Les brillants – Tome 1 : Marcus Sakey

Titre : Les brillants – Tome 1                                                       big_3-5

Auteur : Marcus Sakey
Édition : Gallimard (2015)

Résumé :
Dans le Wyoming, une petite fille perçoit en un clin d’œil les secrets les plus sombres de tout un chacun. À New York, un homme décrypte les fluctuations des marchés financiers. À Chicago, une femme maîtrise le don d’invisibilité en sachant d’instinct se placer là où personne ne regarde. On les appelle les « Brillants ».

Depuis les années 1980, 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables.

Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes.

Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux.

Mais pour l’arrêter, Cooper va devoir remettre en cause tout ce en quoi il croit, quitte à trahir les siens.

Critique : 
Quelqu’un m’a dit : « Ça ressemble à X-Men mais c’est différent ».

Bien, va pour une lecture Canada Dry ©, alors. J’aurai la couleur de l’alcool… Sans l’ivresse.

Bizarrement, au départ, j’ai trouvé que mon Canada Dry avait le goût de l’alcool au lieu de n’avoir que sa couleur ! Ça sentait fort le X-Men, les manipulations de tornades, les griffes et les têtes bizarres en moins.

Les Brillants sont des gens doués de certaines facultés, des petits génies capables de vous « lire », de prévoir vos actions ou celles de la Bourse. Ils ont leurs académies et des clans se forment parmi les Brillants : ceux qui veulent vivre avec les gens Normaux et les autres à part.

Sans compter les gens qui ont peur de leurs pouvoirs et certains qui l’ont utilisé à mauvais escient. Quant je vous disais que ça sentait l’alcool ! Heu, le X-Men !

Rien de transcendantal dans le début de ma lecture, donc.

Les personnages sont sympathiques, surtout Nick Cooper, un Brillant qui en chasse d’autres pour une agence gouvernementale, nous avons un Grand Méchant terroriste qui fait tout sauter, des petites touches d’adrénaline, une écriture simple qui glisse, tel un glaçon dans un verre rempli de liquide ambré.

J’étais partie pour une lecture agréable mais qui ne me laisserait pas un souvenir impérissable en me donnant un magistral coup de pied au cul.

Et puis tout à coup, alors que je naviguais à une vitesse de croisière, savourant un livre sans prise de tête, le récit a atteint un peu plus de profondeur lors d’une réflexion sur le terrorisme. Ça m’a saisi, moi qui pensait me faire une lecture pèpère.

Diantre, l’auteur a saisi une partie du problème et il n’hésite pas à le transcrire. Extrêmement et agréablement surprise je fus. Si ça pouvait en faire réfléchir certains, ça me ferait encore plus plaisir.

Tout compte fait, la lecture devenait plus intéressante ! Certes, un des coups que l’auteur nous fait est vieux comme le monde, je l’avais vu venir de loin, mais le reste de la réflexion était juste.

En fait, dans cette dystopie, il suffirait de remplacer quelques noms de personnages par des gens connus ainsi que le lieu exact de l’attentat pour qu’une vieille théorie vienne refaire surface… et vous hérisse les poils de frayeur.

J’ai tremblé deux fois durant le récit : à la fin et en pensant à cette théorie, qui, si elle était vraie, me flanquerait encore plus la pétoche. Là, je me suis prise un Ice Bucket glacé en imaginant que ce pourrait être véridique.

Entre nous, moi, j’aurais choisi une autre option que Nick Cooper avec la micro-puce… Oui, l’autre possibilité !

Ce roman, qui semblait banal au départ, donnant l’impression de faire du neuf avec du vieux et ayant été écrit juste pour nous divertir, possède, tout de même, de la profondeur dans ses pages.

Et puis, un peu d’alcool dans le Canada Dry ©, ça ne peut pas faire de mal…

Un bon moment de lecture et l’envie de voir si la suite de cette trilogie tiendra ses promesses.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

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Dernier meurtre avant la fin du monde : Ben H. Winters

Dernier_meurtre_avant_la_fin_du_mondeTitre : Dernier meurtre avant la fin du monde      big_3

Auteur : Ben H. Winters
Édition : SUPER 8 Éditions (2015)

Résumé :
À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ?

Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête.

Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre.

Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon.

Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer.

Et rien, même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.

nh_concord_statehouseCritique : 
Ça y est ! La malbouffe a encore frappé chez MacDo… On a retrouvé un homme mort, pendu par sa ceinture dans les W.C de cet établissement de haute gastronomie industrielle.

Je savais que leur cuisine était infecte, mais de là à aller se pendre, il y a une marge. À la limite, pendre le dirigeant du fast-food, oui !

Mais en ces temps de fin du monde annoncée, les suicides sont nombreux. La fin du monde ? Oui, dans 6 mois, un astéroïde de six kilomètres de long va percuter la terre, réduisant l’espèce humaine et tout le reste comme à l’époque des dinosaures.

Tous les flics veulent classer l’affaire. Tous ? Non, un inspecteur résiste encore et toujours. Son nom ? Hank Palace qui, lui, est persuadé que c’est un crime déguisé en suicide.

Si vous êtes à la recherche d’une enquête trépidante, passez votre chemin et allez manger chez Quick, se sera plus rapide (jeu de mot facile) car ici, le temps qui leur reste à vivre à beau être compté (on connait la date de l’impact), notre inspecteur va tout de même mettre une semaine pour résoudre cette affaire.

Patiemment, il va remonter les pistes, se tapant régulièrement la main sur le front en s’exclamant « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » et en se disant que sur ce coup là, il a été un crétin fini.

Hank Palace n’a rien à voir avec un Sherlock Holmes, lui, c’est un ancien policier patrouilleur monté en grade. Il n’est pas le meilleur mais il est tenace.

L’atmosphère de ce roman est étrange, nous sommes dans une ambiance pré-apocalyptique. La fin du monde est prévue pour le mois d’octobre et les gens ont un peu tendance à devenir zinzin. Bref, le récit est teinté de mélancolie et quelques grains de folie venant de la part de certains personnages (dont les collègues de Palace). Mais jamais l’auteur ne pousse le bouchon trop loin, tout est amené par petites touches.

Un roman étrange de par la perspective de l’astéroïde, des personnages simples et une enquête qui réserve son lot de surprise parce que si Palace n’avait rien vu venir et a mit du temps pour comprendre, moi, j’avais vu que dalle alors que tous les éléments étaient sous mes yeux.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.