut tout contrôler. Le problème est bien là. Depuis le Bloody Sunday, l’ancien militaire compte bien rester maître de la situation pour éviter que l’anarchie ne gagne.

À vous de voir si vous voulez cet homme comme coupable ou si vous préférer faire comme si ce n’était pas lui afin d’entretenir le mystère qui est bien plus attractif.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma PAL fond au soleil 2014 » chez Metaphore.

CHALLENGE - Ma PAL Fond au soleil

5. Sherlock Holmes : L’Escarboucle Bleue – The Blue Carbuncle

Sherlock Holmes : L’Escarboucle Bleue  – The Blue Carbuncle

SAISON 1 – ÉPISODE 7

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Réalisateur : David Carson
  • Scénariste : Paul Finney
  • Décorateur : Tim Wilding
  • Musique : Patrick Gowers
  • 7ème épisode tourné
  • Série 1 : 7/7
  • 1ère diffusion : Angleterre : 5 juin 1984 – ITV Network (7ème épisode diffusé); Etats Unis : 25 avril 1985 – WGBH; France : 5 février 1989 – FR3 (7ème épisode diffusé)
  • Durée : 51 min 50 sec
  • Distribution :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. Watson
Frank Mills …  Peterson
Frank Middlemass …  Henry Baker
Ken Campbell …  James Ryder
Desmond McNamara …  John Horner
Amelda Brown …  Jennie Horner
Brian Miller …  Inspector Bradstreet
Rosalie Williams …  Mrs. Hudson
Rosalind Knight …  Countess of Morcar

Le pitch ? La veille de Noël, Sherlock Holmes est réveillé par Peterson, un commissionnaire, qui lui confie une oie et un chapeau melon cabossé. Il les a ramassés sur le lieu d’une altercation entre ivrognes dans les rues de Londres.

Holmes lui offre l’oie et garde le chapeau melon. En l’examinant, il en déduit une multitude de détails qui stupéfient Watson.

Peu après, Peterson revient bouleversé. Son épouse vient de trouver une pierre bleue scintillante dans le jabot du volatile. Holmes réalise qu’il s’agit de l’Escarboucle bleue, pierre précieuse de valeur inestimable, qui vient d’être dérobée à la comtesse Morcar, à l’Hôtel Cosmopolitan.

La police a déjà un coupable désigné : le plombier John Homer, qui fut condamné par le passé. Mais il jure de s’être amendé et clame son innocence.

Sherlock Holmes retrouve le possesseur du chapeau melon, Mr. Henry Baker, totalement étranger à l’affaire, puis remonte la piste de l’oie et tombe ainsi sur le véritable voleur sur le marché de Covent Garden.

Rien à dire, ils savaient se fouler pour leur intro, à la Granada : au travers d’une pierre précieuse, on voit tous ses possesseurs dans le monde et dans quelles manières ils s’en sont appropriés. Tout n’est que meurtre et vol, bain de sang et violence.

Ensuite, on tombe sur deux membres du personnel qui se pelotent sur le canapé d’une chambre de l’hôtel Cosmopolitan, le tout devant le sapin de Noël. La comtesse de Morcar revient, faut arrêter les cochonneries !

Oh, catastrophe, l’escarboucle bleue de la comtesse a disparue et on arrête le pauvre John Horner, plombier mais ancien voleur reconvertit, qui avait bossé ce jour-là dans la chambre de la comtesse.

Pendant ce temps-là, Watson sort du 221b et un homme y entre, muni d’une oie blanche et morte…

Holmes tiré de son sommeil par sa logeuse, ronchonne, met la main sur une cigarette directement et cherche ensuite des allumettes. Qu’il ne trouve pas, la boite étant vide.

Bon sang, une cigarette à allumer et rien pour le faire !!

Jeremy, dans cet épisode contribua fortement au tournage de la scène de la première cigarette au saut du lit. Fumeur invétéré lui même, Jeremy connaissait les envies de nicotine irrépressibles du petit matin.

Il savait que Holmes, également dépendant du tabac, devait les ressentir lui aussi et il les intégra dans son interprétation.

Holmes était un grand fumeur, mais pour sa première pipe du matin (oups, trivial comme phrase), c’était un peu dégueulasse car elle était composée avec les vieux restes de tabac froid récupérés dans les pipes fumées la veille.

Pipes rangées dans son râtelier près de la cheminée. Heureusement Jeremy n’essaya jamais de montrer ça !!

Ensuite, la scène devient encore plus cocasse avec le détective qui se précipite dans le salon pour trouver une allumette, sa chemise de nuit entrouverte lui battant les jambes, robe de chambre grise passée sur le tout, cherchant fébrilement des allumettes pour allumer sa fichue cigarette.

Le grand détective mourant d’envie de tirer sur sa première cigarette de la journée n’est pas ici à son avantage.

Il sursautera lorsque le commissionnaire Peterson lui adressera la parole, déposant son oie et le chapeau melon sur la table.

Aaah, voir Holmes au saut du lit (mais on ne nous parle pas des petites raideurs du matin), en chemise de nuit (on glisserait bien la main dessous), le voir allongé dans le sofa pendant qu’il écoute Peterson lui expliquer comment il est entré en possession de l’oie et du chapeau melon… C’est tout simplement magnifique !

C’est aussi pour cela que j’ai sélectionné cet épisode – que je visionne toujours avec plaisir – car on pénètre dans la vie quotidienne de nos héros avec force de détails.

Cette volonté de recréer l’intimité en dehors de l’enquête, donne plus de crédibilité aux histoires et rend les personnages plus attachants.

En plus, c’est la période de Noël ! Voir Watson chargé de cadeaux, c’est magique, on rêverait d’un papa Noël tel que lui…

Et puis, aussi bien la nouvelle canonique que l’épisode de la série nous offre l’une des plus belles leçons de déduction de Holmes : le chapeau melon abandonné avec l’oie, lors de la rixe, aux pieds de Peterson.

Lorsque Watson rentre, il lit à voix haute l’article qui relate le vol de l’escarboucle bleue à la Morcar.

Holmes reste silencieux, observant le chapeau avec attention, ce qui rendra le docteur un peu moqueur sur cette étude.

Il n’aurait pas dû…

Humour avec la tête de Holmes qui lui demandera ce qu’il déduit du chapeau : Watson déduit peut de choses ! Juste le nom du proprio, mais là, c’était facile.

A partir de ce vieux melon cabossé, Holmes fait une description détaillée de son propriétaire, son aspect physique, son caractère, ses manies, son mode de vie (dont le fait qu’il n’ait probablement pas le gaz chez lui).

Watson s’esclaffe, moqueur. Notre détective devra lui expliquer le cheminement de son raisonnement infaillible (on passera sur le fait qu’une grosse tête soit le fait d’un homme intelligent, mais à cette époque, on le pensait vraiment).

Moment plus agité avec Peterson qui fait irruption, tremblant et confus : dans le jabot de son oie, il y avait… l’escarboucle bleue !

Voilà un épisode qui allie une enquête au poil, l’humour, les déductions, le jeu des acteurs et leur complicité.

« Watson, marry me, please »

Holmes est un rusé, il arrivera à retrouver le propriétaire du chapeau et de l’oie, tous les détails de ses déductions corroborés par monsieur Henry Baker. Qui est étranger au vol de la pierre.

Néanmoins le docteur ne s’avoue pas si facilement vaincu. Doutant des déductions de son ami et ayant envie de démontrer que Holmes ne peut pas toujours avoir raison, Watson interrogera le proprio du chapeau au sujet du gaz qu’il n’aurait pas fait installer chez lui.

Si Watson voulait piéger son ami et prouver son erreur, il en sera pour ses frais puisque, une fois de plus, Holmes avait raison…

Cette petite compétition intellectuelle est très amusante. Les dialogues sont toujours incisifs et percutants. Watson apparait comme un homme intelligent, fier et résolu, qui finalement éprouve une réelle admiration pour son ami.

Holmes nous prouve aussi qu’il est capable de remonter une piste, de retomber sur ses pieds et de tirer les vers hors du nez des gens qui ne veulent pas parler en rusant un peu.

La manière dont il fait parler le marchand de volailles est tout simplement excellente ! Utiliser le fait que le marchand est un jouer de pari invétéré…

Bref, le détective est au meilleur de sa forme et Brett aussi.

L’atmosphère de Noël contraste avec le côté sordide de l’affaire mais cela donne un petit plus. Je dois même vous avouer que c’est l’épisode préféré de mon homme.

Moi, j’adore voir Holmes ranger la pierre précieuse dans son tiroir, juste au côté du portrait de Irène Adler et prendre un peu le temps avant de refermer le tiroir.

Une fois de plus, Holmes se substituera à la loi, ne dénonçant pas le véritable voleur. Noël est propice au pardon.

Au moment de passer à table à minuit, Watson lui rappelle que Horner, le plombier, est toujours en prison. Abandonnant son verre de vin et la belle table, Holmes se lèvera pour aller prévenir l’inspecteur Bradstreet.

John Horner retrouvera sa femme et ses deux enfants et la vioque retrouvera sa pierre précieuse…

Bilan Livresque : Mai 2014

C’est avec beaucoup de retard que je publie mon Bilan Livresque du mois de mai qui comportait 7 livres.

7 livres de qualité qui m’ont tous fait vibrer d’une manière différente.

Il était temps que je découvre cette auteure. Maintenant, c’est fait avec cet espèce de huis-clos entre 5 personnages. « Derrière la haine » (ICI) de Barbara Abel m’a scotché !

Une autre nouveauté dans mes lectures puisque ce livre fut lu sur le PC pour sa version numérique et sur papier, puisque je possédais le livre. J’ai bien ri avec « Complètement cramé ! » (ICI) de Gilles Legardinier. Léger, sans prétention aucune, mais divertissant et rafraichissant.

Après du rire, des grincements de dents avec le très sombre « Chiennes de Vies (Chroniques du Sud de l’Indiana) » de Bill Frank (ICI). 17 nouvelles, 17 tranches de vie du sud de l’Indiana… 17 histoires noires, violentes, qui explorent les tréfonds de l’Homme dans ce qu’il a de plus vil. Un très grand livre.

« Fausse piste » de James Crumley (ICI). Dans ce roman noir, vous en trouverez pas un foudre d’enquêteur… Milo Milodragovitch tourne souvent en rond, se bourre la gueule, fume des joints, doit débourrer de ses multiples gueules de bois et soigner ses coups. Mais quelle plume ! Ironique… Et ses descriptions de la misère humaine échouée dans les bars. On s’enfonce dans les eaux sombres car l’auteur nous maintient la tête sous l’eau.

Un autre tout grand roman noir… Si Harlequin est le champion de l’Amûûr, on peut dire que « Aucune bête aussi féroce » est LE champion des bas-fonds et des vols à main-armée (ICI). Edward Bunker, l’auteur, à ses 40 ans, comptait plus d’années en cabane que de celles en liberté. Bref, il sait de quoi il nous parle,  rendant par-là le récit plus vivant, plus vrai, plus profond.

Vous êtes à la recherche de clowns terrifiants et de fêtes foraines plus angoissante que la scène de douche dans « Psychose » ? S’il vous plaît, reposez « Joyland » de Stephen King (ICI) dans le rayon et allez voir ailleurs… Pas d’horreur, mais un récit poignant, des personnages attachants et une histoire qui tient la route. Superbe !

« Des nœuds d’acier » de Sandrine Collette (ICI) est un huis clos prenant, violent, inhumain… On assiste, impuissant, à la déchéance d’un homme qui, au départ, répugnait à manger sa pitance sur le sol, apprendra à happer les os au vol où même tombé dans la crasse. Ambiance tendue comme une corde de violon jusqu’à la fin, suspense psychologique assez lourd qui laissera le lecteur vidé

Bilan Livresque Mai : 7 livres

  1. Derrière la haine : Barbara Abel
  2. Complètement cramé ! : Legardinier [Version Numérique et Papier]
  3. Chiennes de Vies (Chroniques du Sud de l’Indiana) : Bill Frank
  4. Fausse piste : James Crumley
  5. Aucune bête aussi féroce : Edward Bunker
  6. Joyland : Stephen King
  7. Des nœuds d’acier : Sandrine Collette

Noeuds d'acier - Colette Chiennes de vies - Franck Bill

4. Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League

 

Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League

SAISON 1 – ÉPISODE 12

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Réalisateur : John Bruce
  • Scénariste : John Hawkesworth
  • Décorateur : Margaret Coombes
  • Musique : Patrick Gowers
  • 12ème épisode tourné
  • Série 2 : 5/6
  •  1ère diffusion : Angleterre : 22 septembre 1985- ITV Network (12ème épisode diffusé); Etats Unis : 6 mars 1986 – WGBH; France : 12 mars 1989 – FR3 (12ème épisode diffusé)
  • Durée : 51 min 40 sec

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Roger Hammond …  Jabez Wilson
John Labanowski …  Athelney Jones
Tim McInnerny …  Vincent Spaulding/John Clay
Eric Porter …  Moriarty
Reginald Stewart …  Doorman
Malcolm Weaver …  Archie
Richard Wilson …  Duncan Ross

Le pitch ? Une annonce de la Ligue des Rouquins parue dans la presse, retient l’intérêt de Jabez Wilson, qui a une boutique de prêts sur gages dans la City.

Son commis lui a signalé que cette Fondation cherchait à embaucher un homme roux, pour un très haut salaire de 4 livres par semaine.

Malgré la file des postulants, Wilson est tout de suite retenu pour sa perfection capillaire.

Son travail purement nominal consiste à recopier l’intégralité de l’Encyclopedia Britannica à raison de quatre heures par jour, tous les jours sans exception et sans quitter son poste de la journée. Mais deux mois plus tard, Jabez Wilson trouve porte close en allant à son bureau. Son employeur s’est volatilisé et la mystérieuse Ligue semble n’avoir jamais existé.

Il vient se plaindre à Sherlock Holmes d’avoir perdu son emploi, mais le détective soupçonne une affaire beaucoup plus complexe.

PS : cette vidéo est introuvable sur You Tube pour des raison de droits d’auteurs, bref, je ne sais pas vous la mettre en lien vidéo et je l’ai regardée sur un de mes DVD.

Intro : La banque située à la « Saxe Coburg Street » semble attirer l’attention d’un mystérieux homme. Le fourgon marqué d’un « V.R » pour Victoria Regina décharge des colis bien lourds, tandis qu’un des chevaux de l’attelage gratte le sol.

Le mystère est entretenu par un des hommes de l’attelage qui laisse tomber de manière délibérée un papier important sur le sol. Nous ne verrons que les main manucurées de celui qui ouvrira l’enveloppe parlant d’un dépôt de la Banque de France de 60.000.

Sherlock Holmes est en compagnie d’un client d’un roux flamboyant. L’acteur, Roger Hammond, est affublé d’une défroque presque clownesque et nous interprète un Jabez Wilson naïf et roublard, geignard et rapace, obséquieux et irascible, un désopilant personnage de farce.

Oui, « La ligue des rouquins » est un épisode marrant !

Alors que nous découvrons Holmes et son roux de client, Watson entre dans la pièce, s’excusant en découvrant Holmes occupé et il fait demi-tour.

C’est pour ce genre de chose que j’adore Jeremy Brett dans le rôle : Holmes court et saute par-dessus le canapé pour rattraper son ami et hagiographe.

— Oh, sorry Holmes.
No, no, you couldn’t have come at a better time.
I was afraid you were engaged.
I am, very much so. Dr. Watson shares my love of all that is bizarre, but outside the routine of everyday existence.

C’est une anthologie, cette scène du saut au-dessus du canapé ! (sur la vidéo regroupant des moments marrants de la série : c’est à la 1:00).

Si notre détective stupéfie son client avec ses déductions sur son dur labeur, ses travaux d’écriture, son voyage en Chine… une fois qu’il lui a expliqué le chemin de ses déductions, il se faite entendre dire « Je pensais que c’était malin, mais en fait, je vois maintenant que ce n’est rien du tout ».

Une fois la moue de Holmes passée, Jabez Wilson raconte sa mésaventure.

Son commis lui ayant parlé d’une ligue des « rouquins » qui cherchait leur roux, il s’est rendu sur place et a failli se décourager devant l’importance de la file.

Malgré tout, c’est lui qui fut choisi !

Moment très drôle : l’entrevue où Duncan Ross, le « Président de la Ligue des Rouquins », se pâme d’admiration devant la parfaite chevelure rousse de Wilson, si irrésistible que, contrevenant au règlement de la Ligue, il engage le prêteur bien qu’il soit sans enfants.

Duncan Ross est joué par Richard Wilson, qui joue Gaius dans la série « Merlin ».

Sa mission ? Recopier l’intégralité de l’Encyclopedia Britannica à raison de quatre heures par jour, tous les jours, sans exception et sans quitter son poste de la journée. Il est payé, bien entendu…

Alors qu’il énumère les mots qu’il avait déjà fait, ceux en « A », on voit Watson se retenir de rire et Holmes aussi. Ils reprennent leur sérieux afin d’écouter la fin.

Leurs figues plus en détail…

Mais deux mois plus tard, Jabez Wilson a trouvé porte close en allant à son bureau. Son employeur s’est volatilisé et la mystérieuse Ligue semble n’avoir jamais existé.

À la fin de son récit, Watson n’en peut plus, il se marre !

Holmes le sermonne bien d’un « Watson », mais lui même est prêt d’exploser, ce qu’il fait, riant un peu avant de retrouver son sérieux devant un Wilson qui ne trouve pas ça drôle du tout !

Notre brillant détective sait qu’une chose plus grave se cache sous ce qui à l’air d’être une farce coûteuse.

La description de son assistant de Wilson, celui qui bosse pour moitié prix alors qu’il a du talent, le fait tiquer de manière imperceptible.

C’est pour cela que j’aime cette aventure, c’est parce qu’elle comporte une part de mystère : pourquoi demander à un roux de recopier une encyclo et le payer ??

Pour réfléchir, Holmes va fumer… « It is quite a three pipe problem, and I beg that you won’t speak to me for fifty minutes ».

He curled himself up in his chair, with his thin knees drawn up to his hawklike nose, and there he sat with his eyes closed and his black clay pipe thrusting out like the bill of some strange bird.

Anecdote : Sherlock Holmes fumait comme un sapeur : cigarettes, cigares et pipes.

Jeremy Brett, fumeur invétéré lui-même, détestait la pipe. Son frère Patrick, expert en la matière, lui donna des leçons et lui fournit du tabac doux. Mais cela ne devint jamais un plaisir pour lui…

C’est un Holmes bondissant et ayant compris qui réveille un Watson endormi sur le fauteuil avec un livre…

Direction le magasin de Jabez Wilson afin de reconnaître les lieux : Mortimer, le buraliste, le marchand de journaux, le restaurant végétarien (hein Elyon que ça te fait pouffer de rire, ce resto !), la banque Suburbian et le dépôt de voitures McFarlane.

Quelques petits coups de canne devant le magasin de Jabez Wilson et Holmes demanda une rue quelconque à Vincent Spaulding, le commis de Wilson…

Une fois que Holmes avait vu la disposition de lieux et exécuté ce qu’il avait fait, laissant Watson et le téléspectateur (le lecteur aussi) ébahi et médusé, il avait tout compris de l’affaire et savait pourquoi on avait créé la ligue des rouquins et choisi Jabez comme digne représentant à recopier l’encyclopédie Britannique.

Non seulement Holmes est un détective brillant, il connait son Londres par cœur, mais il ne dédaigne pas d’amuser non plus.

Puisqu’il ne sait rien faire de plus maintenant, il propose à Watson d’aller écouter Sarasate qui joue au Saint-James Hall !

Notre détective aimait la musique et le violon et l’acteur a laissé transparaître les moments de purs bonheur qu’il passait à écouter le violoniste.

J’adore cette scène parce que Watson y va de sa voix off en nous parlant de ce grand homme. Holmes, hein, pas le violoniste !!

S’il y aura des moments plus calme avec la planque, ensuite, tout passe à la vitesse supérieure et on termine sur une belle notre finale : Holmes a réussi son enquête.

Rien à redire, Conan Doyle avait inventé une nouvelle bien foutue en partant d’un truc tout bête…

Petite entorse au canon dans cet épisode parce que l’on voit « le professeur » dont on devine qu’il est Moriarty.

Oui, nous aurons la confirmation que c’est le Napoléon du Crime qui était derrière tout cela. On conseillera même à Holmes de ne plus prononcer son nom s’il tient à la vie.

Moriarty est trèèès fâché, mais il le cache à son « homme de main ».

La scène finale est une de mes préférées : après avoir expliqué tout le cheminement de ses déductions à Watson qui achète un livre, se moquant un peu du fait qu’il n’ait pas compris…

Holmes lui avoue ensuite que sa vie n’est qu’une fuite en avant, ce à quoi rétorquera Watson en lui disant qu’il est un bienfaiteur de l’humanité.

Holmes lui dit alors « L’homme n’est rien, l’œuvre c’est tout, comme le disait Gustave Flaubert à George Sand ».

L’accent de Jeremy, dans la V.O est horrible et on a du mal à comprendre si on ne connait pas la phrase avant.

Pourtant, Holmes parlait très bien le français !!

Et on termine avec la sale gueule à Moriarty qui le regarde de loin…

Petite note : Si les producteurs ont inclus Moriarty et fait une grosse entorse au récit canonique, c’est pour préparer le téléspectateur à l’épisode suivant : « Le dernier problème ».

En effet, dans le canon, Doyle avait sorti son Grand Méchant de son chapeau magique, afin d’en finir avec son détective qui lui prenait tout son temps, lui qui ne voulait écrire que des romans historiques.

Mais ici, le réalisateur ne voulait pas prendre le téléspectateur néophyte au dépourvu et il a donc fait inclure Moriarty.

Je n’ai pas regardé l’épisode suivant parce que je déteste « Le dernier problème » qui ne sonne pas vraiment le glas de Holmes, mais celui de David Burke dans le rôle de Watson.

En effet, l’acteur était papa depuis peu et voulait consacrer son temps à sa jeune épouse et à l’enfant. Avant son départ, il suggéra le nom de son remplaçant.

Ce sera Edward Hardwicke, déjà connu au théâtre, qui le remplacera dans « La maison vide », épisode avec le grand retour de Holmes.

Edward Hardwicke reçut l’aval de Granada. Il fut immédiatement adopté par l’équipe. Il s’avéra être le choix idéal pour le deuxième Watson, un partenaire complémentaire et un ami sûr pour Jeremy.

David Burke / Edward Hardwicke

Dès le départ, tous deux se retrouvèrent au diapason sur leur vision du docteur et l’importance de l’amitié.

J’aime bien Edward, il joue un Watson plus mûr pour la saison 2, mais j’ai toujours eu un gros faible pour David Burke et ses petits sourires.

Là aussi le nouveau duo fonctionne à merveille.

Watson reste intelligent, actif et sensible. Edward Hardwicke lui donne un aspect plus mûr et serein, une sorte de sagesse et de bonté profondes.

Tout comme pour le premier épisode de la saison 1 qui avait été tourné en troisième lieu afin que les acteurs et le reste de la troupe trouvent ses marques et soient au top pour l’épisode d’ouverture de saison, ils firent de même pour la saison 2.

Le premier épisode tourné fut « Le Manoir de l’Abbaye », deuxième épisode, afin que le nouveau Watson/Hardwicke trouve ses marque avec Holmes/Brett et qu’ils puissent tourner « La maison vide », l’épisode le plus important de manière professionnelle.

3. Sherlock Holmes : Les Hommes Dansants – The Dancing Men

Sherlock Holmes : Les Hommes Dansants  – The Dancing Men

SAISON 1 – ÉPISODE 2

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Réalisateur : John Bruce
  • Scénariste : Anthony Skene
  • Décorateur : Michael Grimes
  • Musique : Patrick Gowers
  • 5ème épisode tourné
  • Série 1 : 2/7
  • 1ère diffusion : 1 Mai 1984 – ITV Network (Angleterre) (2ème épisode diffusé); 28 Mars 1985 – WGBH (Etats Unis); 22 janvier 1989 – FR3 (France) (5ème épisode diffusé)
  • Durée : 52 min
  • Distribution :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Tenniel Evans …  Hilton Cubitt
Betsy Brantley …  Elsie Cubitt
David Ross …  Inspector Martin
Eugene Lipinski …  Abe Slaney
Lorraine Peters …  Mrs. King
Wendy Jane Walker …  Saunders
Paul Jaynes …  Walker

Le pitch ? Mr Hilton Cubitt montre à Sherlock Holmes une série de pictogrammes représentant des petits hommes dansants, trouvés dessinés à la craie en différents endroits de sa propriété du Norfolk.

Sa jeune épouse américaine Elsie, qui lui a demandé de ne pas l’interroger sur son passé, semble en savoir davantage sur ce code énigmatique. Hilton Cubitt est persuadé que ces dessins qui terrorisent Elsie, signifient un grave danger et le mutisme obstiné de son épouse le conforte dans cette idée.

Holmes parvient à déchiffrer cette écriture secrète et, alarmé, il se rend chez les Cubitt. Trop tard pour empêcher un drame !

Comme d’habitude, les premières minutes après le générique montrent les événements qui arrivent à ce qui sera un futur client pour Holmes.

Ici, scènes bucoliques de la campagne, une dame qui se promène dans son jardin.

Et puis, soudain, son regard fixe quelque chose que le téléspectateur ne voit pas, sa respiration s’accélère, elle angoisse, lâche son panier et court à la maison, laissant étonné ce qui semble être son mari, pour s’enfermer dans sa chambre, fermant toutes les tentures et en proie à une peur indescriptible.

Le public est déjà conscient que cet épisode ne sera pas une simple enquête banale, vu comment la femme se cache dans un coin sombre de la chambre.

Le réalisateur nous montre enfin ce que Elsie a vu et qui lui a fait peur : des petits dessins de bonshommes sur un mur. Mais pourquoi avoir peur de ces petits dessins ?

La magie de la télé nous fait ensuite basculer vers le salon du 211b Baker Street. Watson lit et Holmes joue avec son microscope.

Le silence est roi jusqu’à ce que Holmes apostrophe Watson sur le fait qu’il n’investira pas dans les valeurs Sud Africaine, ce qui troue le cul de Watson que l’on puisse entrer ainsi dans sa tête. Il est ébahi.

Holmes aurait-il un pouvoir de « divination » ? Non, il a le pouvoir de déduction, ce qui n’est pas la même chose.

Là où ça devient drôle, c’est que Holmes lui dit qu’il devrait lui faire signer un papier attestant du fait que Watson est totalement interloqué parce qu’il sait que dans 5 minutes, après les explications, son colocataire dira que c’était d’une simplicité absurde.

Watson jure qu’il n’en fera rien et Holmes lui explique le chemin de ses déductions, parlant que c’est le pouce de la main gauche de Watson qui l’a renseigné sur le fait qu’il ne voulait pas investir.

En effet, il y avait de la trace de craie qui atteste qu’il a joué au billard avec Thurston et qu’il lui avait parlé, il y a quelques temps, de ce que cet ami possédait une option sur une propriété en Afrique du Sud pour laquelle il voulait l’y associer.

Puisque le chéquier de Watson est dans le tiroir fermé à clé de Holmes et que le docteur n’a pas demandé la clé, c’est qu’il ne veut pas investir son argent là dedans !

Watson se marre et ajoute que c’était d’une simplicité absurde, ce à quoi Holmes répond avec agacement, qu’un problème une fois expliqué paraît toujours simple, avant de faire « Pom, pom, pom » ce qui ne manque pas d’intriguer Watson.

(L’intégrale du dialogue, en VO).

En effet, il n’a pas d’enquête… et il ne s’est pas tourné vers sa bouteille de cocaïne !  Holmes lui répète que une fois de plus, il voit mais n’observe pas… Watson en déduit qu’il a une enquête !

REDH tumblr_lxb2h0FUMB1qzyfwqUne nouvelle scène de plus assez drôle quand Holmes sort un papier de sa poche et le colle devant son front en faisant « PAF ! »

Voici les deux images que j’ai pu obtenir… L’animée et la statique. Il faut bien entendu supprimer le texte de la seconde.

En effet, Sherlock Holmes vient de recevoir une lettre de Monsieur Hilton Cubitt, du Derbyshire…

Il ne sera pas dit que je ne vous ferai pas voyager dans toute l’Angleterre durant le mois anglais, moi !

Peu de temps après, monsieur Cubitt arrive. C’est un homme assez réservé, amical, et amoureux de sa femme, plus jeune que lui, qu’il a rencontré lors d’un voyage. Il se sont vu, ils se sont plu et se sont pendus en se mariant.

Là, Hilton Cubitt est bien embêté avec ce qui arrive à sa Elsie chérie.

L’homme montre alors à Sherlock Holmes une série de pictogrammes représentant des petits hommes dansants, trouvés dessinés à la craie en différents endroits de sa propriété.

Elsie, sa jeune épouse américaine, lui a demandé avant qu’ils ne disent « oui » de ne jamais l’interroger sur son passé. Son futur mari a accepté et ils furent heureux, bien qu’ils n’eussent pas d’enfants.

Vu le comportement apeuré de son épouse, elle semble en savoir davantage sur ce code plus qu’énigmatique.

Hilton Cubitt est persuadé que ces dessins qui terrorisent Elsie, signifient un grave danger et le mutisme obstiné de son épouse le conforte dans cette idée.

Un tableau noir est installé dans le salon de Baker Street et Sherlock commence à tenter de craquer le code.

À chaque message inscrit dans la propriété, Hilton Cubitt les envoie à Holmes, ce qui lui permet d’avoir matière pour casser le code et déchiffrer le message selon sa technique personnelle.

Petite anecdote : Brett était gaucher et Holmes droitier. Jeremy dû donc « apprendre » à écrire au tableau de la main droite.

Bien que l’acteur fit beaucoup d’effort pour essayer d’écrire avec sa main droite, il n’y arriva jamais…

Finalement, il se résolu à se faire doubler quand on voyait Holmes écrire en gros plan.

Cette enquête est plus tournée vers le mystère avec les messages bizarres laissés un peu partout dans la propriété et l’épouse de Hilton Cubitt qui vit retranchée dans sa chambre.

Épouse qui, rappelons-le pour ceux du dernier rang, vient d’Amérique et qui lui a demandé, le jour de leur mariage, de ne jamais lui poser des questions sur sa vie antérieure.

Souvent chez Conan Doyle, on trouve les thèmes récurrents de l’opposition entre l’Angleterre et l’Amérique, l’Ancien Monde et le Nouveau, la délicatesse et la violence, etc… Cette nouvelle en fait partie.

Malgré ce danger que l’on sent poindre, nous avons droit tout de même à quelques moments exubérants quand Holmes/Brett saute en recevant un nouveau message qui lui permettra d’avancer dans son travail de décodage.

Pour finir, Holmes parvient à déchiffrer cette écriture secrète, et alarmé, se rend chez les Cubitt.

Trop tard, il n’a pu empêcher le drame.

Cubitt a été tué et sa femme, grièvement blessée à tenter de se suicider. Mais il remarque qu’une troisième balle a été tirée.

Alors puisque Sherlock Holmes, bien qu’ayant décodé les messages des « Hommes dansants » à partir de son esprit de déduction, n’a pu empêcher un drame et subit un échec avec la mort de Cubitt, il va aider la police à mettre la main sur le coupable.

Le détective va enquêter, fouiller, observer les traces de pas, interroger le personnel et trouver la réponse afin de faire en sorte que madame Cubitt puisse vivre en veuve et en paix de son passé.

Une fois de plus, Brett donne toutes ses lettres de noblesse à Holmes (mais je ne suis pas partiale).

Bon sang, plus je le regarde, plus je me dis « C’est lui, Holmes » et ceci, je ne l’ai vécu qu’avec Brett !

Lorsqu’il cherche des traces sur le sol, c’est de manière aérienne, il sait aussi jouer avec son regard, celui qui est un peu exaspéré lorsque Watson lui chuchote qu’il devrait proposer à la bonne, Mrs King, de s’asseoir pendant qu’il l’interroge sur les faits, la nuit du meurtre.

Mais Holmes comprend aussi qu’il en apprendra que mieux si la dame est plus à l’aise et il l’invitera à s’asseoir.

La boucle sera bouclée avec le piège tendu au moyen d’un message réalisé dans le code des « hommes dansants » par Holmes pour appréhender la coupable.

On finit avec le clin d’œil de la fin, quand Holmes donne à Watson le message qu’il avait fait envoyer au meurtrier en lui demandant de le lire.

« COME-HERE-AT-ONCE » déchiffre Watson avant de sourire : « Venez ici de suite » fait-il en souriant.

« How absurdly simple » lui répliquera un Holmes sérieux, faisant sourire Watson qui se souvenait du début de l’épisode, heu, de l’aventure.

Anecdotes sur la série :
S’il n’y avait pas eu de l’amitié dans la vie entre Jeremy et David Burke, ça se serait ressentit à l’écran et nous n’aurions pas eu droit à cette relation complice entre Holmes et Watson, ce qui donne un plus à la série, leur connivence permettant des échanges pleins d’humour.

Le dialogue d’intro sur le fait que Holmes balance à Watson qu’il ne va pas investir dans les valeurs Sud Africaines est très drôle et il correspond, à peu de choses près aux premières pages de la nouvelle de Conan Doyle.

Jeremy aimait beaucoup ce passage et c’est à lui qu’on lui doit la scène car l’équipe n’en voulait pas. L’acteur a donc appris son texte durant la pause déjeuner le dernier jour du tournage.

David Burke et lui jouèrent la scène en une seule prise, dans une atmosphère tendue, et réussirent à convaincre le réalisateur. Ouf, on l’a inclue ! On aurait perdu beaucoup sans cette scène.

Jeremy estimait avec Michael Cox que cet épisode était l’un des meilleurs de la saison. La nouvelle était d’ailleurs l’une des préférées de Conan Doyle lui même.

Jeremy Brett et David Burke sont aussi à l’origine de la scène où Watson consulte en cachette la monographie de Holmes et celle où Sherlock Holmes lui laisse la prérogative d’expliquer à sa place, le secret du décodage des hommes dansants.

Jeremy, qui était entretemps devenu un spécialiste « es holmésologie » tenait absolument au respect de l’œuvre doylienne.

Cela le conduisit parfois à des conflits avec les scénaristes et les producteurs quand ils prenaient trop de liberté avec les textes…

À suivre avec « La ligue des rouquins »…

Ci-dessous, une vidéo très marrante regroupant une partie des moments les plus « fun » de la série (faite par Elyon, une vieille connaissance).

CHALLENGE - Embarquez pour Mois anglais

Damned, j’ai été taguée à mon insu ! « Ma vie en gifs »

Ok, je dois dire que ça faisait longtemps et ici, zéro blablas ! Que des gifs !

Le nom de la coupable ? Mon aventure littéraire… Passez lui faire un petit coucou de temps en temps 😉

Le principe de celui-ci le voilà :

  1. Premièrement, on cite la personne qui nous a tagué.
  2. Ensuite on associe un gif à chaque mots ( 5 au total ) que cette personne nous a donné.
  3. On donne à notre tour 5 mots.
  4. Et on tague 5 personnes !

Voici ceux qui m’ont été attribués et les Gifs que j’y ai associé.

Puisque j’avais passé mon mois anglais en compagnie de Jack The Ripper et de Sherlock Holmes, je me suis dit que faire le Tag avec Holmes serait une bonne idée. Bon, niveau gifs, c’est pas toujours la gloire, mais niveau « tumblr », c’est extraaaaaa ! Alors….

COLÈRE : Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) en plein match de boxe

AMOUR : Sherlock embrasse Molly fougueusement

TENDRESSE : Irene Adler embrasse avec tendresse Sherlock

TENDRESSE : Sherlock Holmes (RDJ) embrasse avec tendresse Irene Adler pour lui chiper son enveloppe

TRAVAIL : Watson qui tape à la machine

 

 

VERT : Sherlock Holmes (Jeremy Brett) réfléchit sous un arbre

Je ne tague personne, mais celui ou celle qui veut le faire, s’amusera avec les mots :

SEXE – HAINE – DÉSERT – CAFÉ – AMITIÉ

 

2. Sherlock Holmes : Le ruban moucheté – The Speckled Band

Sherlock Holmes : Le ruban moucheté – The Speckled Band

SAISON 1- ÉPISODE 6

  • Réalisateur : John Bruce
  • Scénariste : Jeremy Paul
  • Décorateur : Michael Grimes
  • Musique : Patrick Gowers
  • 2ème épisode tourné
  • Série 1 : 6/7
  • 1ère diffusion : Angleterre : 29 mai 1984 – ITV Network (5ème épisode diffusé); Etats Unis : 11 avril 1985 – WGBH; France : 1er janvier 1989 – FR3 (2ème épisode diffusé)
  • Durée : 52 min 40 sec
  • Distribution :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Jeremy Kemp …  Dr. Grimesby Roylott
Rosalyn Landor …  Helen Stoner
Denise Armon …  Julia Stoner
Rosalie Williams …  Mrs. Hudson
Tim Condren …  Thorne
Stephen Mallatratt …  Percy Armitage

SPEC 9a85c7f09a225485medLe pitch ? Miss Helen Stoner est une jeune femme terrorisée qui vient solliciter l’aide de Sherlock Holmes. Depuis quelques temps, elle se rend compte que les mêmes faits étranges ayant précédé la mort de sa sœur, sont en train de se reproduire à son égard.

Il y a deux ans, son aînée de sept ans Julia sur le point de se marier, est morte mystérieusement, en s’effondrant devant sa chambre hermétiquement close et divagant à propos d’un « ruban moucheté ».

Son beau-père Grimesby Roylott, médecin en Inde chassé à cause de sa violence et dont elle-même subit les sévices, semble menaçant, depuis leur retour en Angleterre et la mort de sa femme.

Il fréquente une bande de gitans et possède des animaux sauvages qui errent la nuit tombée en liberté dans le parc. Au moment où Helen doit prochainement se marier, son beau-père a prétexté des travaux dans sa chambre pour l’obliger à dormir dans celle de Julia.

La nuit, Helen y a entendu les mêmes étranges sifflements dont lui avait parlé sa sœur. Holmes décide de se rendre au manoir de Stoke Moran et s’introduit dans la chambre où a eu lieu le drame, située à côté de celle du médecin.

En l’examinant, il remarque entre elles une minuscule bouche d’aération, un lit scellé, un cordon de sonnette qui ne sonne pas… Il décide de passer la nuit sur place avec Watson. Quel sorte de danger vont-ils devoir affronter ?

L’histoire commence comme celle dans le canon : madame Hudson a été réveillée par une cliente, madame Hudson a réveillé Holmes et Holmes réveille Watson à son tour…

– Tout à fait désolé de vous réveiller, Watson, dit-il, mais c’est le lot de tous, ce matin. Mme Hudson a été réveillée, j’en ai subi le contrecoup, elle m’a réveillé et maintenant à votre tour.
– Qu’est-ce que c’est donc ? Un incendie ?
– Non. Une cliente. Il paraît qu’une jeune dame vient d’arriver dans un état de grande agitation et elle insiste pour me voir. Elle attend en ce moment dans le salon. Or quand de jeunes dames errent par la capitale à cette heure matinale et font sortir de leur lit les gens endormis, je présume qu’elles ont quelque chose de très pressant à leur communiquer. Si cela se trouvait être une affaire intéressante, vous aimeriez, j’en suis sûr, la prendre à son début. Que ce soit ou non le cas, j’ai pensé vous appeler et vous en fournir la possibilité.

Cette aventure, j’avais hâte de la voir dans la série. J’ai dû attendre que les éditions Altaya les ressorte toutes pour voir ENFIN cet épisode que j’avais toujours loupé à la télé.

Dans le canon, cette nouvelle a toujours été ma préférée. Allais-je l’adorer autant en version télé avec mon bel acteur ?

Attente trop longue, doublées d’attentes trop fortes, bref, si je l’adore en écrit, je ne cours pas après l’épisode télé.

J’avais imaginé la cliente de Holmes, Helen Stoner, plus belle, plus sexy, bien que dans le canon Watson précise que bien qu’elle n’ait que 30 ans, ses cheveux étaient striés de gris et qu’elle avait un air épuisé et hagard.

Mais dans ma tête, lors de la lecture, j’avais rangé ces détails dans un coin… faisant de la dame une encore jolie personne.

Pourquoi j’ai bloqué avec cet épisode ? Parce que je rêvais d’un Holmes aussi prévenant avec Helen que dans le canon et que dans l’épisode, il n’en fut rien !

Attention, à la décharge de l’épisode, je dois vous avouer que cela fait des années que je m’étais faite un film sur cette nouvelle. N’est-ce pas ma petite Elyon ?? Mais ceci est une autre histoire que je ne vous raconterai pas.

Anybref, empoisonnée par mes propres films, je m’attendais à tout autre chose et j’avais envie de crier à l’actrice « Mais saute-lui dessus ! Viole-le ! Arrache-lui ses vêtements ! Embrassez-vous fougueusement ».

Voilà le problème d’un esprit pourri par de la fiction et des rêves… D’ailleurs, j’avoue que je ne sais plus lire cette nouvelle sans avoir mon esprit qui bat la campagne.

Cette prévenance envers la cliente, que j’aurais voulu voir transposée à l’écran, n’y était pas et cela m’a grandement déçue. Et puis je n’ai pas aimé Rosalyn Landor dans le rôle d’Helen Stoner.

Par contre, j’adore comment le producteur a imaginé le meublé de Baker Street… bien que la peinture avec les chutes de Reichenbach soit d’un mauvais goût certain…

Pour ceux qui ne sont pas dans mon esprit, cet épisode est excellent, fort oppressant et on est bien loin de l’humour des premiers.

Dans le canon, cette enquête est sombre, violente, mettant à jour la noirceur d’un médecin qui, quand il utilise son art et son intelligence au service du Mal, ça fait des dégâts !

Spectateur ou lecteur, on comprend très vite qu’on est face à un épisode dramatique, mais en tant que téléspectateur, on visualise tout ce qu’il se passe dans l’intro et on tremble pour la jeune fille, qui, bien que je ne l’aime pas, traduit bien de par ses regards ou ses tremblements de voix, l’angoisse qui la saisit.

Holmes aussi, dès le départ, a senti qu’un réel danger de mort pesait sur la jeune fille venue le voir et que ce qu’elle racontait, ce n’était pas du vent (pourtant, il n’a pas vu l’intro, lui).

Jeremy Brett avait l’art de traduire ce sentiment à travers l’intensité soudaine de son regard et la raideur concentrée de son attitude. Du beau travail.

Le Dr Roylott, un des grands méchants créé par Conan Doyle, est un personnage violent et particulièrement abject. Un méchant réussi et l’acteur a le physique de l’emploi avec ses cheveux en bataille et sa bouche dure et méchante.

Dans l’intro, il balance un homme dans la rivière car il voulait que les bohémiens quitte la région. Et ils sont les invités perpétuels du docteur, qu’on se le dise.

Le docteur est aussi assez « violent » avec Helen, sa belle-fille (il a épousé la mère qui était veuve et qui est décédée maintenant), lui empoignant avec force le poignet.

Holmes n’est pas un con ou un homme qui a tendance à sous-estimer le danger, il sait que le docteur est un dangereux prédateur et il est conscient du danger qu’il fait courir à Watson. Il le lui avouera pendant leur nuit de guet, dans l’abri de jardin.

Cette scène est superbe avec ses jeux d’ombres réalisés par les éclairages.

L’atmosphère est tendue comme une corde de violon, et cette intrigue donne l’occasion à Holmes et Watson de partager des moments d’intense complicité face au danger.

Dans cet épisode, puisque Holmes va à la campagne, il portera la grande cape macfarlane et le deerstalker sur son costume noir.

Jeremy, dans le rôle du détective, s’est imprégné de son rôle (au point qu’il dira que Holmes l’épuise, tout comme le personnage avait épuisé Robert Stephens, un autre acteur, mais de film) et lorsqu’il est dans la chambre de la demoiselle, cherchant des indices, il scrute avec attention le moindre détail et la caméra suivra son regard.

Il n’hésitera pas à se coucher au sol pour l’inspecter avec sa loupe.

C’est un Holmes très grave qui mettra en garde la cliente et lui demandera de bien exécuter ses consignes, car il en va de sa vie !

La scène dans la chambre est intense (non, pas de scènes de cul) et si Holmes sauve une vie, il en prendra une autre, bien qu’il ne soit pas responsable qu’indirectement. Cette mort ne lui pèsera pas lourd sur la conscience.

Les « erreurs » commises par Conan Doyle dans le canon seront transposées dans l’épisode télé… mais bon, il faut parfois prendre des largesse avec la réalité, en littérature comme à la télé.