[Série] Ripper Street – Saison 2 : Une série qui vous éventrera !

Titre : Ripper Street – Saison II

8 épisodes | Saison produite en 2013 | 1ère diffusion : octobre 2013 sur BBC (Grande-Bretagne)

En avril 1889, six mois après la disparition de Jack l’éventreur, l’est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur.

Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H, le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel. L’équipe est composée de l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté une tragique erreur du passé, et de ses fidèles camarades, le sergent Bennett Drake et le capitaine Homer Jackson.

Ensemble, ils vont tenter de maintenir la justice dans cette époque troublée.

Titre Original : Ripper Street (Saisons : 2)
Crée par : Richard Warlow
Réalisateur :
Acteurs : Matthew Macfadyen, Adam Rothenberg, Jerome Flynn, MyAnna Buring, Charlene McKenna, Amanda Hale
Genre : Drama, Mini-Series
Durée : 60 minutes
Date de sortie : 30-12-2012

Synopsis :  En avril 1889, six mois après la disparition de Jack l’éventreur, l’est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur. Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H, le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel.

L’équipe est composée de l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté une tragique erreur du passé, et de ses fidèles camarades, le sergent Bennett Drake et le capitaine Homer Jackson.

Ensemble, ils vont tenter de maintenir la justice dans cette époque troublée.

Épisodes :
Ep. 1 : Pure as the Driven
Ep. 2 : Am I Not Monstrous ?
Ep. 3 : Become Man
Ep. 4 : Dynamite and a Woman
Ep. 5 : Threads of Silk and Gold
Ep. 6 : A Stronger Loving World
Ep. 7 : Our Betrayal (Part 1)
Ep. 8 : Our Betrayal (Part 2)

Critique : 
Il fut dit qu’il y aurait une troisième saison, et puis non, abandonnée, et puis « oui, on en fait une » et puis « non, tout compte fait, on n’en fera pas une troisième »… FAIS CHIER !!

Mes excuses pour ce gros mot, mais j’ai un faible pour cette série qui me transporte à Londres, en 1888 et ensuite en 1889, avec des décors somptueux.

Enfin, par « somptueux », j’entends « bien réalisé » parce que vu que nous sommes dans les bas-fonds ou dans des quartiers moins bien famé… Je ne vous ferai pas de dessins !

Ici, c’est l’Angleterre « d’en bas » qui est aux premières loges : le quartier de Whitechapel, si durement touché en 1888 par les meurtres sordides, et l’East End.

Nos hommes de la Division H sont de retour pour de nouvelles enquêtes ainsi que de nouvelles souffrances, avec les miséreux des quartiers populaires dans les seconds rôles.

La première saison m’avait déjà bien emballée et le public ne pouvait se contenter d’une seule saison : si les petits mystères de la saison 1 avaient été expliqués à la fin (dans le cas où « pas de seconde saison » ??), à moi, il m’en fallait plus, je voulais retrouver les personnages dans une suite de leurs aventures.

C’est chose faite !

Si le mystère autour de la mort de la petite fille de l’inspecteur Reid avait été levé, si on savait comment elle a disparu et qu’on a appris aussi pourquoi Jackson avait quitté l’Amérique… ainsi que la véritable identité de sa compagne, Susan, la tenancière du bordel, l’inconvénient de tous ces mystères levés, c’est que tout ces personnages sont devenus beaucoup moins mystérieux.

Rhô, le spectateur n’est jamais content ! Mais si, que je suis contente qu’on ne traine pas les mystères durant 36 saisons !

Oh, tiens, la femme de Reid, a disparu dans cette seconde saison.  Je ne la pleurai pas, je vous l’avoue.

Pour le reste, on prend les même, on  conserve la même recettes et on invente d’autres intrigues en faisant apparaitre d’autres personnages, dont des réels.

À ce niveau là, les deux premiers épisodes avec Joseph Merrick, dit « Elephant Man » m’ont retourné les tripes ! L’acteur qui joue le personnage était magnifique et il m’a plusieurs fois mis les larmes aux yeux. La fin de ces épisodes m’a humidifié les yeux au possible (l’épisode 2).

Hormis quelques fils rouges avec l’enquête sur la corruption dans la police, les enquêtes sont indépendantes et explorent différents aspect peu reluisant de la société victorienne : exploitation des femmes dans les fabriques d’allumettes, les trafics d’opium, les sectes, la haute finance, la place de la femme dans la société, les fausses accusations, les manipulations, les ripous…

 

Les personnages ont une sacrée personnalité, ils ont de la profondeur, des blessures secrètes, des projets, des emmerdes et sans eux, la série ne vaudrait pas ce qu’elle vaut.

Dans cette saison 2, je les ai trouvé plus creusés, comme si les scénaristes avaient bossé un peu plus dessus, nous offrant aussi des intrigues aussi développées et aussi bien rythmées que dans la première saison , qui était déjà très très bien.

Niveau acteurs, je les trouve tous à leur place, campant leur rôle avec sérieux, pas comme dans certaines séries où tous ont l’air de réciter un texte. Ici, ils le vivent, leurs rôles !

Le tout est très sombre, violent, j’ai même fermé les yeux lorsqu’un homme se retrouve la jambe empalée sur la pique d’une grille, après avoir traversé la fenêtre (épisode 1).

L’épisode 3 a également de quoi vous faire pousser un cri de frayeur. Le travail dans les fabriques d’allumettes n’était pas une sinécure pour les femmes. Accéder au pouvoir politique n’était pas gagné non plus, pour les femmes !  La conseillère Cobden peut en témoigner.

Dans le 4, nous nous pencherons sur les relations houleuses (et même plus) entre anglais et irlandais. Je vous jure qu’il n’y en a pas un pour relever l’autre ! Entre les a prioris, les commentaires racistes et les manières violentes de la police envers les irlandais… Une petite leçon sur le courant alternatif et le continu, aussi.

Pour le reste, je vous laisse découvrir !

Les personnages principaux ne seront pas épargnés durant la seconde saison, les pauvres. Ils vont en voir de toutes les couleurs… Déjà que un nous avait quitté dans la saison 1 et j’en regrette encore la présence car je l’aimais bien.

Là-dessus, puisque un est mort dans l’autre saison, un autre nous est arrivé ! Nous avons eu droit à un nouveau personnage, un peu mystérieux, avec l’intégration d’un jeune policier qui voulait faire partie de la Division H : Flight. La saison 2 va lui donner la possibilité de faire un peu ses preuves.

Point de vue « Guest Star », nous avions eu droit à Joseph Mawle dans le rôle du détective inspecteur Jedediah Shine (Benjen Stark dans « Game of thrones ») et on a aussi croisé la route de David Costabile (« Breaking Bad ») qui apparaitra dans les deux derniers épisodes sous les traits de Daniel Judge, le frère de Jackson.

Un personnage haut en couleur, revenant de l’Afrique du Sud qui va donner du piment à l’épisode. Grâce à son vol de diamant dans une mine, nous allons faire connaissance avec que LE syndicat qui contrôle tout et qui n’aime pas que l’on vende des diam’s dans leur dos.

Sillas Duggan… Un salaud de la pire espèce, c’est aussi l’homme qui est propriétaire de la maison close de Susan, la femme à Jackson. Voilà ce qui s’appelle « un méchant efficace et qui fait froid dans le dos », un salaud comme on les aime. Le méchant vraiment méchant, mais le tout caché derrière une façade… Il a l’art et la manière, ce sale type !

Le chef de la K Division est aussi un personnage réussi : hautain, sûr de lui, sûr de sa force, petits sourires moqueurs… On aimerait lui loger une balle entre les deux yeux nous mêmes ! Une grande envergure, ce salaud !

Par contre, la saison 2 a complètement laissé de côté sa base de départ : Jack l’Éventreur (hormis dans un épisode avec Jackson accusé d’un meurtre) pour se concentrer sur d’autres choses.

Une chose qui m’a bien plu dans cette saison, c’est que l’on a l’occasion de voir des décors différents et d’explorer d’autres coins de Londres.

Après Chinatown, nous avons été nous promener du côté de Leman Street pour enquêter sur la mort d’une femme, on a fait le quartier irlandais.

Niveau sujet, on s’est attaqué à l’homosexualité sous Victoria, les mines en Afrique, les Triades, les flics corrompus, la haine envers les Juifs… et je ne vous dévoilerai pas tout !

En tout cas, c’est plus qu’une bonne idée que l’on aille plus loin et que l’on creuse un peu dans le Londres caché.

Si la première saison avait mis en avant les prémices de la police scientifique et notre légiste, Jackson, ce dernier continuera ses expériences, n’hésitant pas à les pratiquer sur lui-même s’il le faut (tiens, comme Holmes).

D’ailleurs, le capitaine Jackson a un petit côté holmésien dans sa manière d’observer sans en avoir l’air les corps des victimes et de déduire des faits sur eux.

Par contre, niveau personnages féminins, la série a un peu de mal à les mettre en avant… Je sais qu’à cette époque la femme avait peu de droit, mais j’aurais aimé un peu plus de femmes dans cette série (et pas que des putes !).

En fait, certains personnages de femmes ont été mises en avant, mais on ne les voit pas assez ou alors, elles disparaissent.

Mais bon, je pinaille un peu parce que la série, c’est de la balle ! Décors au top, personnages aussi, acteurs géniaux, intrigues excellentes, indépendantes les unes des autres mais complémentaires (vous me suivez ?), la société bien creusée et on en apprend des choses sur Londres en 1888.

Bref, je la kiffe !

Pour les synopsis, voyez plus bas.

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Episode 2×01 : Pure as the Driven
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 28 octobre

Synopsis : Le détective Maurice Linklater est jeté par la fenêtre d’une maison appartenant à un chinois ; son supérieur, l’inspecteur Shine, dit à Reid qu’il soupçonne la Triade.

Cependant, Susan établit un lien entre la courtisane Blush Pang et la maison, et Reid découvre une fabrique d’opium entre Blush Pang et un complice, qu’ils transforment en héroïne.

Reid pense que quelqu’un dans le Limehouse est le complice de Blush Pang et met tout en oeuvre pour le prouver, tandis que Susan a des problèmes avec son propriétaire.

Episode 2×02 : Am I Not Monstrous?
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 4 novembre

Synopsis : Après avoir assisté à l’enterrement de Linklater, Reid et Drake enquête sur le meurtre d’une jeune femme et l’enlèvement de son nouveau-né à l’hôpital de Londres.

La femme portant une queue, cette piste les conduit à un cirque où il rencontre une autre curiosité, John Goode, qui s’avère être le père de l’enfant, mais ce dernier panique et s’enfuit. Goode a passé du temps dans un asile traité par le Dr Crabbe, qui explique que Goode a une malformation, et l’oriente vers le père médecin de Goode, un homme obsédé par la perfection et soucieux d’éradiquer toutes les anomalies.

Joseph Merrick, ‘Elephant Man’ joue également un rôle dans la résolution de l’affaire, mais est assassiné avant d’avoir pu aider Reid a résoudre le meurtre de Linklater et identifier le complice de Blush Pang.

Episode 2×03 : Become Man
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 11 novemnre

Synopsis : Le conseiller Walter De Souza est enlevé. Il était connu pour son opposition à l’élection de Jane Cobden, le premier conseiller féminin à Londres ; cette dernière nie toute implication.

Deux autres enlèvements suivent, l’un d’eux au bordel de Susan, également emmenée. Les auteurs sont une bande de femmes dirigées par un Raine ; Reid travaille sur le lien.
Les femmes sont travaillent dans une usine où le phosphore utilisé les a défiguré, un grief repris par Jane, et les hommes enlevés considérés comme étant responsables de leur malheur.
 
Episode 2×04 : Dynamite and a Woman
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 18 novembre

Synopsis : Le bombardier irlandais Aiden Galvin s’échappe d’un fourgon de police et tue Cecil chevaleresque, un député sectaire opposition à l’autonomie.

Abberline soupçonne la complicité de la Fraternité républicaine irlandaise récemment reconnue, ce qui n’est pas le cas de Reid, qui envoie en infiltration Flight, un jeune policier irlandais, gagner la confiance de la fille de Galvin, la barmaid Evelyn.
Flight est présent lorsqu’il entend Galvin suggérer à Evie de partir en Amérique, mais elle est intriguée par des lettres où un homme affirme être son père.
Episode 2×05 : Threads of Silk and Gold
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 25 novembre

Synopsis : Alors que la police organise un raid dans un bordel homosexuel, Reid enquête sur le meurtre d’un télégraphiste, Otto Roberts : la victime visée, David Goodbody, était au lit avec son petit-ami Vincent à ce moment-là.

Les garçons avaient l’intention de faire du chantage à Salomon Quint, un banquier marié récemment démis de ses fonctions. Quint est retrouvé mort, mais Homer déduit qu’il a été assassiné, et sa mort mise en scène pour ressembler à un suicide.
Episode 2×06 : A Stronger Loving World
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 2 décembre

Synopsis : Des juifs sont accusés d’avoir bombardés une égalise, conduisant à l’attaque d’une synagogue. Reid pense que quelqu’un veut créer une guerre religieuse.

Dans le même temps, la femme de Drake, Bella, disparaît, et réapparaît avec Gabriel Cain, son oncle récemment décédé, tandis que la prostituée Rose quitte la maison close de Susan et se lie d’amitié avec une secte.
Reid découvre que Caïn n’est pas l’oncle de Bella, mais le chef autoproclamé de la secte suicidaire qui a adopté Rose.
Episode 2×07 : Our Betrayal: Part 1
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 9 décembre

Synopsis : Le frère de Daniel Homer, qu’il n’a pas vu depuis huit ans, revient de prospection en Afrique du Sud avec un grand diamant brut.

Pendant ce temps, Flight enquête sur l’escroc Werner, qui a dupé le commerçant commerçant Nathaniel Hinchcliffe. Werner s’enfuit à Limehouse, où il est sous l’égide de l’inspecteur corrompu Stride.
Episode 2×08 : Our Betrayal: Part 2
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 16 décembre

Synopsis : Trois cadavres en décomposition se trouvent dans un bâtiment que Jane Cobden prévoyait de rénover pour créer de nouveaux logements : parmi eux, le corps d’Hinchcliffe.

Jackson, aidé par son frère – libéré suite à la découverte du faux diamant – déduit que tous les trois ont été tués par la même personne, et identifie le trio comme une famille de propriétaires qui s’opposaient aux projets de Duggan, probablement assassinés sur ordres de Glisser.

Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 1                                   big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2009)

Résumé :
Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait.

Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Critique : 
C’est vraiment le hasard qui m’a fait découvrir ce manga… Alors que je me trouvais dans une bouquinerie, j’ai aperçu la couverture qui m’a fait de l’oeil.

Le prenant en main, j’ai tout de suite été attirée par le graphisme et l’univers « victorien » de ce manga. Les trois premiers tomes étaient disponibles, emballé c’est pesé !

Lorsque je le lus, je sus que ce manga n’était pas tout à fait comme je l’avais pensé… Pourtant, au premier abords, ce manoir perdu dans la campagne londonienne paraissait tout à fait normal.

Oui mais… Il est habité par des gens étranges : tout d’abord, Sebastian, un majordome à la beauté du diable qui m’a perturbé, ne sachant pas encore « qui » il était (merci à l’auteur d’avoir construit son récit pour n’en dévoiler au lecteur qu’au fur et à mesure de ce premier tome).

Ce majordome a un sourire ravageur, un maintien divin et un corps qui crie « déshabillez-moi de suite ».

Bizarre, bizarre, il a l’air de tout savoir faire… Gérer les autres membres du personnel, se battre, tout résoudre. Omnipotent, quoi.

Autre étrangeté : le comte Ciel Phantomhive est le jeune maître de ce manoir. Jeune ?? Oui, il 12 ans et gère l’industrie familiale : jouets et friandises. Au premier abord, il fait très « enfant gâté ». De plus, il porte un bandeau sur l’œil comme Albator.

Nous avons aussi un maître d’hôtel, Tanaka, qui ne sait rien faire d’autre que boire du saké mais qui a le style d’un vrai maître d’hôtel, lui !

Vient ensuite Bardroy, un cuisinier que je ne voudrais pas engager : ses plats sont douteux et il cuisine la viande au lance-flammes !!

La servante, May Lin, tellement maladroite qu’elle pourrait vous tuer sans le vouloir. À se demander à quoi elle sert avec ses lunettes en cul de bouteilles.

Un jardinier, Finnian, à la force surhumaine, qui se prend pour Démolition Man et qui entretient le jardin en le dévastant.

Bref, on a déjà une intrigue rien qu’avec les personnages et tout ce que Sebastian doit faire pour réparer leurs conneries !

Autre avantage : le manga est découpé en quatre chapitres qui s’attardent chacun sur une partie de la journée. Un vrai plaisir de suivre leurs aventures tout au long de la journée du majordome.

C’est là qu’on pourrait se demander ce que le magaka pourrait bien avoir à nous raconter de palpitant sur un majordome…

Passé les premiers « chapitres » où on voit la vie dans la maison Phantomhive et les folies de la fiancée de Ciel (oui, on se fiance au berceau, chez les nobles), voici qu’on entre dans l’action avec un mafiosi qui ne rêve que d’inonder l’Angleterre de drogue.

Attention, on a beau se trouver dans l’époque victorienne puisque nous sommes en 1888, on a tout de même des voitures et des téléphones qui ne sont pas d’époques du tout ! Sans oublier des armes à feu plus modernes qu’autre chose.

On se rend bien compte aussi que Sebastian est plus qu’un majordome, surtout lorsqu’il se bat contre toute une meute de mafioso déchainés !

Les dessins sont super et l’action bien représentée. Les dialogues sont savoureux et Sebastian est un personnage plein de ressources et d’humour.

Le premier tome est palpitant : il soulève bien des questions, sans répondre à toutes tout de suite, il aiguise notre curiosité, possède du mystère, de l’humour pince-sans-rire, des situations cocasses et on a qu’une envie : attraper la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant : Michael Howell & Peter Ford

Titre : Elephant man : la véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant

Auteurs : Michael Howell & Peter Ford                       big_3-5
Édition : J’ai Lu (2001)

Résumé :
Pour Tom Norman, homme de cirque et de foire, Joseph Merrick n’est qu’une « attraction », un monstre dont l’atroce laideur et les difformités amusent le public.

Pour le chirurgien londonien qui découvre cet « Elephant-man » presque par hasard, c’est d’abord un cas médical peut-être unique, mais bientôt c’est un homme qu’il voudrait aider, guérir.

Oui, sous cette carapace de peau épaisse et flottante, il y a un homme qui sait lire et écrire et qui retrouve la parole après vingt ans de silence, révélant des trésors de bonté et de sagesse.

Mais quelle peut être la place du « monstre » dans une Angleterre victorienne, bardée de préjugés et d’interdits ?

Critique : 
C’est non sans une certaine émotion que je viens de refermer ce livre consacré à celui que l’on nomma « Elephant Man », né Joseph Merrick.

Il y a très très longtemps, j’avais vu le film et il m’avait impressionné. Dernièrement, dans la série « Ripper Street », le personnage de Merrick était représenté et il m’avait de nouveau touché.

Vous pensez bien que lorsque dans une brocante, je tombais sur ce livre consacré à cet homme, je sautai dessus.

Si le début est un peu « laborieux », c’est parce qu’il est consacré à la personnalité et au chemin de vie du docteur Treves, qui rencontra cet homme dans une foire « aux monstres », en 1884 et à celle de Tom Norman, l’homme de foire qui montrait Joseph contre espèces sonnantes et trébuchantes, à des curieux qui voulaient visiter son attraction.

« Quel qu’eût été le mal qui avait contraint le pauvre Merrick à adopter cette image d’Homme Elephant, M. Norman, en l’exhibant comme monstre, perpétuait la tradition ancienne des foires et des cirques en Angleterre ».

Sans oublier des tas de digressions sur divers sujets tels les foires, le marché annuel et les animaux sauvages, le tout étant nécessaire pour une meilleure compréhension de l’époque.

« Il était impossible d’entrevoir le moindre avenir pour lui, sinon l’engloutissement inévitable dans l’impitoyable mécanique de l’Angleterre victorienne, qui broyait pêle-mêle les déshérités et tous ceux dont la flamme s’était éteinte ».

« Les règles de l’époque étaient fondées sur l’aspect le plus pervers de l’éthique protestante : la prospérité matérielle était la récompense naturelle de la vertu. Joseph Merrick et ses semblables n’avaient pas besoin d’exister ».

Heureusement, une grande partie est aussi consacrée à l’enfance de Merrick, à sa rencontre avec le montreur, son voyage vers Bruxelles avec une autre foire et son abandon dans cette ville, spolié de toutes possessions, livré à lui-même et de ses difficultés à revenir à Londres.

On se rend bien que les auteurs ont fouillés, recoupés, vérifiés, avant de rendre leur récit, entrecoupé d’extraits du récit que fit Frédérick Treves à la fin de sa vie.

Beaucoup d’émotions suintent de ce livre, sans pour autant sombrer dans le pathos ou le voyeurisme.

« Pour dormir, il était obligé de s’asseoir, imitant la position du fœtus, jambes repliées sous la poitrine, bras noué autour des chevilles, sa grosse tête reposant sur les genoux ».

C’est un homme simple, qui aurait aimé vivre comme tout le monde. Sous la carapace de peau épaisse et d’excroissances en tout genre, il y a un homme instruit, qui sait lire, écrire et qui plus que tout, aime parler et rencontrer des gens.

La vie de Joseph Merrick ne fut pas joyeuse après le décès de sa mère, mais il eu beaucoup de chance que ce médecin ait décidé d’attendre qu’on aille chercher Norman au pub, afin de voir – en privé – ce monstre exposé qu’il était.

Sans cela, jamais il n’aurait eu la carte avec le nom de Treves et sa vie n’aurait pas radicalement changée en 1886. Et sans la rencontre avec Merrick, la vie de Treves n’aurait pas été bouleversée non plus.

« Il n’était ni arrogant, ni fier, il ne demandait jamais rien et ne prenait pas comme dû la bonté dont il faisait l’objet. Sa gratitude était pleine d’humilité et venait du fond du cœur. Il avait perdu sa timidité. Il aimait désormais voir s’ouvrir la porte et des visiteurs le saluer ».

L’un sans l’autre, ils n’étaient rien. L’un aidant l’autre, ils étaient tout.

« Nombreux sont ceux qui, ayant bien connu Joseph merrick, ont vanté la finesse de son intelligence, la douceur de sa personnalité, qu’il fallait avoir la patience de découvrir peu à peu sous des dehors repoussants. S’il était naïf, cela n’était que normal pour un être qui s’était vu contraint de ne vivre la vie de tout le monde que dans le secret de son cœur, et qui avait appris la vie du monde dans les histoires romantiques de l’époque. Pourtant, l’absence totale d’amertume chez lui restait motif à étonnement et contrastait étrangement avec la cruauté du destin qui l’avait frappé dans son corps et la dureté abrasive des hommes à son égard ».

Pour ceux qui n’auraient pas envie de lire toutes les digressions, il a y toujours possibilité de ne lire que les appendices de Joseph Merrick et de Frederick Treves qui bien que moins complet que le livre, vous fourniront bien des détails.

Edit 22/12/2014 : Extrait du reportage sur France 2 « Les mystères de Londres » épisode 4/5 :

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, le « Mois anglais III » chez Titine et Lou, Challenge « Victorien » chez Arieste, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea, Lire, challenge « À Tous Prix » chez Asphodèle (Grand Prix Festival Avoriaz), au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma PAL fond au soleil » chez Metaphore.

Challenge de l’été – 2e édition – Ma PAL fond au soleil

C’est reparti!!! Ce Dimanche 1er juin débute le challenge ma PAL fond au soleil!

Fonctionnement:

  1. Faire un petit billet de présentation du challenge lors de votre inscription

  2. Faire le point au choix:
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tous les mois
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En clair, pas de stress, c’est une période cool les vacances! (ex de commentaire: j’en suis à 11 livres)

Metaphore nous fait confiance, seul les livres chroniqués entre le 1er juin et le 31 août seront comptabilisé.

3. Compatible avec tout autre challenge en cours.

4. Pas d’obligation de mettre le logo à chaque billet, juste pour le(s) bilan(s) (mensuels ou final suivant votre choix).

Plusieurs catégories possibles : et j’ai choisi Indice 30 !

Indice 10 : (10 livres)
Indice 20 : (20 livres)
Indice 30 : (30 livres)
Indice 40 : (40 livres)
Indice 50 : (50 livres)
– Biafine © : (100 livres)
Écran total : (toute votre PAL, toujours sans moi sur ce coup!)