1. Sherlock Holmes en long et en large

1. Introduction

Sherlock Holmes est un personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle dans le roman policier « Une étude en rouge » en 1887.

Lors de ses enquêtes, relatées dans les 4 romans et les 56 nouvelles qui forment ce qu’on appelle le canon, il est fréquemment accompagné du docteur Watson.

Watson au début de « Une étude en rouge », dressait ce portrait peu flatteur de celui avec lequel il partageait l’appartement au 221b, Baker Street.

  • En littérature : nulles.
  • En philosophie : nulles.
  • En astronomie : nulles.
  • En politique : faibles.
  • En botanique : spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poisons en général. Ne connaît rien au jardinage.
  • En géologie : pratiques, mais restreintes. Distingue au premier coup d’œil les différentes espèces de terrains. Après s’être promené à pied dans Londres, m’a montré des éclaboussures sur son pantalon et, d’après leur couleur et leur consistance, a déterminé dans quel quartier il les avait essuyées. En chimie : approfondies.
  • En anatomie : exactes, mais sans système.
  • En littérature à sensation : immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
  • Joue bien du violon.
  • Est adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
  • A une bonne connaissance des lois anglaises.

À la décharge du docteur, il ne savait pas encore le métier qu’exerçait son curieux colocataire… Il ne savait pas non plus que Holmes ne voulait pas s’encombrer la mémoire avec des choses inutiles pour son métier.

Cela avait troué le cul de Watson que Holmes ne sache rien du système solaire…

— Qu’un être humain civilisé, au dix-neuvième siècle, ne sût pas que la terre tournait autour du soleil me parut être une chose si extraordinaire que je pouvais à peine le croire.
—Vous paraissez étonné, me dit-il, en soupirant de ma stupéfaction. Mais, maintenant que je le sais, je ferai de mon mieux pour l’oublier.
— Pour l’oublier ! »

Puisque cela ne pouvait pas servir à son métier et qu’il considérait la mémoire comme une pièce avec des murs non élastiques, il prenait garde à ne pas stocker des choses inutiles afin de ne pas encombrer sa mémoire et de l’obliger à jeter une info importante pour stocker une info inutile.

Ce qui veut dire qu’il se fiche de savoir si la terre tourne autour du soleil ou le contraire, vu que ça ne l’aidera pas pour résoudre une enquête.

Sa mémoire était phénoménale : il savait différencier les différentes boues et localiser l’endroit où vous étiez passé, reconnaître tous les sorte de tabacs, il connaissait son Londres…

Un détective se devait de tout connaître, disait-il. Il avait même écrit plusieurs monographies, dont notamment une « Sur la discrimination entre les différents tabacs ». Cent quarante variétés de cigares, cigarettes, et de tabacs y étaient énumérées avec des reproductions en couleurs qui illustraient les différents aspects des cendres.

Pour notre Consulting Detective, des cendres pouvaient constituer un indice d’une importance capitale.

Si on pouvait dire, par exemple, que tel meurtre a été commis par un homme fumant un cigare de l’Inde, cela diminuait le champ de recherches.

Toujours selon lui, il disait que pour un œil exercé, la différence était aussi vaste entre la cendre noire d’un « Trichinopoly » et le blanc duvet du tabac  « Bird’s Eye », qu’entre un chou et une pomme de terre.

Contrairement à ce que Watson pensait au début, Holmes avait écrit des tas de choses. Notamment un  essai sur la détection des traces de pas, avec quelques remarques concernant l’utilisation du plâtre de Paris pour préserver les empreintes…

Sans oublier un curieux petit ouvrage qui traitait de l’influence des métiers sur la forme des mains (avec gravures à l’appui) représentant des mains de couvreurs, de marins, de bûcherons, de typographes, de tisserands, et de tailleurs de diamants.

Livre d’un grand intérêt pratique pour le détective scientifique surtout pour découvrir les antécédents d’un criminel et dans les cas de corps non identifiés.

Il s’est aussi fendu d’autres ouvrages que l’on ne trouve pas en librairie, hélas !

  • Livre sur les tatouages
  • Monographie sur les variations de l’oreille humaine
  • Monographie sur les motets polyphoniques de Lassus
  • Monographie sur la datation des documents
  • Monographie sur les écritures secrètes
  • Manuel d’apiculture
  • Manuel entièrement consacrée à l’art du détective

À suivre…

Demain, je commencerai à publier le premier article intitulé « Amour, sexe, drogues et rock’n roll ».

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou, Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Sherlock Holmes – The Consulting Detective : Intro

L’occasion du « Mois Anglais » était trop belle pour que je passe à côté de mon vice rédhibitoire depuis presque 25 ans : Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes, mon vice… Celui que j’ai découvert fin 1989 avec « Le chien des Baskerville » que j’avais acheté parce qu’il y avait le mot « chien » dans le titre. J’avais 13 ans, presque 14, et j’avais envie de lire autre chose que mes « Club des Cinq » tout en gardant un côté policier.

Je choisi donc ce livre avant de le dévorer et d’acheter la suite du « canon » ensuite… et de poursuivre ensuite avec les récits apocryphes (écrits par des autres que Conan Doyle), les films, les séries… Collectionneuse compulsive je suis.

Qui est Sherlock ??

Sherlock Holmes est le personnage de fiction qui a été le plus représenté au cinéma avec plus de 260 films, le premier datant de 1900 ! Bien plus que Dracula et Frankenstein…

Dès les débuts du nouvel art cinématographique, Conan Doyle déplorait lui-même que les enquêtes de Holmes soient situées dans l’époque où le film se tournait, et non à l’époque victorienne, qui est celle des récits originaux.

De ce personnage littéraire, chacun a dans son esprit sa vision « personnelle » du détective : jeune et élancé, maniant un smartphone pour la génération « Sherlock Cumberbatch »; l’élégance télévisuelle et un brin dandy d’un Jeremy Brett pour ceux de ma génération; un côté débraillé à la Robert Downey Jr; un Peter Cushing haut en couleur gravé à jamais sur les pelicules de la Hammer; un Robert Neville dans les ruelles sombres de Whitechapel; un côté « cliché » avec Basil Rathborne; avec une tête de renard dans une version japonaise d’un dessin animé…

Peut importe le flacon, nous avons tous eu de l’ivresse avec les récits canonique, apocryphes, les séries télés, le théâtre et le grand écran.

Sherlock Holmes… peu de personnages ont excité à ce point les créateurs de tout poils, sur quelques supports que ce soit, alors que l’œuvre originale de Conan Doyle ne tient qu’en 56 nouvelles et 4 romans.

Pour le grand public et certains holmésiens, c’est un héros qui a existé puisque l’on visite son appartement à Londres, au 221b et un héros immortel puisque sa nécrologie n’a jamais été publiée dans le « Times ».

Pour les réalisateurs de films, c’est un sujet qui a engendré autant d’oeuvres que Jésus Christ ou Napoléon.

Pour les passionnés, c’est le personnage qui est à l’origine de plusieurs centaines de clubs à travers le monde, des associations où l’on dissèquent les œuvres du Maître, où l’on observe des rituels bien établis, où l’on organise des pèlerinages sur les lieux même de ses aventures.

Un engouement auquel n’eurent jamais droit des Maigret, Poirot ou Lupin, pourtant remarquables, eux aussi… Enfin, si, ils ont leurs fans, leurs club, mais ils n’arrivent pas au point d’un Holmes qui suscite un engouement jamais vu.

Conan Doyle a donc écrit 4 romans et 56 nouvelles, le tout publiés entre 1887 et 1927, en plein essor de l’âge victorien. L’ère victorienne au Royaume-Uni désigne les années de règne de la reine Victoria, de 1837 à 1901.

Je vous rassure de suite, je n’ai pas la prétention de vous pondre une étude poussée et clinique du personnage, juste envie de vous parler de mon vice avec les traits d’humours qui me sont coutumiers.

C’est pour cela que je n’aborderais pas « tout » mais juste quelques petites choses qui me tenait à cœur et qui me donnait la possibilité de m’amuser (petites choses qui sont vite devenues des tas de choses).

Que les pète-sec passent leur chemin parce que je vais parler d’un sujet de loisirs sans prétention aucune, traitant l’affaire par-dessus la jambe.

Afin de ne pas alourdir le sujet, je vais traiter le sujet en plusieurs morceaux !

Vous me connaissez, je commence avec l’intention formelle de m’en tenir au strict minimum et ensuite, je ne me sens plus et mes doigts courent sur le clavier et je pianote !

Que les organisatrices comptent tout le dossier comme elles le veulent : 1 ou le nombre exact d’articles que je vais commettre.

Mon crime est en tout cas signé !

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou,  Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Jack The Ripper – 12. Mode opératoire, théories, suspects… [FIN]

POLAR VIC - Jack fond rouge1. Mode opératoire ??

L’animal a eu assez facile pour s’amuser dans la grande plaine de jeu qu’était Whitechapel…

Les crimes eurent lieu pour la plupart dans des lieux publics ou semi-publics, trottoirs ou cours d’immeubles.

Pourquoi ? Parce que à l’époque, on ne faisait pas crac-crac avec une prostipute dans un bordel, comme maintenant, avec des belles vitrines. On n’allait pas non plus à l’hôtel Sofitel ou dans les appartements privés. Que nenni, tout ça a un prix que personne n’avait dans ce quartier.

Non, eux, ils faisaient ça dehors, au grand air, le vent leur rafraichissant les couilles.

À la faveur de la nuit, on tirait son coup vite fait mal fait dans une cour d’immeuble ou dans un passage privé entre deux immeubles, voire même au bout d’une impasse.

Une fois terminé, ces messieurs rentraient leur petit machin, les putes redescendaient leur robes, encaissaient l’argent (6 pences, si le mec partait pas en courant, parfois moins, on a pas vraiment un tarif établi) et « merci au revoir au plaisir, mes amitiés à madame votre rombière ».

Toute les victimes ont été égorgées, vraisemblablement par-derrière (un sodomite ?). Jack ouvrait l’abdomen de la victime, en retirait les viscères (intestins, reins, utérus), pour les disposer ensuite sur le cadavre ou les emporter.

La précision avec laquelle les victimes étaient éviscérées et le fait que les meurtres avaient lieu pendant la nuit, dans des lieux non éclairés, indiquent que le tueur avait des connaissances chirurgicales particulièrement avancées.

Du moins, c’est ce que certains disent !

 POLAR VIC - Jack signature

2. Théories loufoques & coupables potentiels, indices oubliés, littérature sur le sujet :

2.1 Les Indices passés à la trappe :
Suite au double ice-crime du 30 septembre, la police inspecta les lieux à la recherche d’indices ou de témoins.

Vers 3h du matin (j’ai pas vérifié l’heure), un inspecteur nommé Alfred Long découvrit un graffiti inscrit à la craie blanche sur un mur non loin du lieu où Catherine Eddowes avait été assassinée.

Le texte, je vous l’avais noté en haut, était : « The Juwes are the men That Will not be Blamed for nothing » (Les juifs ne seront pas blâmés pour rien).

Je vous avais expliqué aussi que, afin de ne pas éveiller de mouvements anti-sémites, l’inscription avait immédiatement notée et effacée.

Les ripperologues ont cependant relevé une curieuse corrélation entre la mauvaise orthographe du mot Juwes au lieu de Jews (juifs) et le nom de Jubelum, (apprenti d’Hiram) rencontré dans le livre saint des francs-maçons.

Il en a été déduit que Jack l’Éventreur était soit franc-maçon, soit proche des francs-maçons… Mais là, je ne me prononce pas !! J’y crois pas, de toute façon !

Le foulard rouge… Certains témoins avaient décrit un homme portant un foulard rouge. On a oublié aussi que le foulard pouvait être l’arme du crime pour l’étranglement.

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2.2 Théories et suspects potentiels :

  • Après le meutre d’Annie Chapman, les policiers avaient arrêté un boucher juif du quartier, John Pizer : un morceau de tablier de cuir aurait été retrouvé sur les lieux du crime. Il avait été toutefois établi assez vite que ce morceau de cuir n’avait aucun lien avec le crime. Pizer fut cependant incarcéré pendant deux jours, afin de permettre à la police de le disculper aux yeux de la foule qui voulait le lyncher.
  • Albert Victor, héritier de la couronne d’Angleterre et petit fils de la reine Victoria. Certains ont affirmé que le fils aîné du futur Edouard VII était le tueur. Albert Victor était homosexuel et atteint de la chaude-pisse (syphillis). On le disait fasciné par l’éviscération du gibier durant les parties de chasse et il se serait déchaîne en 1888 sur du gibier humain. Inconvénient ? L’agenda du prince lui fournit un alibi à l’heure de chaque crime.
  • Sir William Gull, le médecin et chirurgien de la reine Victoria (qui avait dans les 70 balais, eu des attaques cardiaques et avait un côté paralysé).
  • Walter Sickert, un peintre et artiste

Ces 3 derniers suspects célèbres ont même fait l’objet de livres et d’adaptations cinématographiques. C’est vous dire leur célébrité !

  • Le Docteur Neill Cream, pour avoir déclaré « Je suis Jack l’… » lors de sa pendaison en 1892, fut longtemps considéré comme le suspect numéro un. Il avait empoisonné quatre prostituées dans le sud de Londres. Il n’a jamais su achever sa phrase puisque le bourreau fit sauter le verrou de la trappe, le privant de la parole et de la vie.

Théorie loufoque puisque, après vérification, ce docteur fou purgeait une peine de prison dans l’Illinois, au États-Unis, au moment où l’Éventreur dépeçait dans les ruelles de Whitechapel.

  • Le mystérieux James Maybrick se faisait passer pour Jack l’éventreur dans son journal intime. Mais les experts ont pu déterminer que le journal ne datait pas de 1888 mais de 1981 ! En 1995, l’ouvrier Barett qui avait déclaré l’avoir trouvé sous une lame de son plancher confessera être l’auteur de ce faux carnet.
  • « L’hypothèse Pedachenko » sortie en 1923 de l’esprit du journaliste William Le Queux qui désignait le médecin russe, Alexander Pedachenko, comme le tueur de Whitechapel. Ce journaliste, qui avait sans doute fumé la moquette, disait que cet obtétricien était habité par des pulsions homicides (moi, le doute m’habite).

Selon lui, il aurait été envoyé à Londres par la police secrète stariste afin de comettre une série de meurtres dans le but de ridiculiser les policiers de la perfide Albion qui accueillait des opposants russes.

  • Francis Tumblety, un Américain… Cet étranger détestait les prostituées, possédait des connaissances médicales et possédait une collection d’organes génitaux féminins (certains collectionnent les timbres ou les papillons…). Il avait le profil, habitait en plein coeur de l’East End et a quitté Londres en décembre 1888.

Arrêté le 19 novembre 1888, Scotland Yard le soupçonnant d’être lié aux meurtres des prostituées, il fut relâché sous caution. Il s’enfuit finalement aux États-Unis ; plusieurs enquêteurs furent lancés à ses trousses, mais Tumblety parvint à disparaître mystérieusement en janvier 1889.

Par la suite, on rapporta des assassinats étrangement semblables à ceux de l’éventreur dans le Far West, ainsi que six horribles meurtres à Managua. Tumblety mourut à Saint Louis, le 28 mai 1903.

Il avait tout du suspect crédible, malgré sa grande taille (1,80m) alors que les rares témoignages de l’époque décrivait un Éventreur comme plus petit, et malgré son âge de 55 ans, âge très élevé pour un tueur en série à « orientation » sexuelle.

Aucun fait avéré ne vient cependant confirmer ou infirmer ces théories. Certains pensent même, aujourd’hui, que la piste de l’expert en anatomie n’est pas la bonne.

Cette idée d’un chirurgien comme coupable était due en grande part au témoignage du docteur Bagster Phillips lors de l’enquête qui a suivi l’assassinat de Annie Chapman, nous explique Stéphane Bourgoin dans son « Livre rouge de Jack l’Éventreur ».

D’après lui, sur cet aspect des meurtres, Phillips est contredit par certains confrères et par divers policiers puisque l’assassin avait été incapable de décapiter Annie Chapman alors qu’il en avait l’intention.

De plus, notre Éventreur avait raté son coup en tranchant la vessie, ratant ainsi son coup et l’endommageant.

Sachant aussi qu’à cette époque, de nombreuses personnes achetaient leurs bêtes vivantes pour les tuer et les dépecer elles-mêmes, il était donc assez facile d’acquérir une certaine pratique dans le maniement dudit couteau.

Comment est-on arrivé à reparler de Francis Tumblety plus de cent ans après (en 1993) ? À cause d’une lettre autographe, datée de 1923 et dûment authentifiée comme étant de la main de John George Littlechild, le chef du département secret de Scotland Yard en 1888. Lettre ressurgie en 1993… et qui a fait reparler de cet homme.

  • Melville Macnaghten : puisque dans une lettre du 19/10/1888, l’expéditeur disait que son motif était la haine et le dépit contre les autorités du Yard depuis qu’il avait été renvoyé du même Yard, l’auteur Sophie Herefort l’a suspecté et réuni ses preuves. En tout cas, cet homme n’aimait pas Warren qui l’avait fait venir des Indes en lui promettant un engagement qu’il n’a pas eu le poste… Poste qu’il obtiendra plus tard puisque c’est lui qui classa le dossier sans suite…

POLAR VIC - Jack from_hell2.3 Littérature :

La littérature s’est bien amusée, tout comme le cinéma, à tenter de résoudre les crimes.

Patricia Cornwell dans son livre « Jack l’éventreur, affaire classée » défend la théorie selon laquelle Walter Sickert serait l’auteur de ces cinq meurtres. Ses œuvres de peinture seraient le reflet de ses crimes.

L’auteure a dépensé 5.000.000$ pour étayer ses théories qui sont assez mal passées dans le milieu des Ripperologues. Ils lui reprochent, notament, d’avoir cherché les faits pour étayer la théorie.

Selon Holmes, on rassemble les faits et ensuite, on établit une théorie, jamais la théorie avant les faits !

De plus, Sickert ayant été incinéré, il n’y a plus d’échantillons d’ADN.

L’argument de ce livre tourne cependant autour d’un faisceau de coïncidences n’ayant pas force de preuve. Elle démontre certes que Sickert est lié à une ou plusieurs lettres écrites au nom de l’éventreur, mais elle ne parvient pas à fournir la preuve irréfutable de sa culpabilité.

Dans son « Livre rouge de Jack l’éventreur », Stéphane Bourgoin tente de décrire objectivement les faits sans chercher à établir l’identité de Jack l’éventreur.

Dans « From Hell », une bande dessinée d’Alan Moore, le coupable serait le médecin royal Sir William Gull, chirurgien de la famille royale.

Si les motivations de ce praticien demeurent aujourd’hui sujettes à controverses (les prostituées auraient été témoins d’un mariage secret – non prouvé – entre le prince Albert d’Angleterre et une jeune roturière catholique ; Gull aurait alors reçu pour mission de les éliminer afin qu’elles ne puissent exercer de chantage sur la famille royale), sa candidature apparaît d’autant plus vraisemblable que les rapports d’autopsie insistent sur la qualité des éviscérations.

Outre le fait que les meurtres furent commis de nuit, dans des lieux obscurs, un chirurgien pouvait avoir assez de connaissances anatomiques pour y procéder. Mais comme j’en parlais plus haut, la théorie du chirurgien à fait long feu ! Hormis en littérature et au cinéma.

Pire que tout : dans « L’ultime défi de Sherlock Holmes », l’auteur, Michael Dibdin, donne comme coupable… Non, je ne vous dirai rien, hormis que la solution est du domaine de l’impossible, mais bon, nous sommes dans de la pure fiction et le roman ne se veut pas une étude sur l’affaire de Whitechapel.

Dans le rayon des livres qui nous parlent de notre Éventreur préféré, il y a (liste non exhaustive !) :

  • Jack l’éventreur : Tom A. Cullen
  • Mary Jane Kelly – La dernière victime : Didier Chauvet
  • Jack l’éventreur démasqué : Sophie Herfort
  • Le livre rouge de Jack L’éventreur : Stéphane Bourgoin
  • Duel en enfer : Bob Garcia
  • 1888, Jack l’Éventreur et les fantasmes victoriens : Roland Marx
  • Jack l’éventreur, le premier sérial killer : Paul Roland
  • Retour à Whitechapel : Michel Moatti
  • Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur : Ellery Queen
  • Les Damnées de Whitechapel : Peter Watson
  • L’affaire des vierges de glace : Sophie Bellocq-Poulonis
  • Le vrai journal de Jack L’Éventreur (d’après les notes du dr. Watson) : Bob Garcia
  • Le retour de Jack l’Éventreur : Christian Jacq (J.B Livingstone)
  • Les nombreuses morts de Jack l’Éventreur : André-François Ruaud
  • Jack l’Éventreur – Le Secret de Mary Jane K. : Philippe R. Welté

Plus de romans ICI !

Voilà, j’en ai terminé avec les articles sur Jack… Je pourrais encore en dire plus, mais alors, les articles auraient été plus long et je ne le désirais pas.

POLAR VIC - JACK Couteau

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