[Durango] – Les Chiens meurent en hiver : Yves Swolfs (Tome 1)

Titre : Durango – Tome 1 – Les Chiens meurent en hiver       big_3-5

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs
Édition : des Archers (1981) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1990) / Les Humanoïdes Associés (2002) / Soleil (2007)

Résumé :
La fin du XIXe siècle américain est désormais indissociable de l’imagerie du western. La série Durango s’ancre dans cet Ouest sauvage peuplé de pistoleros et de citoyens tremblants, de cow-boys et d’Indiens, d’ordures impitoyables et de justiciers providentiels.

L’homme connu sous le nom de Durango fait partie de la dernière catégorie. Il arrive dans le Wyoming parce qu’une lettre de son frère lui a lancé un appel à l’aide.

Ils sont tous deux brouillés depuis de longues années, car Durango vit de son habileté aux six-coups alors que son frère désapprouve ce choix.

Mais quand sa région est mise à feu et à sang par une bande de mercenaires, Harry demande à Durango de combattre le feu par le feu.

Très vite, Durango est confronté à plusieurs bandits qui torturent un homme. Les armes parlent… mais ces hommes abattus ne vont-ils pas en faire venir d’autres, assoiffés de vengeance ?

Quand la poudre parle, la neige et la poussière se teintent de sang.

Petit plus : Les plaines sauvages du Wyoming, à la fin du dix-neuvième siècle. Redoutable expert de la gâchette, le cavalier solitaire Durango promène sa silhouette nonchalante de villes-champignons en postes frontières, à la poursuite de hors-la-loi.

Critique : 
Wyoming, février 1896, un homme solitaire chevauche, loin de chez lui. Dans ce paysage enneigé, il découvre quatre homme devant un autre, pendu par les pieds à un arbre.

L’un des truands fait monter une balle dans sa carabine et ce sera son dernier geste. « BLAM, BLAM » fait le révolver du cavalier solitaire, loin de son foyer, et les quatre bandits s’en vont comparaître devant l’Éternel ou plutôt, le Diable.

Nous venons de faire connaissance avec Durango… La vitesse et la précision de tir d’un Luky Luke, le visage impassible d’un Clint « Blondin » Eastwood et la violence d’un Charles Bronson dans sa version du « Justicier ».

Justement, la ville où habitait son frère a bien besoin d’un homme comme lui pour remettre un peu d’ordre.

Qué passa ? Un homme a la folie des grandeurs. Il veut mettre la main sur tout le comté afin de monter un empire du bétail et « civiliser » la région. Mais pour cela, il élimine tout ceux qui se mettent en travers de son chemin.

Drôle de logique, je ne vous le fait pas dire. D’ailleurs, son tueur attitré, Reno, ne se privera pas pour le lui faire comprendre qu’il ne vaut pas grand-chose à ses yeux.

— Après cela, l’ordre règnera et nous pourrons enfin monter cet empire du bétail, avec une gare, un abattoir… Nous serons riches, très riches. Je n’aurai aucune peine à me faire élire gouverneur, ou peut-être mieux. Nous aurons enfin un pays civilisé.
— Joyeuse perspective !
— Qu’est-ce que vous dites ?
— Une région dirigée par un éleveur qui fait descendre tous ses concurrents et qui exploite des filles de saloon… si c’est ça votre « pays civilisé », je suis à l’aise, il y aura toujours du travail pour moi.
— Je vous dispense ce juger, Reno !
— N’oubliez pas que je suis votre employeur… Vous n’êtes jamais qu’un tueur doué, une race en voie d’extinction, d’ailleurs. Il n’y aura plus de place pour des aventuriers comme vous dans le monde de demain.
— Ne vous donnez pas tant de mal,, sénateur, je sais ce que valent ceux qui m’emploient. De pâles individus qui me paient pour en éliminer d’autres encore plus encore plus pâles, car moins riches ! C’est mon gagne-pain, et tant qu’il y aura des gens comme vous, les tueurs doués mangeront à leur faim.

Si l’intrigue du scénario ne brille pas par son originalité, on ne peut rien reprocher au graphisme de Swolfs, le faisant plus approcher un Giraud ou un Hermann qu’un Morris.

Son trait est minutieux et détaillé, conférant à la série un grand réalisme, même si j’ai trouvé qu’un de ses personnages féminin ressemblait étrangement à celui d’une autre série « Le prince de la nuit » (Élise, qui ressemblait un peu à Vanessis Sparadra).

Scénario basique, certes, mais on se retrouve en terrain connu niveau « Western » (Swolfs s’inspire du film « Le Grand Silence ») et on prend plaisir à assister à ces bons vieux règlements de compte d’antan où on ne compte plus les cadavres éparpillés.

On remarquera aussi que c’est toujours la même chose qui se passe face à l’envahisseur. Il y en a qui prennent le maquis, d’autres qui se cachent, n’osant pas péter de travers, mais n’hésitant pas à faire la grande gueule une fois que tous les méchants sont ad patres ou à vous proposer de l’aide, alors qu’avant, il avaient la tête dans le trou…

Niveau méchants, ils sont tous pareil, une fois que le dominant (celui qui paie les salaires) est blessé, c’est la curée ! Je l’ai toujours dit, faut pas faire confiance à des truands.

Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Le Mois Américain » chez Titine et Le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

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5 réflexions au sujet de « [Durango] – Les Chiens meurent en hiver : Yves Swolfs (Tome 1) »

  1. Alors moi je suis mauvaise cliente sur ce coup là car je n’aime pas les westerns (trop de pan-pan, boum-boum), je n’aime pas les cow-boys (hormis Lucky Luke et sa solitude), donc peu de chance pour que je lise quoi que ce soit à ce sujet et j’ai en encore en mémoire une série impressionnante de westerns cinématographiques avec John Wayne ou Clint Eastwood, « Il était unefois dans l’Ouest, etc ». La seule chose qui me tente ce sont les grands espaces, la réflexion quand elle n’est pas cliché : les bons d’un côté, les mauvais de l’autre, on sait bien que nul n’a été parfait même si les indiens ont été spoliés ! Mais bon je lis toujours tes billets avec plaisir et ça me donne ma dose de nature writing au milieu de cette hémoglobine liée aux règlements de comptes qui n’en finissent jamais !!! 😆

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    • En tout cas, merci ! 😉 Sorry, mais ces jours prochains, ça va dégainer sec dans les western parce que je n’ai lu quasi que ça en bédé pour mon marathon bédé ! Bon, c’était au programme de lecture pour le mois américain, juste que j’ai tout lu en deux jours ou lieu d’un mois 😆

      J’aime la violence dans les western parce qu’au final, c’est bien plus réaliste qu’un Lucky Luke ou les Tiniques Bleues, bien que j’adore ces deux bédés aussi, avec un gros faible pour les Lucky ! Mais bon, de temps en temps, un peu de plongée dans le dur monde ne me fait pas de tort.

      Le western te montre l’humain tel qu’il sait être, tel qu’il peut être, tel que certains sont… cupides ! Les deux choses qui foutent le bordel sur terre, ce n’est jamais que la cupidité, l’avidité et la jalousie ! Oui, 3 pour le prix de 2 ! La plupart des guerres ont commencé ainsi, parce que A voulait ce que B avait, ou ne voulait pas que B soit mieux loti que lui.

      La cavalerie américaine a massacré les chevaux Apaloosas des indiens Nez-Percés parce qu’ils ne supportaient pas que les Indiens, une race inférieure (c’est eux qui le disaient, hein !!) aient de meilleurs chevaux qu’eux !! On ne doit leur survie qu’à un petit groupe de passionné ! :/

      Bref, tout ça pour dire que ce sont les westerns un peu plus réalistes qui montrent combien l’homme Blanc fut un salaud dans la conquête des territoires.

      Un dicton sicilien dit « si tu veux te venger, creuse deux tombes : une pour ton ennemi et une pour toi ». Oui, les règlements de compte, ça ne fini jamais !

      Et puis, dans les western, il y a souvent la catégorie de gens que je détestent mais qui font partie du quotidien : ceux qui sont fort devant un homme qu’ils viennent de désarmer et entouré de tout leurs gardes-chiourmes ! Des couards qui doivent écraser les autres pour se sentir fort 👿

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