Les voies de l’ombre sont-elles impénétrables ? On pénètre page après page… (Instinct – Part 3/3)

Stelphique et moi poursuivons donc la publication de nos impressions sur notre Lecture Commune de cette trilogie de Jérôme Camut et Nathalie Hug.

Dernier volet de la trilogie des Voies de l’ombre (nous ne ferons pas le tome 4)… Va-t-il se révéler aussi catastrophique que les deux autres ?

Au moment où je rédige ces lignes, je connais déjà la réponse puisque lisant assez vite, j’ai été plus vite que ma pauvre binôme qui tire la langue derrière mon train d’enfer.

Ça en intéressera plusieurs d’apprendre que j’ai un (arrière) train d’enfer…

Voici nos impressions ressenties durant la lecture :

Impressions du Cannibal (pages 757 à 900) : « Nouveaux personnages, neige, survie, froid, ennui ».

Beaucoup de questions sur le changement de personnages (arrivée de nouveaux sans que l’on en sache plus) et le fait que les premier chapitre soit noté « 13 ans après », avant que l’on ne revienne quelques mois après la fin de Stigmate. Mais mon avis restera le même : Kurtz n’est toujours pas crédible et j’ai ressenti un ennui profond durant ma lecture.

Impressions de Stelphique (page 757 à 900) : Glacée…

Un nouvel environnement qui sent le Froid… Des tueurs de Sang-Froid… On nous emmène bien quelque part, et je suis assez curieuse. Après la déception des deux derniers tomes, je me dis que cette intrigue va pouvoir enfin marcher avec moi ???!!!!

Impressions du Cannibal (pages 901 à 1000) : « Adolescence, hormones, agressivité, recherche, Finlande, loups ».

Dommage que les loups n’aient pas bouffé Kurtz, ça m’aurait fait plaisir qu’un prédateur se fasse boulotter par d’autres prédateurs. Bon, il a souffert un peu, ça m’a fait du bien de le voir grelotter de froid. Malheureusement, il est comme le sparadrap du capitaine Haddock : pas moyen de s’en débarrasser et quand on pense que l’on y est arrivé, il revient en force. Clara et Louis ont bien changé aussi. Quand à Andréas est devenu une vraie loque.

Impressions de Stelphique (pages 901 à 1000) : De marbre… la plupart de temps…

J’essaye de mettre de coté les deux précédents tomes pour me mettre objectivement dans cette intrigue… Bon évidemment ça ne marche pas trop, et j’ai du mal à rentrer dans l’histoire. J’aime assez l’idée de cette bande de tueurs organisée, j’étais contente de voir Kurtz en mauvaise posture, mais les flics me laissent encore de marbre…

Impressions du Cannibal (pages 1001 à 1146) : « Racisme anti-Rroms, course poursuite, adrénaline, manipulations, politique ».

Le final est entraînant, faut au lui reconnaître ça et j’ai passé un très bon moment avec de l’adrénaline et du suspense. Mais, une fois de plus, Kurtz est trop… et trop is te veel, comme on dit chez nous (« Trop c’est trop », dans deux de nos langues nationales). Certains personnages m’ont déçu dans leur manière d’agir, mais bon, ils sont majeurs et vaccinés.

Impressions de Stelphique (page1001 à 1146) : Ouf c’est la fin !!!!!!!

Les auteurs nous offrent une fin explosive, mais bon vu que pour moi le soufflé était retombé depuis longtemps ça ne marche pas encore à mes yeux… J’étais plus en tension de savoir quand Malia allait accoucher que réellement mettre un mot fin sur une intrigue trop rocambolesque…

Les voies de l’ombre sont-elles impénétrables ? On pénètre page après page… (Stigmate – Part 3/3)

Malgré la déception du premier tome, nous poursuivons gaiment la trilogie parce que nos échanges via mails sont bien amusants (mais ça, on ne publiera jamais, warf !).

Stigmate commence à la page 383 dans le gros recueil. Voici nos impressions.

Impressions du Cannibal (pages 383 à 500) : « Désorientés, traque, désespoir, dépression, peur, paranoïa ».

Comme les personnages, je suis désorientée et au désespoir parce que la trilogie ne satisfait pas la lectrice que je suis. C’est bien parce que je suis en LC et que je ne veux pas abandonner (trop d’amusement). Si j’avais lu ce roman seule, je ne poursuivrais pas la lecture. Le tueur en série manque de crédibilité et à plus l’air d’un Superman à qui rien ne résiste qu’à un être humain avec ses failles.

Impressions de Stelphique (pages 383 à 500) :
Je dirais un peu perdue pour le coup: trop de personnages, même si c’est ceux qu’on à déjà vu…Ca part un peu de partout, ca bouge dans tous les sens, c’est assez gênant….Trop de dispersion pour noyer un poisson pas assez convaincant????

Contente d’avoir eu le fin mot sur le comment du pourquoi des Voies de l’ombre….

Impressions du Cannibal (pages 501 à 600) : « Piège, Superman, paranoïa, distance (entre des personnages), soupçons, meurtres, argent sale, magouilles ».

Comme dit précédemment, le tueur a tout du Superman, échappe à tout, possède une chance de cocu (et même plus) et il lui manque cette étincelle qui lui donnerait cet air inquiétant et qui me donnerait, à moi, la chair de poule. Au début du récit, j’ai même pris mes distances, échappant de peu à l’envie de sauter des pages. Je tiendrai bon !

Impressions de Stelphique (pages 501 à 600) : Perturbant…

On ne dirait plus la même enquête, plus le même tueur… Les auteurs nous emmènent complètement autre part, et c’est perturbant… Du coup, tous les personnages du premier tome sont liés mais disparates, Kurtz perd encore plus en crédibilité puisque il se retrouve avec des « qualités » insoupçonnées, et essayer de « raccrocher » un semblant d’alibi en mayonnaise, ça ne prends pas, désolée….

Impressions du Cannibal (pages 601 à 752) : « Folie, chirurgie, questions, taupe, imbécilité, pétage de plombs, scalpel, énervement, jeu du chat et de la souris, tourne en rond, alcool, loi du Talion ». ».

Impression de tourner en rond, comme Rufus qui veut débusquer le nonos alors que tout le monde lui dit que le nonos n’est plus de ce monde. Mais Rufus est un chienchien qui a du flair doublé d’un caractère de cochon ! Y m’énerve !

Rufus est devenu littéralement chiant. Là, je suis déçue de l’homme parce que c’était un bon flic, avec de l’instinct et tout pour réussir. Oui, je sais, il a des circonstances atténuantes… Andréas aussi m’a déçu, il est devenu violent, a laissé tomber sa petite fille et bascule du côté Obscur de la Force. Kurtz est toujours aussi mal travaillé.

Impressions de Stelphique (pages 601 à 752) : Manipulée…
Il y a eu un petit regain d’intérêt dans ces pages, et comme pour la fin de Prédation, j’ai bien envie de poursuivre cette trilogie… J’ai bien aimé ce jeu de chat et de la souris qui s’est profilé, ce petit trio m’a tenu en haleine jusqu’au dernier souffle…

Trilogie des Voies de l’ombre – Stigmate – Tome 2 : Camut & Hug

Titre : Stigmate – Tome 2 de la trilogie « Les voies de l’ombre » big_2

Auteur : Jérôme Camut et Nathalie Hug
Édition : Télémaque / Livre de Poche (2008)

Résumé :
Quand les victimes d’un monstre fascinant et obscène se lancent sur les traces du prédateur qui a dévasté leur vie, elles ignorent qu’elles n’auront pour seules issues que la fuite, la mort ou les voies de l’ombre.

Critique :
Si j’avais tout de même passé un moment de lecture passable avec Prédation, le tome 1 de cette trilogie et eu mon quota de mystères, de suspense et d’adrénaline, ici, il n’en fut rien !

Kurtz, le tueur en série, ne me fait toujours pas frissonner, limite si je ne baille pas devant ses exactions.

Pire, j’ai même ressenti une horrible sensation de tourner en rond durant toute ma lecture. Comme si ce tome n’était là que pour faire vendre un peu plus. Ça tire en longueur et j’ai même sauté des lignes tellement je m’embêtais.

Rufus, le flic, est à tuer tellement il est devenu exécrable. Certes, il a des circonstances atténuantes mais tout de même.

Pourtant, Rufus était un bon flic, un très bon flic même. Et il le reste encore un peu puisqu’il ne croit pas à la mort de Kurtz. Mais est-ce son flair de flic qui parle ou sa haine pour Kurtz qui lui fait dire ça ?

Andréas, le père de Clara, que j’appréciais dans le tome 1, est tombé bien bas dans mon estime aussi et ses disputes incessantes avec Rufus m’ont exaspérées.

Rufus est méconnaissable en homme bouffi de haine (même si je peux comprendre) et qui finit par se comporter comme son ancien bourreau.

Mais à force de faire le malin, on finit par tomber dans le ravin. Émotions et raison ne font pas bon ménage, Sherlock Holmes le lui aurait dit.

Sérieusement, si je ne lisais pas cette trilogie en Lecture Commune avec Stelphique, j’aurais depuis longtemps laissé tomber l’affaire. Mais nos échanges via mails sont motivants et je me marre comme une baleine, alors, je continuerai, mais je serai intransigeante !

BILAN - Minion - Pouvait mieux faire - OKPourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
On poursuit sur notre lancée, car cette LC nous ravie à toutes les deux, plus que le texte lui même à vrai dire….

Synopsis :
Quand un monstre fascinant et obscène prend la parole et surgit à nouveau face à ses anciennes victimes, elles n’ont pour seules issues que la fuite, la mort… ou les « voies de l’ombre », le système implacable d’un criminel qui leur dévoile en chuchotant les secrets de sa folie.

« J’ai de l’amour pour mes chiens d’attaque. Certains il a fallu les tabasser, d’autres pas.

Il n’y a pas de règles. C’est ça l’extraordinaire chimie de la nature humaine. C’est passionnant.

Approche-toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j’offre ma réflexion à la multitude. »

Les personnages :
Andréas, je continue donc d’être sous le charme de ce personnage, bien qu’il perd de sa superbe, mais c’est la suite logique je n’en attendais pas moins…

Kurtz, on en apprend plus sur ce tueur….Et ça frise le n’importe quoi à certains moments, et puis sur d’autres moments, on sent une puissance destructrice dérangeante…

Rufus, comme pour le tome 1 je le déteste, ça ne change guère……….

Ce que j’ai ressenti:
Je lui trouve trois parties bien distinctes a ce nouvel opus et donc trois sensations bien distinctes …

Désorientée, c’est bien le cas de le dire, pour la première partie, il y avait une multitude de personnages qui est venue se greffer aux autres, et ça ne s’arrêtait pas de passer d’une façon trop aléatoire à mon gout pour que je me retrouve (déjà que j’ai du mal à retenir les noms des personnages en temps normal, alors là c’était une grosse galère!!!).

Perturbée, car je ne saisissais plus bien le tueur originel…. Les auteurs lui prête finalement des intentions, un fond de manipulation politique, des qualités surhumaines, enfin bref, loin de tout ce que nous avions vu dans le tome 1…. Donc vraiment sur ce point une immense déception….

La sauce n’a pas pris avec moi, je me suis ennuyée sans comprendre le pourquoi d’un tel choix….

Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles quand même, je n’y ai pas cru un instant à cette association, aux réseaux d’espionnages et tueurs agissant en toute impunité ça me dérange vraiment que ce Kurtz soit à la fois un tueur audacieux et dans la même trempe, un simple pion d’une cohésion douteuse…

Décevant, cette idée d’agripper à l’intrigue, une synapse incompréhensible, sans réelle valeur….

Manipulée, car avec le livre Les voies de l’ombre, j’y ai vu un certain génie pervers . Ses pensées sont ahurissantes, empreint de folie, mais aussi d’accents de vérité qui s’immiscent dans nos esprits pour mieux nous frapper insidieusement. Les quelques extraits ici sont les plus parlant que j’ai trouvé:

« Approche toi, ami voyeur. Et n’aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d’un artiste du crime » p.395

« Le « tout, tout de suite » vous a privé de l’extase. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… A vivre sans attente, on se prive de l’excellence. » p434

« Éteignez vos télévisions, cessez de consommer comme une vache qui chie des litres de merde au quotidien, ne laissez plus aux publicitaires la possibilité d’envahir vos cerveaux immatures de messages pornographiques. Vous valez peut être mieux que ça. » p624

La confrontation du trio apporte un souffle de satisfaction de mon coté. Tout ce coté traque, jeu de dupes et confrontations explosives m’a ravie sur le troisième tiers de ma lecture.

C’est exactement ce que j’espérais de cette trilogie , ce que j’avais imaginé, en me plongeant dans cette trilogie…J’espère donc que les auteurs poursuivront sur cette voie….

En bref, je finis sur une bonne note de plaisir, après avoir eu un grand moment d’énervement et de déception…

Le « truc » que j’en retiendrais c’est que cette lecture me fait passer par différentes sensations plus ou moins satisfaisantes, mais ce qui est certain c’est que je ne garderais aucun stigmate dans mon esprit, sitôt finie, sitôt oubliée je pense…

Trilogie des Voies de l’ombre – Prédation – Tome 1 : Camut & Hug

Titre : Prédation – Tome 1 de la trilogie « Les voies de l’ombre »

Auteur : Jérôme Camut et Nathalie Hug                                            big_2-5
Édition : Télémaque / Livre de Poche (2007)

Résumé :
Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre.

Aucune piste, aucun lien, aucun mobile… Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis ? Pour quelle mise à mort aberrante ?

Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque.

Prédation – Définition : Action nuisible à autrui ou à l’environnement, comportement de prédateur.

  • Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l’avidité du peuple. Elle dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société.

Critique (Stelphique a la sienne en bas de la page) :
Les voies de Dieu sont-elles impénétrables ? Je n’en sais rien. Mais les Voies de l’Ombre, oui. J’ai pénétré dans l’antre de la Bête et j’en suis ressortie entière. Juste un peu mal au poignet car le volume est lourd.

Ceci est un thriller où l’on ne s’ennuie pas, j’en convient… Un final qui appelle à lire la suite, c’est certain et ça tombe bien parce que je possède la trilogie.

Pas de temps d’attente, juste quelques temps morts le temps que tout se mette en place et que l’on rentre dans l’histoire.

Du suspense, de l’adrénaline, du mystère, de l’angoisse et une alternance dans les chapitres qui donnent du tonus au récit et augmente la tension artérielle du lecteur.

Un récit qui, bien qu’écrit au présent (et je haïs ça !) passe tout seul car écrit à la troisième personne. Pour tout vous avouer, j’ai mis quelques pages à m’en rendre compte. Cela prouve bien que c’était bien rédigé (ou alors que je manquais de café, allez savoir).

Là, je le sens bien, vous êtes en train de vous dire que cette énumération de qualités ne présage rien de bon et que la forêt cache un arbre de taille. Un truc pas net…

Tout juste Auguste ! Le Méchant, le psychopathe de service, le tueur en série, celui qui devait me faire flipper… Et bien, il ne m’a pas fait tressaillir une seule fois. Là, les auteurs sont passés à côté de leur sujet !

J’avais ri avec le tueur en série de « Un employé modèle« , frémi avec celui de « Un tueur sur la route » ou de « L’assassin qui est en moi« , étais restée la bouche ouverte devant la fausse imbécilité de celui de « 1275 âmes« , ressenti de l’empathie pour celui de « La collection » (Adrian, pas l’autre) et Jon Petersen dans « Que ta volonté soit faite » m’avait donné des sueurs froides.

Mais ici, rien ! Pour moi, le Grand Méchant est loupé ! Il ne me fait pas peur, je ne suis pas fascinée par lui, aucune empathie, aucun frisson devant l’homme.

Nom de Dieu, un Méchant réussi, c’est la chose la plus importante dans un roman !

Oh, je ne dis pas qu’ils n’avaient pas réuni les bons ingrédients (enfance déplorable, il est intelligent, rusé, machiavélique, sadique, et tout et tout) mais la sauce n’a jamais pris chez moi.

Frissons avec lui : zéro pointé ! Empathie pour les personnages : que dalle ! (hormis pour Clara, Louis et Andréas). De deux choses l’une, ou je suis devenue sans cœur devant la souffrance des personnages ou la soupe manquait de sel.

Tout ça ne m’empêchera pas de poursuivre gaiement la trilogie, le cliffhanger étant trop cruel pour que j’en reste là.

Et puis, qui sait, les auteurs ont peut-être réussi le mélange des ingrédients pour la suite et m’offrir un Méchant comme je les aime.

BILAN - Minion - Pouvait mieux faire - OKChronique de Stelphique :

Pourquoi je l’ai choisi :
Bien trop longtemps qu’il trainait dans ma PAL et j’ai profité de l’occasion pour proposer cette Lecture Commune à Belette2911….

Synopsis :
Un cadavre nu est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père dressé comme un chien est torturé sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre.

Aucune piste, aucun lien, aucun mobile… Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis ? Pour quelle mise à mort aberrante ? Une nouvelle race de psychopathes est à l’œuvre. Un prédateur imprévisible et monstrueux. Sa traque macabre a déjà commencé.

Les personnages :
Andréas que de courage dans cet homme, jamais il ne lâche, gardant l’espoir et la niaque pour se libérer d’un tel geôlier…

Clara, j’ai aimé cette petite flamme, ce bout de chou qui ne s’en laisse pas compter….Son père a eu raison de lui apprendre à penser par soi même…..

Rufus, s’il avait une certaine estime en début de lecture, il l’a perdu très vite…..C’est un « bon » flic, enfin on va dire suffisant investi, il a ses failles, mais pour moi son acte est rédhibitoire…….

Ce que j’ai ressenti :
Le premier élément que j’en retiendrai, c’est que c’est un page-turner incroyable, peut-être aidé par la motivation de la LC, mais je ne lui ai trouvé aucun temps mort. C’est rudement bien mené.

Un thriller efficace avec assez de tension pour être liée à l’enquête, quelque fois sulfureuse, et reliée à deux personnages touchants, deux vrais battants qu’on ne peut qu’admirer face à cette situation d’esclavage particulier.

Si vous passez la porte en lisant ce livre, vous entrerez fatalement dans de drôles de nuances arc en-ciel, mais dites vous bien que vous serez plus proches des ténèbres, que du merveilleux trésor caché…..

J’ai beaucoup aimé avoir en aparté le passé, la lente mais implacable situation qui mène à un psychopathe. C’est très intéressant de voir comment un être humain peut en arrivé là : on a les bases de ce désaxé, on en comprend mieux ses motivations…

Et pourtant, je suis assez déçue de ce Kurtz, puisque je déteste quand on manque de personnalité pour se greffer à un personnage de film, il n’est pas le Prédateur que j’espérais…

Avec un passé si chaotique, j’ai du mal à comprendre cette domination effacée qu’on a dans cette enquête, je le voyais vraiment dans un autre registre, plus opérant, que déléguant les atrocités….

J’ai bien conscience que c’est un premier tome, mais il me manque un pan d’explication qui se fait cruellement sentir à la fin de ce tome…..

J’ai suffisamment ressenti d’émotions, et c’est tout ce que j’espérais: entre détester le personnage principal, la compassion pour la petite Clara, l’ admiration devant ce papa incroyable, et horrifiée de la genèse de ce psychotique…

Ma curiosité est en alerte, donc je poursuis bien évidemment dans cette saga, en espérant que ses deux auteurs qu’on dit si géniaux sauront me combler sur la suite, car là c’est en demi teinte…

Remerciements :
Je remercie sincèrement Belette2911 de s’être prêtée au jeu de la Lecture Commune de mes rêves…

Un moment interactif passionnant…Ce fut au delà de mes attentes, je me suis éclatée (de rire en coulisses!!!) et j’espère qu’on pourra mettre en place ce rendez-vous assez souvent, car cela m’a permis de ressentir une autre façon de lire et partager, que j’ai tout simplement adoré !!!!!!

Les voies de l’ombre sont-elles impénétrables ? On pénètre page après page… (Prédation – Part 4/4)

Et bien, pas évident une LC avec un résumé à faire toutes les 100 pages… Surtout quand on est samedi, qu’il faut faire les courses, préparer la salade, faire la vaisselle, la lessive… Et terminer les 80 pages de son roman précédent !

Bref, je m’y suis mise cet après-midi et nous publierons nos impressions sur le premier tome « Prédation » au fur et à mesure, sur cette même page, les premières en haut et les suivantes en bas. N’oubliez donc pas de jouer avec votre curseur ou la roulette de votre moeseke… votre souris !

L’édition papier faisant 378 pages, vous aurez droit à 4 billets d’impressions pour Prédation.

Les impressions ressenties tout au long de la lecture des autres romans qui font partie de la trilogie (quadrilogie) seront publiées sur des pages neuves pour votre facilité, avec le titre du roman.

Suivez bien le numéro dans le titre afin de savoir où nous en sommes dans la publication de nos impressions (Part 1-2-3-4)

Alors, le bilan de ces 100 premières pages ? J’y viens, pas de stress.

Les impressions du Cannibal (pages 1 à 100) : Déjà, le volume est lourd, le genre de truc avec lequel on pourrait expédier un cambrioleur aux pays des rêves doux en lui assénant un coup sur la tête avec ce pavé. Heureusement que je possède la version light pour la semaine, sinon, je risque la scoliose du dos en le portant.

  • Chapitres aux titres intrigants
  • Récit au présent, mais ça passe tout seul car narration à la troisième personne.
  • Commence fort, perd pas de temps à entrer dans le vif du sujet.
  • On fait la connaissance du flic qui va enquêter
  • Alternances des chapitres : enquête et enlèvement
  • Humour noir

Je sens que je me lie au livre, tout doucement. Suspense, angoisse et mystère… Les auteurs arriveront-ils à me passer le bracelet de l’addiction au poignet ? Resserreront-ils les liens ? Silence sur toute la ligne, je ne peux en dévoiler plus.

Les impressions de Stelphique (pages 1 à 100) : L’exemplaire étant scellé j’y ai vu, comme un obstacle, une protection pour nous éviter de franchir le pas vers Les voies de l’Ombre, mais bon, nous on n’est as des peureuses et on se fout des recommandations, même les plus évidentes. On va le lire, un point c’est tout !

Quelle jolie surprise d’y voir la dédicace des auteurs !!!! On vous fait partager ce petit bonheur avec nous !

Et s’il y a un truc sur lequel on se rejoint, nous les deux lectrices assoiffées de thrillers, c’est qu’on sait déjà qu’on va avoir mal au poignet, c’est tout de même un sacré pavé !!!!!

Liée……..

Liée par cette intrigue, un poignet attaché à ce livre : ligotée par l’angoisse et prisonnière aveuglée.

Voilà ce que je mettrais pour ses 100 premières pages et j’ai relevé un certain humour dont je suis fan…

— Je ne sais pas si tu es un pessimiste jovial ou un optimiste ténébreux. (p57)

— J’en ai ma claque de vivre le nez dans vos PV de meurtres, de voir des CV d’assassins et de violeurs et des photos de viande saignante. C’est vomitif à la longue. (p85)

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Impressions du Cannibal (page 101 à 200) : « Justice, enquête bâclée, questions, SEXE, folie, récits de vie étrange, Genèse ».

L’alternance des récits donnent du peps à l’histoire et ajoute un grain de suspense et de frustration. Autre chose, des autres récits viennent se greffer dans le roman, écrits dans une autre police d’écriture.

Durant ces pages, j’ai été gâtée en extraits un peu hot. Je les ai d’ailleurs publié sur Babelio, sur les citations dédiées à la Trilogie. Hé, on ne me refait pas !

Impressions de Stelphique (page 101 à 200) : Si j’étais liée,en début de lecture, là je rajouterai que je suis reliée au destin de Clara et sa douce lueur…. La force de ce duo père/ fille m’émeut indubitablement.

Par contre, je suis Dégoutée de Rufus (en plus c’est quoi ce prénom de cleb’s errant, tiens ça lui va bien finalement…)… Il m’a perdue à la page 157, sans espoir de retour, je le crains fort…

Et j’ajouterai un autre mot : Horrifiée et peinée devant la lente transformation d’un monstre en devenir…

Impressions du Cannibal (page 201 à 300) : « K7, Marlon Brando, Stockholm, arc-en-ciel, questions, mystères, suspense, angoisses, cavale, Prosit » (là, seuls ceux qui l’ont lu comprendront l’allusion).

Marlon Brando en silhouette esquissée dans l’ombre d’une K7L’arc-en-ciel et ses couleurs utilisé à mauvais escient, beaucoup de questions et le mystère reste entier.

Le roman est assez addictif, mais pas au point de m’empêcher d’aller au lit. Mais pour tenir le rythme de lecture que nous sommes imposés tacitement, j’ai profité de mon vice qui est de manger en lisant. Non, pardon, qui est de lire tout en mangeant ! Et ma salade préparée se prêtait bien à l’exercice. Le livre aussi puisque, étant de seconde main, il tenait ouvert tout seul.

Impressions de Stelphique (page 201 à 300) : Je suis atterrée par certains tournants explosifs, mais là je suis surtout en Attente de voir les tenants et aboutissants de certaines pistes… Je pense aussi qu’il va me falloir remédier à ma culture cinématographique car je n’ai toujours pas vu Apocalypse now… (Non pas taper !!! mdr !)

Impressions du Cannibal uniquement (pages 301 à la 378) : « Fuite, désespoir, peur, rébellion, espoir, machiavélisme, ruse, courage, couilles au cul ! »

Je vous avouerai que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu autant durant un week-end (les 400 en 1,5 jour), moi qui le dédie généralement à d’autres activités.

Activités saines et non cochonnes puisqu’il s’agit de surf et de visionnage de films ou séries sur le PC !

Mélange de sang : Roger Smith

Titre : Mélanges de sangs                                                              big_4

Auteur : Roger Smith
Édition : Calmann-Lévy (2011) / Livre de Poche (2013)

Résumé :
Jack Burn, sa femme enceinte et leur petit Matt sont en plein dîner lorsque deux membres du gang des Americans les agressent. Ex-marine qui a fui les États-Unis après un hold-up meurtrier, Jack les tue… tous les deux.

Le vieux veilleur de nuit Benny Mongrel a vu les gangsters entrer dans la villa, mais sans en ressortir. Ancien du gang des 28, il vit dans l’enfer des Flats et, ne voulant surtout pas replonger, il ne dira rien de ce qu’il a vu à personne.

Jusqu’au jour où le flic Gatsby Barnard l’interroge et commet une erreur impardonnable.

La guerre est alors déclarée et tous les coups sont d’autant plus recommandés que Barnard est lui-même sous la surveillance de Disaster Zondi, un enquêteur zoulou qui veut sa tête pour torture, meurtre et corruption.

Petit Plus : Terrifiante description des Flats, ce roman a reçu le Deutschen Krimi Preis et fera l’objet d’un film avec Samuel L. Jackson dans le rôle de Disaster Zondi.

Mélanges de sangs - Roger SmithCritique : 
Afrique du Sud. Direction Le Cap ! De grâce, laissez vos vuvuzelas au placard et munissez-vous plutôt d’une arme à feu car ce n’est pas au stade de foot que nous allons, mais dans les Cape Flats.

Vu l’endroit et les multiples gangs qui s’y trouvent, vaut mieux être armé ! Nous sommes tout de même dans les mauvais quartiers de la ville. Le bidonville.

Si vous rêviez de l’Afrique du Sud comme destination de vacances, alors ne lisez pas ce livre.

Tout compte fait, lisez-le et changez de destination ! Ça vous évitera de vous retrouver à Cape Town, la ville la plus dangereuse du pays, celle où la criminalité est un fléau depuis des années.

Une dichotomie flagrante dans cette ville : d’un côté, les villas luxueuses des nantis, les Blancs, villas protégées (mais pas toujours) et de l’autre, les Flats où toute la misère du monde semble s’être donnée rendez-vous. Drogues, viols d’enfants, meurtres, enlèvements, tabassages en règle, règlements de comptes, alcool, pauvreté, trafics en tout genre…

Des personnages aux parcours et origines différentes – mais pas tant que ça – vont se croiser et s’affronter.

Jack Burn, américain, a emménagé au Cap, dans les beaux quartiers, avec sa petite famille. Notre homme a tout de l’être propre sur lui jusqu’à ce qu’il tue les deux petites frappes qui s’étaient introduits chez lui. Sombre passé ??

Benny Niemand (« Personne » en afrikaans) est un métis, a fait de la prison et était un galonné dans le gang des Mongrels, le gang 28. Maintenant, il est veilleur de nuit sur un chantier juste en face de la maison des Burn et ça a toute son importance.

Rudi Barnard – Blanc – flic obèse et ventripotent : plus corrompu et sadique que lui, tu meurs. Le genre de mec auquel tu voudrais faire la peau de suite. Il règne sur les Flats en maître.

Disaster Zondi, un zoulou, Noir, enquêteur et super-flic qui est là pour faire tomber Barnard pour corruption et pour meurtres.

L’apartheid a beau être de l’histoire ancienne et avoir été aboli, on le sent toujours présent, les tensions raciales ne se sont pas fait la malle et la couleur de peau revêt toujours une importance capitale. Pas qu’entre les Noirs et les Blancs, mais aussi chez les Métis. Selon qu’ils sont café léger au lait, café sans beaucoup de lait ou lait russe. Ça change tout.

Destins croisés, vengeances, rédemption, passés sombres, fautes, erreurs qui se payent cher, drogues, assassinats… Tout se mêle et s’entremêle entre les protagonistes pour se terminer en feu purificateur et destructeur.

Les personnages sont travaillés. Sans en faire trop, l’auteur nous donne l’essentiel. Avec lui, c’est du light corsé.

L’écriture se lit toute seule mais la plume est sans pitié pour la ville du Cap, ses bidonvilles, sa corruption et son taux de criminalité élevé.

Un roman noir qui dépote, violent. Un roman où les flics sont pourris et se foutent bien de résoudre les crimes qui ont lieu dans les Flats. Un roman qui n’est pas tendre avec l’Afrique du Sud et son Histoire sombre et tourmentée.

Un roman superbe qui ne vous donnera pas envie d’aller visiter la ville où Mandela fut emprisonné (la prison de Pollsmoor après son transfert) mais qui ne vous laissera pas de marbre, ni indemne.

BILAN - Coup de coeurChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Deutschen Krimi Preis) et Ma PAL « Canigou »… C’est du massif !

Les voies de l’ombre sont-elles impénétrables ?? Telle sera la question…

Amis du thriller, bonjour, ou bonsoir, tout dépend de l’heure à laquelle vous lisez cette bafouille… – Roulement de tambour – C’est un grand honneur pour moi de vous annoncer une nouveauté dans ce blog !

À partir de demain, Stelphique me fait l’honneur d’une Lecture Commune avec moi pour la trilogie « Les voies de l’ombre » (+1100 pages) de Camut et Hug comprenant les titres « Prédation », « Stigmates », « Instinct » et « Rémanence ».

Autres couvertures (en format Poche) :

Tiens, ça en fait quatre… Pourtant, sur mon ouvrage « papier » il n’y a que trois titres… heu ? Bon, ben, la quadrilogie alors !

Comment en est-on arrivé là ?

Figurez-vous que dernièrement, dans un de mes commentaires, je disais « Oui, j’ai cet ouvrage et je sais que j’ai promis une LC à quelqu’un mais je ne sais plus qui » et c’est là que Stelphique – avec qui je parlais via les commentaires du blog – m’a répondu « Ben, c’était avec moi…. »

Oups… quand le monsieur en blouse blanche ne me donne pas mes petites pilules de toutes les couleurs, et bien voilà, ma mémoire flanche !
Mais maintenant, tout est en ordre !! J’ai pris toutes mes pilules et l’HP dans lequel je me trouve me donne le feu vert pour mettre ce binôme en place.

Vous aviez l’habitude de mes LC avec le groupe de Bianca, mais ce soir, je vous propose quelque chose de différent… du jamais vu, presque !

Nous n’allons pas nous contenter de lire le thriller, mais toutes les 100 pages, nous vous ferons partager nos impressions en quelques mots (ou lignes pour la plus bavarde de nous deux). Ensuite, au bout de chaque roman qui compose cette trilogie, nous publierons une chronique sur nos blogs afin de vous faire partager nos impressions.

Serons-nous sur la même longueur d’onde toutes les deux ? Ressentirons-nous les mêmes frissons, les mêmes peurs, ou pire, ne ressentirons-nous rien du tout ?? Pour cette dernière option, j’aimerais autant qu’elle ne se profile pas à l’horizon.

Mais avant le grand déballage, je vous propose de faire un petit mieux connaissance avec Stelphique. Vous me connaissez, vous avez l’habitude de lire mes bêtises, mais Stelphique, c’est une fille sérieuse (hum, pardon, chat dans la gorge !).

Dis-moi un peu, toi, qu’on fasse mieux ta connaissance…

— Combien de roman avales-tu par an ?
A peu près 2/ semaines, ce qui fait une centaine de livre par an…..

— Es-tu plutôt thrillers, polars, romans à l’eau de rose (pas frapper !!), classiques ?
J’adore lire de tout. J’aime passer d’un style à l’autre, ouvrir mon champ des possibles et mon univers, pour ne jamais tomber dans la place des clichés et de la pensée « mouton »….

Ma préférence va au thriller, les tueurs en série c’est mon dada une sorte de fascination/répulsion que j’adore retrouver dans les romans. Tous les thrillers psychologiques ont ma préférence, car j’ai quand même du mal avec le gore, l’étalage de sang pour rien.

Un bon fantasy me détend entre deux thrillers très dur…

Je lis quelques romans d’amour depuis ma grossesse….Allez savoir, une question d’hormones….Mais bon j’ai toujours cru au Prince Charmant ceci dit…..;)

Les classiques, oui de temps en temps, mais j’en énormément lu durant mon adolescence…..

— Que recherches-tu dans une lecture ? Le dépaysement ? Apprendre des choses ? Visiter un pays ? Avoir ton quota de sang et de viscères ? De la psychologie dans les personnages ? Une intrigue à couper le souffle ? Des courses-poursuites ? Un sujet profond ? (biffez les mentions inutiles).
J’adore partir en voyage, me laisser glisser sur les mots, les univers….J’aime la tension, mais j’adore aussi l’Amour. Je veux ressentir des émotions quand je lis….Quelles quelle soient….Il faut que ça me chamboule……

— Es-tu plutôt liseuse ou papier ? (le sujet qui fâche; mdr)
Les deux en fait! Je suis accro a la lecture sous toutes ses formes. J’ai une préférence pour le papier bien sur, mais je remarque que je deviens addict de ma tablette!

— Niveau PÀL, elle est petite, grande, moyenne ou « on ne la compte plus depuis des années » ?
On compte plus!!!! J’ai calculée a peu près comme ça vite fait…..entre le numérique et le papier j’en ai pour 5 ans de lecture……Donc c’est grave docteur???!!!!!

Le docteur Cannibal rassure sa patiente, ce n’est pas grave, on connait des cas bien plus grave que cela !

Mr Mercedes : Stephen King

Titre : Mr Mercedes                                                                         big_4

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2015)

Résumé :
— Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait… La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait !

Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés.

Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces.

Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre.

Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres.

Critique : 
Sûr que si le tueur avait utilisé une R6 pour faire son coup, il aurait tué moins de monde lorsqu’il fonça dans cette foule de chômeurs attendant dans l’aube glacée que le salon de l’emploi s’ouvre…

Par contre, le titre du roman aurait fait moins classe… L’avantage de la bagnole a fait 8 morts et 15 blessés.

Le King qui nous gratifie d’un polar, un vrai de vrai, sans monstre tapi sous le tapis ou sous le lit. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’en redemande.

Vous êtes un flic à la retraite, avec un bide digne d’une femme enceinte de 5 mois et vous passez vos mornes journées affalé dans votre fauteuil à regarder à la télé des programmes tellement débiles qu’à côté d’eux, une certaine Nabi** passerait pour un prix Nobel en physique nucléaire. C’est vous dire…

— Tu peux faire accéder une pute à la culture mais tu peux pas la faire réfléchir.

Votre carrière fut prolifique, mais c’est sur cette affaire non résolue qu’elle s’est achevée. Devant la platitude de votre existence, l’envie vous prend d’introduire le canon d’un révolver dans votre bouche afin de mettre fin à cette retraite de merde. Appuiera, appuiera pas ?

Ding, dong, vl’a l’facteur avec une lettre qui va vous changer la vie. Une lettre de celui que la presse surnomma Mr Mercedes vous est adressé et ce petit salaud vous nargue. Allez, on secoue sa bedaine et on résout cette putain d’enquête qui fait tache sur le CV de départ !

Éliminons d’emblée ce qui m’a énervé dans ce roman : l’utilisation du présent. Pour le reste, ce n’est que du bon.

Ceci est une enquête classique si ce n’est que, à la différence des Agatha Christie, pas de coupable à choisir dans la salle à manger puisque nous connaissons l’identité du tueur à la Mercedes.

Un psychopathe digne des plus fêlés parce qu’un méchant, ça doit être mieux réussi que les autres, un méchant bien travaillé, sans circonstances atténuantes. Comme je les aime.

Des personnages secondaires attachants (Jerome, Janey, Holly), possédant de l’humour et notre flic retraité qui, tel un chien de chasse, repart sur la piste de son Moby Dick. Un flic reste un flic, même à la retraite.

Heureusement qu’il sera secondé par sa fine équipe, dont un jeune gars bourré d’humour et des références à Sherlock Holmes à profusion.

Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour deviner que Pete est arrivé le premier.

— J’en doute pas, mais comme ça, t’auras le temps de réfléchir à mon petit problème en faisant la queue. Imagine que t’es Sherlock, ça t’aidera peut-être.

— Ok. » Tyrone Feelgood Delight sort de sa boîte. « Missié être Sherlock ! moi simple docteu’ Watson ! »

— Donc c’est plus le mystère de la pièce fermée, c’est celui de la voiture fermée. Un problème à résoudre en quatre pipes, ça, m’sieur Holmes.

— Je sais pas, monsieur Hodges, on dirait une énigme à la Sherlock Holmes. Un vrai problème à résoudre en trois pipes mais je ne vais pas vous demander de ne pas m’adresser la parole pendant cinquante minutes.

Une écriture agréable, ne crachant pas sur l’humour ou les situations cocasses, sans temps mort malgré un récit qui roule sur son train de sénateur.

Si je devais choisir entre un dépannage au Paradis des Pedzouilles et me faire enfoncer une belette dans le cul, je choisirais la belette.

Du sang, du sexe, de la sueur et des larmes… De l’émotion brute ressentie (avec Sammy le camion de pompier et Janey – seuls les lecteurs comprendront), du rire, des sourires, de l’adrénaline, du suspense et des moments d’angoisses.

Le King, c’est tout ça. Il ne cesser jamais de m’enchanter et de me captiver.

Le King, c’est « It’s now or never » et un conseil « NOW » !

BILAN - Coup de coeurChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

CHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1)CHALLENGE - US

Descente en bouquineries

BILAN - Sherlock Bouquineries acheté que ça - OKHé, oh, j’ai été sage, hein… Juste 5 livres ! J’ai même honte, tiens, de le signaler. M’enfin (comme le disait si bien Gaston), j’ai trouvé de la qualité, alors, je vais pas la ramener.

Malgré tout, c’est l’inconvénient des boutiques de seconde main : parfois, on sort avec 30 romans et puis… il y a des jours où c’est la dèche ! Tout dépend de leurs arrivages et là, les rayons étaient un peu… comment dire ? VIDES ! (enfin, selon mes critères et selon ma wish-list).

Niveau économies, c’est dut tout bon des rayons vides et je ne sais pas pourquoi, mais Chouchou avait un sourire de satisfaction affiché sur joli minois lors de mon retour. Allez savoir pourquoi…

  1. Jo Witek : Un hiver en enfer
  2. Patrick Graham : Des fauves et des hommes
  3. Haskell Smith : Défoncé
  4. James Lee Burke : Les dieux de la pluie
  5. Thomas Bronnec : Les initiés

Bilan 2015 – Intro

BILAN - Minions Haut page bilan - OKQue va me réserver l’année 2015 ? Je parle, bien entendu, au niveau littéraire !

Combien de coups de cœur livresque aurai-je ? Des déceptions ? Des romans dont j’attendais beaucoup et qui me laisseront de marbre ? Ou alors, des belles découvertes alors que je ne m’y attendais pas ?

Ma PAL Noire a bien diminué en 2014, surtout avec les LC chez Bianca qui ont fait baisser le niveau des « Thomas Pitt » de Anne Perry. Va-t-elle continuer ?

Ma PAL compte bien trop de livres pour que j’en vois la fin dans les neuf prochaines années… Ne comptez pas sur une diminution chez elle vu que j’achète tout le temps.

2014 était aussi une nouvelle ère dans mes lectures puisque, fin septembre, j’avais reçu une liseuse… 12 romans furent lu en numérique et je compte bien poursuivre l’aventure avec ce petit bijou qui me comble, tout en lisant sur papier, aussi, n’ayez crainte !

Mais ça ne va pas faire baisser mon Stock À Lire, cette liseuse !

Le but en 2015 sera aussi de dépasser ce millésime qu’était 2013 et qui avait vu défiler 116 romans : point de vue lecture, c’était bien rempli (2012 n’en comportait que 96 – 2014 en comptait 110, presque…).

Une affaire à suivre mensuellement, donc !