Poirot quitte la scène : Agatha Christie (Hercule Poirot 41)

Titre : Poirot quitte la scène

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque / Livre de Poche

Résumé :
Ramolli, Hercule Poirot ? Allons donc ! Il a beau être cloué par l’arthrite dans une chaise roulante, son brillantissime cerveau n’en reste pas moins en pleine forme.

D’ailleurs, n’est-ce pas dans un fauteuil qu’il a l’habitude de mener l’enquête ? Et puis, les lieux lui sont familiers. le manoir de Styles…

Poirot s’est illustré ici même, naguère.

Il pourrait presque s’y trouver en pèlerinage. Mais non. Il est venu affronter un meurtrier particulièrement coriace.

Lié à cinq affaires criminelles, déjà – bigre, joli tableau de chasse ! – et déterminé à récidiver.

C’est compter sans les increvables petites cellules grises. Et la volonté de Poirot de quitter la scène sur un coup de maître…

Critique :
Agatha Christie a écrit cette histoire avant sa mort dans le but qu’elle soit publié après son décès pour que personne ne s’approprie son petit détective belge.

En mourant, le héros de toute sa vie meurt avec elle. Et lui, il n’est pas tombé dans des chutes, donc, impossible de le ressusciter.

Rien que pour cela, j’avais la gorge nouée. J’ai beau préférer Holmes, savoir que le petit détective Belge en est à sa fin dans ce roman, cela me fend le cœur.

Et ce n’est pas de l’ironie !

Poirot était arrivé de Belgique après la Première Guerre Mondiale et sa première enquête concernait la maison des Styles (« La mystérieuse affaire des styles ») où il avait retrouvé le capitaine Hastings et, tous deux avaient enquêté, pour notre plus grand plaisir, sur leur premier meurtre.

La boucle se devait d’être bouclée ! Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Poirot se retire dans cette même maison et y invite Hastings à le rejoindre.

Ce fut dur de découvrir le petit détective affaibli, dans un fauteuil roulant. Sa fin est proche mais il a encore toute sa tête et ses petites cellules grises ! Ouf !

Il annonce même au capitaine Hastings qu’un meurtre va être commis et que c’est à lui d’être les yeux et les oreilles de Poirot. Pas évident pour le capitaine qui a toujours un défaut : son impulsion, il ne voit que ce qu’il voit sans réfléchir.

Dans cette pension au moment des faits, se trouvent Judith, la fille du Capitaine, le docteur Franklin et sa femme ainsi que son infirmière, Allerton un séducteur, Norton, Sir Boyd Carrington, le colonel Luttrel et sa femme.

Les événements commencent et deux suicides vont avoir lieu…

Hastings est perdu, il ne sait plus quoi penser et cherche des solutions auprès de Poirot qui, malheureusement vint à mourir.

Là, sur ce baisser de rideau, j’ai eu les larmes aux yeux et je me fiche pas mal de savoir que ce n’est qu’un personnage de littérature, qu’il n’est pas vraiment mort, puisque c’est un héros de papier. M’en fou, Poirot est mort et j’en veux à Agatha.

Par contre, je ne lui en voudrai pas pour son coup de génie, son coup de maître, ses romans policiers et le fait qu’elle m’ait torturé les méninges lorsque j’essayais de découvrir l’identité de l’assassin.

Je ne vous mentirai pas, je n’y suis jamais arrivée !

Dans celui-ci aussi, j’ai crié « waw », parce que le dénouement est totalement inattendu.

Une fois encore, amis lecteurs, vous ne verrez pas l’évidence ! Parce que voyez-vous, chers lecteurs, nous sommes en présence du crime parfait !

Holmes l’aurait sans aucun doute résolu, mais je ne suis pas Holmes et j’ai ouvert grand mes yeux au final. Comme je le disais, avec la mère Agatha, c’est comme dans la pub pour le « Great Scotch » : NO RULES !

Pour moi, il fait partie des meilleurs romans d’Agatha Christie.

A lire !!

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