La mystérieuse affaire de Styles : Agatha Christie (Hercule Poirot 1)

Titre : La mystérieuse affaire de Styles

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque (1993)

Résumé :
Curieuse, l’obstination que le détective Hercule Poirot met à empêcher l’arrestation immédiate d’Alfred Inglethorp pour le meurtre de sa femme, la riche châtelaine de Styles Court.

Aussi bizarre, d’ailleurs, que l’entêtement d’Inglethorp à ne pas lever le petit doigt pour réfuter les charges qui s’accumulent contre lui. C’est vrai qu’Inglethorp n’est pas le seul à bénéficier de cette mort ni le seul qui ait eu l’occasion de se procurer la strychnine qui l’a provoquée. Il y a aussi les beaux-fils de la victime, John Cavendish et son frère Laurence ; il y a Mary, l’épouse de John, et Cynthia, la protégée de la défunte.

Et c’est vrai aussi qu’on n’a trouvé aucun indice permettant de passer la corde au cou du coupable, ce qui ne veut pas dire que ces indices n’existent pas.

D’un feu allumé en plein été, d’une empreinte dans une plate-bande et d’une tache de café, Hercule Poirot va tirer ce qui manque à la police officielle : les aveux du meurtrier et la solu-tion de cette mystérieuse affaire de Styles qui est la toute première œuvre d’Agatha Christie (publiée en 1920) et l’une des plus astucieuses énigmes de ce maître du genre.

Critique :
La première enquête de Poirot et encore une personne acariâtre qui va clamser.

En plus, elle a fait une mésalliance en épousant un homme plus jeune qu’elle, ce qui, à l’époque, était assez mal vu (une Cougar avant l’heure ??).

Surtout que c’est madame qui a le pognon… et elle est tout aussi casse-pied, la vioque !

Avantages ? La reine du crime zigouille les gens qui le méritent…

Je vous parlais, dans une autre critique (« Le Noël d’HP » – non, pas Harry Potter ! Hercule Poirot ! Ah, c’est malin, ça) du coupable qui a l’air tellement coupable qu’on l’élimine direct de la liste… trop suspect pour l’être vraiment. C’est la règle numéro 1.

Ce qui veut dire que les coupables sont souvent les gens que l’on soupçonne le moins ou qu’on élimine directement (le narrateur, le policier, tout le monde coupable, Poirot, le mec à l’hosto, le mort,…). Ceci étant la règle numéro 2.

Dans La mystérieuse affaire de Styles, la deuxième règle est bien respectée, mais pas la première.

Notre auteur connaissait les règles du roman policier sur le bout de ses dix doigts, au point d’éprouver, parfois, l’envie folle de ne pas les respecter.

Agatha Christie n’était pas une imbécile, elle savait que les suspects trop évidents ne font pas des coupables plausibles et seraient éliminés directement par le lecteur.

Et elle savait que nous savions qu’elle savait que nous savions…

Alors, comment biaiser le pauvre lecteur que nous sommes ? En prenant la règle à l’envers, pardi !

Et de nous baiser royalement en faisant en sorte que le plus coupable, celui que nous éliminerons d’office, soit le véritable coupable. Pan dans tes dents, misérable lecteur qui pensait tout savoir.

Et je suis tombée dans le panneau, éliminant un suspect, parce que trop suspect…

Mais, qui dit qu’il n’est pas coupable, tout compte fait, ce suspect trop suspect ?

Puisque l’auteur sait que nous éliminerons le plus coupable, avant de penser que « puisqu’elle sait que nous le savons ça veut dire que le plus coupable que nous éliminerons sera le vrai coupable ! ».

Oui, mais… sachant cela, la reine pourrait nous baiser une fois de plus avec le suspect tellement suspect qu’après l’avoir éliminé, réintégré, re-éliminé, il serait bien le coupable, ou l’innocent.

Dément, non, les règles du roman policier ? Agatha savait nous mener en bateau et faire comme avec le fameux Great Scotch… No rules… (pas de règles).

N’est-ce pas moi qui vous mène en bateau dans ma critique de dingue ?? *rires*

Non, oui, non, oui ?

Le roman d’Agatha m’a bien fait tourner en bourrique. Réussi !!

Agatha nous remanie sa Règle : X est innocent, parce qu’elle met énormément d’énergie à le discréditer, alors que, si on prend la seconde règle, X ne pouvait pas être innocent.

Crois-moi, lecteur, lis le livre, fous les règles à la porte et arrache-toi les cheveux, comme moi, il y a des années !!

Bon, une aspirine, vite ! Critique de malade.

transfert OK

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