Le Crime de l’Orient-Express : Agatha Christie (Hercule Poirot 10)

Titre : Le Crime de l’Orient-Express

Auteur : Agatha Christie
Édition: Livre de Poche / Le Masque

Résumé :
Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres.

On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide.

Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train !

Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir.

Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Petit plus : Chef-d’œuvre incontesté de la littérature policière « Le Crime de l’Orient Express » présente une intrigue bouleversante, admirablement conçue et orchestrée.

Pas un détail n’est laissé au hasard. Du sur mesure pour les petites cellules grises du précieux détective Hercule Poirot qui vit ici l’une de ses plus célèbres enquêtes.

Critique :
Poursuivant ma petite collection des romans d’Agatha Christie, privilégiant ceux avec le petit détective belge, j’avais opté pour ce roman avec la couverture exotique.

Un bon point pour ces vieux romans de la collection du Club des Masques (Librairie des Champs Élysées) qui avaient un petit quelque chose de plus comparé à certaines couvertures contemporaines et bien tristounette.

Voici le petit détective belge, moustachu, qui s’apprête à passer plusieurs jours dans ce fameux train qu’est l’Orient Express pour rentrer sur Londres et dans lequel il pourra apprécier les plaisirs et le luxe des voyages ferroviaires, tout comme subir les inconvénients qui en découlent. Comme quoi, par exemple ?

Comme les neiges yougoslaves qui ont contraint l’Orient-Express à s’arrêter au milieu de nulle part et, cerise sur le gâteau, le lendemain matin, on découvre le cadavre d’un Américain lardé de douze coups de couteau.

Pas un de moins, pas un de plus. Quel carnage !

L’intrigue est tout simplement passionnante pour le détective belge et pour les lecteurs puisque l’assassin n’a pas pu intervenir de l’extérieur : voilà donc un véritable huis clos…

Poirot, grâce à des indices trouvés dans la couchette de la victime, découvre rapidement la véritable identité de Ratchett : ce n’est autre que…

Non, je ne vous dis rien. Si vous l’avez lu, vous le savez, et si vous ne l’avez pas encore lu, il serait temps d’y remédier au plus vite !

Encore un final qui l’a laissé sur le cul. Soupçonnant tout le monde et personne, je n’avais pas trouvé la solution.

Pourtant, une fois que l’on avait éliminé l’impossible, ce qui restait, aussi improbable que ce soit, était la vérité ! Je n’ai pas mis les préceptes du Maître de Baker Street en exergue. Poirot oui.

Ce ne pouvait être que ça l’explication à ce meurtre… bien joué, madame la Reine du Crime !

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A.B.C contre Poirot : Agatha Christie (Hercule Poirot 13)

Titre : A.B.C contre Poirot

Auteur : Agatha Christie
Édition : Livre de Poche

Résumé :
Bien sûr, la retraite a ses charmes… Cependant, Hercule Poirot ne peut s’empêcher, de temps à autre, de reprendre du service. Oh! pas pour n’importe quelle affaire, bien entendu.

Un détective aussi célèbre que lui ne se dérangerait pas pour un meurtre ordinaire. Non, Hercule Poirot ne s’intéresse qu’aux crimes les plus déroutants, les plus passionnants, les plus… Bref, à la crème des crimes. Et quelque chose lui dit que cette curieuse lettre signée A.B.C. va l’entraîner dans un mystère suffisamment épineux pour qu’il daigne faire fonctionner ses petites cellules grises.

Oui, de toute évidence, A.B.C. fait partie de la crème des assassins… De quoi réjouir la crème des détectives !

Critique :
Ce titre m’avait intrigué, lorsque j’étais tombé dessus, dans la bouquinerie que je fréquentais, étant jeune (m’étant exilé dans la capitale, les bouquineries que je fréquente sont plus nombreuses et plus fournies).

Ben oui, « ABC » contre Poirot, c’est un titre pour le moins intrigant et Internet n’existant pas en ce temps-là…

N’allez surtout pas croire que ce roman de la reine du Crime raconte une banale histoire de serial killer !!

Non, ne le croyiez surtout pas (d’ailleurs, laissez croire les curés et les bonnes sœurs, ils sont là pour ça et sont payés pour…).

Ce roman est bien plus qu’une simple histoire de serial killer.

Eh bien, en effet, notre cher Hercule se retrouve ici aux prises avec un tueur en série, mais celui-ci est tout sauf banal ! Non, mais, un tueur en série banal, ce serait une honte, non ?

D’abord, ce tueur en série annonce par courrier où et quand il va commettre ses meurtres (il prend rendez-vous, ne venez pas vous plaindre de ne pas avoir été prévenu).

Ensuite, les meurtres semblent obéir à une étrange logique dictée par l’alphabet mais aussi par l’annuaire des chemins de fer, ce fameux « ABC » au moyen duquel l’assassin signe ses crimes… Quand je vous disais qu’il n’était pas comme les autres !

Bizarre, bizarre… Vous avez dit « bizarre ? Comme c’est bizarre »…

Autant dire que les petites cellules grises de l’ami Poirot n’ont guère le temps de chômer…

Lui qui aime la crème du crime, ma foi, il a la meilleure des crèmes. Et pas celle qui est aussi liquide que l’eau et que l’on achète en petits pots…

Non, ici, nous sommes en présence de la véritable crème, celle bien épaisse et qu’on ne trouve plus qu’à la campagne, chez les agriculteurs. La meilleure des crèmes, celles qui vous font un café magnifique.

Et bien, ce céréale killer… oups, serial killer, c’est de la véritable crème, pur jus, en A.O.C !

Vous en redemanderez, des histoires pareilles.

A déguster sans modération, parce qu’un roman policier écrit avec savoir se déguste sans modération (mais avec sagesse).

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Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes : Anthony Horowitz

Titre : Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes             big_4

Auteur : Anthony Horowitz
Édition : Calmann-Lévy (2014)

Résumé :
Frederick Chase est détective à l’agence Pinkerton, à New York. Son histoire débute à Reichenbach, le lieu où Sherlock Holmes et son ennemi juré, le professeur Moriarty, auraient trouvé la mort…

C’est pour confronter le professeur au sujet d’une lettre qu’il aurait reçue d’un certain Devereux, chef de la pègre américaine, que Chase fait le voyage jusqu’en Europe. Trop tard.

Au lieu de pouvoir interroger Moriarty, Chase se retrouve face à un cadavre qui ne peut plus rien lui apprendre.

Pourtant, grâce à Jones, un inspecteur dépêché par Scotland Yard et formé aux méthodes de feu Sherlock Holmes, il découvre sur le corps de Moriarty une lettre codée qui les conduit de Reichenbach jusqu’à Londres…

Commence alors une traque sans relâche. Tandis que les lieutenants de l’insaisissable Devereux sont mystérieusement assassinés les uns après les autres, Chase et Jones remontent lentement la piste, évoluant en eaux troubles…

La vérité, elle, se fera-t-elle sur les circonstances de la disparition de Moriarty, et celle de son ennemi favori, Sherlock Holmes ?

Critique : 
— Demandez le Strand ! Demandez le Strand ! Sherlock Holmes mort dans les chutes de Rechenbach… Le Strand, lisez le Strand…

Difficile de vous parler de ce livre – qui se passe juste après la disparition de Holmes – sans dévoiler les bijoux de la couronne… Il me faudra donc être le contraire de bavarde tout en vous donnant tout de même l’envie de le découvrir.

Dans les récits canoniques (ceux écrits par Conan Doyle), on ne peut pas dire que le docteur Watson ait été tendre avec les compétences d’enquêteurs des inspecteurs de Scotland Yard…

Les mauvaises langues diraient même « Compétences ? Quelles compétences ? ».

Altheney Jones ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable dans l’affaire de Lauriston Garden (Le Signe des Quatre).

Holmes disait d’ailleurs « « Lorsque Lestrade, Gregson ou Athelney Jones donnent leur langue au chat – ce qui devient une habitude chez eux – c’est moi qu’ils viennent trouver ». C’est vous dire que je craignais de me retrouver face à un imbécile lorsque j’appris qu’il faisait partie des personnages principaux de ce roman.

Et bien, j’ai eu peur pour rien puisque je le retrouve avec plus de compétences et de jugeote que dans l’affaire Sholto ! L’esprit Saint aurait-il chu sur lui ?

Non, il a juste étudié les méthodes de Sherlock Holmes – récemment disparu dans les chutes du Reichenbach – et apparemment, ça fonctionne !

Et les bandits, dans tout cela ? Ben, ça s’exporte bien, un truand… et ce n’est pas un océan qui va l’en empêcher.

C’est ce qu’apprend l’inspecteur Altheney Jones de la bouche de Frederick Chase, détective chez Pinkerton : un truand américain, chef d’un réseau de criminels, voulait s’associer au professeur Moriarty, le Napoléon de Crime de Londres. D’ailleurs, le truand est déjà à Londres et devait avoir une entrevue avec Moriarty dans les prochains jours.

Petit problème, le Napoléon du Crime se trouve raide étendu sur une table, à Meiringen, en Suisse, la petite étiquette accrochée au poignet, suite à sa chute dans les chutes.

Ce n’est pas un exil à Saint-Hélène, qu’il nous fait, mais un chez Saint-Pierre. Dans ces circonstances, difficile pour le Napo d’avoir une entrevue avec son homologue yankee.

Les deux hommes, Jones et Chase, vont devoir mettre tout en œuvre afin de remonter la filière américaine.

Comme Conan Doyle aimait le faire, nous avons des références au Nouveau-Monde que tout oppose avec la vieille Angleterre.

Du rythme, du suspense, une enquête, des pistes à suivre, des cadavres qui se ramassent à la pelle, des vieilles connaissances, des déductions, le tout servi par une plume enthousiaste qui nous offre un récit qui se lit d’une traite.

Les deux personnages principaux sont agréables à suivre, entrainants et on a vite fait de les considérer comme deux vieux amis, surtout quand Altheney Jones met en pratique les méthodes du Maître.

Il y a une autre chose qui m’a emballée dans ce roman mais je ne puis vous en dire plus.

Sachez juste que ce livre a été une belle surprise et que je me suis bien éclatée lors de sa lecture.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Arieste, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur.