Holmes (1854/1891 ?) – Tome 1 – L’Adieu à Baker Street : Brunschwig & Cecil

Titre : Holmes (1854/1891 ?), Tome 1 : L’Adieu à Baker Street    big_4

Scénariste : Brunschwig Luc
Dessinateur : Cecil
Édition:  Futuropolis (2006)

Résumé :
4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux Chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty.

Quelques jours plus tard, l’appartement du détective au 221 b Baker Street est mis à sac par des hommes de main envoyés par Mycroft Holmes, le propre frère de Sherlock. Mycroft tente ainsi de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, qu’il accuse de s’être abandonné à la cocaïne.

Pour lui, la mort de Holmes est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue.

Malgré les preuves apportées par Mycroft Holmes, le docteur Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l’Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

Chez les parents d’Holmes, le mystère s’épaissit. Watson fait de bien mystérieuses découvertes en fouillant dans la chambre d’enfance de son ami. Quelle influence a bien pu avoir Mycroft Holmes sur son frère Sherlock ? Comment interpréter les propos de Mycroft qui affirme que l’ennemi mortel d’Holmes, le professeur Moriarty, n’a jamais existé ?

Critique :
Cette bédé m’avait été chaudement recommandée par une connaissance et je ne regrette pas de l’avoir écoutée.

Le scénario de Brunschwig est particulièrement original. Les auteurs s’attaquent ici au « grand hiatus », la fameuse période durant laquelle Sherlock Holmes est « censé » avoir disparu brutalement après un ultime affrontement avec son ennemi mortel.

En plus, dans ce tome 1, on entrevoit la jeunesse de Holmes, qui ne fut jamais abordée dans le canon, si ce n’est pour nous parler de son frère aîné (si peu, d’ailleurs).

Dans ce récit, nous retrouvons donc notre brave docteur Watson, rentré à Londres, effondré par la disparition de son meilleur ami.

Le jour où il apprend les manoeuvres étranges entreprises par Mycroft, un doute effroyable s’insinue dans son esprit. Je n’en dis pas plus !

Les dessins de Cecil, sobres, entièrement réalisé en aquarelle monochrome bleu/gris, avec des dégradés de bleu, sont assez déroutants au départ. Je ne suis pas du tout habituée à ce style, mais au fur et à mesure de ma lecture, je m’y suis faite, même si j’aurais mieux aimé des couleurs conventionnelles (je pinaille encore une fois).

Malgré tout, je comprends le dessinateur, cela donne un style très victorien, une ambiance particulièrement sombre et elle s’accorde volontiers avec ce que le scénariste nous apprend. J’ai beau ne pas être d’accord avec sa vision des choses, j’ai apprécié le livre et dévoré d’un coup.

La structure du récit, très agréable à lire et particulièrement bien amenée, est tout à fait digne du canon. Holmes est ressemblant à ce qu’il devrait être, grand et mince (même si peu présent dans l’album) et Watson est mince, athlétique, malgré les cheveux blancs. Ils ne l’ont pas dessiné en gros lourdaud, au moins !

Sans oublier la présence de l’agent littéraire de Watson, j’ai nomme : Arthur Conan Doyle…

Pour moi, sans conteste, les instants les plus marquants sont les flashbacks de l’esprit de Watson : beaux et émouvants, tout en restant sobres, eux aussi.

Surtout le rêve qu’il fait (ou plutôt un cauchemar) et où il revoit son ami dans la pénombre de sa chambre, s’entretenant avec lui sur un ton de la plaisanterie qui est en fait d’une noirceur toute holmesienne, avec des propos d’une ironie cinglante, presque méchante, qu’il lui adresse…

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Arieste et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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2 réflexions au sujet de « Holmes (1854/1891 ?) – Tome 1 – L’Adieu à Baker Street : Brunschwig & Cecil »

  1. Ce premier tome avait été un énorme coup de coeur pour moi. C’est vrai que la gamme de couleurs choisie est assez inhabituelle, mais je me souviens que c’est un ingrédient qui m’avait finalement beaucoup plu aussi. Malheureusement, la série elle-même est en hiatus, je crois.

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