ÇA – Tomes 1 & 2 : Stephen King [LC avec Stelphique]

Titre : Ça – Tomes 1 & Tome 2                                                     big_5

Auteur : Stephen King
Édition : Livre de Poche (2002)

Résumé :
Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.

Petit plus : Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de « Sac d’os » nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

Critique (celle de Stelphique est en bas) :
Ça n’est pas qu’un livre d’épouvante, Ça est bien plus. Ça est aussi un livre sur le courage, l’amitié, la perte de l’innocence de la jeunesse.

Ça risque de vous faire replonger dans les affres de vos années jeunesse : vous allez vous remémorer vos joies de gosse, mais aussi vos chapelets de souffrances à l’école, vos tombereaux de doutes sur l’avenir, les questions que vous vous posiez, vos premiers émois, ainsi que votre je-m’en-foutisme.

Mais c’est aussi un grand roman sur l’amitié et sur le fait que l’union fera toujours la force. Surtout si on est persécuté à l’école ou aux prises avec un clown terrifiant qui prend l’apparence de vos peurs les plus profondes.

Ce roman prenait les poussières sur mes étagères, trop couillonne que j’étais pour oser l’ouvrir, malgré mon âge adulte. Oui, je pensais – à tort – que Ça n’était qu’un livre d’épouvante.

Ça, on peut dire que je me suis mise le doigt dans l’œil jusqu’au coude parce que bien qu’ayant des passages qui font monter la tension et l’adrénaline, ce roman possède une profondeur dans son récit et ses personnages.

Première surprise, le King ne nous propose pas un récit linéaire avec une continuité dans le temps de la narration. Je m’attendais à avoir tout le récit de la jeunesse de nos 7 gamins en 1958 et puis passer ensuite à leur vie d’adultes (en 1985) lors de leur retour dans la ville de Derry pour tuer Ça.

Et bien non, le King fait mieux que Ça : il alterne, il joue avec le temps, vous faisant voyager sans cesse au fil des chapitres, et vous passez sans soucis de 1958 à 1985 (inversion des deux derniers chiffres, marrant), faisant même de brèves incursions dans les années 30-40 et même plus loin dans le temps.

En plus d’avoir cette superbe narration qui va et qui vient, non pas entre tes reins, mais entre deux époques différentes, elle se permet aussi de l’être à travers les points de vue de sept personnages principaux différents.

Mieux, sur la fin, le King finissait un chapitre et le dernier mot était celui qui commençait le suivant (après un saut dans le temps).

Ça est un récit gigantesque, titanesque, même (mais Ça ne coulera pas !) et, bien que les égouts de la ville de Derry furent inondés, jamais le récit ne prendra l’eau, lui ! L’auteur se permet même d’inclure des souvenirs dans son récit et le tout reste cohérent.

Une écriture qui arrive à vous transporter, à vous coller la frousse, à vous faire rire, souffrir, compatir, qui vous donne l’impression que ce n’est pas un adulte qui vous parle, mais 7 jeunes gamins (dont une gamine).

Un récit qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas, qui jamais ne vous lasse.

Des personnages travaillés, même si certains ont plus de présence que d’autres (notamment, Bill, Beverly, Ben, Richie, Eddie et le salaud d’Henry). Des gamins qu’on ne pourra pas oublier, même si eux oublieront toute l’histoire, avec le temps.

Ça n’est pas facile de vous dire combien j’ai aimé ce roman et combien il est riche de plein de choses.

Et puis, le King qui, sur la même page, parle de Sherlock Holmes et d’une belette, Ça à le mérité d’être souligné. Quel hommage il m’a rendu. Et à Holmes aussi, car son nom se retrouve souvent dans le roman.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Bref, un putain de coup de cœur et une aiguille de tensiomètre fichée dans le plafond, mais le roman en valait le coup.

BILAN - LC réussie - OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (prix British Fantasy 1987) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

 unnamed2Pourquoi je l’ai choisi :

Je voulais le relire depuis un moment, et profiter de cette LC Interactive presque 20 ans plus tard, m’a fait le lire avec un regard nouveau, tout en ayant les réminiscences de la peur adolescente….

Synopsis :

Tout avait commencé juste avant les vacances d’été quand le petit Browers avait gravé ses initiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s’était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d’une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd’hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l’horreur resurgit. Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d’enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.

Les personnages :

Le Club des Ratés est un groupe de 7 personnages tous plus intéressants les uns que les autres. On est forcés de s’attacher à chacun d’eux dans leur individualité de par leur histoire tout en souffrance, mais le groupe en lui même a aussi une grande force. L’amitié qui les unit est admirable, elle m’en a donné des papillons dans le ventre, on a envie d’être le 8eme membre. Chacun d’eux tient son rôle avec brio, entre humour douteux, fous rires hystériques, peur viscérale, chacune de leur interaction nous émeut.
« Les gens de bonne compagnie sont une rareté, mais dans un boui-boui comme celui ci, où le niveau de conversations est en dessous du niveau de la mer, ce sont de vrais merles blancs. »
Un petit coup de cœur pour Grippe-Sou et son humour jaune (avec des pompons oranges bien sur!!!!). Tu veux un ballon?!!!!!

Ce que j’ai ressenti :

« Mon père me disait souvent que Dieu aimait les rochers, les mouches, le chiendent, et les pauvres gens plus que tout le reste de sa Création, et que c’était pour ça qu’il y en avait autant. »
Comme dit plus haut, c’est une relecture…. Mais comme mon cerveau commence à sérieusement faire des trous de gruyère dans ma mémoire, il ne me restait comme souvenir : la peur des clowns au sourire pointu et ses yeux argents hypnotisant, une vague idée de la forme ultime de Ça, et l’histoire personnelle de Beverly.
Si on y regarde de plus près, ça ne fait pas grand chose, donc je peux vous dire d’ors et déjà que le plaisir de cette lecture fut un vrai cataclysme, un coup de cœur, même mieux, je suis retombée amoureuse de l’écriture du King.
J’avais lu ce livre dans mon adolescence (comme beaucoup d’ailleurs…), et le relire près de 20 ans plus tard, c’est comme vivre et revivre la même expérience que les personnages. Tout comme eux, j’en avais oublié le passé, mais c’est sans compter le talent de cet auteur et la puissance de Grippe-Sou, pour faire resurgir les peurs infantiles.
« Les souvenirs commencèrent soudain à se bousculer en lui. Comme si un sac noir, au fond de son esprit se mettait à gonfler et à menacer de cracher de méphitiques images tirées de son inconscient pour les faire surgir dans le champ de vision mentale que commandait son esprit rationnel de veille; si cela se produisait d’un seul coup, il deviendrait fou. « 
J’ai bien eu la frousse, celle qui vous terrorise la nuit, regarder les étendues d’eaux avec un mauvais œil, sursauter au moindre bruit nocturne, et comme le cirque s’est invité par chez moi, je vous dis pas, je ne voulais pas voir le clown !!!!! Je crois que chacun s’en prend pour son compte coté terreur, entre la peur du noir, la claustrophobie et celle de l’inconnu en général… Il est certain que j’éviterais les égouts en général, mais encore plus ceux de Derry. D’ailleurs, je ne crois pas faire  de tourisme de ce coté là, tout simplement. Le Maine a l’air indubitablement trop dangereux à mon gout, un brin trop ténébreux.
« Il avait un T-shirt sur lequel on lisait: LE MAINE C’EST BIEN, DERRY C’EST MIEUX! « 
Mais au delà de tout Ça, (c’est le cas de le dire!!!), ce qui m’a le plus effrayé, cette fois ci, c’est l’horreur de leur quotidien. Aujourd’hui en tant qu’adulte, ce n’est plus le clown qui m’effraie, mais bien la Violence qui  se dégage de ses lignes.
Le malaise venait de ce que ses enfants subissaient, Ça, ça m’a crevé d’angoisse ! Désolée, par avance des spoilers, mais moi, c’est l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme, le harcèlement, la maltraitance entre couple qui me fait mal, mais là où j’ai failli perdre mon cœur, c’est pour les enfants Corcoran !
J’en avais envie de chialer comme une madeleine, pas simplement par ce qu’on était dans la fiction, mais parce que c’est la réalité de nos jours : tant d’enfants meurent sous les coups de leur proches, alors qu’ils ne sont que amour et dévotion pour cet adulte innommable…
Tout le génie de cet auteur est là, je crois que dans ces mille pages, il y a mit ses tripes, dénonçant les pires atrocités de ce monde, mais gardant une note d’espoir qu’il met dans ces enfants.
Il reste une sorte de candeur à travers ce Club de 7 , une innocence qui fait chaud au cœur. Nous avons droit à de l’horreur pure, quelle que soit votre peur (irrationnelle ou non), vous aurez forcement votre petit frisson, mais on ressort grandi de cette lecture. L’épreuve du passage à l’âge adulte se fait avec eux, et résonnent dans notre inconscient.
On peut vivre avec la peur (…)Peut être pas toujours, mais en tous cas longtemps, très longtemps.
Ça flotte à l’intérieur de nous, suite à cette lecture, on sent bien l’écho de ses cris, le gout de son sang poisseux, il nous attire quoiqu’il arrive vers les profondeurs noires et pestilentielles, même si ce n’est que dans nos cauchemars, il possède un grand pouvoir : celui de nous effrayer de toute les façons inimaginables!

Qui saura regarder dans les yeux Sa Peur, et lire ce grand Classique?!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

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ÇA est nos impressions de lecture, une fois… (5/5) : LC terminée !!

Oui, ce n’est pas très français, notre titre, mais il est très bruxellois ! Et j’avais envie de jouer avec le français pas très correct pour inclure le mot ÇA dans le titre. Et puis, j’estime qu’un Belge peut se foutre lui-même de sa gueule… Parce qu’on le fait mieux que les autres !!

Alors, nos impressions de lecture ?? A-t-on déjà regardé sous notre lit afin de voir si un monstre ne s’y tapissait pas ? Évite-t-on les caniveaux et les égouts ?? Regarde-t-on les crimes concernant des enfants d’un autre œil, cherchant à savoir si Grippe-Sou est derrière tout ça ?

On vous dit tout sur nos impressions de lecture… Voyez sous la couverture du livre !!

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Horreur, souvenirs, vie adulte, perte de mémoire, flash-back.
Le roman est prenant, le King sait comment nous attraper pour nous entrainer, tel un bateau en papier, sur l’eau de pluie qui s’écoule, furieuse, dans les caniveaux. Le trou béant de l’égout arrive, on voudrait s’en extirper, mais la plume du King nous a hypnotisée et on reste impuissant, tel un lapin dans les phares d’une voiture. Et on sombre avec lui dans l’Horreur avec un grand H (faudra que je la replace, celle-là !). Étrange est sa construction du roman, peu habituelle, mais j’aime ça et je vous en reparlerais plus une autre fois, j’en ai déjà trop dit !! ❤ ❤ ❤

« Dans la géographie de son visage, des montagnes allaient s’élever, des continents dériver. Il ne laisserait personne suggérer qu’il était un suceur de queues ».

« Enfants, la fiction n’est que la vérité qui cache le mensonge, et la vérité cachée dans un récit est suffisamment simple : la magie existe. »

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée, Happée
Ouah quelle plongée dans les égouts de Derry !!!! J’ai le texte et les images mélangées (je me suis revu la première partie de Ça en téléfilm !!!), le Clown garde toute son effroyable attraction, mais en lisant le texte, on s’aperçoit que c’est bien plus riche et profond qu’il n’y parait…. Je suis, une fois de plus, totalement fan de l’écriture du King, qui sait travailler aussi bien ses personnages que des faits de société malheureusement encore d’actualité.

« Il m’emporte dans les profondeurs noires de la peur à l’état pur et j’ai moi aussi la chair d’autruche » (p128) !!!!

« Viens flotter avec nous, Don ! fit le clown de sa grande bouche écarlate et souriante ». (p33)

Ça ne vous donne pas envie ????!!!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 201 à 400) : Terreur, frousse, flash-back, enfance, adrénaline, suspense, tension artérielle à son comble.
Les enfants, héros du livre, nous font partager leur rencontre angoissante avec Ça. On découvre les 7 enfants, leur vie, leurs soucis, on s’attache à eux comme c’est pas possible. Solitaires, mal aimé pour certains, étouffé par maman pour d’autre, invisible aux yeux des parents, aussi. Ils n’ont rien du super-héros, ils ont peur et se posent des questions, sur Ça et sur les choses de la vie. Ils comprennent aussi que tout le monde peut mourir.

Quelques chapitres consacrés à leur vie d’adulte et au fait qu’ils convergent tous vers la ville de Derry, celle qui les a vu grandir, celle qui abrite la créature. Suspense, suspense !

Des têtes avaient roulé… sans parler des bras… d’un pied ou deux… et d’un pénis, que l’on avait retrouvé cloué au mur de la cabane.

Il savait qu’en devenant plus grand, quelque chose sortait du pénis quand il était dur.

Il tomba sur les légers renflements de sa poitrine naissante, et il ne se sentit pas mieux.

Henry avait bondi sur le morveux, souple comme une belette et vif comme une vipère, et lui avait asséné deux coups de poings d’une main noircie par le travail.

Elle se dit : Je suis prête à parier qu’il a une jolie petite queue de collégien. Assez longue pour s’amuser, mais pas assez grosse pour être vraiment prétentieuse.

Richie regarda la table, près de la fenêtre. Alignés au garde-à-vous par Mrs. Denbrough, à demi ouverts, se tenaient ainsi les bulletins de notes de George. A les voir ainsi, sachant qu’il n’y en auraient pas d’autres, que l’enfant était mort avant d’être capable de rester entre les lignes qu’il coloriait et que sa vie s’était achevée irrévocablement, pour l’éternité, sur ces bulletins de la maternelle et de l’école, l’imbécile réalité de la mort vint frapper Richie de plein fouet, pour la première fois de sa vie. Comme si un gros coffre-fort de fer était venu s’enfouir dans son cerveau. Je pourrais mourir! s’écria-t-il en lui-même, horrifié par une sorte de sentiment de trahison. ça arrive à n’importe qui ! À tout le monde !

Impressions de lecture de Stelphique (pages 201 à 400) : Je vole tout comme Silver  Je pédale contre le diable, lancée à toute vitesse vers ce qui ce révèle la meilleure lecture de l’année….

« Ya-hou, Silver, EN AVANT! » (p333)

La cohésion de groupe se met doucement en place et surtout Ça prend sa place, pour ne plus la quitter !!!!! Il devient enfin « le » pronom qui le détermine, et nous on commence à deviner tout son pouvoir derrière un si petit mot. Entre 200 et 400, j’ai vécu 2 scènes d’horreur pure à me ronger les sangs, à sursauter comme une dingue au moindre bruit, mais aussi, pourquoi lis-je ce livre la nuit ???!!!!!! Les sombres recoins de Derry vous filent une trouille d’enfer, mais qu’est ce c’est bon !!!!!! 😉

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 401 à 600) : Histoire de la ville de derry, racisme, armée, terreur, tension artérielle dans le rouge.
Retour vers le passé ! Chaque petites anecdotes qu’un enfant (ou un adulte) raconte est détaillée, fouillée, bien racontée. C’est autant de petites histoires dans la grande Histoire car elles nous éclairent aussi sur les années 30 et son racisme crasse et sur les années 50 qui ne sont pas mieux, mais il y a le rock au moins. La tension est en haut et ne redescend plus. D’ailleurs, pourquoi suis-je en train de perdre mon temps à vous donner mes impressions de lecture alors que j’ai un putain d’excellent roman qui m’attend !! Lequel ?? Ben, ÇA !

On sait bien que dans une course avec les Blancs, il faut toujours rester un peu derrière. Sans quoi, y en a toujours un pour te casser les jambes, histoire de te ralentir.

Chaque fois qu’il fait sa crotte, il doit regarder dans le manuel d’instruction comment on fait pour se torcher. Ah-ah.

— Les morts, Stanley. Nous sommes les morts. Nous avons coulé, mais maintenant nous flottons… et tu vas flotter, toi aussi.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 600) : Unie avec le Club…..
Rendez vous dans les souvenirs et liens intrinsèques qui ont fait ce beau groupe hétérogènes mais unis: le Club des Ratés. « Ça » veille et semble contrôler une partie des événements de l’été 1958, mais aussi sur toute leur vie, les faisant tous revenir vers Derry inexorablement, 27 ans plus tard…
Elle est belle leur unité, je trouve, tous différents, mais complémentaires. L’amitié qui les unit, fait plaisir à lire, entre fous rires et crise de peur panique. Ils sont 7, mais moi je dirais qu’on est 8 (ou 9, je compte ma chère binôme sur ce coup! 😉 ), le lecteur est forcé de ressentir une empathie. Je me sens membre de leur groupe, littéralement en hypnose, voire en apnée devant les scènes d’horreur qu’ils vivent.

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 601 à 800) : Souvenirs, plans de bataille, amitié, le Club des 7, visions, courage, rires, effroi.
Ma lecture se partage entre des Ah-Ah de rire et des Aaaaah d’effroi. Jamais plus je n’ouvrirai un frigo, et Sherlock Holmes ne devra plus me parler de cette untold story intitulée « La sangsue rouge ». Mon Dieu, mon pauvre cœur ! Partagé qu’il est entre me coller une crise cardiaque ou s’emballer de plaisir pour cette lecture qui est un vrai coup de cœur ❤ !!

L’aiguille du tensiomètre, quand à elle, est allée se planter dans le plafond… J’ai même halluciné en lisant, dans sur la même page, « Sherlock Holmes » et « Belette »

Une vraie purée de pois, mon cher Watson, pensa Richie qui, pendant quelques instants, se prit pour Sherlock Holmes remontant d’un pas décidé Baker Street ; Moriarty n’était pas loin, un fiacre l’attendait et tout était en place.

Il était assis à l’indienne, directement en face de Richie, et avait les yeux aussi rouges que ceux d’une belette.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Impressions de Stelphique (Pages 601 à 800) : Tendue !
Tous les protagonistes de cette histoire ne sont épargnés! Passé et Présent s’excitent, et nous donnent des frissons infantiles, mais aussi diablement adulte… La confrontation avec Ça se fait sentir, la pression monte d’un sérieux cran, le passé a eu son moment d’épouvante mais il se pressent pour l’avenir, une lutte de tous les diables où tous les coups sont permis ! Je ne sais même pas pourquoi je suis ici (ah oui la fameuse LC interactive !) , alors que je devrais terminer ce joli pavé !!!!! Très impatiente de retourner avec les Ratés….. a+ !!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 801 à 1075 – FIN) : Angoisses terribles, liens d’amitié solide, affrontement et lutte finale.
Mon Dieu, j’ai mordu dans la langue de Ça et je vous jure que c’était horrible ! Pour nos amis, ♫ c’est la luuuuttte finnnaaaaale ♪ et, telle la devise de mon petit pays, L’Union Fait La Force ! Oui, la Force était avec eux et la crise cardiaque avec moi. Une scène m’a choquée… Pourtant, j’aime le sexe, mais là. Jésouille de jésouille !

Il lui restait encore assez de bon sens pour se dire que si tout ce qu’il tirait d’une vision était de se voir en Sherlock Holmes arpentant Baker Street, la notion de vision était rudement surfaite. Sauf bien sûr que ce n’est pas Moriarty qui nous attend dehors. Ce qui nous attend, c’est Ça. Et c’est réel, Ça.

Et comme Henry et Victor lui faisaient face, elle pouvait voir leurs choses. C’étaient les premières choses qu’elle voyait de sa vie. [Les garçons avaient le pantalon baissé] Elle remarqua que ces choses étaient comme de petits tubes leur pendant entre les jambes. Celle de Henry était petite et glabre, mais celle de Victor, en revanche, était de belle taille et surmontée d’un fin nuage.

— Ouais, ouais ». Patrick parlait maintenant d’un ton boudeur. Boudeur et un peu effrayé. Puis il éclata : « Mais ça t’a plu ! T’as bandé ! La plus grosse queue que j’aie jamais vue ! »

Ça avait créé un endroit à sa propre image que ça contemplait avec satisfaction grâce aux lumières-mortes qui étaient ses yeux. Derry était son abattoir, les gens de Derry son troupeau.

Impressions de Stelphique (Pages 801 à FIN) : Conquise !
Et bien , quelle lecture !!!! Tout de même, plus de 1000 pages, ce n’était pas une mince affaire !!!!! Ça m’a donné le frisson, jusqu’à la dernière page, j’ai eu les cheveux hérissés et le cœur en bouillie de stress pour nos 7 Ratés (heu, Formidables, moi je pense !!)… Cette fin apocalyptique a tenu toute ses promesses, et Stephen King a su mener d’une main de Maitre son suspense passé/présent, pour nous tenir en haleine….. Quel Talent !!!!! Il m’a eu dans le Mille !!!!!! 😉

Du Sang Sur la Glace : Jo Nesbø

Titre : Du Sang Sur la Glace                                                      big_2

Auteur : Jo Nesbø
Édition : Gallimard Série Noire (2015)

Résumé :
Quand on gagne sa vie en supprimant des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit.

Olav est le tueur à gages attitré d’un gangster qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue à Oslo.

Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent.

C’est la jeune épouse – infidèle – de son boss. Et il est chargé de la tuer…

Critique : 
En lisant une critique sur ce roman, j’avais vu qu’un des commentateurs signalait que le livre lui était tombé des mains, et ce n’était pas un compliment.

Non, il ne m’est pas tombé des mains, mais j’ai baillé, somnolé durant ma lecture et failli le refermer avant d’arriver au bout. Il ne fait que 150 pages, c’est vous dire si j’ai passé un moment en enfer.

Pourtant, le pitch avait l’air génial : un tueur à gages, Olav, auquel son patron lui demande d’expédier (tuer) un client. Rien de neuf sauf que le client est la femme du boss.  Et que ce dadais d’Olav va en tomber amoureux.

Il avait pourtant bien commencé, ce petit roman : un tueur à gage pour qui on sent qu’on va avoir de l’affection, le genre de mec qui n’a rien d’un Jason Statham survitaminé et qui nous raconte sa petite histoire, avec une touche d’humour noir parsemé un peu partout.

Ajoutons deux trafiquants de drogue dans la ville d’Oslo dont chacun crierait bien que l’un des deux est de trop dans la ville. Ou que la ville est trop petite pour eux deux. Bref, on sent que l’on s’asseoir sur un baril de poudre, mèche allumée.

L’utilisation d’Olav comme narrateur était bien trouvée, ça permet quelques surprises qui m’ont plus, même si une était téléphonée. Pour l’autre, j’ai été eue.

Où est le problème ? Où le bât a-t-il blessé dans tout cela ?

La manière de raconter est soporifique au possible ! J’ai juste arrêté de bailler durant quelques scènes, pendant quelques paragraphes et bien que ne faisant que 150 pages, j’ai sauté des lignes !

On est loin d’un Dashiell Hammett et de son célèbre « Moisson Rouge ». Loin des autres grands du polar Noir aussi.

Malgré les quelques surprises cachées dans le récit, il ne m’a pas emporté dans la ville d’Oslo, je me suis ennuyée la plupart du temps et je n’ai pas retrouvé l’âme des grands romans Noirs que j’aime.

Les ingrédient sont peut-être là, mais ça manque furieusement de sel.

Une déception pour moi qui apprécie cet auteur.BILAN - Minion tasse dépité - OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et le Challenge « Nordique » chez Mes chroniques Littéraires.

CHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1) CHALLENGE - Nordique loups_scandinavie

Voyez-vous ça ??

Eh ! Regardez un peu ça !

Mais non, pas ça… Ça ! Allez, un petit effort, quoi. Ça n’est pas si difficile que ça.

À croire que ça vous fait peur. Ça vous fait flipper ? Ça est le but.

Bon, ça va pas être du gâteau cette LC avec ma binôme Stelphique. On risque de finir coulrophobe avec tout ça…

Ça serait dommage… Quoique, ça m’a toujours intrigué ces adultes qui se déguisaient comme ça pour approcher les petits n’enfants. Ça est un peu glauque et bizarre.

Ça n’est rien… Si, ça est tout un symbole.

Pourquoi tous ces ça ? Parce que nous allons nous faire le King ! Non, pas le chanteur à la voix suave comme le miel, mais l’écrivain à la plume suave comme la peur.

Nous allons nous le faire avec un titre qui me fait déjà pisser dans mon froc d’avance… ÇA !

Que nous dit le Net sur ÇA ?? Oui, autant le savoir avant d’ouvrir le roman et de vous donner nos impressions de lecture.

Ça (titre original : It) est un roman d’horreur écrit par Stephen King, publié en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy 1987. Publishers Weekly l’a classé comme le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986.

Cette histoire raconte la lutte entre sept enfants terrorisés devenus adultes et une entité maléfique connue sous le nom de Ça qui prend la forme des peurs les plus profondes mais se présente principalement sous la forme d’un clown se faisant appeler Grippe-Sou.

Le roman propose un récit non-linéaire qui alterne entre deux périodes de temps différentes (à vingt-sept ans d’intervalle) ainsi qu’entre les différentes perspectives et les histoires des sept personnages principaux.

Il traite de thèmes tels que la puissance de la mémoire, les traumatismes de l’enfance et la laideur qui se cache derrière la façade d’une petite ville.

Selon Michael R. Collings, universitaire spécialiste de l’œuvre de Stephen King, Ça est l’un des récits les plus complexes de l’écrivain.

La narration va et vient entre deux époques différentes à travers les points de vue de sept personnages principaux différents et plonge parfois, lors d’interludes, dans des périodes plus anciennes du cycle.

Le roman résume et conclut la période « enfants en danger » de la carrière de l’écrivain, approfondissant des thèmes abordés dans ses romans précédents, notamment celui de « l’enfance sacrifiée » qui trouve ici sa résolution, les sacrifices faits par les sept enfants étant « entérinés par leurs actions vingt-sept ans plus tard ».

King « combine avec succès les enfants et les adultes, l’innocence et l’expérience, l’énergie naïve et la maturité réfléchie ».

Le fait que les sept héros n’aient pas d’enfants est révélateur car « c’est seulement en suivant à nouveau les traces de leur enfance […] qu’ils pourront faire le dernier pas vers l’âge adulte ».

Le roman est d’autre part une véritable « encyclopédie de l’horreur » où « presque toutes les variations sur le thème du monstre sont présentes à un niveau de lecture ou un autre », King faisant de nombreuses allusions et clins d’œil au genre horrifique sous ses formes littéraires et cinématographiques.

Ça, monstre aux nombreux visages, rappelle les Grands Anciens mais les monstres les plus dangereux « portent le déguisement d’enfants aux impulsions vicieuses et violentes », « de pères qui passent leur temps à se « faire beaucoup de souci » pour leur petite fille » ou encore de mères « dont le seul but dans la vie est de rendre leurs enfants toujours plus dépendants ».

Le livre alterne continuellement entre les monstres symboliques et les monstres réels qui sont « affrontés et finalement vaincus ».

Ça est aussi en partie autobiographique, les personnages principaux ayant le même âge que King en 1958 et Derry étant basée sur des lieux où il a vécu son enfance.

Anciennes éditions J’ai Lu en 3 tomes : bigre, ça fiche la pétoche !

En 2 tomes chez « Livre de Poche », couvertures moins effrayantes, déjà !

Josey Wales hors-la-loi : Forrest Carter

Titre : Josey Wales hors-la-loi                                                           big_4

Auteur : Forrest Carter
Édition : Payot et Rivages (2015)

Résumé :
Alors que la guerre de Sécession est sur le point de se terminer, Josey Wales, un paisible fermier, voit sa femme et ses fils massacrés par des pillards nordistes. Il s’associe alors avec des renégats sudistes pour mener à bien sa vengeance.

Western d’aventure et roman noir culte, adapté au cinéma par Clint Eastwood (1976).

Critique : 
D’emblée, oublions le film magistral avec Clint « Blondin » Eastwood car il y a des différences (film centré sur une vengeance) et concentrons-nous sur le roman original.

Si les manuels d’Histoire nous ont appris que la guerre de Sécession a débutée en 1861, on avait omis de nous signaler que cela faisait déjà 6 ans que la frontière entre le Kansas et le Missouri était mise à feu et à sang par des maquisards du Nord ou des guérilleros du Sud.

Josey Wales, paisible fermier dans les monts Ozark a retrouvé sa famille massacrée par des Redlegs (bandits agissant pour le compte des troupes nordistes) et notre homme, fou de douleur, a rejoint les outlaw Sudistes. La chevauchée qu’ils accompliront sera sanglante et ils ne laisseront que ruines fumantes derrière.

En 1865, la guerre de Sécession a cessée, c’est sûr, mais Josey Wales a refusé l’amnistie promise aux outlaw qui avaient fait la guérilla durant presque 10 ans.

Le roman n’épiloguera pas sur les années de guérilla menée par Wales et les célèbres hors-la-loi qui l’accompagnaient, mais il se concentrera plutôt sur la fuite de Wales vers le Texas puisqu’il a refusé l’amnistie.

À priori, on pourrait croire que l’on va détester cet homme qui a commis des pillages, tué des civils, des innocents ou des coupables…

Étrangement, non, il n’en est rien, parce que si Josey est un outlaw, il est aussi un homme de parole, fidèle à ses amis et ne les abandonne pas, même grièvement blessé, comme il le fit avec Jamie Burns.

Ce roman, c’est un voyage initiatique vers la rédemption, même si au départ Josey ne le sait pas encore.

Les pages se tournent toutes seules, la tension est souvent à son comble pour certains passages, ça se lit vite, ça se lit avec plaisir, ça se dévore, mais gaffe aux hémorroïdes à force de chevaucher dans vastes plaines des États-Unis.

Son voyage vers le Texas sera semé d’embuches, mais aussi de belles leçons de courage et d’amitié, entre lui, son ami Cherokke Lone et une indienne Petit Clair de Lune. Personne ne dira des mots d’amitié, mais chacun est prêt à donner sa vie pour les autre.

Le texte est puissant, beau, empreint de beaux discours sur les hommes qui peuvent vivre ensemble sans s’entretuer. Il y a de la philosophie, dans ce roman noir.

Pourtant, je suis tombée de ma selle en lisant dans la postface (heureusement à la fin du livre et pas au début, normal, c’est une « post ») que l’auteur (de son vrai nom Asa Earl Carter) avait une forte odeur de souffre car il avait été affilié au Ku Klux Klan. Et je vous passe le reste. Glop.

Mais au diable l’auteur et son passé sombre, moi, je ne m’attacherai qu’au roman et au formidable voyage dans lequel il m’a emmené !

Des outlaws qui font pleuvoir les balles, tirant plus vite que Lucky Luke et galopant ventre à terre, le tout dans une nature encore vierge, moi, ça me botte.

Ajoutez-y des indiens, des grands sentiments d’amitié, une touche d’amour, un fond d’Histoire et la tronche des bandits sur format A4 cloué sur les arbres et moi, je ne me sens plus.

Sautez en selle, prenez les rênes dans vos dents et sortez vos six-coups si vous voulez traverser toutes ces belles étendues sauvages en un seul morceau.

« Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.BILAN - Coup de coeur

Leçons d’un tueur : Saul Black

Titre : Leçons d’un tueur                                                           big_3-5

Auteur : Saul Black
Édition : Presses De La Cite (2015)

Résumé :
Repérer, traquer, tuer, recommencer.

Katrina, Sarah, Angelica, Shyla, Yun-seo, Leah, Lisbeth… Sept femmes âgées de vingt-quatre à quarante ans. Sept femmes retrouvées mortes aux quatre coins des États-Unis. Violées, torturées, exécutées. L’œuvre d’un homme ou de plusieurs ?

Depuis trois ans, la police tourne en rond et n’a pour indices que d’étranges objets découverts dans les corps mutilés des victimes.

Aujourd’hui, l’inspectrice à la Criminelle de San Francisco, Valerie Hart, sent qu’elle tient enfin une piste sérieuse.

Mais il faudra faire vite, car la prochaine cible pourrait bien être une petite fille de dix ans piégée dans une cabane isolée du Colorado.

Alors que ses vieux démons refont surface, Valerie se lance dans une course contre la montre…

Petit plus : Saul Black signe un thriller implacable et nous plonge avec maestria dans l’horreur la plus totale. En sortirez-vous indemne ?

« Ne lisez pas ce texte. Aucun lecteur ne mérite d’être autant terrifié. » Linwood Barclay

Critique : 
Ah mais que j’en ai ma claque des 4èmes de couverture trompeur ou prenant des raccourcis un peu trop exagéré !

Ah que j’en ai ma claque des bandeaux titres ajoutés par des auteurs connus dans le but de faire vendre les livres des autres !

Non pas que le roman n’était pas un thriller de bonne facture, non pas qu’il n’était pas terrifiant, mais pas à ce point là !

Linwood Barclay a un peu exagéré en ajoutant « Ne lisez pas ce texte. Aucun lecteur ne mérite d’être autant terrifié. » On est loin d’avoir les chocottes durant les 500 pages ! Et le résumé ne devrait pas raccourcir l’histoire de cette manière.

Mes points de discordes étant dit, passons au reste : ce que j’ai pensé du roman.

Comme je le disais, un thriller de bonne facture, avec plusieurs points de vue (l’inspectrice, le serial-killer, Nell, une victime…) ce qui ne vous laisse pour ainsi dire pas de temps mort pour bâiller d’ennui. Les pages se tournent toutes seules et la lecture avance à grand pas.

Du terrifiant, il y en a durant quelques passages et le premier chapitre est assez envolé niveau adrénaline ! Ça commence comme un feuilleton gentillet avant de se terminer dans un bain d’hémoglobine et une course poursuite qui vous donnera les mains moites.

La plume de l’auteur est agréable à suivre, changeant selon que nous sommes en présence de l’inspectrice Valérie Hart, du Grand Méchant ou d’une de ses victimes.

Là où j’ai coincé, c’est justement avec l’inspectrice Valérie Hart, torturée à souhait dans ses pensées, alcoolique, ayant elle-même sabordée sa vie sentimentale…

Et là je dois dire que « Trop is te veel » ! Elle revient un peu trop à mon goût sur son amour qu’elle a foutu en l’air (constamment) et à la fin, c’est redondant, épuisant et c’est totalement inutile de nous le répéter. Ça va, j’ai compris. Bref, aucune empathie ou sympathie pour ce personnage pourtant central.

Autre petit soucis, c’est le Grand Méchant… Avec un titre de roman pareil, je m’attendais à ce qu’il nous explique un peu plus son modus operandi de serial-killer, un peu comme celui de Ellroy dans « Un tueur sur la route » qui nous expliquait ce qu’il faisait.

J’aurais aimé aussi en apprendre beaucoup plus sur son enfance. Pas dans le but de me faire l’avocat du diable, mais pour comprendre comment le comportement de certains adultes envers des gosses pouvait donner des tueurs en série. Pas « excuser », juste essayer de « comprendre ».

Niveau « enquête », elle ne traîne pas durant les 500 pages et les quelques petits détails grappillés à gauche et à droite vont faire avancer cette enquête pas facile et qui était au point mort depuis quelques années.

Un thriller qui porte bien son nom, donnant au lecteur des frissons, de l’angoisse, de la peur, des mains moites, de l’adrénaline, des envies de hurler « Cours, Forrest, cours » aux victimes, une enquête trépidante et un final qui m’a fait me crisper dans le divan.

Petit bémol sur Valérie Hart, l’inspectrice, pour laquelle je n’ai ressenti aucune empathie et qui, bien que très brillante – et n’hésitant pas à prendre des risques pour sauver des vies – m’a plus souvent exaspérée par son comportement border-line et ses complaintes sur sa vie amoureuse qu’elle avait elle-même assassinée.

Malgré ces petits bémols, une bonne lecture qui m’a fait monter l’adrénaline et passer un moment où l’angoisse pouvait surgir à chaque page. Mais pas au point de me terrifier comme Linwood Barclay.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

Descente en bouquineries : ma PAL a pris du viagra et elle a gonflé !

BILAN - Shopping - tumblr_my7f24Jw911r7ufkeo1_500Oui, je sais, je ne devrais pas aller dans ces endroits de perdition, mais que voulez-vous, dehors, il pleut, le temps est morose alors qu’hier il était si rose (sous le soleil, assise sur un banc avec « Leçons d’un tueur »).

Alors, j’ai décidé de me faire le grand chelem : FN**, bouquineries et Fili****** !

Ça faisait tout de même un mois que je n’avais plus acheté de livres ! Non, mais…

D’ailleurs, je n’avais pas fait d’article avec mes achats du mois de mars, donc, je vais les groupir avec ceux d’avril et ajouter mes quelques achats numériques du mois.

  • Barbato Paola : À mains nues
  • Colin Niel : Les hamacs de carton
  • Siegel James : Storyteller
  • Brian Hart : Au bord du monde
  • Scott James : Retour à Watersbridge
  • Michaël Punke : Le revenant
  • Mørk Christian : Darling Jim
  • Brown Frédéric : La bête de miséricorde
  • Yana Toboso : Black Butler 17 [MANGA]
  • Yana Toboso : Black Butler 18 [MANGA]
  • Le Corre Hervé : Cœurs déchirés
  • James Lee Burke : Dernier tramway pour les Champs-Élysées [Dave Robicheaux 13]
  • James Lee Burke : Le brasier de l’ange [Dave Robicheaux 8]
  • James Lee Burke : Dixie City [Dave Robicheaux 7]
  • James Lee Burke : Sunset Limited [Dave Robicheaux 10]
  • Marin Ledun : Les visages écrasés
  • Marcus Malte : Les harmoniques
  • Ernest J. Gaines : Dites-leur que je suis un homme
  • Baudou & Gayot : Le dictionnaire de Sherlock Holmes
  • Pascal Dessaint : Le chemin s’arrêtera là
  • Marini / Desberg : Le Scorpion – T11 – La 9ème famille [B.D]
  • Swolfs Yves : Prince de la Nuit – T7 – Première mort [B.D]
  • Komusubi Haruka : Les enquêtes de Sherlock Holmes [MANGA]
  • Wessel Ebersohn : La tuerie d’octobre
  • Paco Ignacio Taibo II : Ombre de l’ombre
  • Forrest Carter : Josey Wales, hors-la-loi
  • Ishinamari / Ishikawa : Sherlock Holmes [MANGA]
  • Glen Duncan : Dernier Loup-garou
  • Carin Gerhardsen : Dissonances
  • Sonja Delzongle : Dust
  • Shane Kuhn : Guide de survie en milieu hostile
  • Glendon Swarthout : Homesman
  • Saul Black : Leçons d’un tueur
  • Fitzek & Tsokos : L’Inciseur
  • Edgar Cantero : Le Monde caché d’Axton House
  • Jay Martel : Prime Time
  • Christoffer Carlsson : Le Syndrome du pire
  • Ross MacDonald : Trouver une victime

Un fond de vérité : Zygmunt Miłoszewski [Teodor Szacki 2]

Titre : Un fond de vérité                                     big_5

Auteur : Zygmunt Miloszewski
Édition : Mirobole (2015)

Résumé :
Fraîchement divorcé, Teodore Szacki a quitté son travail de procureur à Varsovie et débarque dans la paisible bourgade de Sandomierz, où il compte bien refaire sa vie. Mais six mois à peine après avoir abandonné l’agitation de la capitale et l’asphyxie de son mariage, il s’ennuie déjà.

Heureusement, devant l’ancienne synagogue de la vieille ville, du travail l’attend : un corps de femme drainé de son sang, tout comme dans un rite sacrificiel juif… Lorsque le mari de la victime subit le même sort, la population de la ville renoue avec des peurs vieilles de plusieurs décennies. Aux prises avec une flambée d’antisémitisme sans précédent, Szacki va devoir plonger dans un passé aux échos douloureux, et tenter de trouver la vérité dans une histoire qui déchaîne toutes les passions.

Critique : 
Son premier roman m’avait emmené au 7ème ciel, malgré son introduction assez longue (mais les préliminaires, avec cet auteur, c’est agréable) et le second, c’est un pied intégral, confirmant tout le bien que je pensais de l’auteur.

Je me suis toujours dit que je vivais dans un pays de malades mentaux niveau politique (celle dite « du gaufrier », on vous l’expliquera un jour), mais je vois qu’à la course à l’imbécilité, la Pologne galope à nos côtés.

Le premier roman m’avait subjugué par son côté politique – le communisme était au menu – et le second ne déroge pas à la règle.

Aux rayons X, la Pologne ne laisse voir que des fantômes des années 40-50 et un antisémitisme qui s’accroche à ses basques mieux qu’un virus. Vous croyez en être débarrassé, et bien non, il revient au galop.

Je dois dire que j’ai eu un peu peur en ouvrant le roman, peur qu’il n’arrive pas à la cheville du premier, peur d’être déçue… Et puis, mon procureur préféré, Teodore Szacki, a quitté la capitale pour se retrouver muté dans la petite ville de Sandomierz et j’avais quelques craintes pour lui.

C’est vrai, quoi, qu’allait-il avoir à se mettre sous la dent, le Sherlock Holmes des prétoires ? Hein ? Un vol de GSM ? Une dispute conjugale ? Il ne se passe jamais rien chez ces bouseux de Sandomierz et ses collègues ont l’air moins sympa que les anciens.

Fallait pas avoir peur pour notre procureur imbu de sa petite personne ! Il a déjà trouvé où fourrer son bâton de berger (le cochon) et en plus, il est confronté à un meurtre assez sanglant, avec des relents antisémites qui vont venir se graver dessus.

Une femme a été retrouvée, saigné à blanc, selon un vieux rituel d’abattage juif. Là, sûr qu’elle était casher.

L’auteur n’est pas tendre avec son pays, la Pologne a des squelettes dans le placard – comme d’autres – et des spectres qui flottent toujours autour de certaines villes.

Les mentalités sont encore fort moyenâgeuse pour certains et les imbéciles croyant encore aux vieilles légendes sont nombreux. Oh, on ne les entend pas, en temps normal, mais chassez l’imbécilité et elle reviendra ventre-à-terre.

Il n’existait pas de remède à la stupidité.

Pas tendre non plus avec les médias, avides de sang, inventant des faits s’il le faut, publiant tout et n’importe quoi sans l’avoir vérifié et montant la tête des habitants de la petite ville.

Il [Teodore] connaissait assez le fonctionnement des médias pour savoir que, grosso modo, il consistait à manger son propre vomi. Le circuit de l’nfo était si rapide qu’on n’avait plus le temps de chercher la source ou de la vérifier, l’information en elle-même devenait la source et le fait que quelqu’un l’avait transmise, la justification suffisante de sa rediffusion. Après quoi, il suffisait simplement de la répéter en boucle, en ajoutant un commentaire de son cru ou de la bouche d’un expert invité sur le plateau.

Ce que j’aime chez l’auteur, c’est sa plume (même si on a droit à celle du traducteur) qui n’hésite pas à pratiquer l’humour, qui n’est pas tendre envers son pays et ses compatriotes et qui a un petit je-ne-sais-quoi qui me prend aux tripes pour ne plus me lâcher.

Ils buvaient leur café dans des gobelets en plastique. Son goût était si affreux qu’au final, Teodore en était persuadé, tous les patients devaient revenir ici pour troubles gastriques.

Si l’enquête est prenante à suivre, il y a aussi tout l’aspect « j’entre de plein-pied dans la société polonaise » qui est important. Ceci est un vrai roman noir.

L’auteur ne se borne pas à écrire un fait ou une histoire, non, il développe le tout, brode autour – sans jamais lasser le lecteur – vous faisant entrer tout entier dans son histoire avec un grand H.

Il lui aurait fallu répondre sincèrement que n’importe quelle tentative de juger des personnes selon leur appartenance à un groupe national, ethnique ou religieux, lui était complètement insupportable. Il en était persuadé, chaque pogrom avait trouvé sa source dans une discussion modérée à propos d’une « certaine réserve »

Les rancœurs sont tenaces, le passé leur colle aux basques, les vieilles haines aussi et le portrait qu’il nous brosse de son pays est assez sombre.

Notre procureur est toujours aussi imbu de lui-même, a gardé son esprit acéré, sa bite est devenue volage, il est toujours aussi anti-religieux, anti-dogme, anti-hobby, mais sa vision des habitants changera au fur et à mesure que le temps passe.

La juge Tatarska l’avait exploité d’une manière qu’il n’avait auparavant jamais connue, pas même dans les films pornographiques.

— Vous êtes tellement lubriques dans ce patelin.
— De longs hivers, de longues nuits, il n’y a plus de ciné, la télé est chiante. Que faire d’autre ?

Les personnages secondaires vont aussi évoluer et les surprises seront nombreuses. J’ai vraiment pris mon pied lors de ma lecture. Bluffée j’ai été.

— Il ne restait plus qu’à appliquer la vieille règle de Sherlock Holmes qui dit qu’une fois qu’on a écarté toutes les alternatives, alors, celle qui reste, même la plus invraisemblable, doit être vraie.

Lire Zygmunt Miloszewski est un plaisir de fin gourmet, du petit-lait, le petit Jésus en culotte de velours.

Ouvrir un roman avec le procureur Teodore Szacki, c’est aussi orgasmique qu’un roman caché de Conan Doyle où Holmes culbuterait Irene Adler sur la table en lui disant « Vous avez de beaux yeux, vous savez »… et elle qui lui répondrait « Oh oui, grand fou, allez-y, prenez-moi sur le coin de la table ».

C’est vous dire le plaisir que j’ai eu à le lire. Mais gaffe, sortez couverts, messieurs. N’oubliez pas l’imper anglais… Ceux qui l’ont lu sauront de quoi je veux parler.

PS : À noter que le titre et l’illustration de la couverture lui vont comme un gant.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015).

BILAN - Coup de coeur

À la mesure de nos silences : Sophie Loubière

Titre : À la mesure de nos silences                                           big_4

Auteur : Sophie Loubière
Édition : Fleuve Éditions (2015)

Résumé :
Jamais Antoine n’aurait pensé que son grand-père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l’adolescent sortait du lycée, s’apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d’un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l’inconnu, privé de son iPhone.

À 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher.

S’il a conclu un marché avec son petit-fils, c’est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études. Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine – la ville de Villefranche-de-Rouergue, où il a grandi – a ce parfum particulier du remords. C’est là que l’enfance de François a trébuché.

Lors d’un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l’Histoire a gardé le secret. À la fois quête du souvenir et voyage initiatique, cette échappée belle les révèlera l’un à l’autre.

La vraie vie n’est jamais là où on l’attend.

Critique : 
Ce que j’aime, dans un roman, c’est que d’un postulat de départ usé jusqu’à la trame du string, l’auteur arrive sortir des sentiers battus et à m’entrainer là où je ne m’y attend pas.

Ce qui est vieux comme le monde c’est le fait qu’un grand-père vieillissant décide de faire un voyage avec son petit-fils en décrochage scolaire, sauf si les questions du Bac portent sur les jeux vidéos et l’addiction aux réseaux sociaux.

François Valent est un ancien journaliste qui a roulé sa bosse dans tous les pays en conflits et Antoine, le petit-fils qui vit par procuration (mais qui ne met pas du vieux pain sur son balcon, je vous rassure de suite) et qui passe son temps à tuer des gens de manière virtuelle.

Alors que l’on pourrait s’attendre à un récit plan-plan de papy sermonnant le gamin durant un voyage jusque Villefranche-de-Rouergue (dans l’Aveyron), et bien, on a droit à bien plus que ça !

Un autre récit en provenance du passé vient se greffer dans le présent et on se demande où tout cela va nous mener, alors, on dévore le tout avec voracité et on serre les dents et les fesses parce que c’est un drame oublié dans un drame encore plus grand : la Seconde Guerre Mondiale.

Petit à petit nous en apprenons plus, l’auteur dosant le suspense, mais en écrivant avec beaucoup de pudeur, sans ajouter de l’horreur dans ce qui est déjà innommable.

Le récit se fait à trois voix : le papy, le gamin et les protagonistes de cet épisode méconnu de la Seconde et qui, je trouve, mériterait que l’on en parle à plus grande échelle.

Il y a de la sensibilité dans le récit, de l’émotion brute, mais aussi de la retenue afin d’éviter de sombrer bêtement dans le voyeurisme.

La manière d’écrire est adaptée selon le personnage qui parle et cela rend les choses plus authentiques. La plume de l’auteur était un plaisir à lire.

Il y a aussi derrière tout cela, une perte de l’innocence des enfants et des blessures profondes. L’amitié, comme l’amour, peuvent se perdre, mais le glas de l’amitié est encore celui qui est le plus dur.

À la mesure de nos silences… si des gens avaient parlé au lieu de se retrancher dans leurs souvenirs douloureux marqué au fer rouge, cela eut été bien mieux pour tout le monde…

Lorsque le passé se dérobe, que l’on refuse de s’attarder sur les choses, alors l’oubli terrasse nos mémoires, et l’on condamne nos morts à errer das les ombrages du destin.

Mais nous aurions manqué ce magnifique voyage entre une petit-fils et un grand-père qui voulait se confesser.

BILAN - Coup de coeur

Bilan Livresque : Mars 2015

 BILAN - Livresque RAT OKC’est avec un peu de retard que je publie mon Bilan Livresque du mois de Mars !

Un coup de barre ? En Mars, ça repart !

Pas moins de 9 livres lus. Ce qui est tout de même 3 de plus qu’en février, mais juste 2 de plus par rapport à janvier.

Ok, je laisse tomber les statistiques qui ne veulent rien dire et que je n’ai même pas trafiquées, en plus.

Le premier tome m’avait été offert pour mon anniversaire, en 2013, et je m’étais régalée avec les aventures de ce commissaire au nom imprononçable : Yeruldelgger. Pour ma Saint-Valentin, je me suis fait offrir la suite « Les Temps Sauvages » de ce diable de Ian Manook (ICI).

Attention, croire que ce roman est uniquement un roman policier serait une grossière erreur et une insulte. Il est bien plus que ça. Il y a aussi une dimension humaine, des faits de société et la découverte d’un pays mal connu. Un coup de cœur, une fois de plus.

C’est chez Consulting Blogger que j’avais entendu parler de ce pastiche qui n’en est pas vraiment un puisque, « Une étude en écarlate » de Jean d’Aillon (ICI) se déroule à Paris en 1420 ! Edward Holmes et Gower Watson sont, en tout cas, copié sur les originaux de Conan Doyle. Mais au fait, qui a copié qui ?

Une aventure bien sympathique mais déconseillé pour les allergiques à l’Histoire avec un grand H.

Ma Lecture Commune avec Stelphique, ma binôme, portait sur le roman de Paul Cleave « Un père idéal » et ce fut une réussite, cette fois-ci (ICI) ! Non pas que nous nous sommes de manches, mais bon, la dernière fois, le roman n’était pas à la hauteur de nos espérances.

Paul Cleave sait sortir des sentiers battus et je peux vous assurer que non, ceci n’est pas une Xième histoire de serial-killer. C’est bien mieux que ça. Ce roman, c’est de l’émotion à l’état brut.

Une météorite va mettre K.O la terre en octobre… En attendant, pour l’inspecteur Palace, ce suicide dans les chiottes du MacDo local ressemble plus à un meurtre. « Dernier meurtre avant la fin du monde » de Ben H. Winters (ICI) raconte son enquête.

Le récit est teinté de mélancolie et quelques grains de folie venant de la part de certains personnages (dont les collègues de Palace). Mais jamais l’auteur ne pousse le bouchon trop loin, tout est amené par petites touches. Très bien, mais il manquait une touche de sel en plus.

On m’avait dit que ça ressemblait aux X-Men mais sans être tout à fait ça, malgré tout, le sentiment final qui me restera, c’est que « Les brillants » (ICI) de Marcus Sakey (1er tome d’une trilogie) a quand même beaucoup des X-Men.

Au final, cette dystopie qui m’avait semblé banale au départ, donnant l’impression que l’auteur faisait du neuf avec du vieux avait tout de même de la profondeur dans ses pages. Divertissant.

Puisque nous sommes dans le divertissement, voilà une aventure qui ne cassera pas trois pattes à un canard, mais qui aura eu le mérite de me faire sourire et d’apporter une touche de fraicheur : « Le Club Vesuvius – Une aventure de Lucifer Box – Tome 1 » de Mark Gatiss (ICI). Une sorte de James Bond sous Edward 007, en quelque sorte.

Pour la Lecture Commune du mois, c’était « Lisson Grove » de Anne Perry (ICI) qui s’y collait cette fois-ci. Allez, direction l’Irlande pour un bon petit complot politique de derrière les fagots, avec notre Charlotte mise à l’honneur, ça faisait longtemps !

Je n’aimerai jamais la Special Branch, mais j’ai apprécié de roman pour le dépaysement qu’il m’a procuré – pas de huis-clos comme dans le précédent – et le côté politique entre l’Angleterre et l’Irlande.

Le gros coup de cœur du mois sera aussi pour « Montana 1948 » de Larry Watson (ICI) qui m’a entrainé dans un récit sur la perte des illusions d’un enfant. On se fait le voyeur en suivant le récit de David, gamin de 12 ans.

Si vous voulez lire un roman qui vous parlera des affres causées par un cas de conscience, si vous aimez nager dans les eaux troubles d’un dilemme qui porte sur le choix cornélien entre la fidélité à la famille et le devoir, alors, vous êtes à la bonne adresse.

Décidément, la fin du mois a été productive ! Non contente d’avoir lu 3 livres en 4 jours, j’ai encore eu un plaisir livresque avec « Six fourmis blanches » de Sandrine Collette (ICI) qui m’a entrainé dans les montagnes d’Albanie pour une randonnée des plus éprouvantes.

L’auteur y joue avec nos peurs, celle qui peut nous rendre fou si on se retrouvait paumé en montagne, durant une tempête de neige. Sans oublier la peur de mourir de faim, de froid, peur de ce qui peut se cacher dans l’ombre, peur d’être le suivant à y passer.

Bilan Livresque de Mars : 9 livres

  1. Les Temps Sauvages : Ian Manook
  2. Une étude en écarlate : Jean d’Aillon
  3. Un père idéal : Paul Cleave ♥♥♥
  4. Dernier meurtre avant la fin du monde : Ben H. Winters
  5. Les brillants – Tome 1 : Marcus Sakey
  6. Le Club Vesuvius – Une aventure de Lucifer Box – T1 : Mark Gatiss
  7. Lisson Grove : Anne Perry ♥♥
  8. Montana 1948 : Larry Watson ♥♥
  9. Six fourmis blanches : Sandrine Collette

Pas de fouet cette fois-ci, mais une danse sensuelle, rien que pour vous !