[Série] Deadwood – Saison 1 : Une série qui te dégommera plus vite que ton ombre

« Deadwood » est une série télévisée américaine en 36 épisodes de 50 minutes, créée par David Milch d’après le roman homonyme de Pete Dexter et diffusée entre le 21 mars 2004 et le 27 août 2006 sur HBO.

C’est une série « western » qui se déroule entre 1876 et 1877 à Deadwood, dans le Dakota du Sud.

La série se base sur des faits et des personnages réels – bien entendu, des éléments de fictions sont injectés.

1. Diffusion :

En France, la série a été diffusée à partir du 16 février 2006 sur Canal+, puis rediffusée en 2012 sur AB1, sur la chaîne Action en septembre 2013, en Suisse à partir du 2 janvier 2007 sur la TSR et depuis le 3 janvier 2011 au Québec.

Après la troisième saison, la série a officiellement été annulée, même si 2 téléfilms ont été envisagés comme conclusion. Ils ne verront jamais le jour.

SethBullock et Al Swearengen

2. Synopsis :

 1876, la guerre de Sécession est peut-être terminée, mais elle a laissé le Nouveau Monde exsangue.

Commence alors la plus grande ruée vers l’or que connaîtra le pays à la suite de la découverte en 1864 par le général Custer de filons dans les Black Hills.

Elle resta secrète pendant dix ans, car le gouvernement américain ne voulait pas d’un exode au sein de territoires sacrés et attribués par traité aux Indiens, mais celui-ci change son fusil d’épaule devant l’état de l’économie, au risque d’un conflit ouvert avec certaines tribus comme les Sioux ou les Cheyennes.

Sous la conduite de leurs chefs Sitting Bull, Crazy Horse et Red Cloud, ceux-ci ont d’ailleurs bien tenté de résister, voire de refouler les intrus.

Le plus célèbre des affrontements étant sans conteste le  » Custer’s Last Stand » qui vit le massacre du général Custer et de ses 250 soldats à Little Big Horn.

C’est exactement une semaine après ce dernier grand fait d’arme du peuple amérindien que Deadwood commence.

À la fin des années 1870, la petite ville de Deadwood, située dans le Dakota du Sud, est devenue un endroit sans foi ni loi où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attirés dans les Black Hills.

On y croise plusieurs personnalités historiques, telles que Wild Bill Hickok, Calamity Jane, Seth Bullock, Al Swearengen et Wyatt Earp.

1876. Seth Bullock a quitté le Montana avec son ami Sol Star pour ouvrir son business à Deadwood, Dakota du Sud.

Ce camp, formé depuis 6 mois en toute indépendance, va devoir faire face à l’agrandissement constant de sa population et à l’évolution politique qui va placer Al Swearengen, son leader officieux, au cœur de beaucoup de tourments qu’il se crée souvent lui-même.

3. Distribution :

  • Timothy Olyphant : Seth Bullock
  • Ian McShane : Al Swearengen
  • Molly Parker : Alma Garret
  • John Hawkes : Sol Star
  • Paula Malcomson : Trixie
  • Robin Weigert : Calamity Jane
  • Powers Boothe : Cy Tolliver
  • Kim Dickens : Joanie Stubbs
  • Alice Krige : Maddie (saison 2 uniquement)
  • Brad Dourif : Doc Cochran
  • Dayton Callie : Charlie Utter
  • William Sanderson : E.B. Farnum
  • Garret Dillahunt : Jack McCall (saison 1), Francis Wolcott (saison 2)
  • Jim Beaver : Whitney Ellsworth
  • W. Earl Brown : Dan Dority
  • Sean Bridgers : Johnny Burns
  • Titus Welliver : Silas Adams
  • Anna Gunn : Martha Bullock (en) (à partir de la saison 2)
  • Josh Eriksson : William Bullock (saison 2 uniquement)
  • Sarah Paulson  : Alice Isringhausen (à partir de la saison 2)
  • Bree Seanna Wall : Sofia Metz
  • Leon Rippy : Tom Nuttall
  • Jeffrey Jones : A. Walter « A.W. » Merrick
  • Keone Young : Mr Wu
  • Larry Cedar : Leon
  • Peter Jason : Con Stapleton
  • Geri Jewell : Jewel
  • Michael Harney  : Steve
  • Keith Carradine : Wild Bill Hickok (saison 1 uniquement)
  • Ray McKinnon : Révérend Smith (saison 1 uniquement)
  • Peter Coyote : Général George Crook

4. Épisodes :

Première saison (2004)

  1. Deadwood (Deadwood)
  2. Eaux troubles (Deep Water)
  3. Jusqu’au bout du filon (Reconnoitering the Rim)
  4. Le prix du silence (Here Was a Man)
  5. Le Procès de Jack McCall (The Trial of Jack McCall)
  6. Épidémie (Plague)
  7. Le Retour de Bullock (Bullock Returns to the Camp)
  8. La Souffrance des petits enfants (Suffer the Little Children)
  9. Pas d’autres enfants (No Other Sons or Daughter)
  10. Monsieur Wu (Mr. Wu)
  11. Des bottes faites pour marcher (Jewel’s Boot is Made for Walking)
  12. Les Cavaliers (Sold Under Sin)

Deuxième saison (2005)

  1. Bienvenue à Deadwood – 1ère partie (A Lie Agreed Upon – Part 1)
  2. Bienvenue à Deadwood – 2ème partie (A Lie Agreed Upon – Part 2)
  3. Argent neuf (New Money)
  4. Le Caillou (Requiem for a Gleet)
  5. Complications (Complications)
  6. Quelque chose d’extrêmement onéreux (Something Very Expensive)
  7. E.B. à l’Index (E.B. Was Left Out)
  8. Enfantillages (Childish Games)
  9. Fusion et capital – 1ère partie (Amalgamation and Capital)
  10. Fusion et capital – 2ème partie (Advances, None Miraculous)
  11. Funérailles (The Whores Can Come)
  12. Le Garçon qui parle à la terre (Boy the Earth Talks To)

Troisième saison (2006)

  1. Dis à ton dieu de se préparer pour le bain de sang (Tell your God to Ready for Blood)
  2. Je ne suis pas le type bien pour lequel vous me prenez (I Am Not the Man You Take Me For)
  3. La couleur de l’argent (True Colors)
  4. Confiance et crédit (Full Faith and Credit)
  5. Un monstre à deux têtes (A Two-Headed Beast)
  6. Un gros filon (A Rich Find)
  7. De la cannelle pour les caïds (Unauthorized Cinnamon)
  8. Le sourire de Léviathan (Leviathan Smiles)
  9. Talents cachés (Amateur Night)
  10. Palpitations (A Constant Throb)
  11. Position de force (The Cat Bird Seat)
  12. Il veut une belle histoire (Tell Him Something Pretty)

5. Ce que j’en ai pensé :

Voilà une série western qui ne s’adresse pas aux petits n’enfants ! On est loin, trèèès loin de « La petite maison dans la prairie » ou de « Docteur Queen » et autre « Bonanza ».

Ici, ça sent le sang, la sueur, le crachat, la pisse et la merde qui débordent du pot de chambre, le sperme après une nuit de fornication avec les prostituées.

Ici, ça empeste le whisky frelaté et ça pue les chaussettes trouées dans des bottes crottées de boue et jamais enlevée depuis dix ans, sans parler d’autres matières odorantes que je ne vous décrirai pas, mais en aucun cas, ça ne sentira la délicieuse odeur des herbes de Provence.

D’ailleurs, les cow-boy, pas lavés, reconnaissent le sens de leur caleçon long dans le fait que devant, il est jaune et derrière, brun.

Le Blondin de Sergio Leone est loin… Ici, c’est pas pour les fillettes et le premier qui a un cadavre encombrant le donnera aux cochons.

Laissez tomber vos souvenirs du far-west à papa ou à John Wayne, le gentil qui gagne toujours. Oubliez de suite les belles chevauchées à travers les grands espaces et mettez de côté les duels à la Lucky Luke.

Cette série a pour fonction de mettre en avant les pouilleux de colons que voulaient faire fortune ou rêvaient d’une vie meilleure…

Nous sommes face à leur ordinaire dans leur vie de misère. Cette vie qui les a jetés sur les routes et les a conduit au milieu d’étendues désertiques où tout était à construire, à imaginer, à faire sortir de terre.

Le pitch du départ ? Seth Bullock était un ex-shérif dans une ville du Montana. Lui et son acolyte, Sol Star, viennent de débarquer à Deadwood – pas pour la fièvre de l’or – mais pour y ouvrir une quincaillerie et profiter justement du boom économique de la région.

Dans les scénarios excellents, il y a d’une part les personnages ayant réellement existé, des faits basés sur des faits historiques connus, et d’autre part, il y une grosse part de fiction.

La dénommée « Trixie », prostituée de son état, aurait vraiment – ainsi qu’on le voit au début de la série – tiré une balle dans la tête d’un client qui la battait.

Niveau personnages célèbres ou ayant existé, Bill Hickok (Buffalo Bill) a bel et bien existé, tout comme Calamity Jane, Wyatt Earp ou le sheriff Seth Bullock, qui ouvrit effectivement une quincaillerie dans le Dakota du Sud en 1876.

Par contre, Bullock ne fut jamais ami du légendaire Bill qui mourut assassiné le lendemain de son arrivée à Deadwood en provenance d’Helena dans le Montana.

Mais il devint le premier représentant de la loi dans cette cité en construction.

Al Swearengen occupa bien la fonction de tenancier d’un bordel baptisé le « Gem Theater » pendant 22 ans. Homme d’affaires prospère à l’époque de la ruée vers l’or, bien qu’il ne se lança jamais dans l’activité minière.

En 1876, contrairement à la série, il ne possédait qu’un petit établissement et non un hôtel vaste et toujours bondé de monde. Ce sera plus tard.

Approximations réelles et voulues qui ne nuiront pas au déroulement du récit.

Par ailleurs, certains personnages sont purement inventés… Il faut bien en ajouter pour le plaisir du téléspectateur qui ne sait pas encore qu’il ne verra jamais la fin de cette série géniale.

Comme je vous le disais, il y a eu un arrêt brutal après la troisième saison, la quatrième et dernière saison prévue à l’origine ayant été annulée par la chaîne HBO, pour cause de budget, le nombre d’acteurs engagés étant trop important, donc trop coûteux.

Ils avaient bien parlé de deux films pour clore la série, mais on l’aura dans le baba ! Dommage de finir ainsi… Bande de salauds, va !

Malgré ce gros bémol, « Deadwood » est une sacrée putain de série que je classe dans les « plus mieux », surtout la première saison.

Le mythe de l’Ouest Américain est revisité Enfin, le mot « revisité » est peut-être inopportun puisque nous avons droit à une série qui est sans doute plus proche de ce que furent ces années que ne le seront jamais tous les westerns spaghettis familiaux.

Tous les codes du far-west sont là, mais sublimés. Non, à cette époque là, tout n’était pas tout rose et on est loin du rêve américain.

Deadwood, c’est le monde en devenir, c’est une société en quête de la célèbre « Frontière ».

Pour mémoire, la Frontière (the Frontier) ou Mythe de la Frontière est la ligne marquant la zone limite de l’implantation des populations d’origine européenne dans le contexte de la conquête de l’Ouest. Elle est l’un des mythes historiques des États-Unis. L’utilisation du mot « frontier » désignant « une région aux confins d’un territoire civilisé » est une acception nord-américaine. Elle désigne donc plus un front pionnier qu’une frontière telle qu’on l’entend

Dans « Danse avec les loups », Kevin – Lieutenant John Dunbar – Costner était le témoin impuissant de la disparition de la Frontière, mais dans Deadwood, les personnages en sont les artisans de sa disparition. On change de point de vue (images du monde).

Deadwood, ce n’est pas que le titre d’une série, c’est aussi LA plus célèbre des villes minières qui poussèrent à l’époque comme des champignons dans la région.

Celle-ci n’a pas deux mois d’existence que grouillent déjà en son sein plus de dix milles personnes aussi avides de faire fortune que prêtes à tout pour y arriver.

La justice et les lois du gouvernement de l’Union n’ont pas droit de cité et tout est encore permis dans cette ville, du moment que l’on sache manier son colt.

Non, ceci n’est pas une blague. La ville de Deadwood était bien ainsi à l’époque. Là, rien de fictionnel, juste la dure réalité des choses de l’époque.

Son créateur, David Milch (de la série, pas de la ville !) et les scénaristes se sont donc appuyés sur ces faits historiquement exacts pour développer cette sorte docu-fiction version série télé, puisque s’y croisent personnages historiques tels que Wild Bill Hickock ou Calamity Jane.

En vrac, on a aussi des pionniers, des aventuriers, des margoulins, des escrocs, des chercheurs d’or et même des idéalistes…

Toute cette populace a colonisé et peuplé le territoire, ils l’ont maté, un peu apprivoisé puis l’ont exploité pour faire fortune ou pour connaître la ruine.

Ici, la pratique du pot-de-vin n’inspire aucune mauvaise conscience et cette manie participait même à la bonne administration de la ville et à la bonne gestion des entreprises.

Seth Bullock était un ex-shérif dans une ville du Montana. Lui et son acolyte, Sol Star, viennent de débarquer à Deadwood – pas pour la fièvre de l’or – mais pour y ouvrir une quincaillerie et profiter justement du boom économique de la région.

On ne perd pas de temps à Deadwood : le premier épisode nous plonge dans le bain de boue des rues dégueu et on fait connaissance avec ce que je nommerai « les notables » qui sont déjà bien établit dans cette ville de perdition.

Retenez bien le nom d’Al Swearengen (joué par Ian McShane, illustre inconnu chez nous) car son talent crève l’écran à chaque plan de la caméra. Nous sommes face à un homme au passé trouble qui, avec son saloon, contrôle de fait une ville perdue.

Tout l’attrait de la série c’est que son producteur a voulu démontrer (et à réussi) que « Ordo ab chaos » : comment l’ordre ainsi qu’une civilisation ont réussi à pousser sur un champ qui avait tout du chaos.

Le chaos ne peut pas « rester, continuer, durer » comme on dit chez nous, à Bruxelles, à un moment donné, il finira par se faire niquer par l’ordre. Même les habitants de Deadwood le savent.

Deadwood, ce n’est pas que des colt, c’est aussi une étude de l’Amérique.

À comparaison égale, on pourrait dire que la série peut donner la main à la série « Rome » : nous nous retrouvons face à une plongée dans l’Histoire, à une tentative d’examen d’une époque révolue, même si pour les besoins du récit certains faits historiques furent gommés ou tronqués.

Niveau décors, costumes ou jeu des acteurs, tout y est précis et magnifique.

L’acteur Ian McShane qui incarne le salaud Al Swearengen, personnage détestable au possible, le genre de gars que l’on voudrait tuer sur place, est superbe.  Sans lui, Deadwood ne serait pas la même… Un peu comme « Game of thrones » doit beaucoup au détestable Joffrey Baratheon.

Timothy Olyphant qui joue le rôle de Seth Bullock est forme avec lui un tandem détonnant de par leurs caractères que tout opposent et pourtant…

La relation entre les deux hommes est importante dans la série car elle constitue le principal socle de la narration.

Bon, Deadwood est une série violente, comme je pense avoir réussi à vous faire comprendre…

Ses décors et ses costumes sont réalistes et le langage est ordurier ! Faites sortir les enfants de la pièce sinon, ils amélioreront leur langue de Lincoln en apprenant des mots très fleuris tels que « fuck » ou « cocksuckers ».

On peut dont aller « se faire mettre » de différente manière… amis de la poésie, bonjour !

Je ne suis pas spécialisée dans les gros mots de l’époque, mais certains commentateurs sur le Net ont signalés qu’ils n’étaient pas d’A.O.C mais plus contemporains qu’autre chose.

Un peu dommage de ne pas avoir conservé les mots insultant de l’époque et d’avoir mis dans la bouche de Mister Wu le très grossier « cocksucka », le faisant répéter comme un perroquet savant ce mot dont on pourrait croire qu’il est le seul qu’il ait appris depuis son arrivée sur le sol américain.

Sans doute pour ne pas faire rire les téléspectateurs qui se bidonneraient bien en entendant dans la langue de Molière des « Sacrebleu » et autre mots qui ne sont plus insultants de nos jours.

Je ne sais pas ce qu’en ont pensé les gens de la censure, mais ils ont dû en avaler de travers !

Ce qui me fait embrayer avec cette petite chose que j’ai appris dernièrement :  le cinéma américain de l’entre-deux-guerres avait dû se soumettre à une censure morale des plus strictes, obligeant de fait Hollywood à donner une image plus lisse de cette période, jusqu’à donc en oblitérer l’aspect outrancier et ultra ordurier du langage.

Mais ne boudons pas notre plaisir : le scénario est fin, très riche, les personnages bien travaillés et complexes.

 
Même la ville qu’ils construisent a une âme… Deadwood, qui n’est à l’origine qu’un camp, occupe une place centrale et passionnante dans les saisons deux et trois.

Lors du visionnage de la série, on sent déjà le germe du futur capitalisme américain.

Les scénaristes ne se sont d’ailleurs pas privés pour nous faire découvrir les liens entre le monde politique et les « gangs » ont pu se perpétuer et comment la violence a toujours joué un rôle.

Toute cette joyeuse colonie va devoir apprendre à se réguler elle-même, à trouver des modes de fonctionnement pour que certains s’enrichissent et s’emparent du pouvoir au détriment des autres.

Bref, une série réaliste qui nous entraînera, durant trois saisons, dans la transformation d’un monde anarchique en une société qui comprend le besoin de se policer.

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11 réflexions au sujet de « [Série] Deadwood – Saison 1 : Une série qui te dégommera plus vite que ton ombre »

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  2. J’avais adoré cette série. Grosse déception quand elle a été annulée. C’est toujours rageant de ne pas avoir de vraie « fin ». Dans la même veine, en ce moment on est dans « Hell on Wheels » qui en est à sa 4eme saison. Pourvu que ça dure !

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