Jack The Ripper – 3. Mais que fait la police ?

« Mais que fait la police ? » me direz-vous. Ben la volaille, elle s’en fou un peu, voyez-vous. Comme je vous l’expliquais, si le meurtre avait eu lieu dans les beaux quartiers chics, les roussins se seraient remué le cul directement, mais là, nous sommes dans les bas-fond de l’East-End.

Ok, les meurtres de prostituées n’étaient pas rares à Whitechapel, pour ne pas dire « monnaie courante », mais les mutilations brutales qui furent accomplies sortaient foutrement de l’ordinaire.

Scotland Yard confia la responsabilité à l’inspecteur Frederick George Abberline (45 ans). 25 ans de métier dans la police et une grande connaissance du quartier de Whitechapel.

Gros problème… Il n’y avait aucun témoin du crime, aucune arme du crime et aucun indice. Que dalle !

Personne n’avait rien vu, rien entendu ! Aucun véhicule ou « étranger » n’avait été vu fuyant la scène du crime. On soupçonna un moment trois équarrisseurs de chevaux qui travaillaient non loin, mais il fut rapidement prouvé qu’ils n’y étaient pour rien.

La théorie d’un dément fut la plus plausible dès le départ, vu la grande violence du meutre.

Il fut demandé au préfet de Police, Sir Charles Warren, d’offrir une récompense pour la découverte de l’identité du criminel. Mais le ministre de l’Intérieur, Henry Matthews, supérieur de Warren, loin de se douter – à ce moment-là – de l’ampleur du futur problème, refusa net. Il faisait confiance à la Police pour appréhender le tueur…

Tandis que la police cherchait – en vain – l’assassin de Nichols, une rumeur commença à courir au sujet d’un homme dénommé « Tablier de Cuir », qui avait volé plusieurs prostituées sous la menace d’un couteau.

Le journal « The Star » affirma que cet homme était un fourreur juif d’environ 40 ans, portant un chapeau noir et une petite moustache.

Pour les Anglais, tout ce qui étaient « nouveaux venus » (immigrés), étrangers ou Juifs étaient évidemment les premiers visés par les rumeurs, car « aucun Anglais n’est capable d’un acte aussi barbare« …

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Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 3                                               big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
Pour démasquer Jack, Ciel s’est fait passer pour un enfant des rues suivit par Sebastian. Quand ils trouvent la dernière victime, il est déjà trop tard, mais le jeune Comte pourra t-il faire face à l’effroyable vérité ? Et Sebastian pourra t-il tenir tête à cet homme, l’un des rares à pouvoir lui donner la mort ?

Sebastian affronte Grell dans un combat sanglant mais qui ne manque pas de panache ! Grell manie une faux de la mort, une arme de l’au-delà ressemblant fortement à une tronçonneuse.

Ce troisième tome tonitruant va nous plonger dans l’histoire de la famille Phantomhive et nous en apprendre un peu plus sur les motivations de chacun et sur le monde de la Mort…

Critique : 
Avantages de la série ? Trois petits tomes et l’enquête est bouclée ! Il en ira de même dans toute la collection.

Si le premier tome a commencé avec des scènes de vie quotidiennes, puis avec l’enquête qui se mettait en place, le deuxième a poursuivit l’enquête et s’est terminé sur un cliffhanger et voici le troisième qui est là  pour clore l’affaire et nous offrir un peu de détente ou de nouveauté dans les derniers chapitres.

Ici, on termine l’enquête de l’Éventreur : le combat initié dans le tome continue de plus belle entre Sébastian et le Shinigami, le tout servi par des dialogues amusants et croustillants.

Pourtant, Sebastian pourrait perdre la vie dans ce combat…

Le shinigami, bien que « mâle » parle de lui au féminin et ne rêve que de relation avec le diable de Sebas-Chan, tout en essayant de le tronçonner avec sa faux de la mort.

— En fait, nous ne pouvons sans doute pas nous comprendre, un shinigami a pour tâche de récupérer toutes les âmes, mais un diable est une bête nuisible qui dérobe les âmes pour les dévorer. Mes sentiments pour toi ne seraient jamais récompensés, c’est vraiment comme dans la tragédie de Roméo et Juliette. Si nous étions les acteurs principaux, même Shakespeare verserait des larmes. Aah, Sebas-Chan… renonce à ce nom funeste que t’a donné ton maître et n’ait d’yeux que pour moi. Pourquoi es-tu Sebas-Chan.
— À partir du moment où mon maître m’a nommé Sebastian, cela a constitué mon baptême et notre contrat.
— J’en ai des frisson, Sébas-Chan. Je serais même prête à porte ton enfant !
— Arrêtez, vous me dégouttez. Et c’est impossible, biologiquement parlant.
— Quelle froideur ! Beau Tyran ! Diable pareil à un ange. Corneille aux plumes de colombe. Mon agneau aussi avide qu’un loup !

On entrevoit aussi la fameuse « lanterne cinémagique » qui est le film de la vie des gens qui vont mourir. Là encore, de l’humour avec Sebastian qui, comme film de vie, revoit toutes les bêtises du personnel du manoir.

— Nous, les shinigami, recevons une liste de ceux qui doivent bientôt mourir, et nous leur faisons revivre leurs souvenirs au moyen de ce théâtre afin d’examiner quel genre d’humains ils étaient et quelle vie ils ont menés. Ainsi nous voyons s’il faut les laisser vivre ou s’il faut les tuer.

Nos amis ayant déjà découvert le coupable dans le tome précédent, nous avons droit ici aux motifs de cet assassin. J’avoue que le meurtrier avait un mobile plausible, compte tenu des circonstances de sa vie, mais pas d’excuses.

Le motif est même plausible puisqu’on a jamais connu ceux du véritable Éventreur.

La tante de Ciel nous en apprend un peu plus sur sa sœur – mère de Ciel – et sur leur assassinat dans l’incendie ainsi que sur ce qui a suivi. À chaque tome ses petites révélations. Cela aiguise la curiosité.

Pour l’imbécile qui aurait encore eu un léger doute sur la véritable nature de Sebastian, ce tome dissipe tout. Que ce soit durant la combat avec le shinigami ou après, lorsqu’un shinigami « bœuf carottes » arrivent pour infractions au règlement…

— C’est inhumain !
— En effet, car je suis une diable de majordome.
— Penses-tu qu’un diable peut l’emporter sur un kami comme moi ?
— Je me le demande, je n’en ai jamais combattu, je l’ignore. Mais puisque monsieur me demande de gagner, c’est ce que je vais faire.
— Je vous présente nos excuses pour le désagrément immense que cette chose vous a causé. Vraiment… Dire que je dois courber la tête devant une bête sauvage comme vous… quelle honte pour les shinigami…
— Eh bien, veuillez le surveiller correctement afin qu’il n’importune plus la bête sauvage.

Sebastian n’hésite d’ailleurs pas à parler de « contrat » entre lui et Ciel, qui est son maître.

— Maintenant j’appartiens corps et âme à mon maître qui possède même le moindre de mes cheveux. Aussi longtemps que notre contrat continue, j’obéis à ses ordres. Si mon maître m’ordonne de ne pas mourir, je ne mourrai pas. Mais s’il me dit de mourir, je disparaîtrai.

La froideur de Ciel se fait plus ressentir, il est moins « enfant gâté », plus mature, plus manipulateur, aussi. Il connait exactement les termes du contrat qui le lie à son diable de majordome et il en use.

— Parce que c’est ton travail. C’est parce que je savais que tu me protégerais même si tu devais mourir pour ça. Alors je n’ai pas tiré. Le contrat passé avec toi stipule que tu dois m’accorder ta force jusqu’à ce que j’ai atteint mon but et me protéger en empêchant que je meure. Si j’étais mort, il y aurait eu dérogation au contrat. Puisque le respect du contrat fait partie de l’esthétique des diables, tu étais censé venir à mon secours même si tu devais en mourir.

Ciel est sur échiquier, Sebastian est son pion, il est le roi et il sait que si le roi tombe, c’est « échec et mat ». Les pions, on peut les sacrifier à loisirs.

— Vous devez toujours utiliser adroitement vos pions pour rester en vie, en vous servant par exemple de moi ou de madame Red. Même si les cadavres de vos pions s’amoncellent au pied de votre trône, vous ne devez jamais tomber, car si le roi tombe, la partie est finie.

Mission « Jack l’Éventreur » terminée… Une de plus à ajouter au palmarès de Ciel, le chien de garde de la reine.

Ma première impression de la découverte de ces trois tomes était excellente, elle reste la même à la relecture.

Il faut tout de même aimer le fantastique, l’humour, les situations cocasses, les enquêtes et autres diableries !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.