Bilan Livresque : Novembre 2014

Quoi de neuf en Novembre ?? Un an de plus et quelques lectures de plus au compteur.

De ce côté là, c’est pas terrible… 6 livres (dont un est toujours en cours).

Je sais, j’ai déjà fait mieux, mais j’ai eu une grosse brique de 808 pages au menu.

Ma liseuse avait beau afficher moins de pages parce que je diminue la police d’écriture et les marges, ça ne me fait pas gagner du temps puisque tout le texte est là quand même.

Un superbe huis-clos qui donnera des frissons aux gens qui ont peur du noir et de l’inconnu : « Bird Box » de Josh Malerman (ICI) m’a vraiment collé des sueurs froides avec cet ennemi que l’on ne voit pas et le fait qu’il faille rester enfermer, fenêtres occultées et bandeau sur les yeux si on va dehors.

Un lecture qui m’a plu sur les 2/3 du récit, c’est le paradoxe que j’ai vécu avec « Le Fils » de Philipp Meyer (ICI). Autant le récit d’Eli McCullough est passionnant, autant j’ai été passionnée par celui Peter, son fils, écrasé par l’ombre du père, autant celui de Jeanne-Anne, arrière-petite fille d’Eli et petite-fille de Peter , est endormant. Des trois récit, c’est celui que j’ai le moins aimé, du moins, au début, vers les trois-quart, ça allait mieux.

Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Gros coup de coeur avec « Le Village » de Smith Dan (ICI). Accrochez-vous, vous allez vivre quelques heures angoissante de lecture qui vont vous transporter dans une époque fort sombre de par son contexte politique. Magnifique de par son histoire, ses personnages et la profondeur de tout le reste.

J’ai trainé avant de le lire, mais les menaces d’Yvan ont portées leurs fruits. Une fois de plus, il avait raison (c’est énervant, à la fin) car « Carter contre le Diable » de Glen David Gold (ICI) fut mon second coup de coeur de ce mois ! Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Pour certains, il fut un coup de cœur, pour moi, le sentiment est mitigé ave « Filles » de Frederick Busch (ICI). Ce roman avait tout pour me plaire de par sa psychologie des personnages poussée très loin, leurs blessures profondes, un couple déchiré, un environnement sombre, noir, de la neige pour donner un faux air de huis clos… C’est sur le style et la manière de construire le texte que j’ai bloqué.

Pour ma Lecture Commune chez Bianca, au menu, il y avait « Southampton Row » de Anne Perry (EN COURS – ICI) qui est très politique, comme roman, puisque nous sommes en plein avant les élections et toutes les magouilles qui vont avec. Mon seul soucis vient du fait que je n’aime pas quand mon Thomas Pitt est à la Special Branch… Moi, je ne l’aime qu’au commissariat de Bow Street.

Bilan Livresque Novembre : 6 livres (dont 5 numériques)

  1. Filles : Frederick Busch
  2. Carter contre le Diable : Glen David Gold [NUM] ♥
  3. Le Village : Smith Dan [NUM] ♥
  4. Le Fils : Philipp Meyer [NUM]
  5. Bird Box : Josh Malerman [NUM]
  6. Southampton Row : Anne Perry [NUM]

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Petit Papa Nowel en avance…

Si, l’année dernière, à la même date, c’était le même événement !!

Hé, l’avantage de naître vers la fin de l’année, c’est qu’elle est alors chargée en cadeaux en tout genre ! Imaginez, quand j’étais gosse, comment j’étais contente que mon anniversaire tombe une semaine avant la Saint-Nicolas (le 6 décembre, lui)… 😀 Le must ! À une semaine d’intervalle, je faisais le plein de jouets.

Bon, le grand Saint-Nicolas ne passe plus dans mes petits souliers, je suis trop grande, mais mon anniv, lui, il ne change pas !

sexy-anniversaire-bananeJ’ai déjà été gâtée la semaine dernière avec un resto en compagnie de mon mari, ma soeur, son copain. Ces petits cachottiers m’avaient payé une place pour aller voir le show de l’école d’équitation espagnole de Vienne. Ils ont bien magouillé dans mon dos et je les remercie car j’ai passé une superbe soirée avec le cadeau offert par ma frangine.

Bien entendu, ils sont venus avec moi voir le spectacle de ces magnifiques chevaux Lippizans.

Aujourd’hui, jour précis de ma naissance, j’ai reçu le cadeau de chouchous qui consistait en livres (comme par hasard) choisi sur une liste préalablement établie de 10 titres, dont deux étaient obligatoires. C’est moi qui ai fait le tas dans le magasin, laissant Chouchou faire ensuite son choix pendant que moi j’allais attendre à la sortie.

Le coquin m’en a pris 9 sur les 10 ! Une fois de plus, il me gâte…

  • Vagner Yana : Vongozero
  • Michael Mention : Jeudi Noir
  • Horowitz : Moriarty
  • Bauer : Cadavre 19
  • Gailey : Deep Winter
  • Guttridge : Promenade du crime – Trilogie de Brighton 1
  • Guttridge : Dernier roi de Brighton – Trilogie de Brighton 2
  • Westlake : Mémoire morte
  • Westlake : Envoyez les couleurs

C’est pas demain la veille que ma PAL va enfin diminuer… Et rebelote ce midi, de nouveau un resto rien que lui et moi… chabadabada ♫

Cadavre 19 - Bauer couv rivire Dernier roi de Brighton - Trilogie de Brighton 2 - Gutteridge Envoyez les couleurs - Westlake Jeudi Noir - Mention Mémoire morte - Westlake Promenade du crime - Trilogie de Brighton 1 - Guttridge Vongozero - Vagner Yana Moriarty - Horowitz

Filles : Frederick Busch

Titre : Filles                                                                                        big_3

Auteur : Frederick Busch
Édition : Gallimard (2010) / Folio Policiers (2013)

Résumé :
Dans l’interminable hiver nord-américain, Jack, flic déchu au rang de vigile pour campus chic, ne pense qu’aux filles : adolescentes heureuses disparues sans laisser de traces, dont les portraits le dévisagent et le cernent ; et puis ce bébé mort accidentellement, à peine une fillette, dont son couple ne finit plus de faire le deuil.

Rongé par la perte et de silence, Jack cherche à se racheter en retrouvant ses réflexes d’enquêteur : consoler des parents en découvrant la vérité sur leur fille. Mais l’enquête tourne à l’obsession. Et sa liaison impossible avec une jeune enseignante ravive en lui un désir qui va le sauver ou le détruire.

La peinture du microcosme provincial et universitaire dessine un portrait saisissant des hantises d’une Amérique à la fois bien-pensante et ravagée par le ressentiment social, la guerre des sexes et les pulsions obscures.

Sur un argument aux échos dérangeants, Frederick Busch réussit miraculeusement, par un mélange de pudeur et de franchise, un roman aussi digne que poignant.

Critique : 
Me voici devant une critique fort peu aisée à faire. J’ai aimé le roman, mais… Ben oui, il y a un « mais ».

Qu’est-ce qui m’a empêché de savourer le roman alors que les autres l’ont adorés ?

Serait-ce le manque d’action ? Non, pas vraiment. Le récit prend son temps, certes, ce qui nous laisse tout le loisir de faire plus ample connaissance avec Jack, un ancien flic devenu vigile dans une université fréquentée par des gosses de riches.

Les personnages seraient-ils mal travaillés, alors ? Non, pas du tout ! Que du contraire ! Notre Jack est un homme blessé par la mort de sa petite fille et lui et sa femme, Fanny, ont bien du mal à communiquer entre eux.

Leur souffrance est latente, comme prête à exploser. Ils s’aiment mais chacun vit sa vie de son côté, lui travaillant la journée, elle la nuit. Leur couple ne tient que pas habitude, la souffrance vécue étant leur ciment. Ciment qui a tendance à foutre le camp…

Durant toute la lecture, j’ai tenté de deviner ce qu’il s’était passé avec leur enfant, de comprendre pourquoi Fanny avait l’air de reporter toute la culpabilité sur son mari. Comme si c’était lui qui faisait tout à l’envers, comme s’il ne souffrait pas assez, comme si Fanny était la seule à avoir du chagrin…

Comme si le couple voulait oublier les causes de la mort de leur enfant : accident, fatalité, meurtre, omission… Chape de plomb coulée sur la chose.

En tout cas, de ce point de vue là, je ne peux pas reprocher à l’auteur de ne pas avoir su me faire ressentir toute la souffrance de ce couple et de ne pas m’avoir démontré que la perte d’un enfant, dans un couple, pouvait le dévaster profondément. Ici, c’est à petit feu que tout se désagrège.

Alors quoi ? Le fait que ce polar tienne plus du drame psychologique que d’une enquête dite « classique » ? Non, pas vraiment… Cela ne m’a pas trop dérangé que l’enquête sur la disparition de Janice Tanner passe un peu au second plan.

Jack n’est pas le meilleur enquêteur de cette petite ville de l’Amérique du Nord, il part parfois dans tous les sens, cassant la gueule à un petit dealer, omettant de fouiller aussi la chambre de la gamine, mais bon, ce n’est pas son job et il a accepté de s’occuper de l’affaire un peu à contrecœur.

Le temps démoralisant m’aurait-il tapé sur les nerfs ? Non plus, la neige, tombant quasi sans discontinuer, donne un faux air de huis clos à ce récit et le rend même oppressant à force d’étaler tant de blancheur sur tant de noir.

En fait, mon problème est venu du style d’écriture de l’auteur auquel je n’ai pas accroché. Jack, le narrateur, du fait de sa souffrance intérieure, a une manière de nous raconter les choses et c’est là que le bât à blessé entre lui et moi.

Bon, vers la moitié, ça allait mieux, m’étant habituée…

Voilà pourquoi je râle en écrivant ma chronique : ce roman avait tout pour me plaire de par sa psychologie des personnages poussée très loin, leurs blessures profondes, un couple déchiré, un environnement sombre, noir, de la neige pour rendre l’affaire plus complexe et ajouter une note dramatique à une partition qui l’était déjà.

Et moi, je bloque sur le style et la manière de construire le texte…

Y’a des jours comme ça où un grain de sable fait dérailler toute une belle machinerie bien huilée. Malgré tout, no regrets, quand on aime les récits psychologiques, avec un tel roman, on est bien servi.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Le « Challenge US » chez Noctembule, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (New York Times Notable Book en 1997) et Ma PAL « Canigou »… C’est du massif !

Carter contre le Diable : Glen David Gold

Titre : Carter contre le Diable                                                       big_5

Auteur : Glen David Gold
Édition : Super 8 éditions (2014)

Résumé :
Entre 1890 et 1930, le divertissement était l’apanage des hommes de scène, des gens du cirque et des prestidigitateurs qui ravissaient les foules, captivées par les prouesses d’agilité, d’imagination et de courage de ces amuseurs professionnels.

Glen David Gold nous entraîne sur les traces de Charles Carter, dit « Carter le Grand », l’un des illusionnistes les plus réputés de l’âge d’or de la prestidigitation. Si le héros du roman a bel et bien existé, le récit est une œuvre de fiction, qui joue avec l’histoire comme Carter avec ses artifices et nous grise de mystifications et de rebondissements.

Le rideau se lève à San Francisco, où Carter bénéficie de l’aimable concours du président des États-Unis, Warren Harding, pour un numéro exceptionnel qui terrorise le public. Comble de malchance, deux heures plus tard Harding trépasse mystérieusement dans sa chambre d’hôtel.

Plutôt que de risquer le lynchage, le magicien prend la fuite et laisse les agents perplexes: comment venir à bout d’une enquête quand on a face à soi un génie du trompe-l’œil.

Critique : 
♫ Maggi, Maggi ♪ et vos idées prennent du génie ♫  Nooooon, coupez, ce n’est pas le bon jingle !

Il n’est bien sûr pas question de bouillon Maggi dans ce roman, mais de magie… Et si le bouquin a tout du pavé, il n’a rien du bouillon de 10h car c’est du fin, du très fin et ça se mange sans faim.

Tout petit vous dévoriez les histoires de Mandrake le magicien, gardant la bouche ouverte devant les tours de magie ? Vous aimiez déjà Copperfield avant qu’il ne se tape l’égérie des crash-test Citroën ? Alors, ce livre est fait pour vous !

Vous n’avez rien à battre des tours de magie ? Pas grave, vous pouvez le lire parce qu’il n’est pas question QUE de magie dans ce livre, hormis la magie de l’écriture, celle qui vous ravit durant votre lecture.

Magie aussi de l’histoire qui réunit un peu tous les genres en un, sans pour autant devenir aussi insipide qu’un cube de Maggi que vous auriez mis tremper dans votre verre dans le but de le boire cul sec…

Un soupçon de roman policer, un zeste de roman historique, une goutte de grande fresque sociale, quelques morceaux d’amour pur (garantit sans ajout d’Harlequin), une belle dose d’aventure, un chouia de fantastique, le tout servi par une brochette de personnages expressifs.

Un tour dans les années 20, ces les années un peu folles où le music hall était en train de subir les assauts du cinéma muet… et cette sensation amusante de tout savoir sur ce qui nait devant vos yeux puisque vous en connaissez déjà la destinée.

Un peu comme si vous assistiez à la naissance de John Fitzgerald Kennedy et que le voisin disait « Il mourra vieux et il sera chômeur toute sa vie ». Ici, on parle d’autre chose, mais nous en connaissons tous la destinée.

Charles Carter, qui a réellement existé, m’a transporté, envoûté, emmené loin de mes murs dans une aventure qui, sans être trépidante, est tout à fait captivante.

J’ai aimé que l’auteur commence son récit avec la mort du président Harding avant de passer ensuite à la jeunesse de Charles Carter et aux débuts de l’agent Griffin, avant de revenir en 1923.

Carter le Grand est un personnage flamboyant, un homme que l’on aurait envie de rencontrer, de suivre… Et tous les autres qui gravitent autour – amis ou ennemis, policiers ou membres du services secrets – sont travaillés à tel point qu’on les croirait ancrés dans la réalité.

Dans ce roman, les tours de magie ne sont que peu expliqués, et c’est tant mieux, ils perdraient de leur magie. D’ailleurs, je regrette que Carter ait expliqué à son ami Borax (et pas Borat, je vous prie) comment il faisait disparaître l’éléphant.

Mesdames et messieurs, approchez et venez voir Carter Le Grand ! Entrez dans son spectacle, suivez ses aventures, ses débuts, sa rencontre avec le président des z’États-Unis et son combat contre le diable dans un show époustouflant.

Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Ça fait du bien ce genre de lecture…

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, le « Challenge US » chez Noctembule et « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur.

Le Village : Smith Dan

Titre : Le Village                                                                      big_5

Auteur : Smith Dan
Édition : Le Cherche midi (2014)

Résumé :
En 1930, dans le village ukrainien de Vyriv. Luka, vétéran de la guerre de Crimée et ses deux fils recueillent un homme inconscient qu’ils trouvent dans la steppe enneigée.

Dans son traîneau gisent deux corps d’enfants atrocement mutilés. La panique s’empare des villageois…

Lorsque Luka revient au village, les habitants s’affolent. Avec l’arrivée au pouvoir de Staline, la paranoïa règne.

Dans cette petite communauté jusqu’ici préservée, tout le monde craint l’arrivée de l’Armée rouge et des activistes. La venue de cet étranger n’annonce-t-elle pas un péril plus grave encore ?

Luka n’aurait-il pas fait entrer un monstre dans le village, un assassin d’enfants, l’incarnation du mal ?

Critique : 
Ce livre, à peine était-il paru que je l’ai voulu… Sans trop tarder, je l’ai lu et me voici sur le cul ! Mon plaisir de lecture est repu.

S’il y a une chose que j’apprécie, dans un roman, c’est que l’auteur me surprenne, qu’il emprunte des sentiers auxquels je ne pensais pas, auxquels je ne m’attendaient pas.

Pari réussi tant j’ai été surprise de la tournure que le récit prendra, partant dans une direction inattendue, m’entraînant dans l’immensité enneigée de la steppe et me tordant le cœur dans tous les sens.

L’avantage de n’avoir lu qu’un résumé succint m’a permis d’en savoir le moins possible sur le roman et j’ai gardé intacte ma virginité (littéraire, bien entendu).

Déjà, l’environnement me plaisait : Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Ici, on vit chichement avec les quelques maigres possessions que l’on possède. J’avoue avoir un faible pour les récits se passant en Russie où dans ses alentours.

Le côté politique très présent est un autre argument qui m’a plu… Nos villageois vivent dans la crainte que l’on vienne tout leur confisquer.

Avec ce postulat de départ, je m’attendais à un huis clos tournant autour du fait que Luka, personnage principal et auteur du récit, avait fait entrer dans le village un homme grièvement blessé qui cachait sur son traineau  les cadavres de deux enfants dont un était atrocement mutilé.

Huis clos il y aura, mais l’auteur, dans un récit flamboyant, nous entraînera ensuite bien plu loin, dans une aventure où les épais manteaux sont de mises, les gants et la chapka aussi.

Accrochez-vous, vous allez vivre quelques heures angoissante de lecture qui vont vous transporter dans une époque fort sombre de par son contexte politique.

Le suspense présent dans ce livre est à couper au couteau tellement il est épais, dense, prenant.

Ici, la nature est tout sauf clémente et elle a façonné les gens à son image. Ici, il n’y a pas de faible femme, elle ont toutes endurées plus qu’il n’en faut dans leur courte vie de misère : guerre, révolution, famine, perte des proches…

Le personnage de Luka est d’un réalisme à couper le souffle, oscillant entre une humanité rare, une perception de la vie très forte, mais n’hésitant pas aussi à basculer du côté obscur de la Force.

Luka, c’est un vétéran de la guerre, tuer, ce fut son métier, il s’il doit le refaire afin de préserver sa famille, il le refera sans aucun état d’âme.

Tous les autres qui gravitent autour de lui sont aussi empreints d’une réalité rarement atteinte dans un roman. Ils sont travaillés, profonds, sans jamais être tout bon ou tout méchant.

Même les hommes bien peuvent faire le mal et a contrario, même les hommes méchants peuvent faire le bien.

Ce que tu as commis un jour parce que tu étais soldat et que tu obéissais aux ordres, c’est ce que tu me reproches aujourd’hui de commettre, moi qui suis un soldat et qui obéit aux ordres… C’est sadique mais cela décrit bien ce qui se passe depuis toujours : on reproche aux autres de faire ce que, un jour, nous leur avons fait.

Le contexte social du livre en fait un roman noir et comme je vous le disais plus haut, l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme puisque l’on prend à des pauvres gens leurs maigres biens, leurs maigres provisions pour l’hiver, pour les donner – sois-disant – à la collectivité et à ceux qui n’ont rien… Imbécilité et mauvaise foi, quand vous nous tenez.

Le roman nous parlera aussi de la chasse aux koulaks, ces paysans supposés êtres riches parce qu’ils possédaient un lopin de terre, une vache et deux poules.

Si on feuillette un peu la pages de l’Histoire, on ne peut qu’être glacé d’effroi devant la « collectivisation » des terres mise en place par Staline, de 1929 à 1933. Là, nous sommes en plein dedans et on imagine les horreurs durant la lecture.

À un moment donné, j’ai tiqué parce que l’auteur prenait un raccourci qui ne collait pas avec son talent. Le diable se cache toujours dans les détails et Sherlock Holmes n’aurait pas mieux déduit que moi puisque j’avais compris. Là, l’auteur ne m’a pas surpris mais a confirmé son talent pour les fausses pistes, le coquin !

Oui, c’est un véritable coup de cœur, ce livre.

Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins qui n’ont pas de remords; un récit à la fois humain et barbare, la frontière étant ténue entre les deux, elle aussi; de la fraternité côtoyant de l’égoïsme pur et dur dicté par les aléas de la vie ou de la nature; des paysages enneigés à couper le souffle; un froid glacial, mordant, piquant; de la chaleur humaine, parfois distillé par des bourreaux.

Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé.

C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

Un grand moment de lecture et un déchirement de devoir quitter ces hommes et ces femmes, souvent rudes, mais possédant un cœur.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le « Challenge US » chez Noctembule.

Le Fils : Philipp Meyer

Titre : Le Fils                                                                                  big_3-5

Auteur : Philipp Meyer
Édition : Albin Michel (2014)

Résumé :
Roman familial, vaste fresque de l’Amérique des années 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux Prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages – trois générations d’une famille texane, les McCullough – dont les voix successives tissent et explorent avec brio la part d’ombre du rêve américain.

Eli, le patriarche que l’on appelle  » le Colonel  » est enlevé à l’âge de onze ans par les Comanches et passera avec eux trois années qui marqueront sa vie.

Revenu à la civilisation, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de devenir un grand propriétaire terrien et un entrepreneur avisé.

À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouve à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre du « Colonel ».

Mais comme ceux qui l’ont précédée, elle a dû sacrifier beaucoup de choses sur l’autel de la fortune. Et comme tous les empires, celui de la famille McCullough est plus fragile qu’on ne pourrait le penser.

Porté par un souffle romanesque peu commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire.

Critique : 
Roman à trois voix, trois générations aussi distincte l’une de l’autre malgré leur lien de parenté…

On pourrait résumer cela avec « Le fort, le veule et l’ambitieuse ».

Autant le récit d’Eli McCullough est passionnant, autant celui de Jeanne-Anne, son arrière-petite fille, est endormant. Des trois récit, c’est celui que j’ai le moins aimé, du moins, au début, vers les trois-quart, ça allait mieux.

Une fois devenue adulte, son ambition donnera du piment à son récit.

Quant à Peter, le fils d’Eli et grand-père de Jeanne-Anne, j’ai aimé son personnage de fils écrasé par l’ombre du père. Ce fils qui voudrait s’affirmer mais qui n’ose point. Cet homme empreint d’une grande humanité mais qui n’a pas su crier et s’imposer pour arrêter les autres lors d’un jour funeste.

On ressent bien la souffrance de Peter dans son récit qui, contrairement aux autres, semble tout droit sorti d’un agenda à cause de ses phrases parfois succincte genre « Ait sellé mon cheval ».

Si le récit du patriarche, le fondateur de la dynastie McCullough, est aussi prenant, c’est dû au fait qu’il s’est fait enlever à l’âge de 11 ans par les Comanches, juste après avoir assisté aux viols de sa mère et de sa sœur, avant leur mise à mort.

S’ensuivront 3 années de captivité où le petit Eli, à force de courage et de force, va se hisser petit à petit dans la tribu, devenant un indien à part entière.

Ce récit est une véritable fresque américaine qui va de 1850 à nos jours, retraçant en quelques 700 pages une partie de la colonisation des terres indiennes par les Blancs, la guerre de Sécession, la fin des guerres indiennes et des indiens, la Grande Guerre, la Seconde, sans oublier la fièvre de l’Or Noir.

La manière d’écrire les trois récits (avec une quatrième voix à la fin) est différente, donnant l’impression qu’il y a bien trois auteurs.

Les chapitres se terminent souvent en cliffhanger, frustrant le lecteur et lui donnant un suspense qui fera tourner les pages plus vite.

Hélas, comme je le disait, le récit de Jeanne-Anne m’a gâché une partie du roman car je n’ai pas su accrocher avec elle, prenant plus de plaisir avec les histoires d’Eli au siècle passé et avec celles de Peter, face à la Grande Guerre en Europe.

Malgré ce petit bémol, je ne regrette pas ma lecture, tant j’ai voyagé dans le temps et dans l’espace, découvrant les blessures secrètes des uns, la force de caractère des autres, serrant les dents devant certains passages et souffrant avec les personnages, que ce soit dû à une douleur physique ou morale.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le « Challenge US » chez Noctembule, « Polar Historique » de Sharon, « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Pierre qui roule [Dortmunder 1] : Donald Westlake

Titre : Pierre qui roule (The Hot Rock)Dortmunder 1      big_3-5

Auteur : Donald Westlake
Édition : Payot et Rivages (2007)

Parution Originale : 1970

Résumé :
À peine sorti de prison, Dortmunder retrouve son vieil ami Andy Kelp qui lui propose un coup fumant : subtiliser, au beau milieu d’une exposition, une émeraude de grand prix appartenant à un petit état africain. Facile !

Il suffit de réunir une bonne équipe et de concocter un plan à toute épreuve. Aussitôt dit, (presque) aussitôt fait.

Mais en dépit d’une implacable préparation, les choses ont comme une fâcheuse tendance à dévier de leur cours.

Il faut dire que l’un des complices de Dortmunder a la brillante idée d’avaler la pierre pour échapper à la police, alors forcément cela complique un peu la tâche.

Critique : 
Le climat automnal vous rend morose ? Les nouvelles à la télé et dans les journaux vous dépriment ?  Votre vie vient de s’écrouler parce que belle-maman a décidé de venir passer une semaine dans vos pieds ?

Un seul conseil : lisez un roman de Donald Westlake ! Son cambrioleur Dormunder devrait vous rendre guilleret.

Voilà un roman qui vous déride les zygomatiques, sans pour autant vous faire hurler de rire, mais qui possède dans son style d’écriture et dans ses personnages de quoi vous faire passer un bon moment de lecture détente.

Dormunder est un cambrioleur pour lequel on se prend d’amitié de suite. Par contre, pour ses plans, on a un peu des doutes quand même…

À peine sortit de taule que notre Dormunder se voit engagé par l’ambassadeur du Talabwo pour voler leur grosse émeraude sacrée qui a échu à leurs rivaux du pays voisin, l’Akinzi.

Ils montent le coup et ensuite, tout partira en couille… Pas possible de posséder une poisse pareille !

Les personnages sont tous une bande de tarés sympathiques et nous voici embarqué dans le cambriolage aux côtés du pessimiste aux plans audacieux qu’est Dortmunder; de l’optimiste Andy Kelp; de Chefwick, l’ouvreur de serrure passionné de petits trains; de Stan Murch, le chauffeur qui teste divers chemins pour aller encore plus vite et d’Allan Greenwood, le joli cœur bellâtre tombeur de ses demoiselles.

Si l’intrigue ne brille pas par sa créativité, on peut dire que le rythme et l’humour sont présent en quantité suffisante pour nous faire sourire de toutes nos dents.

Dormunder arrêta son geste, la cigarette à mi-chemin de sa bouche.
— Les pubs pour le cancer ?
— Ben ouais, à la télévision.
— J’ai pas regardé la télévision depuis quatre ans.
— T’as raté quelque chose.
— Apparemment. Des pubs pour le cancer ?
— Oui. Ça fait méchamment flipper, tu peux me croire. Attends d’en voir une.

— On bossait pour Iko, et il est Noir…
— Ça, personne ne le sait.
— Il suffit de le regarder !
— Je veux dire, personnes ne sait qu’il est derrière tout ça, dit Kelp en secouant la tête.

Ce qui fait le sel de ces histoires, c’est la poisse qui leur colle aux basques, leur côté pas sérieux et les bêtises des acolytes à Dormunder. Ce côté burlesque, c’est tout le contraire de l’autre personnage de Westlake, Parker. D’ailleurs, l’auteur fera un clin d’oeil à son Parker au travers d’une réplique de Greenwood.

Quant au voyage, il se fera en petit train, en bagnole, en hélico, vous passerez d’un musée à un commissariat de police, à un asile de fou pour terminer dans une banque et échouer dans un terminal d’aéroport. Oui, ça bouge dans tous les sens.

Westlake est assurément un auteur à découvrir de toute urgence !

Pour les anciens, rendez-vous au O.J. Bar & Grill (Amsterdam Avenue et 84ème, pour ceux qui se sont perdu dans le Bourbon ou la bière salée).

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre et Le « Challenge US » chez Noctembule.

1972 : « Les Quatre Malfrats », film américain réalisé par Peter Yates d’après le roman « Pierre qui roule » (The Hot Rock), avec Robert Redford, George Segal, Moses Gunn et Zero Mostel.

Bird Box : Josh Malerman

Bird Box - Malerman [NUM]Titre : Bird Box                                                                        big_4

Auteur : Josh Malerman
Édition : Calmann-Lévy (2014)

Résumé :
Malorie élève ses enfants de la seule façon possible: barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie.

S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions: rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme.

Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Petit Plus : Un tour de force psychologique oppressant au cœur de l’Amérique contemporaine, dans une atmosphère de fin des temps digne d’un livre de Barjavel, de La Route de Cormac McCarthy ou du Jour des Triffides de John Wyndham. Bird Box revisite le roman post-apocalyptique et hisse son jeune auteur Josh Malerman parmi les grands noms du genre.

POLAR - Bird BoxCritique : 
♫ Ouvrez, ouvrez, la cage aux oiseaux… Regardez-les s’entretuer, c’est beau ♪

Oui, j’ai transformé un peu les paroles mais j’ai ouvert la cage aux oiseaux. Pas au sens propre, mais au figuré, ayant ouvert le roman Bird Box.

Par contre, si Pierre Perret avait chanté sa chanson dans le livre, il n’aurai pas eu beaucoup de succès parce que JAMAIS Malorie et les autres n’auraient relâché les oiseaux de la cage puisqu’ils étaient là pour leur sécurité.

Voilà un livre qui m’a collé des frissons de trouille, des sueurs froides en jouant sur une peur ancestrale de l’homme : le noir ! Et pas le noir un petit peu éclairé, mais le vrai noir, celui que l’on obtient lorsqu’on doit se balader dehors les yeux bandés pour ne pas mourir et vivre reclus chez soi, sans lumière du jour.

Ajoutons à cela la peur de l’inconnu car l’ennemi est invisible. Il est là, on sait que si on le regarde dans le blanc de l’œil on va devenir fou et massacrer notre entourage, ou nous suicider nous même.

Vous vous voyez vivre calfeutré chez vous, les fenêtres obstruées par des matelas et des couvertures ? Vous vous imaginez en train d’arpenter votre quartier à la recherche de potentiels survivants ou de vivres, les yeux bandés, mettant 48h pour faire votre tour de pâté de maison, vous ? Moi, ça me file les chocottes.

Non content de nous plonger dans un suspense à couper au couteau avec ces gens qui doivent vivre reclus, l’auteur en ajoute une couche en alternant les chapitres, le sadique qu’il est !

Un chapitre du présent avec l’héroïne principale, Malorie et ses deux enfants baptisés « Garçon » et « Fille », qui cherche à s’enfuir de chez elle (nous sommes 4 ans après) et un chapitre du passé avec cette même Malorie, enceinte, et vivant dans cette maison avec d’autres occupants : 4 hommes, 3 femmes et 1 chien (beaucoup de possibilités, mais personne ne baise) avant d’accueillir deux chiens, une cage avec des oiseaux et un autre homme.

La question que je me suis posée durant toute ma lecture c’est « Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer dans cette maison transformée en boite de conserve pour que Malorie se retrouve seule avec ses enfants ? ». Et je vous jure que l’auteur a fait durer le plaisir, le bougre.

Niveau des personnages, ils étaient tous bien travaillés, sans en faire trop, avec leurs défauts, leurs forces, leurs faiblesses… Le huis-clos est oppressant, prenant, sans temps mort.

Non seulement l’auteur a l’art de maintenir son suspense sans le faire faiblir (viagra ?), de nous coller des angoisses durant la lecture, de nous faire poser un tas de questions, mais en plus, toute sa construction tient la route, tout en nous laissant dans un flou que nous devrons combler.

Bref, une lecture bourrée d’adrénaline, de suspense et de sueurs froides.

Faites gaffe quand vous sortez… mais ouvrez quand même les yeux pour lire le roman.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

CHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1) CHALLENGE - US

Bilan Livresque : Octobre 2014

Octobre… Les feuilles se ramassent à la pelle mais vu le beau temps qu’il a fait, je n’ai pas su lire autant que si j’avais hiberné dans mon canapé pour cause de temps de merde dehors… 8 livres seulement au compteur.

« La bouffe est chouette à Fatchakulla » de Ned Crabb (ICI) est le genre de roman à lire quand on a envie d’un peu de légèreté dans ce monde de brute. Imaginez un enfant qui se ballade la nuit, la peur au ventre, et qui tombe sur la tête d’Oren Purvis au milieu du chemin. Le reste du corps ? Lisez ce livre et vous saurez ce qu’il se passe à Fatchakulla !

Yvan me l’avait conseillé, il m’avait tenté, je l’avais donc acheté un dimanche pluvieux du mois d’août… Et j’ai eu raison de l’écouter parce que « Seuls les vautours » de Nicolas Zeimet (ICI) est un roman magnifique, un roman sur l’Amérique profonde, avec des personnages travaillés et une histoire qui n’a pas fini de tourner dans votre tête. Assurément un coup de cœur !

Son titre précédent m’avait enchanté (Au lieu-dit Noir Étang) mais j’ai eu un peu plus de mal avec « Mémoire assassine » de Thomas H. Cook (ICI). Du moins, au début, parce qu’ensuite, l’auteur nous entraine dans les tréfonds d’une âme et le final est magistral.

Pour une fois, je n’ai pas attendu un an avant de lire le dernier R.J. Ellory ! « Les Neuf Cercles » n’ont pas traîné longtemps dans ma liseuse (ICI). Deux romans de cet auteur en deux mois et deux lectures orgasmiques. Là, je fait une courbette parce que le niveau des personnages de ce livre est haut. Un autre coup de cœur.

Une lecture en demi-teinte pour « Djebel » de Gilles Vincent (ICI). Un début superbe, tout en finesse, tout en profondeur, une entrée dans la guerre d’Algérie et puis, contrebalançant cette maîtrise, des détails qui fâchent un peu, surtout au niveau des personnages. Malgré tout, une agréable lecture et une envie de vérifier que l’auteur s’est corrigé.

Aussitôt acheté, aussitôt lu ! On ne traîne pas quand on a sur sa table de chevet « Le baptême des ténèbres » dernier opus en date du talentueux Ghislain Gilberti (ICI). Si le premier tome m’avait emballé et transporté, celui-ci a fait de même, sauf que j’ai plongé dans ma lecture… Ceux qui l’ont lu comprendront. Bref, une putain de lecture qui ne m’a pas laissé beaucoup de répit. Un auteur à découvrir de toute urgence ! Coup de cœur et coup de pied au cul.

Pour ma LC chez Bianca de ce mois d’octobre, c’était « La conspiration de Whitechapel » de Anne Perry (ICI) qui était à lire. Thomas Pitt démis de ses fonctions, on a mal pour lui. Cette lecture m’a agréablement surprise parce que je pensais m’ennuyer ferme alors qu’il en fut tout autrement. Génial !

À cheval sur octobre/novembre, il y a aussi l’excellent « Pierre qui roule » de Donald Westlake qui met en scène le cambrioleur Dormunder, un type jamais à court de plan foireux ou rocambolesque. Du rire et des sourires au menu de ce roman qui m’a fait passer un tout bon moment de lecture.

Bilan Livresque Octobre : 8 livres et plein de bédés

  1. La bouffe est chouette à Fatchakulla : Ned Crabb
  2. Seuls les vautours : Nicolas Zeimet
  3. Mémoire assassine : Thomas H. Cook
  4. Les Neuf Cercles : R.J. Ellory
  5. Djebel : Gilles Vincent
  6. Le baptême des ténèbres : Ghislain Gilberti
  7. La conspiration de Whitechapel : Anne Perry
  8. Pierre qui roule : Donald Westlake