Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes : Anthony Horowitz

Titre : Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes             big_4

Auteur : Anthony Horowitz
Édition : Calmann-Lévy (2014)

Résumé :
Frederick Chase est détective à l’agence Pinkerton, à New York. Son histoire débute à Reichenbach, le lieu où Sherlock Holmes et son ennemi juré, le professeur Moriarty, auraient trouvé la mort…

C’est pour confronter le professeur au sujet d’une lettre qu’il aurait reçue d’un certain Devereux, chef de la pègre américaine, que Chase fait le voyage jusqu’en Europe. Trop tard.

Au lieu de pouvoir interroger Moriarty, Chase se retrouve face à un cadavre qui ne peut plus rien lui apprendre.

Pourtant, grâce à Jones, un inspecteur dépêché par Scotland Yard et formé aux méthodes de feu Sherlock Holmes, il découvre sur le corps de Moriarty une lettre codée qui les conduit de Reichenbach jusqu’à Londres…

Commence alors une traque sans relâche. Tandis que les lieutenants de l’insaisissable Devereux sont mystérieusement assassinés les uns après les autres, Chase et Jones remontent lentement la piste, évoluant en eaux troubles…

La vérité, elle, se fera-t-elle sur les circonstances de la disparition de Moriarty, et celle de son ennemi favori, Sherlock Holmes ?

Critique : 
— Demandez le Strand ! Demandez le Strand ! Sherlock Holmes mort dans les chutes de Rechenbach… Le Strand, lisez le Strand…

Difficile de vous parler de ce livre – qui se passe juste après la disparition de Holmes – sans dévoiler les bijoux de la couronne… Il me faudra donc être le contraire de bavarde tout en vous donnant tout de même l’envie de le découvrir.

Dans les récits canoniques (ceux écrits par Conan Doyle), on ne peut pas dire que le docteur Watson ait été tendre avec les compétences d’enquêteurs des inspecteurs de Scotland Yard…

Les mauvaises langues diraient même « Compétences ? Quelles compétences ? ».

Altheney Jones ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable dans l’affaire de Lauriston Garden (Le Signe des Quatre).

Holmes disait d’ailleurs « « Lorsque Lestrade, Gregson ou Athelney Jones donnent leur langue au chat – ce qui devient une habitude chez eux – c’est moi qu’ils viennent trouver ». C’est vous dire que je craignais de me retrouver face à un imbécile lorsque j’appris qu’il faisait partie des personnages principaux de ce roman.

Et bien, j’ai eu peur pour rien puisque je le retrouve avec plus de compétences et de jugeote que dans l’affaire Sholto ! L’esprit Saint aurait-il chu sur lui ?

Non, il a juste étudié les méthodes de Sherlock Holmes – récemment disparu dans les chutes du Reichenbach – et apparemment, ça fonctionne !

Et les bandits, dans tout cela ? Ben, ça s’exporte bien, un truand… et ce n’est pas un océan qui va l’en empêcher.

C’est ce qu’apprend l’inspecteur Altheney Jones de la bouche de Frederick Chase, détective chez Pinkerton : un truand américain, chef d’un réseau de criminels, voulait s’associer au professeur Moriarty, le Napoléon de Crime de Londres. D’ailleurs, le truand est déjà à Londres et devait avoir une entrevue avec Moriarty dans les prochains jours.

Petit problème, le Napoléon du Crime se trouve raide étendu sur une table, à Meiringen, en Suisse, la petite étiquette accrochée au poignet, suite à sa chute dans les chutes.

Ce n’est pas un exil à Saint-Hélène, qu’il nous fait, mais un chez Saint-Pierre. Dans ces circonstances, difficile pour le Napo d’avoir une entrevue avec son homologue yankee.

Les deux hommes, Jones et Chase, vont devoir mettre tout en œuvre afin de remonter la filière américaine.

Comme Conan Doyle aimait le faire, nous avons des références au Nouveau-Monde que tout oppose avec la vieille Angleterre.

Du rythme, du suspense, une enquête, des pistes à suivre, des cadavres qui se ramassent à la pelle, des vieilles connaissances, des déductions, le tout servi par une plume enthousiaste qui nous offre un récit qui se lit d’une traite.

Les deux personnages principaux sont agréables à suivre, entrainants et on a vite fait de les considérer comme deux vieux amis, surtout quand Altheney Jones met en pratique les méthodes du Maître.

Il y a une autre chose qui m’a emballée dans ce roman mais je ne puis vous en dire plus.

Sachez juste que ce livre a été une belle surprise et que je me suis bien éclatée lors de sa lecture.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Arieste, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur.

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7 réflexions au sujet de « Moriarty – Une aventure de Sherlock Holmes : Anthony Horowitz »

  1. Tu me fais toujours rire ! S’il te lisait, Moriarty !!! « le Napoléon du Crime se trouve raide étendu sur une table ».
    Je note car j’aime la plume de Horowitz. Tu savais qu’il avait écrit des épisodes BBC d’Hercule ?

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    • Non, mais je savais qu’il avait fait des Barnaby, si je ne me trompe pas…

      Je sors de suite parce que oui, si le professeur m’entendais, il sortirait de sa tombe pour me torturer à coup de calculs mathématique de l’abscisse et l’ordonnée 😆 Noooon, pitié, pas d’équations à deux inconnus !!

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  2. Rooh mais c’est vilain de tenter les gens comme cela ! Je le veux immadiatement et sans délais, maintenant. (tu crois que je peux négocier avec la Père Nowel pour qu’il passe un peu plus tôt que prévu ?)

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    • J’aime tenter les gens en période de fêtes, moi !! Mais oui, tu peux négocier avec le petit papa Nowel afin qu’il passe plus tôt dans tes petits souliers… mais gaffe, il pourrait te demander des choses pas nettes… ça pourrait même donner ça :

      C’est un gars qui a tout perdu. Du coup il veut mettre fin a sa vie. Pour ce faire, il enjambe la balustrade d’un pont. Au moment ou il va s’élancer, un homme le retient.

      – Monsieur , monsieur, ne faites pas ça !
      – J’en ai marre, j’ai tout perdu, ma femme s’est barrée… j’en ai marre de vivre.
      – C’est pas grave, je suis le Père Noël, je vais vous en donner 4 des femmes.

      Le mec réfléchit :
      – Oui mais j’ai plus d’appart, ou je vais les mettre mes 4 femmes ?
      – Je suis le PERE NOEL, je vais vous donner 4 apparts dans le 16ème.

      Le mec réfléchit encore …
      – J’ai plus un sous comment je vais les entretenir ?
      – Je vous l’ai dit, je suis papa Noël, je vous donnerais 4 millions de francs.
      – Bon d’accord je ne saute pas !!!
      – Je vous donnerais tout ça, mais avant faut me faire une petite pipe !

      – Mince, c’est que j’ai jamais fais ça moi !!! Enfin merde, 4 femmes… 4 apparts ….4 millions … Tant pis je me lance !

      Et le gars fait une pipe au père Noël. Quand il a fini, le papa Noël lui demande :

      – Monsieur, vous avez quel âge ?
      – 40 ans , pourquoi ?
      – Et a 40 ans vous croyez encore au père Noël ? 😆

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    • Non, c’est pas bon pour la PAL, je sais… mais il est sorti au bon moment pour moi 😉

      Il est différent du premier, mais j’ai aimé, bien que j’aurais pas dû… je suis maso, moi, parfois 😛

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