Concours de nouvelles Trophée des 2M – Nouvelle N°1

Allez, lisez la nouvelle (lien dans l’article, cliquez sur le titre de la nouvelle) et tentez de trouver quel auteur l’a écrite… Sinon, enjoy…

EmOtionS - Blog littéraire

Voici la première nouvelle du concours TROPHÉE DES 2M SUR LE WEB          

(Benoit Minville/ Eric Maravélias : les 2M)

Nouvelle N°1 

La nouvelle est disponible en lecture et en téléchargement ici :

Le petit chaperon rouge

Rappel des règles :

Une nouvelle par auteur et 10 pages maxi. Sujet : Open bar

Un jury de lecteurs et un Quizz : trouver qui aura écrit quoi

Les auteurs :

Ian Manook : Yeruldelgger

John N. Turner : Amérithrax

Christophe Gavat : Flic un jour flic toujours

Elsa Marpeau : L’expatriée

Gaëlle Perrin Guillet : Haut-le-chœur

Jacques-Olivier Bosco : Quand les anges tombent

Guillaume Cherel : Prends ça dans ta gueule !

Benoit Minville : Les Géants

Nicolas Lebel : Le jour des morts

Yal Ayerdhal : Bastards

Sébastien Raizer : Nirvana

Stanislas Petrosky : Projet ayiti 15-812

Nicolas Mathieu : Aux animaux la guerre

Franck Bouysses…

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Concours de nouvelles Trophée des 2M – Nouvelle N°2

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Voici la seconde nouvelle du concours TROPHÉE DES 2M SUR LE WEB          

(Benoit Minville/ Eric Maravélias : les 2M)

Nouvelle N°2 

La nouvelle est disponible en lecture et en téléchargement ici :

Il sonnellino

Le rappel des règles du jeu c’est ici

Bonne lecture !

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Concours de nouvelles Trophée des 2M – Nouvelle N°3

Allez, lisez la nouvelle (lien dans l’article) et tentez de trouver quel auteur l’a écrite…

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Voici la troisième nouvelle du concours TROPHÉE DES 2M SUR LE WEB          

(Benoit Minville/ Eric Maravélias : les 2M)

Nouvelle N°3 

La nouvelle est disponible en lecture et en téléchargement ici :

Ali au pays des cartes vermeil

Le rappel des règles du jeu c’est ici

Bonne lecture !

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Concours de nouvelles Trophée des 2M – Nouvelle N°4

Allez, lisez la nouvelle (lien dans l’article) et tentez de trouver quel auteur l’a écrite…

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Voici la quatrième nouvelle du concours TROPHÉE DES 2M SUR LE WEB         (Benoit Minville/ Eric Maravélias : les 2M)

Nouvelle N°4

La nouvelle est disponible en lecture et en téléchargement ici :

Marylebone Lane

Le rappel des règles du jeu c’est ici

Bonne lecture !

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Concours de nouvelles Trophée des 2M – Nouvelle N°5

Allez, un petit coup de pub pour le concours 2M !

EmOtionS - Blog littéraire

Voici la cinquième nouvelle du concours TROPHÉE DES 2M SUR LE WEB        (Benoit Minville/ Eric Maravélias : les 2M)

Nouvelle N°5

La nouvelle est disponible en lecture et en téléchargement ici :

Abdel et Kevin – Un conte de Noël

Le rappel des règles du jeu c’est ici

Dois-je vous rappeler le plateau de rêve que l’on retrouve dans cette aventure littéraire et amicale ? Un tel parterre d’auteurs de qualité, vous n’en trouverez nulle part ailleurs !

•Ian Manook : Yeruldellger
•John N. Turner : Amérithrax
•Christophe Gavat : Flic un jour flic toujours
•Elsa Marpeau : L’expatriée
•Gaëlle Perrin Guillet : Haut-le-chœur
•Jacques-OlivierBosco : Quand les anges tombent
•Guillaume Cherel : Prends ça dans ta gueule !
•Benoit Minville : Les Géants
•Nicolas Lebel : Le jour des morts
•Yal Ayerdhal : Bastards
•Sébastien Raizer :Nirvana
•Stanislas Petrosky : Projet ayiti 15-812
•Nicolas Mathieu :…

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Le crime du golf : Agatha Christie (Hercule Poirot 2)

Titre : Le crime du golf

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque

Résumé :
Appelés au secours par un certain M. Renauld, Hercule Poirot et son comparse Hastings débarquent à Calais, d’où une voiture doit les emmener vers la station balnéaire où vit ce client fortuné.

Mais ils découvrent en arrivant que ce dernier a été retrouvé poignardé, au fond d’une tombe ouverte, creusée dans un terrain de golf.

Le détective devra chercher dans le passé de la victime en Amérique du Sud – et dans les mystérieuses visites de femmes qu’il recevait nuitamment – le secret de sa fin tragique.

Un des tout premiers Hercule Poirot, dans la manière la plus classique d’Agatha Christie.

Critique :
Hercule Poirot reçoit une lettre d’un certain monsieur Renault qui lui demande de l’aide car il est inquiet pour sa vie.

Accompagné de son jeune ami le Capitaine Hastings, il va donc en France pour rencontrer cet homme.

Pas de chance, ce dernier a été assassiné juste avant leur arrivée.

Retrouvé poignardé dans une tombe creusée sur le chantier d’un golf et sa femme ligotée dans sa chambre : c’est le début d’une affaire mystérieuse…

D’autant plus que le comportement de monsieur Renault avait changé depuis quelques temps… Des visites de femmes, des sommes d’argent versées à l’une d’entre elles, des chiliens à fausses barbes, un fils envoyé à l’étranger sans explications, des amours contrariées, des passés brumeux…

Tous les ingrédients sont réunis pour soupçonner tout le monde !

Et vous connaissez la théorie qui veut que le plus suspect soit innocent… Tout en sachant que Agatha peut dire «merde» aux règles et transformer le plus suspect en coupable, juste quand vous pensez qu’il est innocent.

De même, le plus innocent est soit vraiment innocent, soit coupable.

Brillante théorie qui vous fera passer des nuits blanches lorsque vous lirez des romans d’Agatha Christie. Maudissez-moi, je vous y autorise.

Mais revenons à la critique proprement dite, maintenant que je vous ai rappelé la théorie…

L’action se passe donc en France (petit rappel pour ceux qui n’écoutaient pas dans le fond de la classe) et c’est dans ce roman qu’Hastings tombe éperdument amoureux d’une jeune femme audacieuse, artiste de son état.

Comme chez Conan Doyle, le faire-valoir du détective va le quitter pour se marier, ce que fit le docteur Watson dans «Le signe des quatre».

Ce roman développe aussi un thème qui est celui du double et de la répétition.

Un crime similaire a déjà été commis dans le passé – et des imprévus ont à chaque fois, modifiés le plan des meurtriers. La première chose qui foire dans un plan de bataille étant le plan de bataille lui-même, c’est bien connu.

Jack Renauld, le fils de la victime, est amoureux de deux femmes : Marthe, sa voisine et Bella (pas celle de Twilight, rassurez-vous !), une artiste. Bigre !

Son père, qui n’était pas en reste avec sa virilité, semblait mener une double vie, partagée entre sa femme et sa maîtresse, la propre mère de Marthe.

Hum, un peu cochon, ce quatuor amoureux qui fait que le père à pour maîtresse la mère de la maîtresse de son fils… Vous suivez toujours ?

Nous pourrions presque nous croire dans un vaudeville (imaginez que le père soit aussi le géniteur de la maîtresse de son fils légitime, beurk !) si ce n’était que les quiproquos tragiques se multiplient.

La peur suinte des pages.

Peur chez Bella qui craint que l’homme qu’elle aime ne soit un meurtrier. Peur viscérale pour madame Renauld qui, maintenant que son mari, le seul homme qu’elle a jamais aimé, est mort, est prête à prendre tous les risques pour son fils.

Heureusement pour notre humeur que ce roman comporte assez bien d’humour.

L’histoire est narrée par le capitaine Hastings et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est incapable d’interpréter les indices ou les faits qui se déroulent sous ses yeux, comme son pendant littéraire, le docteur Watson.

Une chose en passant : Hastings ne devrait jamais sous-estimer Hercule Poirot ! S’il avait fait fonctionner son cerveau et ses petites cellules grises…

De plus, notre capitaine multiplie les maladresses. Sacré Hastings, éternel amoureux, un peu innocent, et dont le cœur s’enflamme dès qu’il voit une jolie femme ! Vite, un extincteur !

Il lui faut même l’aide d’Hercule Poirot pour lire la lettre d’amour qui lui a été envoyée. Sa naïveté le rend infiniment touchant.

On s’identifie plus à des personnages tels que Hastings (ou Watson) parce qu’ils sont un peu comme nous, c’est à dire d’une intelligence normale comparée à celles des détectives qu’ils accompagnent : Holmes ou Poirot.

Sans oublier que leurs caractères sont plus communs, tandis que Holmes et Poirot sont hors concours.

Dans «Le crime du golf» nous avons aussi la chance de voir s’affronter deux détective : face à Poirot, il y a Giraud, l’enquêteur français. Les deux hommes n’utilisent pas les deux mêmes méthodes d’investigations.

Face à Poirot et ses « petites cellules grises », Giraud, lui, ne jure que par les indices et les preuves scientifiques au point de ramper par terre pour les trouver (ce qui amuse beaucoup Poirot et me fait penser une fois de plus à Sherlock Holmes).

L’enquêteur français est bien décidé à lui démontrer la supériorité de ses méthodes et à remporter le pari qui l’oppose à notre illustre détective belge. Un combat franco-belge… écrit par une anglaise !

Ce roman, je l’adore pour toutes ces raisons que je viens de vous expliquer. Une fois de plus, je n’avais pas trouvé le coupable…

Roman palpitant parce que entre élucider un meurtre, en empêcher un autre, réunir les gens qui s’aiment, prouver l’efficacité de ses petites cellules grises face à un collègue qui se comporte comme un chien de chasse, on ne peut pas dire que le séjour en France d’Hercule Poirot ne fut pas de tout repos.

transfert OK

Vongozero : Yana Vagner

Titre : Vongozero                                                                         big_4

Auteur : Yana Vagner
Édition : Mirobole (2014)

Résumé :
La survie d’une femme, entre récit post-apocalyptique et thriller psychologique.

Anna vit avec son mari Sergueï et leur fils Micha dans une belle maison isolée près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population.

Dans Moscou en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler sur les alentours.

Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero. Bientôt vont s’agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d’amis, l’ex-femme de Sergueï, un médecin…

Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d’angoisse, l’approvisionnement en carburant une préoccupation constante.

Tensions nées d’une situation extrême, perte de repères, jalousie, promiscuité, peur…

Plongée dans un exode moderne au cœur d’une Russie dévastée, Anna décrit avec une grande justesse les rapports entre ces onze personnes réunies par la nécessité.

Outre le suspense constamment présent dans le livre, Vongozero est un roman d’une rare densité psychologique porté par une écriture d’une finesse remarquable.

Critique : 
C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes et ce sont les bons auteurs qui arrivent à transcender un scénario tellement éculé qu’on aurait peur de le lire…

Un virus mortel, les autorités qui minimisent l’affaire, tout qui s’emballe, les gens qui meurent, les survivants qui décident de quitter leurs maisons afin d’aller ailleurs… rien à dire, le postulat de départ puait le réchauffé dès le départ.

Oui mais Yana Vagner, tel son homonyme compositeur, va nous réécrire la partition et nous en jouer une neuve tout en utilisant des vieilles notes.

Du virus qui décime la Russie et le reste du monde, vous ne saurez rien. À vous de l’imaginer… Il est là, mais on ne saura pas grand-chose sur lui, hormis qu’il est mortel et que les grandes villes sont les plus touchées.

Si on avait posé un diagnostic correct dès le début, on aurait pu isoler les patients de façon vraiment efficace ; le problème, comme toujours, c’est qu’ils ont tous minimisé la gravité de la situation afin d’éviter la panique, et ensuite il était trop tard.

Ce qui change, dans ce récit, c’est que l’auteur reste sobre et ne nous fait pas vivre des scènes de pillages ou de violences incontrôlées à tire-larigot. Exit aussi longues descriptions – râles y compris – de l’agonie de la société. Ouf.

Non, chez elle, ce qui l’intéresse, c’est le groupe de fugitifs constitué au départ de 9 personnes. Le récit est centré sur eux et sur le voyage vers le lac Vongozero, à la frontière avec la Finlande. C’est Anna qui en sera la narratrice et vous fera partager ses doutes, ses craintes et son hostilité envers certains membres du groupe.

Hé oui, entre ces personnes là, ce n’est pas vraiment l’amour fou. Les voisins, Anna ne les aime pas. Quant à l’ex-épouse de son mari et le fils qu’ils ont eu, on ne peut pas dire que l’entente règne entre elles.

Va falloir se serrer les coudes, pourtant, parce qu’ailleurs, les structures sociales foutent le camp, l’autorité politique n’existe plus, l’armée par en coui***, on commence à se méfier de son voisin et de tout le monde, l’individualisme et l’égoïsme sont rois et la solidarité est aussi inhabituelle qu’un string brésilien sur la tête du père Nowel.

Ce roman ne se lit pas, il se dévore en quelques bouchées, malgré son épaisseur. Les temps morts sont inexistants, sans pour autant virer à Indiana Jones et dans les voitures qui remontent la Russie sous la neige et le froid, les huis-clos sont parfois étouffants tant l’adrénaline et les angoisses vous prennent aux tripes.

L’être humain, quand il en est à sa survie, peut être capable de tout, du meilleur comme du pire et ceci nous sera démontré durant le parcours de nos voyageurs car il ne sera pas de tout repos.

Pas besoin d’effets spéciaux ou de retournements à gogo, l’auteur maîtrise son sujet et sais user de sa plume pour qu’on ne lâche pas son livre.

Pas besoin de monstres dévoreurs d’enfants dans les pages pour vous mettre le trouillomètre à zéro quand on sait qu’un moteur doit boire de fuel ou de l’essence pour avancer et que si on s’arrête, on est mort. Mais dans un pays exsangue de gens, il en est de même pour le carburant…

Toute la subtilité du roman tient dans son scénario qui, malgré son postulat de départ, s’écarte des classiques habituels mais tout tient aussi dans la construction des personnages et dans leurs manières de se comporter entre eux et lorsqu’ils croiseront d’autres êtres humains.

Peut-on encore se considérer comme des gens bien lorsqu’on reçoit quelqu’un avec une carabine braquée sur lui ? Est-on une personne normale lorsqu’on ne veut pas partager notre nourriture avec de ceux qui crèvent la dalle ? Peut-on encore se regarder dans une glace, quand, après avoir été sauvé par un homme, on envisage de lui siphonner sa réserve de fuel ?

Et vous, comment vous seriez-vous comporté la place de tout ces survivants ?? la question m’a hanté, elle me hante encore et je ne suis pas très fière de moi…

Un roman magistral qui s’éloigne des sentiers battus pour nous entraîner dans un voyage angoissant, le suspense accroché à vos pare-chocs et la tension sous votre parka doublée de mouton…

Un roman qui ne vous laissera pas de glace et qui mettra vos peurs primales sous le feu des projecteurs.

Challenge « Myself II » par Près de la Plume… Au coin du feu.

Dernier jour sur terre : David Vann

Titre : Dernier jour sur terre [NUM]                                               big_3-5

Auteur : David Vann
Édition : Gallmeister

Résumé :
Le 14 février 2008, Steve Kazmierczak, 27 ans, se rend armé à son université. Entre 15h04 et 15h07, il tue cinq personnes et en blesse dix-huit avant de se donner la mort.

À l’âge de treize ans, David Vann reçoit en héritage les armes de son père, qui vient de mettre fin à ses jours d’un coup de revolver.

Quel itinéraire a suivi Steve Kazmierczak avant de se faire l’auteur de ce massacre ? Quel parcours l’écrivain David Vann devra-t-il emprunter pour se libérer de son héritage ?

L’auteur retrace ici l’histoire de ce meurtrier, paria solitaire, comme tant d’autres. Comme lui par exemple, qui enfant se consolait en imaginant supprimer ses voisins au Magnum.

Dans une mise en regard fascinante, l’auteur plonge dans la vie et l’esprit d’un tueur pour éclairer son propre passé, illuminant les coins obscurs de l’Amérique d’aujourd’hui où l’on se protège de toutes ses faiblesses une arme à la main.

Critique : 
Autopsie d’un meurtre de masse…

Comment un type qui a reçu le « Dean’s award » en 2006, attribué par son université, la Northern Illinois University, peut-il, deux ans plus tard, entrer dans un amphi et abattre 5 personnes, en blesser 18, avant de se donner la mort ?

Que s’est-il passé dans le cerveau de Steve Kazmierczak, 27 ans, pour en arriver à une extrémité pareille ? Quel dommage a-t-il subi dans son enfance, son adolescence, pour basculer de telle manière ?

C’est ce que David Vann va essayer de comprendre en étudiant et en passant au crible la vie de cet étudiant solitaire et paria.

L’écrivain aussi aurait pu tourner aussi mal que Steve Kazmierczak. Du moins, leurs parcours sont parfois étrangement parallèles.

Pourtant, d’après les rares amis de Steve, ce n’était pas un méchant garçon… Alors quoi ?

Ceci n’est pas vraiment un roman, mais plus une étude sociologique que l’on aurait pu intituler « autopsie de l’esprit d’un meurtrier ». Ou « Comment passe-t-on de gentil garçon un peu étrange mais gentil à tueur de masse ».

Lors de la tuerie et après, les médias et les journalistes, charognards patentés, ont écrit tout et n’importe quoi sur le tueur… Ici, l’auteur nous dresse un portrait bien plus juste, sans fioritures, sans atermoiements, un portrait brut du tueur et de cette Amérique qui pense que tout le monde a le droit de se promener armé pour se protéger.

Si certains passages du roman sont un peu limités niveau construction de la phrase (Sujet + verbe + complément), le reste passe tout seul et les parallèles mis en place entre l’enfance de l’auteur et celle de Steven sont très instructives. Surtout que l’un a basculé de l’autre côté et pas l’autre, bien que tout deux, étant jeune, ne rêvaient que de dézinguer quelques voisins à coup de révolver…

Chapitres et phrases courtes, récit rythmé, enquête fouillée : ça claque et c’est lapidaire.

Steve est certes coupable d’avoir acheté des armes et de les avoir utilisées contre des innocents, mais il ne devrait pas être seul dans le box des accusés posthumes : l’Amérique, sa société, les lobbies des armes à feu, la couverture de santé et tout le système qui devrait être sur le banc des accusés pour être ensuite revu afin de se prémunir contre ce genre de meurtres de masse.

Un récit détaillé, fouillé et qui a pour but de remettre les pendules à l’heure, tout en vous laissant choisir votre coupable, bien que ce roman soit un véritable réquisitoire à charge contre l’Oncle Sam.

L’auteur a beau enrober le venin de ses phrases afin d’éviter une diatribe, on le sent quand même bien passer. Mais bon, cette Amérique là, elle ne les pas volé, ces petites piques.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

CHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1) CHALLENGE - US

La mystérieuse affaire de Styles : Agatha Christie (Hercule Poirot 1)

Titre : La mystérieuse affaire de Styles

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque (1993)

Résumé :
Curieuse, l’obstination que le détective Hercule Poirot met à empêcher l’arrestation immédiate d’Alfred Inglethorp pour le meurtre de sa femme, la riche châtelaine de Styles Court.

Aussi bizarre, d’ailleurs, que l’entêtement d’Inglethorp à ne pas lever le petit doigt pour réfuter les charges qui s’accumulent contre lui. C’est vrai qu’Inglethorp n’est pas le seul à bénéficier de cette mort ni le seul qui ait eu l’occasion de se procurer la strychnine qui l’a provoquée. Il y a aussi les beaux-fils de la victime, John Cavendish et son frère Laurence ; il y a Mary, l’épouse de John, et Cynthia, la protégée de la défunte.

Et c’est vrai aussi qu’on n’a trouvé aucun indice permettant de passer la corde au cou du coupable, ce qui ne veut pas dire que ces indices n’existent pas.

D’un feu allumé en plein été, d’une empreinte dans une plate-bande et d’une tache de café, Hercule Poirot va tirer ce qui manque à la police officielle : les aveux du meurtrier et la solu-tion de cette mystérieuse affaire de Styles qui est la toute première œuvre d’Agatha Christie (publiée en 1920) et l’une des plus astucieuses énigmes de ce maître du genre.

Critique :
La première enquête de Poirot et encore une personne acariâtre qui va clamser.

En plus, elle a fait une mésalliance en épousant un homme plus jeune qu’elle, ce qui, à l’époque, était assez mal vu (une Cougar avant l’heure ??).

Surtout que c’est madame qui a le pognon… et elle est tout aussi casse-pied, la vioque !

Avantages ? La reine du crime zigouille les gens qui le méritent…

Je vous parlais, dans une autre critique (« Le Noël d’HP » – non, pas Harry Potter ! Hercule Poirot ! Ah, c’est malin, ça) du coupable qui a l’air tellement coupable qu’on l’élimine direct de la liste… trop suspect pour l’être vraiment. C’est la règle numéro 1.

Ce qui veut dire que les coupables sont souvent les gens que l’on soupçonne le moins ou qu’on élimine directement (le narrateur, le policier, tout le monde coupable, Poirot, le mec à l’hosto, le mort,…). Ceci étant la règle numéro 2.

Dans La mystérieuse affaire de Styles, la deuxième règle est bien respectée, mais pas la première.

Notre auteur connaissait les règles du roman policier sur le bout de ses dix doigts, au point d’éprouver, parfois, l’envie folle de ne pas les respecter.

Agatha Christie n’était pas une imbécile, elle savait que les suspects trop évidents ne font pas des coupables plausibles et seraient éliminés directement par le lecteur.

Et elle savait que nous savions qu’elle savait que nous savions…

Alors, comment biaiser le pauvre lecteur que nous sommes ? En prenant la règle à l’envers, pardi !

Et de nous baiser royalement en faisant en sorte que le plus coupable, celui que nous éliminerons d’office, soit le véritable coupable. Pan dans tes dents, misérable lecteur qui pensait tout savoir.

Et je suis tombée dans le panneau, éliminant un suspect, parce que trop suspect…

Mais, qui dit qu’il n’est pas coupable, tout compte fait, ce suspect trop suspect ?

Puisque l’auteur sait que nous éliminerons le plus coupable, avant de penser que « puisqu’elle sait que nous le savons ça veut dire que le plus coupable que nous éliminerons sera le vrai coupable ! ».

Oui, mais… sachant cela, la reine pourrait nous baiser une fois de plus avec le suspect tellement suspect qu’après l’avoir éliminé, réintégré, re-éliminé, il serait bien le coupable, ou l’innocent.

Dément, non, les règles du roman policier ? Agatha savait nous mener en bateau et faire comme avec le fameux Great Scotch… No rules… (pas de règles).

N’est-ce pas moi qui vous mène en bateau dans ma critique de dingue ?? *rires*

Non, oui, non, oui ?

Le roman d’Agatha m’a bien fait tourner en bourrique. Réussi !!

Agatha nous remanie sa Règle : X est innocent, parce qu’elle met énormément d’énergie à le discréditer, alors que, si on prend la seconde règle, X ne pouvait pas être innocent.

Crois-moi, lecteur, lis le livre, fous les règles à la porte et arrache-toi les cheveux, comme moi, il y a des années !!

Bon, une aspirine, vite ! Critique de malade.

transfert OK

Le Noël d’Hercule Poirot : Agatha Christie (Hercule Poirot 20)

Titre : Le Noël d’Hercule Poirot

Auteur : Agatha Christie
Édition : Le Masque (1989)

Résumé :
Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Simeon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d’année.

Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre. Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu’il exerçait sur leur couple, David pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente – trop parcimonieuse à son goût – qu’il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient.

Et puis il y a ce mystérieux M. Farr qui vient d’Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n’a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n’hésiterait pas à lui trancher la gorge ?

Vraiment, le vieux Simeon n’aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n’aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n’aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants.

Critique :
Noël est ses réunions de famille version Agatha Christie : ça fleure bon le meurtre et le cadavre, pendu au sapin par ses boules…

Surtout que Siméon Lee est le parfait candidat au crime, le genre de type pour qui les prétendants se battraient pour lui faire la peau ou du moins, pour payer la balle qui le zigouillera.

Même moi, j’ai failli le tuer, ce type aigri, mesquin, qui lance plus de piques que le docteur House (mais House, il est me fait rire, Siméon pas).

A défaut de pouvoir sabrer le vieux, sabrez le champagne parce qu’il a avalé son extrait de naissance.

Pas de bol, dans ce livre, les suspects sont légion. Tous avaient un bon motif pour envoyer le vioque tutoyer Dieu.

Nom di djû, mais qui a fait le coup ?? Vu que la romancière m’a souvent étonné, voir même troué le c** quelques fois… fallait être rusée pour trouver le coupable !

Donc, passant en revue les suspects, j’en avais éliminé un qui était tellement suspect (tout le monde le déteste) qu’on flairait le piège tendu par l’auteur. Cet homme a bel et bien quelque chose à se reprocher… mais je ne vous dirai pas quoi !

Le coupable n’est jamais le suspect le plus évident. C’est une Règle du roman policier et Agatha Christie la connaissait parfaitement bien.

Mais… vu que le reine du crime s’est bien souvent fendue d’écarts dans la Règle, on cogite et on se dit que le plus suspect est peut-être bien le coupable… et on se prend la tête parce que Agatha aurait pu ne pas respecter la Règle, une fois de plus.

Une fois de plus, je ne m’y attendais pas du tout… Quel roman ! Poirot est fidèle à lui même, exaspérant, mais je l’apprécie toujours.

Une constante, dans les romans d’Agatha : il faut respecter certaines règles de moralité, sinon… Sur cela, elle est très à cheval là-dessus. Pour le reste, comme le disait la pub pour un scotch célèbre : No rules ! (pas de règles).

transfert OK